samedi 3 septembre 2011

Sinbad et l'oeil du tigre





1977 est une année qui m'a gâté en films. D'abord La Guerre des Étoiles aucinéma Champlain, puis Sinbad et l'Oeil du Tigre au cinéma Versailles (je parle ici de l'ancien cinéma, pas de nouveau qui n'a pas duré trop longtemps et qui n'est plus un cinéma).

Dans ce film Sinbad (Patrick Wayne) veut demander au prince Kassim (Damien Thomas) la permission d'épouser la soeur de ce dernier, la princesse Farah (Jayne Seymour). Seulement les choses ne vont pas très bien pour le prince Kassim puisqu'il est transformé en babouin (rien de moins) par Zenobia (et vous qui pensiez que Lyne-la-pas-fine n'était pas fine...). Le problème c'est que Kassim est bientôt destiné à être couronné Caliphe et puis, bon, on ne peut pas nommer Caliphe un babouin (insérez ici la balgue politique de votre choix) alors le temps presse pour le pauvre Kassim qui est alors à poil et avec les fesses à l'air.

Sinbad s'embarque donc à bord de son navire en compagnie de la très ravissante Farah afin d'aller trouver un vieux Grec alchimiste, Melanthius (Patrick Troughton) quic ressemble étrangement à Temporel (pour ceux qui se souviennent) qui sait, semble t-il, comment la malédiction de Kassim peut être enlevée.

Sinbad parvient à trouver Melanthius ainsi que sa fille Dione (Taryn Power) qui acceptent d'aider Sinbad. Ce dernier doit mettre le cap sur Hyperboria (ne regardez pas sur Google Maps, ça n'existe pas) où se trouve un pyramide très ancienne qui pourra rendre à Kassim sa forme humaine.

Le problème c'est que Zenobia ne tient pas tellement à ce que Sinbad réussisse alors elle décide de se lancer à sa poursuite. Elle se fait accompagner de son fils Rafi ainsi que d'un minotaure en bronze.

Une de mes scènes préférées est celle où l'équipage de Sinbad fait la rencontre d'un troglodyte, sorte d'homme préhistorique géant avec une corne dans le front. Il apparaît comme une autre bibitte à abattre mais devient soudainement l'allié de Sinbad. Peut-être avait-il l'intention de faire du pâté de Sinbad avec sa grosse mailloche mais il a probablement changé d'idée après avoir vu Taryn Power et Jayne Seymour à poil (insérez ici de nouveau une blague facile avec l'autre mailloche).

J'avoue qu'au moment de voir ce film j'avais beaucoup d'espoir de voir le minotaure de bronze se battre avec l'équipage de Sinbad ou mieux, avec le troglodyte mais bon, le minotaure ne semblait pas avoir beaucoup d'intelligence puisqu'il n'a pas servi qu'a ramer, lance un javelot à un homme qui se noie et, comble d'idiotie, se fait aplatir comme une crêpe par sa propre faute par une grosse roche. De peu qu'une fois la roche tombée sur lui qu'on aurait vu le Road Runner passer rapidement par-dessus lui avec son "meep meep" caractéristique.

Pas que je me suis personnellement plaint de certaines scènes.

Avec l'aide du troglodyte Sinbad parvient à la fameuse pyramide en question mais la pas très sympatique Zenobia, telle le Ministère du Revenu, n'est pas loin, prête à tailler Sinbad en pièces grâce à sa magie noire qui la fait "posséder" un gros smilodon (tigre à dent de sabre) congelé dans la glace.

C'est là que le troglodyte et le gros chat s'affrontent et le pauvre homme des cavernes y laisse deux peaux; la sienne et celle qu'il avait sur le dos. Mais Sinbad arrive à tuer le vilain félin, parvenant in extremis à faire redonner à Kassim sa forme humaine. Ce dernier parvient à revenir à temps à Bagdad pour être couronné.

Il est quand même incroyable de penser que le film avait coûté à l'époque $7 millions de dollars (Star Wars en avait coûté 11, je crois) et que Ray Harryhausen a mis plus d'un an et demi à concevoir les effets spéciaux (qu'il a entièrement réalisé chez lui entre deux brassées de lavage).

D'accord, ce film n'est pas Citizen Kane mais pour le gamin que j'étais c'était exactement le genre de film qui me faisait tripper et qui me fait me rappeler comment c'était cool de grandir dans les années 70.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire