mercredi 30 mars 2011

Les Onyx


Les Onyx était une émission de télé pour enfants réalisée en France par Claude Vajda selon une conception de Philippe Genty. La musique assez psychotronique que l'on entend dans l'extrait YouTube était de François de Roubaix.L'émission mettait en vedette des marionnettes représentant des bibites extra-terrestres assez bizarres qui n'étaient pas sans rappeler celles de Jim Hensen, et qui vivaient sur une planète rocheuse assez petite en forme de poire. Aucun dialogue puisque les bibites ne communiquaient que par grognements. Le seul dialogue que l'on entendait était celui du narrateur qui, au début de l'émission, décrivait la situation du jour. Les Onyx cherchaient à fuir leur planète mais n'y arrivaient jamais. Ils étaient d'ailleurs sous la surveillance d'un gardien et d'un gros monstre. L'émission finissait toujours avec les Onyx qui chantonnaient leur complainte et que mes copains et moi chantions également juste avant de rentrer en classe après le dîner. Malheureusement le web est très peu bavard sur cette émission quasi psychotronique; pas d'extraits, des miettes d'images et c'est à peu près tout.






Le saviez-vous? François de Roubaix est aussi celui qui a compose le générique d'une autre émission pour enfants; Chapi Chapo.


lundi 28 mars 2011

Mode féminine en 1961 selon Dupuis Frères


Une autre acquisition récente: un catalogue Dupuis Frères de 1961. Ce qui est intéressant avec ces catalogues c'est qu'ils sont de véritables machines à voyager dans le temps; les vêtements, les objets de décoration, les meubles et tout un tas d'objets de la vie de tous les jours. Ce qui est intéressant de noter ici sont les gants que portent les modèles. Il s'agissait là d'un accessoire très populaire chez la gente feminine du temps. Dupuis Frères, tout comme Eaton et Simpson's, n'a pas survécu jusqu'à aujourd'hui, ne laissant derrière que le nom au bâtiment sis à côté du métro Berri; la Place Dupuis.

En 1961 il se passe des choses intéressantes chez nous. Parmi celles-ci on retrouve la creation de Télé-Métropole, le fameux Canal 10 et qui entre en ondes le 19 février. In peu plus tard le gouvernement depose in projet de loi visant à faire changer le nom de la Commission des liqueurs en celui de Société des alcools. Malgré le changement de nom le terme «commission des liqueurs» sera encore largement utilize par les gens et ce pendant plusieurs années encore. À l'automne le maire Jean Drapeau annonce officiellement la construction du metro de Montréal. La fin des travaux est prevue pour l'automne 1966.



Le saviez-vous? La compagnie a toutefois lancé dans les années 70 un concept de boutique mode pour les dames appelé Dupuis pour elle. Ces boutiques étaient très différentes du magasin du centre-ville, surtout par son décor et sa presentation résolument contemporaine.

Un peu de Frankenstein







Comptez sur moi pour dire que je vais publier des dessins plus souvent pour faire exactement le contraire... Enfin. Alors pour aujourd'hui voici quelques croquis tout à fait idiots que j'ai grifonné comme ça sur le thème de Frankenstein. Le premier se voulait Frankenstein dans la vie de tous les jours et le troisième n'a pas rapport avec les deux premiers mais je trouvais le gag amusant. Vous pouvez agrandir chacun des dessins en cliquant simplement dessus.

samedi 26 mars 2011

nudus VIII


Autre photo tirée d'une session avec Marie. J'ai toujours été inspire par le clair-obscur, technique qui a fait son apparition dans les peintures dans la Renaissance que  Le Caravage a largement utilisé, suivi plus tard par Rembrandt et les écoles du nord.




Le saviez-vous? Le cerveau humain est beaucoup plus actif la nuit que le jour et, Durant le sommeil, il génère assez d'énergie pour alimenter une ampoule de 10w.

vendredi 25 mars 2011

Montréal en 1947 selon l'ONF

Aujourd'hui je vous propose une autre incursion dans le passé, cette fois sous la forme d’un film tourné à Montréal en 1947. Dans ce petit bijou, tourné pour le compte de l'Office National du Film par messieurs Jean Palardy et Arthur Burrows, on nous montre la vie nocturne de Montréal telle qu'elle était à cette époque. 1947, soit deux ans à peine après la fin de la Seconde guerre mondiale, marque le début de l’économie dite de paix. Cet été-là marque la fin du rationnement par le gouvernement du Canada de nombreux produits comme le fromage, le beurre, la viande, le carburant ainsi que les matériaux de construction. Après les années de privation causées d’abord par la crise économique puis la Seconde guerre, inutile de dire que les citoyens sont plus qu’heureux de revenir à un mode de vie normal.


1:09 - Le cinéma Palace sur Ste-Catherine jouxtant le Cinéma de Paris (les deux cinémas ont disparu).
4:32 - Restaurant du Coin au 2001 Moreau angle Ste-Catherine (n'existe plus).
4:54 - L'oeil averti aura reconnu Jeannette Bertrand et quelques secondes plus tard son amoureux, Jean Lajeunesse, qui vient la chercher.
6:50 - Le couple passe devant Cooperman's Fruit Market au 4299 St-Laurent (n'existe plus).
7:09 - On voit le Main Hebrew Delicatessen au 3877 St-Laurent (n'existe plus et à ne pas confondre avec Schwartz au 3895 et qui s'appelait alors Montreal Hebrew Delicatessen).
7:40 - Le maire Camilien Houde et son épouse allant au restaurant, face au magasin Légaré (probablement celui au 1278 Mont-Royal, ces magasins n'existent plus).


Le saviez-vous? C’est durant la soirée du 4 juillet 1947 que des gens habitant les rues Bercy ont aperçu une longue traînée filante dans le ciel se déplaçant à grande vitesse. Il n’a pas fallu longtemps pour que l’on se mette à parler d’OVNI, surtout après l’affaire Roswell, alors qu’en réalité il ne s’agissait que d’un petit météorite qui s’est enflammé durant sa traversée dans l’atmosphère pour ensuite se désintégrer sans laisser de traces au sol.

dimanche 20 mars 2011

structura

En 1967 c'était le pavillon des États Unis, une oeuvre magistrale de Buckminster Fuller. En 1968, lorsque Terre des Hommes a repris le relais d'Expo 67, le pavillon est devenu la Biosphère. Outre les fontaines il s'y trouvait bon nombre d'oiseaux dont des flamands roses, entre autres. Du temps d'Expo 67, le pavillon des États Unis était le seul au travers duquel passait le fameux monorail. Durant la construction du bâtiment on avait aménagé, dans la structure, deux ouvertures.  

Mai 1976. 

Un ouvrier s'affaire à exécuter des travaux de soudure sur l'une des deux ouvertures lorsqu'éclate un incendie. L'acrylique qui recouvrait la structure s'embrase très rapidement et malgré une intervention rapide du Service des incendies, les pompiers ne peuvent que constater le désastre. Visible de très loin, le panache de fumée a fait se poser des questions à tous ceux qui le voyaient. On se demandait bien d'où elle provenait. Trente minutes plus tard il ne restait que l'ossature en aluminium. 

Comme cela aurait coûté trop cher pour tout démolir on a préféré la laisser sur place. Pendant longtemps la vue du squelette métallique noirci, surtout de par le pont Jacques-Cartier ou bien du belvédère du mont Royal, a fait partie du paysage parce qu'on ne savait pas quoi faire avec les restes du bâtiment. Ce n'est que plusieurs années plus tard, en 1990 plus exactement, que l’on a décidé d'y aménager un musée sur le fleuve et sa faune que l'on nomme à nouveau, la Biosphère. 

Il est toutefois étonnant de constater qu’un tel incendie aurait très bien pu se produire n’importe quand entre 1967 et 1976. On peine à imaginer ce qui se serait produit si le feu aurait eu lieu alors que le pavillon était plein de gens. Pourtant, l’inflammabilité de l’acrylique était bien connue à l’époque.


Le saviez-vous? En 1967 il se trouvait à l’intérieur du pavillon le plus grand escalier mécanique de l’époque avec une longueur de 125 pieds (38 mètres).

samedi 19 mars 2011

Griller du pain comme en 57


Pour plusieurs d'entre nous, que serait un matin sans rôties? Depuis des dizaines d'années l'image du grille-pain est ancrée comme étant, avec la tasse de café, l'un des éléments les plus représentatives du matin dans les publicités et articles sur le sujet. 

Avant le grille-pain, pour avoir des rôties, on pouvait déposer les tranches directement sur une plaque de poêle ou encore se service d'une sorte de pince en métal que l'on tendait au-dessus du feu. C'était certainement rudimentaire mais ça fonctionnait. Les premiers grille-pains électriques, bien qu'ils fassent leur première apparition en 1872, ont d’abord commercialisés en Angleterre en 1893 utilisant des fils métalliques. Les premiers essais n’ont pas été exactement fructueux car les fils métalliques fondaient, posant ainsi un risque d'incendie non-négligeable. De toute façon, l'électricité n'était pas encore une commodité très répandue ni accessible à tous.

C'est aux États-Unis que l'on va trouver une solution; au lieu d'utiliser simplement du fer on choisit d'utiliser du chromel lequel est constitué de 90% de nickel et 10% de chrome, un alliage pouvant être chauffé jusqu'à 1100 °C.

General Electric a été la première compagnie américaine à déposer un brevet pour le grille-pain en 1909. La plupart des modèles ne grillaient cependant qu'un côté à la fois et il fallait donc ouvrir l'appareil et tourner la tranche à la main pour faire griller l’autre côté. C’était les fameux grille-pains à clapettes. Bien que le Toastmaster 1-A-1 ait été le premier à introduire un grille-pain pouvant rôtir les deux côtés d'une tranche à la fois c'est Sunbeam, notre vedette du jour, qui apporta une petite révolution à la façon de griller le pain.

Dans la publicité d’aujourd’hui, datant de 1953, on peut y voir le modèle de grille-pain T-20B, une évolution du T-20, initialement développé et mis en marché en 1949. C'est que les grille-pains de l'époque utilisaient un senseur thermique, lequel évaluait la température interne de l'appareil afin de déterminer à quel moment faire rebondir la tranche de pain. Si on regarde la publicité, on remarque la mention "RÈGLAGE PAR RAYONNEMENT", exclusif à Sunbeam et breveté de surcroît. Était-ce un tour de passe-passe publicitaire comme les aérosols qui font pousser miraculeusement les cheveux? Pas du tout!

Histoire de bien le démontrer, je possède justement un modèle T-20C fabriqué en 1957 et qui, en plus de continuer matin après matin de griller toujours aussi bien, va servir de comparatif entre ce qui est vanté dans la publicité et la réalité. 

La décoration style art-déco, très chic.

Grille toujours aussi bien depuis 54 ans.

Le principe mis au point par Sunbeam fait que le senseur est judicieusement placé de l'autre côté de la tranche, de sorte que c'est la température du pain qui détermine quand celui-ci est prêt. Par exemple, j’aime que mes rôties soient «médium» alors le bouton est réglé en conséquence. De cette façon, peu importe le type de pain que j’y glisse, qu'il soit blanc, de seigle ou de blé entier, il ressort toujours parfaitement grillé «médium». Cet ingénieux petit mécanisme empêche également le pain de brûler. Je vois ‘ici la question; et si on glisse une rôtie déjà grillée, qu’est-ce qui se produit? Eh bien celle-ci n'est que réchauffée. Pas mal, hein?

Un peu plus bas on parle de fonctionnement automatique car, il faut le préciser, il n’y pas de levier pour faire descendre le pain. Alors encore ici ce n'est pas un mensonge. Lorsque je place une tranche de pain, le poids de celle-ci active une sorte de petite mâchoire qui établit un contact électrique, lequel fait descendre la tranche automatiquement. Lorsque le pain est bien rôti celui-ci remonte tout doucement et la température interne du grille-pain retourne rapidement à celle ambiante.

Plusieurs de ces modèles Sunbeam dont le T-20 et ses successeurs comme les T-20A, T-20B, T-20C, T35 ainsi que le VT-40 sont couramment utilisés aujourd'hui et fonctionnent parfaitement bien. Qui plus est, ils sont très facilement réparables, ne nécessitant souvent que de nettoyage ou d'ajustements mineurs.

Quant à la compagnie Sunbeam, elle a été fondée en 1897 en tant que Chicago Flexible Shaft Company par John K. Stewart et Thomas Clark, le nom Sunbeam n’a été utilisé officiellement qu'à partir de 1946. La compagnie a malheureusement impliquée dans une gigantesque histoire de fraude à la fin des années 90 où l’on a vu pos moins de cinq exécutifs de la compagnie être poursuivis par la U.S. Securities and Exchange Commission. Sunbeam a émergé de nouveau en 2002 sous le nom d’American Household, laquelle a été acquise en 2004 par Jarden Corporation. Les produits Sunbeam, dont le logo est demeuré inchangé depuis sa création, sont toujours disponibles dont les grille-pains quoiqu’ils soient de style conventionnels et non comme celui dont il est question aujourd’hui.




Le saviez-vous? Le pain dit pumpernickel doit son nom à nul autre que Napoléon. Durant la campagne de Prusse l’empereur a demandé du pain de seigle noir pour son cheval appelé Nicole. Il a alors tout simplement dit; «Du pain pour Nicole». Aux oreilles allemandes cette phrase fut interprétée comme… pumpurnickel. Et le nom est resté.


jeudi 17 mars 2011

Les cartes de monstres

La plupart de mes amis collectionnaient les cartes de hockey, d'autres préféraient les cartes de baseball. Moi, c'était les cartes de monstres (surprise!). Celles-ci étaient vendues dans des paquets similaires et contenaient elles aussi un morceau de gomme rectangulaire très poudreux et dont le goût ne durait pas très longtemps. Sur ces cartes on retrouvait essentiellement des photos de monstres classiques comme Frankenstein, Dracula, le loup-garou, le monstre du lagon, Godzilla et autres. Chaque photo était agrémentée, en-bas, d’un commentaire humoristique et au verso on retrouvait une petite bagatelle.
Par chance j’avais quelques amis qui les ramassaient mais certainement pas avec la même ferveur que moi. Aussi, lorsque l’on se rencontrait pour procéder à des échanges, je travaillais pas mal fort pour compléter ma série et, à force de patience je suis parvenu à obtenir toute la collection. 
Ces cartes étaient fabriquées par la compagnie Topps et se voulaient une réédition de celles parues entre 1959 et 1973 à la différence que celles de 1980 avaient un contour décoratif coloré.  Je vous propose aujourd’hui quelques-unes des cartes qui composent la collection.


Le saviez-vous? Certaines cartes Creature Feature, tout comme les cartes de baseball ou de hockey, sont plus rares que d’autres et peuvent parfois commander des prix très intéressants, allant parfois jusqu’à $500 et plus selon les aléas du marché.

mardi 15 mars 2011

Le Tabac Old Chum, une publicité se dévoile



C’est un ami qui m’a mis sur la piste. Sur le coin de la 10è avenue et Masson y’a un édifice qui a été démoli, qu’il m’a dit, et sur le mur mitoyen y’a une grosse pub murale qui est apparue. Ah? Et elle est comment cette pub? Que je lui ai demandé. Pratiquement intact. Qu’il m’a dit.

Peu de temps après je suis donc arrivé sur les lieux. Cette pub était tout simplement gigantesque, faisant un côté de maison au complet. Alors, qu’avons-nous donc ici et que s’est-il passé? Pour le savoir faut retourner en arrière dans notre passé. Il y a environ plus ou moins 80 ou 100 ans de cela, les rues de la ville n’étaient pas remplies de bâtiments d’une intersection à l’autre. Les anciennes terres agricoles avaient été largement loties mais il se trouvait, parmi les maisons construites ou en construction, de nombreux terrains qui n’attendaient qu’à être acquis.

Mais avant que cela ne se fasse de nombreux côtés de maisons adjacentes à ces terrains vacants offraient un espace mural temporaire de grandes dimensions pour toute compagnie désireuse d’y afficher un produit ou service quelconque. Tout ça est bien beau sauf qu'on ne badigeonne pas une publicité comme ça, bien sûr que non. Pour ce faire, on retient les services d'une entreprise spécialisée dans le domaine car pour peindre une publicité de cette taille  il faut mieux laisser ça à des gens qui s'y connaissent.

Une fois réalisée la publicité est alors vue (dans ce cas-ci très bien vue) de tous les gens qui passent. Puis, par un beau jour, quelqu’un achète le lot vacant et fait construire un bâtiment faisant ainsi rapidement disparaître l’affiche peinte. Plusieurs années plus tard, pour une raison ou une autre, le bâtiment est démoli et remet au jour la publicité peinte qui a extraordinairement été bien protégée du soleil et des éléments. C’est exactement ce qui s’est produit ici. Mais quel est donc ce produit et comment peut-on le dater?

Tout d’abord la marque elle-même. Old Chum est principalement un marque de tabac qui appartenait à un fabricant de cigarettes, D. Ritchie & Co. et dont l’usine était située sur la rue Dalhousie. C’est là qu’on fabriquait aussi les cigarettes Derby qui furent si populaires. Le Lovell de 1895 m’a aidé à retracer l’entreprise. A la même époque l’American Tobacco Company s’installe sur la rue Côté et commence aussi à fabriquer ses cigarettes. J’ai retrouvé sans peine l’entreprise inscrite dans le Lovell de la même année:


L’American Tobacco Company semble de toute évidence avoir acheté la compagnie D. Ritchie & Co. Il y a toute une série d’achats qui s’ensuivent pour la compagnie mais ce qui nous intéresse ici est le produit Old Chum. En 1908 donc, l’Imperial Tobacco acquiert toutes les opérations canadiennes de l’American Tobacco Company ce qui inclut aussi notre fameux tabac qui va continuer d’être produit. Il semblerait même qu’il pouvait encore se trouver sur les tablettes jusqu’à tout récemment  (l’est-il encore aujourd’hui??). En somme, nous avons affaire ici à une publicité vantant les mérites d’un produit d’ici fort populaire car, il ne faut pas l’oublier, la pipe, le cigare et les cigarettes étaient alors très en vogue. Tout le monde et son chien fumait. On pouvait d’ailleurs se procurer tous les articles de fumeur dans des endroits spécialisés: les tabagies (terme utilisé bien souvent aujourd’hui pour désigner un magasin de variétés ou un dépanneur). Bon, d’accord. Va pour la marque elle-même, mais à quel moment cette publicité a-t-elle été réalisée, et par qui? Ah, voilà qui est un peu plus corsé.

Au premier regard on pourrait croire que c’est peine perdue, car comment dater quelque chose du genre? C’est pour cela qu’il faut prendre le temps de jeter un deuxième regard, parfois même un troisième, plus minutieux, pour bonne mesure. Parfois il s’agit d’un tout petit détail de rien du tout. Or, comme je le mentionnais plus haut, ces publicités peintes étaient l’affaire de gens spécialisés, donc d’une entreprise qui ne faisait que ça. Comme chacune de ces pubs étaient peintes entièrement à la main elles étaient donc uniques et par conséquent… signées. Cette façon de faire existe encore aujourd’hui sur les grandes pubs que l’on voit en ville ou sur le bord des autoroutes. Observez et vous verrez le nom de la compagnie qui en est responsable. Alors, remontez à la première photo plus haut et observez attentivement. Vous ne voyez rien?

Si si, en bas du mur à droite il y a ceci:


C’est véritablement un coup de chance car on peut s’apercevoir qu’il ne s’en est fallu de peu pour que la signature disparaisse complètement! Nous avons ici tout ce qu’il nous faut pour faire une petite recherche. La compagnie n'apparaît qu’à partir de 1913 en tant qu'agence publicitaire, tel qu'en témoigne le Lovell de cette année-là:

Toutefois, comme on peut le constater, la compagnie ne porte pas encore le nom de Asch Limited. Cela n'arrive que l'année suivante, tel que l'indique le Lovell de 1914:

La compagnie a donc ses bureaux au 1572 Saint-Laurent. Il serait certainement intéressant d'aller voir sur place. L’adresse donne approximativement du côté ouest de St-Laurent tout juste au nord de Maisonneuve. On se dirait, certainement convaincu, que c'est à peu près là que le bonhomme Asch avait ses bureaux. 

Pas si vite. 

C'est que voyez-vous, c’est que durant les années 20 et 30, la ville de Montréal a procédé à une réorganisation en règle quant à la numérotation des adresses civiques. Ceci a été rendu nécessaire en raison des nombreuses villes et villages que la ville annexait. Il fallait donc refaire les adresses afin d’éviter des dédoublements inutiles. Prenez par exemple la photo ici-bas que j'ai prise quelque part en ville. On voit les anciennes adresses dans le vitrail alors que les nouvelles apparaissent sur les plaques juste en-dessous.


Asch n'avait donc pas ses bureaux près de Maisonneuve mais bien un peu au nord de Mont-Royal, où se situait le 1572 à cette époque. En 1918 la compagnie déménage mais de très peu au sud pour s'installer... au 1560 St-Laurent. Nouveau déménagement, en 1922 cette fois et la compagnie s'installe au 51 Sherbrooke ouest. En 1928 elle change de place, encore une fois pas très loin, pour occuper le 101 Sherbrooke ouest. En 1930, en plus de son bureau sur la rue Sherbrooke, occupe également le bureau 104 (premier étage) au 107 de la rue Craig (aujourd'hui St-Antoine). Asch semble alors brasser de très bonnes affaires puisqu'il habite sur l'avenue Montrose à Westmount, un petit coin tout à fait charmant si vous passez par là.

Asch Limited cesse d'exister dans le Lovell en 1932 alors que JC Asch est listé comme étant le directeur de Claude Neon Advertising Limited. La compagnie apparaît toutefois en tant que Neon Signs Co. 

La question demeure cependant: à quel moment a été réalisée cette publicité? Comme on a pu le voir, Asch Limited a existé entre 1914 et 1932,  soit durant 18 ans. Ça devient un peu plus compliqué... Il y a toutefois quelques éléments qui peuvent aider. On sait qu'une adresse paire indique un côté sud et que la publicité a été peinte sur un mur entre lequel et la 10è avenue se trouvait un terrain vacant. Voyons voir un peu.

Dans le répertoire des rues du Lovell 1922-23 on constate qu'il ne se trouve aucune construction sur Masson entre la 9e et 10e avenue. En 1923-24 toutefois on note de nouvelles adresses civiques soit 1940 jusqu’à 1964, ce qui nous indique que l'on a construit quelque chose. Puis, dans le Lovell de 1924-25 ces adresses sont changées et vont de 3150 à 3178.  En 1925-26 on note quelque chose d'intéressant: cinq nouvelles adresses paires, allant de 3180 à 3188, comblant ainsi un certain vide entre le 3178 (dernière adresse ouest en 1924-25) et la 10e avenue. En 1925-26 cette dernière adresse devient le 3188.

La conclusion est donc simple. Le bâtiment sur lequel a été peinte la publicité a été construit entre 1923-24 (certainement durant l'été) et le terrain vacant sur le coin de Masson et de la 10e a été comblé en 1925-26. Considérant que les peintres ne devaient pas peinturlurer des murs de brique en plein hiver on peut supposer qu’Old Chum est apparu sur le mur du bâtiment durant l'été de 1924. Malheureusement, l'espace vacant permettant de voir la publicité a de nouveau été comblé par un nouvel immeuble.




Le saviez-vous? La rue Masson doit son nom à l’Honorable Joseph Masson, lequel fut négociant, conseiller législatif et seigneur de Terrebonne. Le personnage, décédé en 1847, n’a toutefois jamais mis les pieds, on le devine bien, dans le coin que traverse la rue qui porte son nom.



Remerciements à Lisa-Marie Noël pour m'avoir fait parvenir une copie texte de mon article original que j'avais malheureusement effacé.

dimanche 13 mars 2011

Lady Galt en 1953


Lady Galt est une marque de commerce, celle d'une compagnie qui s'appelle Stauffer-Dobbie Limited. Cette compagnie de textile, établie à Galt en Ontario (d’où le nom) voit son origine remonter à 1916 lorsque George Dobbie et son partenaire Joseph Stauffer achetent des intérêts égaux dans deux compagnies de textiles; Newlands & Co. Ltd et Galt Robe Co. 

En 1920 ces deux compagnies prennent bientôt le nom de Stauffer-Dobbie Ltd. et dès lors installent des équipements afin de tisser des tapisseries et des draperies. On a pu aussi fabriquer des débarbouillettes, tapis de bain, literie ainsi que des serviettes de bain comme on en voit dans la publicité d'aujourd'hui et qui remonte à 1953. Petit détail amusant sur la fillette que l’on aperçoit, si elle a approximativement six ans sur la photo, elle serait aujourd’hui, au moment d’écrire ceci, à l’âge de la retraite.

Que se passe-t-il par chez-nous en ce début de 1953? Eh bien peut-être avez-vous été l'un des chanceux ou chanceuse à pouvoir aller voir le film Tit-Coq au cinéma! Oui, bien sûr, Tit-Coq a d'abord été une pièce de théâtre mais c'est grâce au succès de celle-ci que Gratien Gélinas a pu tourner son film. Vous ne connaissez pas Tit-Coq? Alors dépêchez-vous d'aller au cinéma afin de voir comment Tit-Coq, soldat canadien français, espère retrouver celle qui a promis de l'épouser à son retour de la guerre mais qui en mariera malheureusement un autre. Un grand film sur la crise identitaire et sociale de l'époque.





Le saviez-vous? Les plus anciennes plomberies destinées aux bains remontent à aussi loin que 3300 ans avec JC alors que l’on a découvert en Inde un système de tuyaux en cuivre mis en place pour le transport de l’eau.

tamias striatus

Petit tamia, communément appelé ici «suisse» que j'ai photographié au parc du Mont-Royal il y a quelques années. Le petit rongeur s'est montré curieux de moi, probablement afin de savoir si j'avais quelque chose à manger. Il s'est approché, comme pour s'en assurer. Je n'avais malheureusement rien pour lui, enfin, rien qui n’entre dans le menu traditionnel du tamia. Il est tout de même demeuré un long moment tel qu’on le voit sur la photo, possiblement parce qu’il voyait son reflet dans ma lentille. Puis, il a détalé comme un lapin lorsque des gens bruyants se sont approchés.





Le saviez-vous? Le nom de «suisse» tient son origine du fait que le pelage est similaire aux rayures des gardes suisses du Vatican.

mardi 8 mars 2011

Gurney en 1953


Vous avez probablement déjà vu un de ces anciens poêles en fonte que l'on retrouvait anciennement dans presque toutes les chaumières du Québec. Ils étaient évidemment très beaux dans leur style rustique mais par en revanche ils étaient diablement lourds et pas toujours faciles à utiliser ni à nettoyer. C'est pour cette raison que les manufacturiers d'appareils ménagers se sont tournés dans les années 30 vers des gens spécialisés dans le design industriel afin d'améliorer l'apparence, la fonctionnalité et la performance de ces appareils. Le changement ne s’est pas fait du jour au lendemain, de loin s’en faut, et son plus grand essor est survenu après la Seconde guerre.

Le design industriel était une impulsion créatrice qui dépendait de critères économiques, techniques, esthétiques et fonctionnels afin de pouvoir d'en arriver en bout de ligne avec une gamme de produits originaux. Ces nouvelles créations étaient intimement liées à la publicité, comme celle d'aujourd'hui, et ont contribué à accroître la consommation de produits manufacturés. Entre autres, on a vu apparaître une certaine forme de standardisation entre les différents appareils, créant ainsi une forme d'harmonie tant visuelle que fonctionnelle.

Le four Gurney que l'on voit ici dans cette publicité de 1953, quoique très élégant, est une inspiration directe des conceptions de Raymond Loewy, l'une des figures les plus représentatives du design industriel et à qui l'on doit le fameux réfrigérateur Coldspot qu'il avait conçu dans les années 30. Loewy avait d'ailleurs signé le design d'un poêle Frigidaire à la fin des années 40 et qui, à très peu de choses près, y ressemble énormément.

On aperçoit ici la facture moderne du poêle, soit un assemblage de plaques d'acier vernissées de porcelaine blanche, soudées et agrémenté de pièces chromées. Celui que l'on voit est le modèle au gaz bien que Gurney fabriquait aussi des modèles qui fonctionnaient à l'électricité.

Cette publicité est très caractéristique des années 50, tout d'abord parce qu'entièrement peinte à la main (fort probablement de la gouache sur carton) mais aussi parce qu'on y voit la représentation typique de la femme modèle de ces années-là; impeccablement coiffée, souriante et capable de concocter d'appétissants plats en un tournemain, image qui va commencer à en prendre pour son rhume dans les années 60 et 70.

Du reste, il s'agit d'une conception très honnête, très bien exécutée, bien balancée et ma foi très agréable à regarder par sa netteté et sa simplicité. Ce qui est toutefois marrant dans cette publicité c'est la dame (on assume) qui dit qu'avec ce four tout ce qu'elle va cuire sera réussi à la perfection. Ce qu'on ne mentionne pas c'est qu'un four ce n'est qu'un outil et tout dépend de la façon dont on s'en sert. Confiez ce four à votre humble serviteur et vous aurez une catastrophe écologique, culinaire et possiblement nucléaire très rapidement. 




Le saviez-vous? Le premier «poêle électrique» serait l’invention du Canadien Thomas Ahearn qui a obtenu le brevet #39916. Il a été présenté de la Foire de Chicago en 1893 mais n’a pas connu de succès proprement dit puisque l’électricité était encore une technologie avec laquelle les gens n’étaient pas familiers.

lundi 7 mars 2011

columen

Gros plan de la structure du pont ferroviaire de la rue Guy, entre Argyle et Saint-Antoine. Les voies ferrées au-dessus mènent à la gare Lucien-L'allier mais auparavant c'était à l'ancienne gare Windsor qu'elles se rendaient. Les abords du pont semblent avoir été refaits il n’y a pas si longtemps et bien que la structure métallique semble toujours très solide, un peu de sablage et un petit coup de peinture ne lui feraient certainement pas de tort.


Le saviez-vous? Bien que l’on surnomme souvent Jean Drapeau comme étant le père du métro de Montréal, cet honneur revient plutôt à Lucien l’Allier, cet ingénieur qui a été le véritable maître d’œuvre du grand chantier des années 60.

Réponse au quiz #2

Le quiz de cette fin de semaine était relativement plus facile que celui de l'autre avant. La réponse était évidemment la sitcom Three's Company qui a été diffusée de mars 1977 à septembre 1984. Le décor dans la photo était le salon de l'appartement où se déroulait la grande majorité des scènes.



Le concept de Three's Company était fort simple; trois filles demeurent dans un appartement en tant que colocs et l'une d'elle se marie laissant ainsi une chambre libre. Les deux autres colocs, Janet Wood (Joyce DeWitt) et Chrissy Snow (Suzanne Sommers) se mettent alors à la recherche d'une autre personne pour partager leur appartement. C'est à ce moment qu'arrive Jack Tripper (John Ritter), jeune étudiant en cuisine qui accepte l'offre de Janet et Chrissy.

Seulement, y'a un problème et ce problème s'appelle Stanley Roper (excellent Norman Fell), le propriétaire de l'endroit. Roper est vieux jeu et n'est pas très ouvert à cette colocation libertaire où un homme célibataire partage le même appartement que deux filles qui le sont tout autant et ce, même s'il y a deux chambres à coucher. Jack ne parvient à aménager qu'en faisant croire à Roper qu'il est gai. Cette explication satisfait Roper qui ne manquera que très rarement une occasion de se moquer de la prétendue homosexualité de Jack. L'épouse de Roper (Audra Lindley) est assez délurée et devine rapidement, dès le deuxième épisode, que Jack n’est pas gai, bien au contraire mais se garde bien de le dire à son mari.



A la quatrième saison les Roper seront remplaçés par un nouveau propriétaire, Bart Furley. On ne voit pas ce dernier puisque c'est son frère Ralph (Don Knotts) qui gère l'immeuble. Bart est un peu comme Stanley Roper quant à la colocation mixte alors Jack doit continuer de prétendre qu'il est gai. Ralph Furley est toujours habilé de façon flamboyante (lire: quétaine) et se croit le tombeur de ces dames. 

La majorité de l'émission se déroulait dans le salon de Janet, Chrissy et Jack. Parmis les autres endroits il y avait la boutique de fleurs de Janet, le bar Regal Beagle, le restaurant Angelino (ou travaillait Jack) et quelques autres endroits.

L'essentiel de la série reposait sur tous les trucs que Jack devait utiliser pour ne pas que Roper ou Furley découvrent sa véritable orientation sexuelle, le manque flagrant de libido de Roper (contrairement à son épouse), les citations parfaitement idiotes de Chrissy (dont le véritable nom était Christmas Snow) et la passion de Jack pour Chrissy que combattait Janet qui n'avait aucune tolérance envers la romance entre colocs.


A la quatrième saison les Roper seront remplacés par un nouveau propriétaire, Bart Furley. On ne voit pas ce dernier puisque c'est son frère Ralph (Don Knotts) qui gère l'immeuble. Bart est un peu comme Stanley Roper quant à la colocation mixte alors Jack doit continuer de prétendre qu'il est gai. Ralph Furley est toujours habillé de façon flamboyante (lire: quétaine) et se croit le tombeur de ces dames, ce qu’il n’est absolument pas mais alors là pas une miette. 

La majorité de l'émission se déroule dans le salon de Janet, Chrissy et Jack. Parmi les autres endroits il y a la boutique de fleurs de Janet, le bar Regal Beagle, le restaurant Angelino (ou travaille Jack) et quelques autres endroits.

L'essentiel de la série reposait sur tous les trucs que Jack devait utiliser pour ne pas que Roper ou Furley découvrent sa véritable orientation sexuelle, le manque flagrant de libido de Roper (contrairement à son épouse), les citations parfaitement idiotes de Chrissy (dont le véritable nom était Christmas Snow) et la passion de Jack pour Chrissy que combattait Janet qui n'avait aucune tolérance envers la romance entre colocs.
La série a connu son lot de changements quant à la distribution des comédiens. Ainsi, après la quatrième saison, Suzanne Sommers a demandé une augmentation de salaire qui lui a été refusée. Elle a donc quitté la série pour être remplacée par Cindy Snow (Jenilee Harrison), présentée comme étant la cousine de Chrissy. Cindy Snow fut elle-même remplacée par une autre blonde, infirmière de métier, du nom de Terri Alden (Priscilla Barnes) à la sixième saison et qui n’avait aucun lien de parenté avec les Snow.

Parmi les personnages secondaires on retrouve le très macho Larry Dallas (Richard Kline), un vendeur de voitures usagées qui devient le meilleur ami de Jack et qui met ce dernier dans le trouble plus souvent qu'autrement. Il y a aussi Jim (Paul Ainsley) le barman du Reagal Beagle, Frank Angelino (Jordan Charney), propriétaire du restaurant où Jack travaille ainsi que Felipe (Gino Conforti) un collègue de travail de Jack qui en est un peu jaloux.

La série a pris fin à la fin de la huitième saison quand tous les personnages se sont en allés chacun de leur côté. John Ritter a continué de jouer son personnage de Jack Tripper dans la nouvelle série Three's a Crowd mais qui n’a duré qu'une seule saison. 

Quant aux comédiens de la série, quelques-uns nous ont malheureusement quittés. C'est le cas d'Audra Lindley (Helen Roper) qui est décédée d'une leucémie à l'âge de 79 ans. Don Knotts (Ralph Furley) nous a quitté le 24 février 2006 à l'âge de 81 ans des suites de complications reliées au cancer des poumons. Norman Fell (Stanley Roper) est décédé du cancer le 14 décembre 1998 à l'âge de 74 ans. Mais le décès le plus étonnant demeure John Ritter lui-même, décédé en 2003 à l’âge de 54 ans durant une intervention chirurgicale visant à réparer une dissection aortique.

Le départ de Suzanne Sommers, suite à demande salariale, a jeté un certain froid entre elle et les autres acteurs dont Joyce De Witt. Ce n'est que tout récemment, lors d'une émission animée par Suzanne Sommers elle-même que des retrouvailles avec Joyce ont eu lieu. Moment certainement émotif pour les deux qui ne s'étaient pas adressé la parole depuis le départ de Suzanne. 




Le saviez-vous? Durant la séquence d’introduction de la première saison John Ritter tombe de son vélo à cause d’une brune en shorts qui marche. Cette brune n’est autre que Suzanne Sommers qui porte une perruque.

samedi 5 mars 2011

Lea & Perrins

Il est de ces publicités murales qui ont bien résisté au temps et aux éléments soit parce qu’elles ont été cachées par un nouvel immeuble ou tout simplement de par leur position face au soleil et aux éléments. Ce qui devient intéressant c’est lorsqu’un immeuble quelconque est démoli et qu’une vieille pub réapparaît soudainement au grand jour. C’est le cas de cette grande publicité, non pas pour un commerce local, mais bien pour une marque en particulier, en l’occurrence ici la sauce Worcestershire Lea & Perrins. Je ne suis malheureusement pas parvenu à déterminer l’année où elle a été peinte car quantité de détails étaient absents, masqués ou trop endommagés.
L’origine de cette fameuse sauce semble remonter vers 1836 alors que deux apothicaires-chimistes, John Wheeley Lea and William Henry Perrins de Worcester en Angleterre, ont tenté de reproduire une sauce provenant des Indes. Le résultat a été si mauvais (décrit comme du feu en bouteille) qu’ils ont simplement mis les pots de sauce quelque part et pour finir par ne plus y penser. Un an et des poussières plus tard, alors qu’ils nettoyaient la cave, ils sont tombés bien accidentellement sur ces fameux pots de sauce qu’ils avaient laissée là et qu’ils avaient oubliée. Par curiosité ils ont décidé d’y goûter et quelle n’a pas été leur surprise de constater que la fermentation avait donné à la sauce un goût tout à fait délicieux.

La publicité murale que l’on aperçoit sur les deux photos du haut est d’une simplicité désarmante; un personnage joufflu tenant la fameuse bouteille, le nom du produit en grosses lettres et, plus bas, un slogan destiné au consommateur avisé le mettant en garde contre les imitations: « Look out for imitations! ». Quant aux ingrédients ils sont assez simples pour vous puissiez la reproduire chez-vous; vinaigre blanc distillé, mélasse, eau, sucre, onions, anchois, sel, ail, clous de girofle, extrait de tamarin, saveur naturelle, extrait de piment. C’est tout de même plus simple d’aller s’en procurer au supermarché.
Quant à la publicité, elle était située sur le mur d'un bâtiment de la rue St-Laurent entre de Maisonneuve et Ontario. Avec le réaménagement de l'ancien édifice en condos cette publicité est maintenant disparue.


Le saviez-vous? Si la sauce Lea & Perrins existe encore de nos jours elle est passée entre les mains de plusieurs propriétaires; en 1930 Lea & Perrins a été acheté par HP Foods, qui a son tour a été acquis par Imperial Tobacco en 1967. HP Foods a été vendue en 1988 au groupe Danone puis à Heinz en 2005.