samedi 2 mai 2015

Les crayons feutre Buffalo

Voilà le printemps qui s’amène et de là, on voit finalement la fin des classes. Dehors la neige a complètement disparue et la température s’élève peu à peu. C’est un samedi matin d’avril et la météo prévoit une journée ensoleillée avec une température fraîche mais confortable. Je termine mon bol de Count Chocula, mon troisième, et le termine rapidement parce que je piaffe de descendre dans le garage et sortir ma bicyclette pour la première fois de l’année. Je m’habille à toute vitesse mais y’a un truc qui m’échappe; de soleil dehors, y’en avait pas. Le ciel était tout gris et c’est seulement lorsque je me suis collé le nez à la fenêtre que je me suis rendu compte qu’il pleuvait tout plein. Bon, ben il semble que ma première promenade sera reportée. Heureusement je suis un enfant parfaitement incapable de s’ennuyer et je réoriente donc mon programme du jour en conséquence.

Dans ma tête se bousculent les possibilités; faire des vaisseaux spatiaux avec mes Lego en écoutant des cartoons à la télé, m’occuper de ce modèle réduit qui n’attend, inventer de nouvelles aventures avec mes figurines GI Joe, Steve Austin, Big Jim et du prof Bergman, faire des courses d’élimination entre mes voitures Matchbox et Hot Wheels. Et ce ne sont là que les choses auxquelles j’ai pensé durant les trois premières secondes. Finalement j’ai opté pour appeler l’ami Daniel, celui qui m’avait montré à bien assemblerles modèles-réduits. Une demi-heure plus tard nous étions installés dans sa cuisine, bien attablés avec une provision de feuilles de papier ainsi que nos magnifiques ensembles de crayons feutre Buffalo, tous alignés dans une belle boîte en métal ornée d’une reproduction du Déjeuner des canotiers, de Renoir. De vulgaires crayons de cire? Surtout pas! Là, au son d’une version disco de Star Wars (Meco) qui jouait de par de petits haut-parleurs dans la cuisine, on barbouillait pendant des heures des scènes du film qui venait tout juste de sortir. La séance se terminait lorsque la mère de Daniel en avait raz les oreilles d’entendre la fameuse toune de la cantine ad repetitio. Mais bon, c'est un exemple parmi mille! Je me souviens avoir passé des pans de journées entiers à crayonner tout un fourbi de trucs; fusées, voitures, extra-terrestres, animaux étranges, scènes d'action... 






Comme on peut le voir la présentation était tout de même élégante, avec une description des différentes couleurs ainsi qu’un petit guide imprimé à même le couvercle de la boîte. Il existait aussi un autre format de boîte, plus petit celui-là, mais décoré d’une autre peinture, L’homme au casque d’or, autrefois attribuée à Rembrandt mais dernièrement considérée comme ayant été réalisée par un élève ou un suiveur. Ces crayons feutre-là, je m’en souviens très bien, étaient assez populaires et à peu près tous mes amis en avaient.

Les crayons, si l’on n’appuyait pas trop fort et qu’on prenait soin de replacer le bouchon après usage, pouvaient durer très longtemps. À preuve, ceux de ma collection, bien qu’ils datent du milieu des années 70, marquent encore très bien. Ah, et il fallait faire gaffe de ne pas passer des couleurs claires par-dessus les foncées, pour des raisons évidentes.




Le saviez-vous? Les premiers crayons à pointes de feutre ont été inventés et brevetés en 1910 par un certain Lee Newman. Il faut toutefois attendre 1962, avec les améliorations apportées par Yukio Horie de la Stationary Company pour voir apparaître la version moderne, comme celle utilisée par Buffalo.

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