mercredi 16 juin 2010

D'hier à aujourd'hui: la rue Hochelaga


La rue Hochelaga je connais bien. C’est une des rues de mon enfance. C’est pourquoi je n’ai eu aucune peine à reconnaître l’emplacement de la photo d’époque qui nous place sur ladite rue Hochelaga, tout juste à l’est de Monsabré. Il est toujours intéressant de noter de quelle façon les morceaux de quartiers changent et évoluent au fil des ans.

La maison au coin de la rue à gauche est la seule de toutes celles que l’on voit qui est restée. À l'époque c'était un commerce et depuis on a changé sa vocation pour en faire un bâtiment strictement résidentiel. Les autres ont disparues, été démolies et remplacées par d’autres au fil des ans. Amusant tout de même de voir que les bons vieux poteaux de bois sont toujours là et que, comme sur ma photo, une voiture passe sensiblement au même endroit que celle sur la vieille photo.





Le saviez-vous? Hochelaga rappelle le village iroquoien que Jacques Cartier a rencontré près du mont Royal en 1535.

mardi 15 juin 2010

Zzzzzz


Comme vous le savez déjà, enfin si vous avez lu la section "À propos" (là, en haut), je barbouille de temps en temps. Rien de sérieux, je fais ça parce que ça m'amuse, et que j'aime bien gribouiller des p'tits bonhommes dans des situations amusantes. Je tire mes influences des dessinateurs d'Europe comme Franquin, mais aussi de ceux américains, comme Chuck Jones, et ces autres talentueux artistes qui ont bossé chez Hanna-Barbera.

Évidemment jamais je ne me risquerais à dormir comme ça avec ma caméra, en pleine nature de surcroît mais je me suis quand même amusé un peu avec l’idée d’un nounours qui, au lieu de me bouffer, pique mon appareil pour me prendre en photo. 




Le saviez-vous? Les mines modernes sont un mélange d’argile et de graphite, ce dernier apportant l’élément gras. Plus il y a du graphite plus le trait sera noir et riche. À l'inverse elle sera dure et le trait fin et pâle. Les mines sont classées de 9H (très dur) à 9B (très gras). HB étant le juste milieu.

lundi 14 juin 2010

gradus

Détail d'un petit escalier de pierre niché dans une petite cour du Vieux-Montréal où de multiples artisans y vendent leurs créations. On y accède de par la rue des Artistes, toponymie non-officielle donnée à ce passage très animée et situé tout juste au nord de la rue Saint-Paul, entre la place Jacques-Cartier et la rue Saint-Vincent. La rue des Artistes, qui emprunte possiblement à celle située dans le 14è arrondissement de Paris, est en fait la rue Saint-Amable.

Appareil utilisé: Canon Rebel XT.




Le saviez-vous? La rue Saint-Amable pourrait vraisemblement rappeler Marie-Amable Foretier qui fut l’épouse de l’homme politique et avocat Denis-Benjamin Viger mais il est également impossible que ce soit relié au culte de Saint-Amable lui-même, dont un maître-autel était consacré dans la première église Notre-Dame.

vendredi 11 juin 2010

nudus III


« L'obscénité n'apparaît que si l'esprit méprise et craint le corps, si le 
corps hait l'esprit et lui résiste.  »
de David Herbert Lawrence
Extrait de L'Amant de Lady Chatterley


Appareil utilisé: Canon Powershot A60.






Le saviez-vous? Lorsque nous sommes en états de panique nos yeux perçoivent davantage d’images par seconde, ce qui explique pourquoi tout nous paraît au ralenti durant ce moment-là.

Mosaïque


Canon 20D + 17-70mm

Cette mosaïque se trouvait originalement sur l’un des murs du restaurant du pavillon de la Tunisie durant ce grandiose événement que fut Expo 67, et qui pouvait recevoir une centaine de personnes. On pouvait d’ailleurs y déguster à loisir du café maure, du café turc ou encore du thé infusé de pin.

Il s'agit ici d'une œuvre de l’artiste Tunisien Zoubeir Turki, décédé en 2009, et qui illustre le thème d’Expo 67: Terre des Hommes. Le pavillon, avec un plancher de tuiles aux couleurs chaudes, de murs blancs, de belles colonnes et de plantes méditerranéennes, la création de Turki se retrouvait dans un environnement reminiscent des palaces arabes. Bien que l'œuvre n'occupe plus sa place originale elle est toujours dans l'ancien pavillon, quoique j'ignore si elle est complète. 





Le saviez-vous? Le pavillon de la Tunisie fait partie des six pavillons d'Expo 67 encore sur place sur le site, les cinq autres étant la France, le Québec, la Jamaïque, le Canada et les États Unis. 

jeudi 10 juin 2010

L'homme de Six Millions

La télésérie "L'homme de six millions" (The Six million Dollar Man) avec Lee Majors dans le rôle titre, a été sans contredit la plus grosse franchise télé des années 70. Tiré de la série de romans "Cyborg" de l'auteur Martin Caidin, le succès a été tel que Universal a même créé une autre série dans le même univers, soit La femme bionique, avec Lindsay Wagner. À l'instar d'autres succès télés, comme Patrouille du cosmos, ou La planète des singes, on a décidé de lancer une gamme de jouets dérivés afin que les gamins et gamines puissent concocter leurs propres aventures. C'est Kenner qui a obtenu le contrat. 
Voici la publicité de Kenner qui est apparue dans les "comics" américains. En plus de la figurine, on y trouvait des accessoires, et même une fusée personnelle. 

J’ai reçu, pour mon anniversaire en 1976, un truc qui a fait quelques jaloux chez mes amis: la figurine de Steve Austin. La catin était grande. Pas mal grande. A quelque chose comme 13 pouces de hauteur Steve était plus grand même que G.I. Joe. Steve était vêtu d'un habit de jogging rouge, de bas blancs et de "ronigne chou" de style Adidas, costume qu'il porte dans la séquence d'ouverture de l'émission alors qu'il court à quelque chose comme 100km/h (pratique en ville pour rattraper les autobus).



Il y avait aussi dans la boîte un accessoire intéressant soit un moteur d'automobile rouge et argent en plastique. A quoi ça servait ce moteur? Ben, on le plaçait dans sa main droite (parce que c'est son bras droit qui était bionique), on lui tournait la tête un peu sur le côté et on appuyait ensuite sur un bouton dans le dos. Là, ça faisait un bruit du genre «crinque-crinque» (pas le bruit cool de la série) et le bras levait le moteur tranquillement. Ah, et on pouvait aussi regarder en arrière de sa tête au travers un trou pour "voir" via l'œil bionique. L'autre particularité était que le bras bionique était recouvert d'une "peau" en caoutchouc que l'on pourrait dérouler pour voir les modules bioniques que l'on pouvait enlever et interchanger.


Tel que la figurine était présentée dans sa boîte. 

La figurine, sortie de la boîte avec le moteur à la main. Le mécanisme qui active le bras ne fonctionne que lorsque la tête est tournée vers la droite.

La peau de latex que l'on peut retrousser afin d'accéder aux modules bioniques (que l'on peut distinguer dans le bras). 

La notice expliquant qu'il faut absolument tourner la tête complètement à droite avant d'actionner le mécanisme du bras. Cette notice était en français sur un feuillet à part.

Il y a eu une deuxième version de la catin que Kenner a fabriquée un peu plus tard et dont les modules ne s'enlevaient pas parce qu'on a eu peur qu'un enfant, quelque part, ne les avale et ne s'étouffe avec. La troisième et dernière version est apparue en 1977 et celle-là avait un truc que les deux versions précédentes n'avaient pas: le bionic grip. Avec ça on pouvait faire refermer la main bionique de Steve sur des objets.
La catin a tellement été populaire qu'elle a même fait une apparition dans un épisode de la série (regardez sur la tablette en arrière). Dommage que Steve ne l'ait pas acheté, il aurait pu jouer avec lui-même. Ouaf!

Pendant un temps j’ai cru que j’avais perdu ma catin, ce n’est que plusieurs années plus tard que je l’ai retrouvée dans le fond d’une boîte. Malgré toutes les heures que j’ai passé à jouer avec faut que j’avoue que la figurine est en assez bonne condition et, chose intéressante, la peau de latex, qui a eu tendance à se désagréger au fil des ans sur de nombreuses de ces figurines, est relativement bien conservé. Qui plus est, les modules bioniques sont toujours là. Steve a repris sa place et il se tient dans mon salon prêt à toute éventualité, tout comme Captain Scarlet et G.I. Joe.

Kenner a fait un travail remarquable au niveau de la conception, mais aussi de la sculpture de la tête. Pour les moyens techniques plus rudimentaires de l'époque, c'est très réussi!

L'écusson, afin que l'on oublie pas à qui l'on avait à faire.

Un autre écusson disponible. Il ne s'agissait pas d'un écusson appliqué via un fer à repasser, mais d'un écusson en polyester avec autocollant à l'arrière. Décevant, je sais. 

Détail sur la sculpture très réussie du visage. On voit ici l'ouverture dans l’œil gauche, imitant celui bionique du personnage. 

L'arrière de la tête. C'est par ce trou que l'on voyait au travers l'oeil bionique. Il n'y avait pas d'effet visuel particulier comme dans la série. Ce n'était qu'un trou avec une simple lentille de plastique. Pour le reste, fallait utiliser notre imagination.


Avec un peu d'effort, de temps et de chance il est possible pour tout collectionneur de se procurer l'une de ces catins. Par contre, c'est comme toute chose; le prix va varier selon l'apparence, la condition et les accessoires. Celles qui ont eu la vie dure et à qui il manque des pièces et/ou vêtements peuvent transiger pour une vingtaine ou trentaine de dollars, ce n'est pas le cas de celles qui sont pratiquement intactes dans leurs boîtes.




Le saviez-vous? Durant le tournage de toute la série, soit de 1974 à 1978, Lee Majors a effectué lui-même 90% des cascades de son personnage. Ironiquement, Majors a plus tard joué dans la série The Fall Guy, dans laquelle il jouait… un cascadeur.

Céréales du temps



Pour les gamins de la génération X le samedi matin a toujours été associé aux dessins-animés mais aussi à son complément tout à fait inséparable: les céréales, que l’on mangeait obligatoirement devant la télé. Dans le temps pas de trucs bios-écolos-granos, que non, du sucre, rien que du sucre additionné de sucre et saupoudré de quelques «vitamines» pour bonne mesure. Y avait-il plus grand plaisir que de s’asseoir par terre dans le salon avec son bol de céréales et de regarder nos dessins animés favoris en ingérant l'équivalent d'un baril de sucre?

Un autre aspect résolument amusant des céréales de l’époque étaient les surprises que l’on pouvait trouver à l’intérieur. L’ennui c’est que durant le transport lesdites surprises se retrouvaient souvent dans le fond des boîtes. Les ceuzes qui étaient patients attendaient d’avoir fini le contenu avant d’accéder à la surprise. Pour les parfaits impatients, comme moi, aucun truc n’était écarté pour avoir la bébelle et ce, dès le retour du supermarché. Dire que plusieurs de ces bébelles s'échangent à bon prix aujourd'hui. 

Puis, les temps ont changé. Les céréales contemporaines n’offrant plus de gadgets, seulement des offres pour des bananes quoiqu'il y ait eu des CD de jeux, un peu comme nous, les plus vieux, où l'on pouvait avoir un disque en vinyle souple au dos de certaines boîtes. Les surprises ne font plus partie des céréales car c’est pour éviter de promouvoir auprès des enfants des aliments qui ne sont pas exactement bons pour la santé. 

Quoiqu’il en soit non seulement les surprises ont disparu des boîtes de céréales mais aussi les dessins animés du samedi matin. On dira qu’au moins il reste quelques céréales classiques de l’époque. Vrai. Mais il est d’avis de plusieurs, dont moi, que le goût n’est pas pareil puisque dans bien des cas les ingrédients ont changé. Des céréales que l’on voit ci-haut il ne reste que Froot Loops, Lucky Charms, Cocoa Puffs et Sugar Crisp. On pourra aussi rajouter Captain Crunch, Alpha Bits et Honey Combs. C’est un peu différent aux États-Unis où les Fruity Pebbles, Cocoa Pebbles et Count Chocula sont toujours commercialisées, quoique cette dernière n’apparaît sur les tablettes que durant la période d'Halloween.

Autre chose tristounette est cette manie qu'on trop souvent les compagnie de vouloir "ré-inventer" leurs mascottes, généralement en leur donnant une couche de "modernité". En tant qu'ancien graphiste, j'ai toujours détesté cette façon de faire. Il y a un charme tout particulier dans ces mascottes peintes à la main et que les bibittes actuelles, en 3D et effets d'ombrages n'ont tout simplement pas. 





Le saviez-vous? La marque de céréales Sugar Smacks, créée en 1953, comportait beaucoup de sucre, assez pour composer 56% du poids total du contenu. De plus, on enlevait de la céréale toute trace de fibre, alors jugée comme une obstacle à la digestion.

mercredi 9 juin 2010

Tasse McDonald's



C'est en 1976 que la chaîne de restaurants McDonald’s a commencé à distribuer son café matinal dans ces magnifiques tasses blanches. Non seulement ces tasses étaient gratuites à l’achat d’un déjeuner complet mais elles étaient fabriquées aux États-Unis par Anchor Hocking, bien connue pour les contenants de verre Fire King. Vous connaissez? Sûrement. Ça se collectionne très bien aujourd’hui et certaines pièces peuvent commander de prix très intéressants. Tout de même étonnant si l’on considère que de nombreuses pièces, dans les années 40 et 50, étaient données en prime dans des sacs de farine et aussi dans les stations d’essence. Cette petite tasse est une petite addition amusante à ma vaisselle tout à fait dépareillée et obtenue dans une vente de garage pour 50 sous.




Le saviez-vous? Fire-King est le nom commercial donné par Anchor Hocking au verre borosilicate lequel est peu dilatable et résiste très bien au chocs thermiques. La production s’est échelonnée de 1942 à 1976.