vendredi 13 mai 2011

De la poursuite comme il ne s'en fait plus

Nous sommes habitués de voir des scènes de poursuite automobile dans les films et bien qu'elles ne soient généralement pas si mal aucune n'arrive à la cheville de celle qu'on a pu voir dans Bullit avec Steve McQueen. Aujourd'hui les scènes de poursuite font largement appel aux effets spéciaux afin de rendre les courses plus excitantes mais dans Bullit on a utilisé que deux choses: un Ford Mustang Fastback 68 et un Dodge Charger R/T 68. And that's it!

Si vous avez déjà mis les pattes dans une voiture d'avant les années 70 et que vous en avez conduite une, vous êtes pas sans savoir que ces bagnoles pouvaient souvent se comporter comme des vaches. Aucune de ces deux voitures dans Bullit ne possède de suspension sophistiquée ou même de direction assistée. Dans cette séquence, filmée à San Fransisco, le Mustang et le Charger atteignent à certains moments plus de 150 km/h. Steve McQueen était au volant du Mustang pour la majorité des cascades.

Regardez donc cette scène mémorable tout en montant le son afin d'apprécier quelque chose que l'on entend plus aujourd'hui: le grondement des "muscle cars" de Détroit et qui ne laisse aucun doute sur le fait que ces voitures étaient bad ass!! J'aime particulièrement le fait que le réalisateur a décidé de couper la musique dès le moment où la poursuite commence.







Le saviez-vous? La voiture que conduit Steve McQueen est une Ford Mustang 390 GT 2+2 Fastback 1968.


D'hier à aujourd'hui: le quai de l'aéroglisseur


Parmis les différents moyens de transport mis à la disposition des visiteurs durant Expo 67, l'aéroglisseur fut certainement le plus original et le plus... inusité. Son passage ne manquait pas d'attirer les regards des gens lorsqu'il passait comme ça sur le St-Laurent. L'aéroglisseur était bien merveilleux mais il avait un vilain défaut: il était fort bruyant! Au grand dam du commissaire général Pierre Dupuy, surtout lorsque l'étrange véhicule longeait la Place des Nations durant un discours important. 

Le quai d'embarquement se trouvait à la Cité du Havre. Une fois les passagers à bord l'aéroglisseur s'en allait vers l'est sur le St-Laurent au sud de l'île Ste-Hélène pour faire un arrêt à un autre quai situé celui-là près de la Ronde. Il repartait ensuite en empruntant cette fois le chenal Lemoyne pour revenir à son point de départ. Le quai situé à la Cité du Havre est encore là quoiqu'il ne serve plus à rien depuis bien longtemps. La végétation a poussé tout autour et il devient très difficile de le trouver durant l'été. C'est plus facile à l'automne ou au printemps lorsqu'il n'y a pas de feuilles dans les arbres.






Le saviez-vous? Le premier aéroglisseur a été inventé par le Britannique Christopher Sydney Cockerel en 1955.


meditatio


Détail d'un monument funéraire au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Ça me fascine toujours de constater la complexité de certaines des sculptures qui ornent les pierres tombales où de véritables fortunes y ont été visiblement investies. Se promener au travers les dédales de la cité des morts c'est aussi se promener dans un véritable musée à ciel ouvert.





Le saviez-vous? Durant le règne romain, le site de l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem a été un temple consacré à Jupiter ou Vénus (il n'y a pas de consensus clair à ce sujet). 

dimanche 8 mai 2011

D'hier à aujourd'hui: le pavillon de la Corée


Sur l'île Sainte-Hélène on ne compte plus que quelques vestiges d'Expo 67. La biosphère qui fut le pavillon américain est bien connue, le stabile de Calder aussi et la Place des Nations également, au bout de l'île complètement. Il existe un autre vestige toutefois, situé à un jet de pierre de la station de métro Jean-Drapeau.

En regardant cet étrange bâtiment avec sa toîture en rondins supportée par des piliers de béton et agrémenté d'une tour en bois de 40 pieds, les générations d'aujourd'hui qui n'ont pas connu Expo 67 auraient bien du mal à deviner que ce fut là le pavillon de la Corée.

La Corée (du sud, évidemment) devint un participant officiel à l'Expo le 27 avril 1965 et les plans du pavillon, estimé à environ $500,000, furent préparés par Kim Swoo Geun à son bureau de Séoul. Il fut assisté par la firme d'architecte montréalaise Blais & Bélanger de la rue St-Denis et le chargé de projet fut M.B. Cline du service d'architecture. La construction par la firme T.G.A Construction débuta en juin 1966 sur le lot portant le numéro 3220 dont la superficie était d'environ 13,500 pieds carrés.

En 1967 une visite du pavillon aurait débuté là où se trouve la tour, tout juste à l'entrée. Cette tour de rondins symbolisait les aspirations éternelles de la Corée. Après avoir franchi le seuil nous sommes accueilli par une charmante hôtesse. Un peu plus loin se trouvent divers aspects de la Corée d'hier et aujourd'hui, sa population et sa mise en valeur. Au centre du pavillon une salle d'exposition est destinée à mettre en valeur de magnifiques pièces d'art ancien et moderne ainsi qu'une réplique de la statue de Bouddha Maitreya du 5è siècle dont l'original est conservé au Musée de Séoul.

Sur les murs on peut admirer des oeuvres de toutes sortes; art contemporain, peintures orientales, calligraphies et lithographies. Dans le hall, à l'extérieur de la salle, sont exposées plus de 40 oeuvres séculaires; poteries de la dynastie de Silla, céladons de la dynastie de Korio ainsi que porcelaines et meubles en bois de la dynastie des Li.On ne peut manquer une superbe maquette à l'échelle 1/50è du premier cuirassé, inventé par l'amiral Yi Sun-Shin en 1595, laquelle a été conçue par le professeur Kin Se-Joong du collège des Beaux-Arts de Séoul. S'ensuit une collection de costumes coréens, d'instruments de musique classique de Corée ainsi qu'une collection de photographies révélant toutes les beautés de ce pays.

Les visiteurs désireux de se procurer des objets d'artisanat pouvaient le faire à la boutique coréenne située au Carrefour International ou encore au kiosque Expo-services situé à côté du pavillon.

Pour une raison ou une autre ce pavillon fut partiellement épargné lors de la grande démolition qui eut lieu en 1986 alors qu'il fut décidé de tout raser, à quelques exceptions près, les vestiges d'Expo 67. On ne conserva du pavillon de la Corée que les piliers et la toiture et le bâtiment devint alors le plus étrange abribus de la ville. 

Mise à jour: La tour a été démolie au début de l'été 2013. Il n'en subsiste plus rien.





Le saviez-vous? Il existe en Corée du sud douze sites répertoriés par l'UNESCO comme faisant partie de l'héritage mondial. 

Crédits photo originale de 1967: WorldsFairPhotos.com, the Bill Cotter collection

Bonjour Montréal


Tous les comics américains de DC ou Marvel étaient publiés ici en français par les éditions Héritage. Mis à part les comics eux-mêmes on pouvait trouvait de temps en temps des pubs, quoique beaucoup, mais alors là beaucoup moins que dans les éditions en anglais. J'en ai parlé dans d'autres chroniques comme le Parc Safari par exemple. En voici une autre, cette fois pour un livre appelé tout simplement Bonjour Montréal.

Cette publicité se trouvait à l'endos du numéro 28 des aventures d'Iron Man. Publié par Marvel en 1974, il l'est en 1975 chez Héritage. Sur la couverture on voit bien la Biosphère (elle va être la proie d'un incendie en mai 1976), le chateau Champlain et (je crois) le château Ramezay. 
 
Et il y a quoi dedans? Tout ce qu'on sait c'est qu'il s'agit d'un mini-guide de Montréal pour les jeunes. Ca dit parler de sport , des arts, de  restos, les animaux (du temps où le Jardin des Merveilles existait encore), de gratte-ciel (avant qu'il y en ait aient douze mille douze dans le centre-ville) et de vieilles pierres (oh!). 

Qui sont Bob et Lili? Aucune espèce d'idée. Ils pourraient être frère et sœur mais Lili a la tête en forme de poire et Bob en a une qui ressemble à un melon d'eau alors j'écarte la possibilité qu'ils soient frangins (à moins que maman ait fait des crêpes avec le laitier). Copain-copain ça sonne mieux. Peut-être plus puisqu'ils se tiennent par la main. Comme se nomme le cabot? Aucune idée non plus (quoique je ne l'aurais probablement pas dessiné comme s'il avait les testicules en-dessous du nez mais bon). 

Y'a quelqu'un quelque part qui a déjà acheté ou lu ce truc? Je farfouille souvent les ventes de garage et les marchés au puces depuis un bon bout et vous savez quoi? J'ai jamais vu ce livre nulle part et j'aimerais bien savoir à quoi ça ressemblais à l'intérieur.



Le saviez-vous? Les éditions Héritage est une compagnie qui a été fondée en 1968 par Antoine Mireault, Norbert Mireault et Maurice Poirier, et a été acquise l'année suivante par l'imprimerie Payette & Payette, laquelle devient ensuite Payette & Simms. 


vendredi 6 mai 2011

D'hier à aujourd'hui: la Place des Nations (3)


Sur la photo du haut, toujours à la Place des Nations, on peut apercevoir le premier ministre du Canada Lester B. Pearson en train d’allumer la flamme, marquant ici l’inauguration officielle de l’Expo. Derrière, penché un peu vers l’avant, le premier ministre du Québec Daniel Johnson, puis le maire de Montréal Jean Drapeau et le Commissaire Général de l’Expo Pierre Dupuy. Comme je n’avais la photo du haut qu’en mémoire, j’ai manqué un peu l’angle en prenant celle du bas. 

Plusieurs choses ont changé entre ces deux images dont le socle où se trouve la flamme en haut qui n’est maintenant qu’une poubelle avec des ordures dedans. Quant à la plaque commémorative placée sur le devant, elle comporte une erreur quant à la date de fermeture de l'Expo qui a fermé le 29 octobre, et non le 27.





Le saviez-vous? Le nombre de pays ayant participé à Expo 67 s'est élevé à 62. Un vrai tour du monde!


jeudi 5 mai 2011

S & P


Il va sûrement s'en trouver parmi vous qui vont se remémorer de bons vieux souvenirs en voyant cet ensemble salière-poivrière Tupperware. On voyait généralement ça l'été quand on allait en campagne visiter matante Gertrude et mononcle Gaston, en pique-nique ou dans une épluchette de blé d'inde. Un classique qui sent l'été, décidément. Curieusement, ces ensembles sont activement recherchés par les collectionneurs, surtout ceux dont les lettres dorées sont encore bien visibles. J'ai niqué un peu sur eBay pour le constater de mes yeux vu. Tupperware fabriquait ces ensembles en deux formats; petits et grands.





Le saviez-vous? Le nom Tupperware vient du nom de son fondateur: Earl Tupper, lequel a créé sa compagnie en 1946.

mercredi 4 mai 2011

D'hier à aujourd'hui: la Place des Nations (2)


La photo du haut, comme celle de l’article précédent, a été prise lors de l’inauguration officielle d’Expo 67 le 27 avril. En tout et pour tout ce sont près de 7000 personnes qui ont pu prendre place afin d’assister aux cérémonies, lesquelles ont été diffusées par quantité de réseaux de télévision dans le monde. J'ai pris la photo du bas le 4 mai 2007, soit 40 ans et quelques jours après lesdites cérémonies. J'aurais bien voulu y aller le 27 avril mais la température était solidement maussade. Encore ici cependant, on peut voir jusqu'à quel point l'endroit a changé. Et pas pour le mieux. Malheureusement, j'ai cette nette impression que cet espace continuera d'être négligé et sera fort probablement exempt de toute forme de rénovation ou de mise en valeur. Montréal et la conservation du patrimoine ont toujours été deux éléments aux antipodes. Comme disait l'autre; Que voulez-vous?




Le saviez-vous? L'exposition universelle de 1967 devait se tenir originalement à Moscou, ce qui aurait coïncidé avec le 50è anniversaire de la révolution bolchevique. Toutefois, l'Union soviétique s'est rapidement désistée, laissant ainsi le champ libre à un autre pays. Comme le Canada était seul en lice, le choix a été facile.