dimanche 13 novembre 2011

pteridophyta


Les première fougères sont apparues au carbonifère il y a plus de 350 millions d'années mais la plupart des espèces contemporaines ont des origines plus jeunes, soit 145 millions d'années. Celles-ci ont été prises au Jardin Botanique.

vendredi 11 novembre 2011

Pour ce Jour du Souvenir



Durant la Seconde Guerre Mondiale plus de 1.1 millions de Canadiens ont servi dans les Forces Armées. De ceux-là, plus de 42,000 ont donné leurs vies et plus de 55,000 ont été blessés. L'article d'aujourd'hui leur est dédié, à eux qui ont si ont payé un si lourd tribut pour que nous puissions aujourd'hui jouir de cette liberté de vivre qui nous est si chère mais dont nous oublions trop souvent le prix qui fut payé pour la conserver.


lundi 7 novembre 2011

Ponderosa


Durant les années 60 y'avait cette série western à la télé et qui s'appelait Bonanza. Y jouaient Lorne Greene, Michael Landon, Pernell Roberts et Dan Blocker, entre autres. C'est d'ailleurs ce dernier qui eu l'idée de démarrer une chaîne de steak houses et qui portait le nom de Bonanza. En 1965 deux frères ont acquis le restaurant pour en faire une chaîne très populaire aux États Unis.

En 1965, et se basant sur le concept, Dan Lasater, Norm Wiese et Charles Kleptz ont fondé à leur tour la chaîne Ponderosa, qui était le nom du ranch dans l'émission Bonanza. Ponderosa est apparu au Canada en 1971 avec 36 restaurants à travers le pays.
Ponderosa c'était une sortie du dimanche en début d'après-midi que j'aimais bien. Y'en avait tout près, sur Jean-Talon entre Langelier et le boulevard Des Galeries d'Anjou, du côté sud. Bonne grillade, viande cuite au goût et portions généreuses, de frites surtout. Ça me satisfaisait pleinement. Et j'aimais bien leurs assiettes, fort originales, faites en bois et creuses au milieu dans lesquelles étaient enchâssées  la véritable assiette en acier inoxydable. 

Macaron promotionnel fait en partenariat avec Dargaud, l'éditeur de Lucky Luke, et utilisant un jeu de mot subtilement nuancé. J'ai eu ça lors d'une visite en 1980. Et c,était fait qu Québec en plusse! 

Tasse à café en Pyrex provenant du restaurant sur Jean-Talon où l'on allait souvent, et que j'ai acheté à la fermeture du restaurant. Je voulais garder un p'tit souvenir outre le macaron. Le gérant a bien voulu me la vendre pas cher. 

Les assiettes en question. Les deux éléments, en bois d'une part et en acier inoxydable de l'autre, pouvaient être séparés, ce qui facilitait l'entretien.

La fermeture, justement, ça s'est produit en 1986. La compagnie-mère a voulu concentrer ses efforts aux États Unis qui se remettaient d'une récession. C'est cette même année-là que la chaîne a été vendue à la compagnie alimentaire General Mills, qui a transformé les Ponderosa en Red Lobster, une chaîne qui existe toujours au Canada mais surtout en Ontario. 




Le saviez-vous? Le ranch Ponderosa a été, de 1967 à 2004, un parc thématique. Des segments des cinq dernières saison de l'émission et quelques films y ont été tournés. Il se trouvait au Nevada, entre le lac Tahoe et Carson City. 


dimanche 6 novembre 2011

D'hier à aujourd'hui: au coin de Wiseman et Beaumont


Quel beau commerce que celui de Thomas Lester, non? Un magnifique petit immeuble sans prétention, fonctionnel mais tout de même élégant sis au coin des rues Wiseman et Beaumont. La photo remonte à 1931 mais le commerce existait avant, au 525 Casgrain. Évidemment, le 525 est l'adresse de l'ancienne numérotation civique. Après les changements le 525 est devenu le 6293. 

Thomas habitait au 1914e St-Denis pendant que son fils William était quant à lui au 2428 Drolet. Thomas était designer et décorateur depuis un bout et ses deux fils, William et Harry ont suivi dans ses pas. C'est en 1930 que Thomas décide d'aménager dans cet immeuble qu'on voit sur la photo du haut. 

Pour faire pratico-pratique, Thomas décide de déménager au 6907 Wiseman, à l'appartement #1 avec son épouse Julia, tout juste à côté du commerce. Thomas décède en 1935 et sa veuve continue d'habiter l'appartement. Probablement pour venir en aide à sa mère, Harry aménage à l'appartement #4, juste en haut pendant que William s'établit pas loin au 6901. Julia Lester décède à son tour en 1941, peu de temps après avoir déménagé au 7400 Querbes à l'appartement #1. William et Harry quant à eux continue de s'occuper du commerce fondé par leur père qui se trouve toujours à l'angle de Wiseman et Beaumont. 

La famille Lester possédait une résidence secondaire à Sainte-Rose à Laval et en 1950, probablement pour se reposer et prendre une petite retraite bien méritée, William s'y installe mais décède un an plus tard. Le commerce du père Thomas continue d'offrir ses services et il est gèré cette fois par Harry et Ralph, que j'assume être le fils de Harry. En 1954 le commerce s'en va au 400 Saint-Roch et le petit immeuble est alors occupé par la compagnie Heatco. 

Harry continue mais en vient à faire rouler la petite entreprise à partir du 5696 Clanranad, un petit coin résidentiel au sud de Van Horne et à l'ouest de Décarie. En 1961, peut-être à cause d'une tension familiale, Ralph s'en va ouvrir son propre commerce de décoration et de peinture au 522 Jarry Ouest pendant que Harry fait changer le nom du commerce qu'il a hérité de son père en celui de Thomas Lester & Son. A moins qu'il ne s'agisse que d'un erreur typographique mais le fait que Ralph lève les feutres la même année pour s'en aller à son compte ailleurs en ville reste indicateur d'un possible conflit entre lui et Harry qui lui, décède en 1964. Après quoi il n'y a plus aucune trace de Thomas Lester & Sons.

Le coin de rue, comme on peut le voir, en a mangé toute une. Les changements sont nombreux; la brique, l'entrée tronquée du coin, le changement de disposition des fenêtres, la petite monture de brique en haut complètement... On a aussi opté d'avaler le commerce à droite sur Beaumont et de tout rebriquer pour donner une apparence d'unité. Encore une fois, on se rend compte que ce petit coin de rue était plein de charme et de personnalité qui, tout comme dans l'article précédent, ont foutu le camp à l'approche de la «modernité».




Le saviez-vous? L'avenue Wiseman provient de John Wiseman, propriétaire du lot, et dont le chemin privé devint voie publique en 1897. Quant à la rue Beaumont, les archives ne contiennent aucun information quant à l'origine du nom. 

samedi 5 novembre 2011

nudus X

L'exercice ici était simple; utiliser la musculature de Marie, obtenue par de sérieuses séances de capoeira (un art martial brésilien dont Marie est adepte) à l'aide d'une simple lumière latérale pour ainsi en faire ressortir tout le relief.

Appareil utilisé: Canon Powershot A60. 




Le saviez-vous? La capoeira est un art martial afro-brésilien qui aurait ses racines dans les techniques de combat des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil. Elle se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et souvent acrobatique.

mardi 1 novembre 2011

D'hier à aujourd'hui: coin Beaubien et de St-Vallier


On se trouve ici, sûrement au début des années 60, au coin des rues Beaubien et St-Vallier. On regarde ici le coin sud-est. Au  coin de la rue il y avait le commerce de Marcel Godin où l'on pouvait y trouver des cadeaux ainsi que des trophées. C'était bien invitant, surtout avec ce bel auvent. Le commerce a disparu pour faire place à une pharmacie. Au deuxième étage, le dentiste Charlemagne Labelle, dont on voit la pancarte dans la fenêtre, n'est plus là lui non plus, évidemment. Peut-être que si ceux qui habitent ce logement aujourd'hui fouillent un peu les pièces ils trouveront quelconque vestige du cabinet.

Ah, plus loin on retrouve le fleuriste Morin. Monsieur Morin étant décédé c'était sa veuve qui administrait le commerce. D'ailleurs, elle habitait tout juste en haut au 508. Aujourd'hui il s'y trouve des commerces variés. Sur le mur de brique on peut toutefois y apercevoir encore les vestiges des trous dans lesquels étaient ancrés les supports des lettres scriptées formant le nom Morin. 

Les autres commerces adjacents ont aussi disparu, comme Acousticon, qui fabriquait des appareils auditifs pour ceux qui étaient durs de la feuille, comme on disait dans le temps. Et au bout complètement la pharmacie Garceau avec sa belle enseigne au néon. Au fil des ans, et au gré des humeurs des différents propriétaires, on a passablement changé l'aspect des bâtiments et par le fait même, celui de la rue. Si le bâtiment du coin à conservé sa pierre de taille grise bosselée et sa tourelle, et que l'ancien commerce de monsieur semble avoir conservé plus ou moins son apparence d'antant, ce n'est pas le cas de la pharmacie qui l'a eue dans la tronche avec une façade horriblement moche et terne. 




Le saviez-vous? Le nom Beaubien rappelle la mémoire de cette famille dont le fondateur d'Outremont, Louis Beaubien et de son fils Joseph. Quant à la rue St-Vallier, elle rappelle le deuxième évêque de Québec Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de Saint-Vallier.


dimanche 30 octobre 2011

Spécial Halloween: Accessoires

Alors voilà, l'Halloween, le joyeux Halloween est à nos portes. On note cependant que les babioles commencent à apparaître sur les tablettes des magasin de plus en plus tôt. On pousse même l'audace jusqu'à enlever les trucs d'Halloween quelques semaines avant ladite fête, gracieuseté des bébelles de Noël. En autant que je puisse me rappeler, lorsque j'étais gamin on ne voyait jamais les affaires de Noël arriver avant la mi-novembre. Je vous assure que dans pas long les machin-trucs d'Halloween vont arriver de plus en plus tôt. On parie pour la fin juillet?

Mais bon, je m'éloigne du sujet dont je voulais vous parler de. Donc, retour à cette belle époque d'insouciance de mon enfance.

Avant de partir se promener dans les rues avec nos citrouilles en plastique, on s'assurait que notre costume était bien complet. Évidemment si on mettait un ensemble Ben Cooper on n'avait pas grand chose à faire. Encore moins s'il faisait assez froid et qu'il fallait mettre notre manteau par-dessus le costume où dans ce cas-là valait mieux juste mettre le masque, comme c'est arrivé à un ami dans les années 70 qui a passé l'Halloween avec son manteau d'hiver et sa tuque des Expos au-dessus de son masque de vampire. 

Avec un peu de chance, la température était clémente, et il s'en trouvait pour pousser le déguisement plus loin en utilisant des p'tits ensembles spécialement conçus pour se donner un air effrayant à peu de frais. Et c'était un peu plus original que les masques Ben Cooper.  Comme ceux-ci, par exemple:

Fabriqué par Imagineering, une compagnie de Pheonix (AZ), cette paire d'yeux effrayants (...) non seulement se portaient comme un monocle, mais en plus ils brillaient dans le noir. 

Ces dents en plastique qui brillent dans le noir ont commencé à être commercialisées en 1964, et mises au point, encore une fois, par Imagineering. Elles étaient fabriquées aux États Unis. Un peu plus tard, la production sera transférée à Hong Kong. Ces dents ont été inventées par le fondateur et propriétaire de la compagnie; Larry Liff.

À défaut d'avoir des crocs de vampire, on pouvait à loisir opter pour des dents un peu plus... spéciales. La différence ici c'est qu'il n'y avait que la portion supérieure. 

Pour agrémenter les dents, qu'elles soient de vampire ou de castor, il y avait toujours les oreilles en plastique. On pouvait les utiliser pour un déguisement de goblin, de martien, d'extra-terrestre ou de toute autre bibitte de notre choix. C'était un "one-size-fits-all", et donc, par conséquent, ça tenait plus ou moins bien sur les oreilles. Plusieurs enfants en perdaient au moins une (parfois les deux) durant leur cueillette de bonbons. 

Imagineering innove ici avec un ensemble de dents de vampire brillant dans le noir avec, en prime, un tube de sang essentiellement composé d'eau, d'hypromellose (éther de cellulose), de quaternium 15 (un sel d'ammonium quaternaire utilisé comme tensioactif et conservateur dans de nombreux produits cosmétique), de colorant rouge #40 et de quelques autres ingrédients. 

Imagineering, dont la popularité a considérablement augmenté durant les années 70, ne cessait de produire différents accessoires de maquillage, parfois innovateurs, mais aussi un peu étrange. 

D'autres compagnies proposaient, comme ici, une crème pour la peau avec des propriétés phosphorescentes. Bien que le produit était non-toxique, on prenait soin d'imprimer sur l'emballage les avertissements d'usage concernant des risques de réactions cutanées. Sait-on jamais. 

Ici, la compagnie Traveler's, qui n'a rien à voir avec l'assurance, a copié le concept des dents supérieures d'Imagineering. Avec un emballage à l'illustration quelque peu amateur et une présentation somme toute fade. 

Bayshore est une compagnie fondée en 1946 à Elkton au Maryland par A.L. Gursha et Eugene Salinger. au début on fabriquait surtout des ballons. Au fur et à mesure que l'entreprise grandissait, on a ajouté des jouets et des masques d'Halloween en caoutchouc à la gamme de produits que l'on pouvait se procurer par catalogue. Ici, ce sont tout simplement des ongles noirs en plastique. 

Imagineering a certainement eu une très bonne idée en confiant le design de leurs emballages à l'illustrateur Gordon Viges. Entièrement réalisée à la main, ces emballages ma foi assez irrésistibles sont devenus des items de collection relativement prisés. 

Ici, une autre innovation intéressante; un ensemble de dents de vampire en plastique rouge ainsi que quatre couleurs non-toxiques à appliquer au visage en guise de maquillage. 

Dans la même veine mais sous un format différent, Bayshore propose aussi des couleurs de maquillage (une de moins qu'Imagineering) et sous forme de bâtonnet. 

De simple dents en plastique phosphorescent. On note encore l'originalité de l'emballage pour un produit tout de même assez simple. C'est ce qui en faisait le charme. 

Les mêmes dents en plastique rouge que celles vues plus haut, mais vendues sans maquillage. À la différence ici c'est qu'il s'agit de dents de loup-garou plutôt que de vampire (...). 

Des ongles en plastique, similaire à celles de Bayshore, mais vendues avec la petite colle temporaire pour les faire tenir. L'actrice Yvonne De Carlo, qui interprétait Lily dans la séie télé "The Munsters", portait des ongles similaires à ceux-ci, et tant l'équipe de production que les acteurs devaient parfois se pencher afin de trouver les ongles qui tombaient parfois.  

Faut tout de même apprécier de nouveau la présentation géniale de Viges et l'humour détonnant. Au lieu de dents de vampire ou de loup-garou, ce sont des dents fortement négligées. "Même votre mère ne vous embrassera pas!" Trop fort! 

Ici il s'agit d'une boîte de présentation telle qu'on pouvait la voir en magasin. Il s'agissait d'un petit kit permettant d'appliquer sur la peau de fausses blessures et cicatrices. La boîte en contenait 24. 

Produit durant les années 60, cet ensemble ne confond personne. Assez certain que les compagnies de production télé et de films n'ont jamais utilisé ce produit pour leurs effets spéciaux en dépit de la mention sur l'emballage. Faut oser! 


Et pour terminer, un superbe ensemble proposé par Bayshore afin de se transformer en Frankenstein, incluant six couleurs ainsi que de fausses cicatrices. La présentation graphique est très à point.





Le saviez-vous? Les gens spécialisés qui conçoivent les manèges et autres attractions tant à Disney World et Disneyland s'appellent "Imagineers". 




mardi 25 octobre 2011

lapis


Édifice de la SunLife pris par une fin de journée d'été. Ici, l'utilisation d'une lentille 50mm réduit considérablement la distortion optique des lignes verticales, chose qu'on remarque souvent avec les lentilles zoom.