vendredi 25 juin 2010

Les supermarchés

Comme bien d’autres choses autour de nous, les supermarchés sont des entités qui se sont énormément transformées au fil des ans. Au début du 20è siècle par exemple, la nourriture se trouvait derrière des comptoirs et se sont des commis qui les donnaient aux clients, selon ce qu’ils désiraient. Ces épiceries étaient loin d’avoir le choix ainsi que la superficie des commerces d’aujourd’hui, loin de là.

L’idée de laisser les clients se servir eux-mêmes est celle de Clarence Saunders qui a lancé la chaîne Piggly Wiggly. On lui doit aussi d’autres concepts tels des employés en uniforme, vastes espaces de stationnement et campagnes de marketing. Par contre, c’est Michael J. Cullen qui a amené l’idée de séparer les aliments par sections ainsi que de vendre de grosses quantités de nourriture à prix d’aubaine. Au Québec c’est Sam Steinberg qui a été le premier à implanter le premier supermarché de la province en 1934. Peu de temps après d’autres succursales se sont ajoutées comme Dominion, Métro, IGA, Richelieu, Bonimart, Bonichoix et d’autres que ma mémoire du moment oublie.


Comme je le disais au début, s’il se trouve des choses qui n’ont à peu près pas changé, ce n’est pas le cas pour d’autres et je me suis donc amusé à dresser une courte liste de choses qui étaient mais qui ne le sont plus ou qui sont mais qui n’ont jamais été, c’est selon. Ce qui se trouve dans cette liste provient de petites discussions que j'ai eu avec des gens lors de mes visites dans différents supermarchés.


1. Les caisses étaient généralement toutes ouvertes et rares étaient les moments où l’une ou l’autre ne l’était pas.

2. Les caissières étaient souriantes et tapaient le prix de chaque article à la main sur leur caisse. Pas de BIP tannant et surtout, pas d’air bête.

3. Les emballeurs ne passaient pas leur temps à jaser de leur dernière fin de semaine (ou de celle à venir) avec leurs collègues et papoter avec la caissière était interdit. Ils emballaient, et vite.

4. Les emballeurs vous aidaient à transporter votre commande jusqu’à votre voiture et ramenaient le carrosse avec eux.

5. Les supermarchés étaient fermés le dimanche. Aujourd’hui c’est une de leurs plus grosses journées.

6. Les commis estampillaient chaque article avec le fameux «pricing gun» et certains en faisaient un art tellement ils y allaient rapidement.


7. Il y avait une section de jouets et toutous.

8. Très peu d’hommes étaient vus.

9. Les bouchers connaissaient plusieurs clientes (pas dans le sens biblique) et savaient comment elles aimaient leur viande.

10. Les jeunes enfants étaient assis dans le panier dans l’espace réservé à cet effet et non dans l’autre partie avec leurs grosses bottes sales à jouer avec leur iCochonnerie.

11. Pas de tataouinage pour les sacs. Ils étaient tous en papier et parfois c’était même des boîtes en carton.

12. Tout le monde payait comptant.

13. Les gens étaient ordonnés dans leur façon de se déplacer avec leurs paniers et non comme des zombies téléguidés comme aujourd’hui alors qu’ils bloquent les allées ou bien vous rentrent dans les chevilles en vous regardant avec des yeux de merlans frits. On en voit un peu trop de ceux-là.

14. Les marchés étaient plus petits. Il ne fallait donc pas marcher trois kilomètres pour aller chercher du papier-cul.

17. Chaque caisse ouverte avait un emballeur ce qui fait que les caissières ne passaient pas leur temps à crier d'une voix nasillarde et totalement désagréable (et comme si le feu était pris) qu'un emballeur était demandé à la caisse unetelle.

18. Il y avait des services de commande à l’auto. Les gens pouvaient donc faire des emplettes ailleurs et récupérer plus tard leur épicerie.

19. On ne trouvait pas de vin, de bière et de spiritueux, ceux-ci n’étaient uniquement vendus qu’à la SAQ.




Le saviez-vous? Steinberg a tellement été dominant au Québec qu’il fut un temps où les gens disaient «Je fais mon Steinberg» au lieu de dire «Je fais mon épicerie».

2 commentaires:

  1. 16. Il y avait de la musique ben quétaine dont je n'ai jamais pu trouver le titre. :)

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  2. Ah! La bonne vieille "muxak". La musique que l'on entend mais n'écoute pas. Parfois c'était des pièces qui semblaient improvisées et d'autres fois des versions instrumentales de grands succès.

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