À propos

Avant toute chose, laissez-moi vous souhaiter la bienvenue. Mon nom est Pluche, il s’agit d’un surnom évidemment, mais ça vous l’aurez vite deviné. Son origine est cependant quelque peu nébuleuse et assez lointaine pour que plusieurs de mes amis l’utilisent pour m’interpeller et même pour discuter. Mais d’abord et avant tout je suis :

  • Graphiste de formation.
  • Récipiendaire en 1983 de l’Annapurna décerné en mains propres par le Gouverneur Général du Canada.
  • Co-fondateur de la Fondation Expo 67
  • Personne de l’année 2006, Times Magazine
Il faut toutefois que je souligne quelque chose d’amusant; il s’est souvent trouvé, et se trouve encore, des gens qui m’écrivent en pensant que le Studio Pluche est une grosse boîte avec tout plein de «minions» qui tapent les textes et font tout le travail.


Alors voilà, histoire de clarifier le tout, le Studio Pluche n’est composé que de moi et moi seulement et tout ce que vous voyez ici est issu de mes nombreuses passions ainsi que d’innombrables heures à effectuer des recherches de toutes sortes ainsi qu’à déambuler dans les différents quartiers de Montréal caméra à la main.

Alors, ceci étant dit, qu’est-ce que vous risquez de trouver ici?

Essentiellement celles qui me passionnent et dont les catégories se retrouvent en libellé sous la bannière du blogue. Voici donc une brève description de ce que vous allez retrouver sous chacune d’entre elles.

L’Archéologue Urbain.

Cette catégorie d’articles tient son origine d’un blogue que j’ai tenu sur une autre plate-forme il y a un certain nombre d’années et qui fut entièrement consacré à l’histoire de Montréal. Le titre, qui semble certainement dichotomique, puise ses racines dans le fait qu’il se trouve en ville, donc dans l’environnement urbain, toute une foule d’éléments et de témoins de notre histoire, parfois complètement ignorés ou encore laissés à eux-mêmes. J’avais alors entrepris de documenter la présence de ces témoins via une série d’articles étoffés, accompagnés de photos d’époque et de plans permettant de les localiser.

Mais pourquoi des chroniques sur l’histoire et le patrimoine de Montréal?

D’aussi longtemps que je puisse me souvenir l’Histoire est un sujet qui m’a toujours passionné. Avant même de savoir lire je passais des heures à feuilleter des livres consacrés à cette matière, observant avec attention les images qui s’y trouvaient tout en me questionnant sur ce que je voyais. Plus tard, lorsque j’ai finalement appris à lire, j’ai plongé dans la matière tel Obélix dans la marmite et tout comme le ventripotent Gaulois, les effets sont devenus chez-moi permanents. À ceci s’ajoutent, alors que j’étais enfant, les nombreuses visites et promenades, ici et là dans la métropole, dans les différents quartiers tout comme dans le centre-ville où j’étais fasciné par tous les bâtiments aux différentes architectures. Plus tard, en repassant à ces mêmes endroits, j’ai été peiné de constater qu’une trop grande quantité de ces bâtisses avaient carrément disparu, ne laissant derrière que des terrains en friche ou de nouvelles constructions parfois particulièrement laides. Sans compter tous ceux qui furent carrément abandonnés.

L’Archéologue Urbain retrace donc, aléatoirement et sans ordre précis, des fragments de notre passé; publicités d’autrefois, faits divers, moments historiques, grandes et moins grandes lignes de l’actualité d’un temps révolu, publicité murales souvent fantomatiques, patrimoine architectural parfois malmené et plusieurs autres sujets qui, tous ensembles tissent cette courtepointe fabuleuse qu’est notre histoire à nous. Ces chroniques m’ont aussi donné la chance d’avoir été interviewé pour des articles de journaux ainsi que d’avoir été invité à l’émission Dossiers Mystère, diffusée sur le Canal D.

Rétropluche.

Rétropluche fut à l’origine le petit frère de l’Archéologue Urbain mais spécifiquement et uniquement dédié à mes souvenirs d’enfance, période qui n’est rien de moins que la plus belle période de notre vie. Il ne suffit que d’y penser quelques instants pour s’en convaincre assez facilement; on n’a pas besoin de travailler, de balancer un chéquier, de produire des rapports d’impôts, de faire réparer la voiture, de négocier une hypothèque et autres trucs du genre. On passe plutôt l’essentiel de cette portion de notre existence à jouer, courir, rêver, s’amuser, faire des coups pendables, découvrir le monde, rigoler, s’empiffrer et surtout ne pas se soucier de rien.

Étant né en 1966 j’ai pu grandir à une époque où les jeux vidéo, les ordinateurs et l’internet n’existaient pas. À l’époque c’est dehors que ça se passait, à boire à même le boyau d’arrosage, courir dans les ruelles, creuser dans la terre et jouer au casse-cou à bicyclette sans casque ni rien pour se protéger. Qui plus est, cette période a certainement été l’âge d’or des jouets qui a vu apparaître des classiques comme les figurines G.I. Joe, les voitures Hot Wheels et leurs accessoires, les camions indestructibles Tonka et combien d’autres. À l’instar de l’Archéologue Urbain, j’ai donc pondu toute une flopée d’articles sur ces jouets, ces voyages, ces lieux, ces restaurants, ces émissions de télé, ses films ainsi que toutes ces autres choses qui m’ont fait sentir privilégié de pouvoir grandir durant cette période. Rétropluche c’est donc un peu cela, un retour à cette merveilleuse période d’insouciance réconfortante qu’était notre enfance. Et si par ricochet mes souvenirs peuvent aider à faire resurgir chez vous ces mêmes merveilleux moments alors j’aurai gagné mon pari. De ce fait, tout comme cela a été le cas pour l’Archéologue Urbain, tous les articles de Rétropluche ont été importés et intégrés dans la présente plateforme.

Photographie.

Je me suis passionné pour la photographie il y a de cela assez longtemps et ce, bien avant l’arrivée du numérique. J’utilisais à l’époque une caméra argentique 35mm et dotée d’une lentille 50mm. C’était assez amusant, surtout le travail en chambre noire que j’ai tâté un peu. Les gros rouleaux n’avaient que 36 poses et comme j’avais le déclencheur facile ce petit passe-temps est vite devenu un tantinet dispendieux car si les rouleaux étaient abordables le développement, surtout en série, l’était un peu moins. L’arrivée des caméras numériques a évidemment changé le tout et m’a permis, dès le début des années 2000, de renouer avec le plaisir de faire de la photo.

L’utilisation du noir et blanc est voulu et parfaitement assumée, et ce, depuis le temps où je faisais de l’argentique. Inspiré par les Doisneau, Lartigue, Atget, Cartier-Bresson, Brassaï, Ansel Adams et autres grands de la photographie, j’ai entrepris de suivre leur trace dans ce monde subtil de nuances, de tons et de formes sans toutefois aspirer à n’avoir qu’une infime fraction de leurs talents.

Ceci étant dit, mes sujets sont variés, allant de l’architecture aux paysages, aux animaux, aux insectes et à divers éléments que la nature peut offrir. Il m’arrive souvent de partir au hasard, sans but précis, caméra à la main et de me perdre dans un quartier ou dans un autre alors qu’à d’autres moments c’est dans la nature que je retrouve. Accroupi devant une vieille usine, une colonne corinthienne ou trempé jusqu’aux genoux dans la vase d’un marais, je me laisse chaque fois guider par l’humeur et l’inspiration du moment. Ma photographie est donc, plus souvent qu’autrement, une série improvisée sauf peut-être pour ces fois où j’expérimente le nu chez-moi, avec des moyens tout simples.

Mon équipement est assez sommaire; Canon Powershot A60, Powershot A430, Canon Rebel XT, Pentax K-1000 ainsi qu’un vieil Agfa Billy-Record 8,8 des années ’30 qui fonctionne encore très bien.

Dessin.

Du moment que j’ai pu/su tenir un crayon dans la main (gauche) je n’ai cessé de m’amuser à griffonner, barbouiller et scribouiller. Aucune feuille de papier blanche n’a jamais été en sécurité en ma présence que ce soit à la maternelle, à l’école (au grand dam de mes parents et professeurs) au cégep ou ailleurs. Boulimique du dessin, c’est à cause de cette propension à toujours crayonner que je me suis retrouvé un jour, sans trop savoir pourquoi, à étudier en graphisme où j’ai découvert qu’il était bien difficile d’intégrer le chiffre 33 dans une pub de sauce tomate sans y inclure des extra-terrestres bousillant le tout. J’ai néanmoins pratiqué le métier pendant un certain temps avant de me lasser. L’informatique, même si elle facilitait les choses, avait à mon sens drainé la portion artisanale du métier. Le Rubilith, le lavis, la gouache et le tire-ligne ayant été remplacés par de simples clics de souris.
J’ai tout de même continué à noircir feuilles et cahiers, pour le simple plaisir de le faire. Non seulement parce que c’est amusant comme tout mais parce que c’est aussi un exutoire très efficace. Au fil des ans j’ai pu rencontrer quantité de bédéistes; Uderzo, Janry, Fred, Denayer, Gazzotti, Dupas, Midam, Eid et d’autres que j’oublie. Rencontres toujours intéressantes et surtout incroyablement enrichissantes où j’ai pu récolter quantité de conseils, trucs et astuces. Mes influences sont diverses et certainement bigarrées, allant de Franquin au style UPA en passant par Chuck Jones et Hanna-Barbera.

Toutefois, je ne suis pas publié et ne considère pas l’être dans un quelconque avenir, puisse-t-il être terriblement proche ou incroyablement loin puisque je considère, malgré tout, que je n’ai qu’un talent horriblement limité. Autrement dit; je me trouve superbement poche. Je me souviens de ce petit article ma foi fort hilarant de l’illustrateur et bédéiste Denis Goulet (Safarir, Spirou) dans lequel il se considérait une merde en dessin lorsqu’il voyait ce que d’autres faisaient. C’est un peu la même chose pour moi, sauf qu’en ce qui me concerne, je suis une merde pour vrai.

Autrement, ici comme en photographie, je ne me laisse dicter que par la fantaisie qui m’habite lorsque je m’apprête à faire danser la mine sur le papier alors attendez-vous à n’importe quoi. Vraiment.

Les Écureuils.

Vous risquez de les voir apparaître de façon assez aléatoire. Ils sont huit, petits, poilus et habitent le parc Lafontaine et parlent un français qui se rapproche davantage de Plume Latraverse que d’Henri Bergeron. Huit écureuils caractériels, paresseux, imaginatifs, curieux, ignares, mal éduqués que j’ai créé en 2007 pour illustrer une farce avec une amie. Leur présence n’était alors parfaitement confinée qu’à des fichiers attachés à des courriels.

Ce n’est qu’un peu plus tard que j’ai réalisé que ladite création était assez bien mijotée pour se tenir toute seule. Du coup, je leur ai donc donné un blogue bien à eux où ils ont pu s’épivarder sans vergogne sans toutefois que personne ne sache réellement qui signait les textes. Le succès de cette bande de rongeurs arboricoles, de par leurs aventures rocambolesques, m’a certainement prit par surprise. Malheureusement un jour, étiré tel Stretch Armstrong entre divers projets et engagements, j’ai dû cesser de pondre leurs mésaventures tout en me gardant l’option de les ramener dans le décor à un moment qui serait plus propice. Les textes du Collectif des Écureuils, que j’ai conservé, feront donc des apparitions sporadiques ici et là au gré des jours et des humeurs.

Sur ce, merci d’avoir pris le temps de lire tout ceci et de me rendre visite.

Pluche

6 commentaires:

  1. Super votre page Bloque

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  2. C'est en recherchant des photos de la Dominion Oilcloth que je suis tombé sur votre blogue, où j'ai trouvé exactement ce que je cherchais. La publication datait cependant de 2010 et j'ai craint, un bref instant, que ce blogue avait cessé d'être alimenté, comme cela arrive souvent. Eh bé non! Et quelle joie de le savoir toujours vivant, et surtout, si riche en illustrations et en propos documentés, tout ça dans une langue maitrisée qui ne manque pas de piquant! Il va sans dire, mais je le dis quand même: je me suis abonné à votre blogue.
    Avec tout ce qui m'attend ici en trouvailles passionnantes, que ne vous ai-je fréquenté plus tôt! J'en ai pour des mois à découvrir tout ce que vous avez consigné ici. Merci infiniment.

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    1. Bonjour Gilbert, merci de votre mot. Le rythme des publications est certes un peu plus lent mais n'ayez crainte, le blogue ne fermera pas et ne cessera pas d'être alimenté.

      Pluche

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  3. Je viens d'être atteinte d'un coup de foudre pour votre blogue! Atterrie ici pour lire l'histoire de la peluche de Gaz Métropolitain que j'ai eu la chance de dénicher dans un encan en ligne, j'ai découvert un site qui regorge d'informations. Des heures et des heures de plaisir à découvrir tout le contenu de votre superbe travail! Merci!

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    1. C'est là un bien gentil mot que vous m'adressez aujourd'hui et sachez que je l'apprécie beaucoup. Je suis bien heureux de pouvoir vous compter parmi mon lectorat et vous souhaite de bien belles lectures au fil de vos visites. :)

      Pluche

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