mardi 29 mai 2012

Simpsons 1950 (3)


De retour avec deux pages du catalogue Simpsons de 1950. Pour les temps frisquets il y a deux magnifiques poêles qui vous sont offerts. Celui à $17.89 ($177.74 aujourd'hui) peut brûler du charbon comme du bois mais l'autre à $31.00 ($307.98) peut seulement brûler du bois. Faites attention parce sinon ça peut faire des dégâts! Ils vous sont livrés au prix indiqué sans frais supplémentaires. C'est de l'acier et de la fonte, donc pesant en ti-pépère alors surveillez vos petons.

Pourquoi ne pas agrémenter votre salle de bain avec un beau lavabo en porcelaine vitrifiée sur pied? Parfait pour décrotter toute la famille. A $27.00 comptant ($268.24 aujourd'hui) c'est pas cher! Dire que y'a pas longtemps ça se vendait $31.95 ($307.98 aujourd'hui).  Trop cher? Alors allez-y pour le lavabo mural à $24.79 ($246.29 aujourd'hui), toujours en porcelaine vitrifiée. Ça vient livré avec robinet mélangeur en laiton chromé, les joints, les raccords et tout ce qu'il faut pour raccorder tout ça au mur. Si vous êtes sur un budget mais alors la vraiment sur un budget ne vous inquiètez pas, on a un bel évier en acier fini à l'émail en porcelaine blanche. Mais y'a rien qui vient avec par exemple. On vous livre ça de même pour $8.79 ($87.33 aujourd'hui).


Tanné de nettoyer le plancher avec un balai qui est mûr pour la retraite depuis trente ans? Si vous avez quelque chose comme $39.95 en quelque part ($396.90 aujourd'hui) pourquoi ne pas nous le donner en échange d'un bel aspirateur Simpsons avec un beau gros moteur lubrifié de façon permanente? Silencieux à part ça, à cinquante pieds on l'entend quasiment plus! Les grosses brosses vous ramassent n'importe quoi et s'ajustent automatiquement pour tous les tapis, même les épais. On vous garantit ça pour un an pis c'est livré pour le même prix. Pour les accessoires par exemple mettez-donc un dix piasses de plus. 

Mais pour vingt piasses de moins vous pouvez avoir l'autre balayeuse à côté pour seulement $29.95 ($297.55 aujourd'hui) et puis à ce prix-là tout est inclut; la rallonge, le suçeur articulé, le suçeur à meuble, brosse à parquet... C'est garanti un an itou. Un peu moins cher que l'autre et un tout ti-peu moins bruyant.

Envie de cuisiner? On a ce beau poêle électrique-là pour seulement $99.00 ($983.56 aujourd'hui). Dire qu'on le vendait $116.00 voilà pas trop longtemps ($1 152,46 aujourd'hui). Deux beaux ronds de 1000w (c'est beaucoup) et puis deux autres en-dedans de 2100w (c'est encore plus) avec 5 (cinq) allures de chauffe. C'est calorifugé avec du Fiberglas et fini à l'émail de porcelaine. 

De la saleté sur le linge? Imaginez pouvoir laver le linge sale de la famille dans cette belle laveuse plutôt que sur votre vieille planche à laver. Une belle cuve doublée d'émail en porcelaine blanche qui peut prendre jusqu'à 9lbs de linge sec (mouillé c'est un peu plus pesant). Pensez-y, y'a 4 (quatre) palettes pour brasser puis y'a même une essoreuse à déclenchement auomatique pour tordre le linge avant d'aller l'étendre sur la corde. C'est <a vous pour $103.50 ($1028.27 aujourd'hui), livraison incluse. 

lundi 9 avril 2012

Simpsons 1950 (2)

(Cliquer pour agrandir)

Je vous propose aujourd'hui deux autres pages de mon petit catalogue Simpsons de 1950. Au menu, en haut à droite nous avons un ensemble de salle à diner à seulement $59.95. L'armoire de cuisine en métal/aluminum est à vous pour le même prix. encore au même bas prix de $59,95 vous pouvez avoir un magnifique petit ensemble sans prétention fabriqué en contreplaqué de merisier avec aussi un buffet assorti. Et livré directement chez-vous en plus. Sans compter que vous aidez l'économie de la province puisque tous ces ensembles sont «fabriqué dans le Québec»! Le prix de $59.95 de 1950 équivaut en dollars ajustés d'aujourd'hui à $595.57.


Ah, voici la page des appareil d'agrément. Les appareils radio A, B ($19.95) et C ($34.95) sont fabriqués en bakélite et plastique fini bois, ne prennent pas trop de place et, moyennant un léger supplément, sont aussi disponibles pour fonctionnement à piles. Pour un peu plus cher (mais c'est plus que du bonbon) vous pouvez obtenir le modèle D de Rogers (non, pas ce Rogers là) avec un superbe fini noyer, contrôles encastrés (incluant l'antenne) et qui au total ne pèse que 23 livres. Le tout pour $59.50. Vous pouvez aussi régler en versements mensuels faciles de $6.75 si le coeur vous en dit. Et pour les amateurs aux portefeuilles bien garnis il y a le gros modèle de table Marconi à 14 lampes (vous avez bien lu!) incluant contrôle de tonalité, haut-parleurs éliptiques et plein de pitons à ne plus savoir quoi en faire. Seulement $139.00 pile ou bien de modiques versements mensuels de $8.75. Pour mieux placer ces prix dans leur contexte, le salaire moyen par mois d'un travailleur québécois en 1950 était de: $205.76.

En dollars ajustés, les radios A et B à $19.95 vaudraient aujourd'hui  $198.19. Le modèle C à $34.95 serait étiquetté à $347.21, le modèle D à $59.95 serait à $595.57 et finalement, le modèle Marconi à $139.00 se vendrait à $1380.89.

samedi 3 mars 2012

Simpson's 1950

Je vous propose aujourd'hui quelques pages d'un catalogue de ma collection. Il s'agit d'un catalogue petit format qui fut publié par Simpson's en 1950 et qui, comme les autres, n'avait jamais été conçu pour être conservé bien longtemps. Bien souvent il servait à recueillir les épluches de patate.

Si celui-ci est relativement en bonne condition les pages sont passées du blanc au brun-beige (ça, c'est à cause de la lignine dans le papier). Un petit tour de passe-passe au numérique et voilà que les pages du catalogue retrouvent un peu de leur jeunesse. Comme du botox, sauf que ça reste souple. 
 

Ce que nous avons ici est assez intéressant. D'abord, il faut vous ôter de l'idée que le recouvrement est fait avec du papier-peint. Ce qui n'est pas le cas. Du tout. Une tapisserie, dans son sens original, désigne du tissu brodé avec des motifs décoratifs. Comme un tapis mais qu'on accrochait au mur. D'où le nom. 

L'ensemble, tel que vu, est une bonne affaire. On obtenait deux fauteuils à ressorts, trois tables de fantaisie, deux lampes avec abat-jour et deux jolis coussins. On pouvait aussi choisir le canapé ordinaire ou avec divan-lit. Pour le même prix. Ah, parlons-en du prix. Je vous vois sursauter. 

Quoi? Seulement $169.50??

Comme toujours, il faut comprendre que que le montant affiché, même s'il est foutument bon marché, s'inscrit dans l'économie de ce temps-là. Aujourd'hui, en tenant compte de l'inflation, ce même ensemble vous reviendrait à $1 690,80 en dollars ajustés. Certainement une petite différence mais en revanche c'est des meubles fabriqués au Québec, conçus pour durer longtemps. 


Oui madame (et monsieur). Un beau set de chambre à coucher. En merisier canadien avec fini en noyer. Même le matelas et le sommier sont inclus. Par contre, avec 48 pouces de largeur pour le lit... Heureusement on peut aussi l'avoir avec 54 pouces. Le prix de $89.95 est plus que raisonnable. Avec un paiement initial de $14.50 les mensualités sont aussi basses que $8.25. Aujourd'hui cet ensemble vaudrait $897,27. Le paiement initial reviendrait à $144,64 et les mensualités de $8.25 seraient de $82.30. 


dimanche 18 septembre 2011

Bénédiction requise

Il n'y a pas si longtemps je vous racontais dans un autre article comment l'Église catholique avait, au fil de son existence, été puiser quantité de ses symboles mais aussi, brièvement, comment elle exerçait un pouvoir certain sur la vie quotidienne des citoyens et citoyennes. Un très bel exemple de cette omnipotence parfaitement en mesure d'illustrer cela se trouve dans cette photo ici-bas et qui provient des archives familiales.


Alors qu'avons-nous ici et qu'est-ce qui se passe?

Nous sommes en 1950, très exactement. Monsieur Bernard Chénier vient tout juste de se porter acquéreur d'un espace commercial situé au coin d'Aylwin et hochelaga et il y ouvre un magasin qui va porter le nom de Fantasy Cut Rate. On peut y acheter de la nourriture, différents articles pour la maison, objets de décoration, articles de toilette, revues, jouets et bien d'autres choses. Une sorte de magasin général en quelque sorte.

Monsieur Chénier aurait pu tout simplement placer une bannière dehors pour annoncer son ouverture avec quelconques rabais intéressants (ou pas), histoire d'attirer un tant soit peu la clientèle. Mais ça ne s'est pas exactement passé comme ça. Pensez-vous sérieusement que l'inauguration d'un magasin dans la paroisse, Ste-Jeanne-d'Arc dans ce cas-ci, allait passer sous le radar du curé?

Nenni.

Allez m'sieurs dames, mettez-vous sur votre trente-six et soyez au magasin pour sept-heures pile du soir. Il y aura la bénédiction officielle du nouveau magasin laquelle devra ostentatoirement précéder la première transaction commerciale. Profitez-en pour obtenir une absolution gratuite à l'achat de deux bénédictions. Ah non, je plaisante mais quand même, ça démontre bien l'emprise de l'Église.

Outre la bénédiction proprement dite, la photo comporte quelques éléments intéressants. J'y reconnais mon grand-père et ma grand-mère, au fond. On y voit les gens qui suivent attentivement la cérémonie alors que certains semblent trouver le temps bien long. Rappelez-vous que c'était l'époque des interminables messes entièrement récitées en latin. Mais il y a aussi cette petite dame, un peu derrière le curé et qui le regarde d'une drôle de façon. Pourquoi? Qui sait? Sa tronche est tout de même impayable.


Hilarant aussi est la petite scène qui se passe vers la gauche à l'arrière complètement. Il y a là un monsieur qui n'est pas du tout intéressé par la cérémonie. D'ailleurs il a le dos complètement tourné et semble s'adonner à une session de magasinage en bonne et due forme.





Le saviez-vous? Les fameuses histoires de curés qui sermonnaient les mères qui empêchaient la famille ne relevaient pas de la légende urbaine. Certains curés, pas tous heureusement, rendaient visite aux paroissiens pour vérifier la chose en question et gare à la mère qui n'était pas en balloune. C'était comme les danses sociales, certains curés admonestaient leurs ouailles et les menaçaient des feux de l'enfer s'ils s'adonnaient à la danse alors que dans le paroisse voisine le curé il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. L'enfer ou le paradis semblaient alors dépendre de la paroisse que vous habitiez. 

mercredi 10 août 2011

Catalogue Eaton 1950, page 31



Comme vous le savez probablement déjà, j'ai été assez chanceux au fil du temps de pouvoir mettre la main sur différents vieux catalogues dont le plus vieux remonte à la mi-saison 1924-25. Aujourd'hui, une page de celui de 1950. On y trouve trois magnifiques robes en rayonne filée pour seulement $3.88 chacune. En dollars ajustés d'aujourd'hui, ces robes fabriquées au Québec coûteraient $38.04 l'unité. Un prix qui est, force est d'avouer, tout à fait raisonnable. De plus, elles étaient confectionnées ici, au Québec par des mains habiles.





Le saviez-vous? En 1930, Eaton contrôlait près de 60% du commerce des grands magasins. En 1997 ce pourcentage avait chuté à 10%