jeudi 19 mai 2022

Les murales du métro en 1976

 

En 1976, juste à temps pour les XXIe Olympiades, le métro de Montréal inaugure de nouvelles stations, allongeant les lignes verte et orange de façon substantielle. Ceci permet à davantage de personnes de profiter de ce mode de transport. Mais il y avait autre chose aussi. L'agrandissement du réseau faisait en sorte que le nombre de voitures MR-63, lesquelles roulaient depuis 1966, était insuffisant pour la nouvelle demande du réseau. Aussi, on avait prit soin, bien au préalable, de faire construire de nouvelles voitures de métro et c'est Bombardier qui obtenu le contrat (les MR-63 ayant été fabriquées par Canadian Vickers). Conçues sur le même format que les MR-63, les nouvelles MR-73 se voulaient plus modernes avec des sièges en plastique moulé, des couleurs aux teintes alors en vogue et aussi de belles murales monochromes en rouge et blanc représentant la ville via son héritage architectural. À cette époque, les MR-73 roulaient sur la ligne orange alors que les MR-63 quant à eux demeuraient sur la ligne verte.

La célèbre chroniqueuse Francine Grimaldi prenant la pose dans une de ces voitures MR-73.


Sur la a première murale où l'on voit le complexe Desjardins, la place Ville-Marie, le château Champlain, l'édifice de la Sun Life, la place Jacques-Cartier, Habitat 67, la tour de l'horloge, l'hôtel de ville, la gare Windsor, le marché Bonsecours et bien d'autres.

La seconde murale est un peu plus complexe et reprend certains éléments de la première mais on y retrouve cette fois Terre des Hommes, l'autoroute Bonaventure, le port de Montréal, l'oratoire St-Joseph, le stade olympique, le village olympique, le pont Jacques-Cartier, la Ronde, la basilique Notre-Dame et autres, que je vous laisse trouver. 

Bien qu'attrayantes et ajoutant un peu de style dans les voitures de métro, ces murales, qui semblaient imprimées sur du vinyle, ont d'abord été la cible de graffiteurs qui n'on pas pu résister à l'idée de les barbouiller. D'autres ont préféré en arracher des bouts de grosseurs variées. En bout du compte, la CTCUM (Commission de transport de la communauté urbaine de Montréal), et actuelle STM, a finalement prit la décision de les enlever complètement. Cela n'est pas sans rappeler les coussins en vinyle noir rembourrés sur les sièges des voitures MR-63 et qui se faisaient découper à lame, forçant la CTCUM à les enlever. 



Le saviez-vous? L'appellation des voitures MR-63 et MR-73 signifie "Matériel Roulant 1963" et "Matériel roulant 1973", signifiant les années où leurs constructions respectives ont débuté. Quant aux  nouvelles MPM-10, cela veut dire "Matériel pneumatique de Montréal 2010". 



mardi 28 juin 2011

Cahier spécial sur le métro

(Source: Collection personnelle)

Le 15 octobre 1966, soit un jour après l'ouverture officielle du métro de Montréal, le journal La Presse publiait un cahier spécial sur ce nouveau mode de transport urbain tout à fait révolutionnaire. Je vous présente donc aujourd'hui la page couverture qui comporte quelques éléments plutôt intéressants. 

Cette photo est évidemment une grande mise en scène où l'on devine que chaque figurant a été soigneusement placé, incluant la gestuelle. Le monsieur à la valise en bas à gauche le montre adéquatement avec la pose de celui qui marche mais qui en réalité ne marche pas du tout. La photo a été prise au métro Rosemont. l'œil avisé l'aura vite reconnu, et si vous y regardez un peu vous allez voir un truc assez marrant: remarquez comment le train est à l'arrêt et voyez les gens y descendre et y monter. Or, seul le wagon de tête est en station, les huit autres étant encore dans le tunnel. Voici d'ailleurs un comparatif entre 1966 et 2012.






Le saviez-vous? Le nom de Rosemont a été d'abord attribué par Ucal-Henri Dandurand au village de la Petite-Côte qu'il a renommé Rosemont, en l'honneur de sa mère, née Rose Phillips. Pourquoi «mont»? Parce que le village était situé en haut d'un côte. Le village est devenu un quartier et le nom a été attribué au boulevard ainsi qu'à la station de métro. 

dimanche 11 juillet 2010

Il fait beau dans l'métro... et l'autobus



C’est en 1976, à temps pour les XXIe olympiades, que la STCUM (aujourd'hui la STM) a complété la première phase de l’agrandissement du métro sur la ligne verte en ajoutant neuf stations vers l’est. Le terminus n’était plus la station Frontenac mais bien Honoré-Beaugrand. Quant à l’ouest, c’est en 1978 que la ligne verte s’est prolongée jusqu’à la station Angrignon. Pendant que l’on s’affairait à mettre en chantier les prolongements de la ligne orange vers Côte-Vertu et élaborer les plans de la ligne bleue, la STCUM a décidé de diffuser une publicité afin d’inciter les gens à délaisser l’auto pour le transport en commun.

Cette publicité s’inscrit dans le courant de l’époque; de la zizique, de la danse et tout. Ça m’a bien fait rire lorsque je l’ai vue pour la première fois, surtout que j’y ai reconnu Linda Wilscam, connue pour son rôle de Picotine à Radio-Canada. La séquence de l’automobiliste aussi m’a fait rigoler parce que les autobus aussi étaient pris dans les bouchons et en plus les gens fumaient dans les autobus. Au moins dans les autos il y avait des cendriers. Intéressant aussi de noter que le métro qui entre dans la station Atwater est un MR-73, alors fraîchement sorti des ateliers de Bombardier. Or les MR-73 ont roulé presqu'en exclusivité sur la ligne orange et non sur la verte.




Le saviez-vous? Les séquences dans le métro ont été tournées à la station Atwater et la ligne d’autobus 122 est une ligne fictive.