mercredi 5 septembre 2012

Le New Coke


Je m'en souviens très bien. C'était au tout début de l'été 1985 et je revenais à la maison lorsque j'ai aperçu une canette de Coke sur le pas de la porte. Pas besoin de dire que j’ai trouvé ça un peu bizarre. Est-ce qu’un étrange serions passé pour déguster une boésson gâzeuse pis qui aurions reparti en laissant sa cannette là? 

En m’approchant je me suis rendu compte que la canette n'était pas ouverte et qu'étrangement il y en avait une autre laissée sur le pas de la porte d'à côté. Ces canettes avait visiblement été distribuées, tel des circulaires, et je tenais dans la main le fameux, enfin pas tant que ça, Nouveau Coke dont on avait grandement parlé. C'était une nouvelle recette, disait-on, qui remplaçait la vieille et pour mieux faire passer le message on avait décidé d'en laisser un peu partout. 

Je suis entré à la maison et c'est bien installé dans le sofa du salon que j'ai pu «déguster» la nouvelle version de ce produit qui, jusqu'à ce moment-là se vendait tout de même assez bien. Pour tout dire je n'ai pas trouvé ça visiblement mieux que l'ancien. Pas mauvais mais juste... comment dire, différent. Mais bon, faut avouer que je n'étais pas un expert en la matière parce jj n'ai jamais été un gros buveur de boissons gazeuses, et aussi parce ces trucs m'ont toujours fait occasionné des éructations absolument monstrueuse (quelque chose qui faisait bien rigoler mes copains quand j'étais gamin avec le soda mousse Snow White).

Comme je disais le Nouveau Coke n'était pas mal et je crois que bien des gens n'avaient pas d'opinions négatives. Par contre aux États-Unis ça brassait fort et le New Coke ne passait pas mais pas pantoute. En bout de ligne ce truc a fait patate et Coca-Cola a compris le vieil adage qui dit en anglais «If it ain't broke don't fix it». Le Nouveau Coke si je me souviens bien a prit le nom de Coke II et a été vendu pendant encore un certain nombre d'années avant de disparaître complètement. Quand au Coca-Cola Classique il a perdu son «classique» il y a quelques années. Il y a un certain temps il s’est retrouvé sur eBay des cannettes de New Coke et curieusement, ou pas, les prix demandés étaient assez élevés. 





Le saviez-vous? Coca-Cola possède un portfolio de plus de 3,500 breuvages répartis sur pas moins de 500 marques différentes. Il vous faudrait 9 ans pour tous les goûter si vous n’en prenez qu’un par jour. 

samedi 3 mars 2012

A&W


C'était au tout début des années 70. Il arrivait une fois de temps en temps qu'on parte comme ça pour se rendre sur la rue Sherbrooke dans l'est, en face du Village Olympique qui était loin d'exister à ce moment-là. C'était surtout les samedis matin et comme toujours le siège en arrière avait chauffé au soleil ce qui faisait que le p'tit proutte que j'étais dans ce temps-là, en culottes courtes évidemment, se brûlait le derrière de mes cuisses. Ca faisait chlac-chlac quand je bougeais. Comme dans ce temps-là les ceintures de sécurité était assez facultatives je pouvais donc changer de place facilement et m'installer aux endroits qui étaient moins chauds.Et qu'est-ce qu'il y avait sur Sherbrooke en face du Village Olympique qui n'existait pas encore? Le restaurant A&W. Ce qui était particulier de ce A&W c'est qu'il n'y avait pas de salle à manger. On bouffait où? Dans le char! Comme au ciné-parc.

 Un A&W typique des années 60.
 
On stationnait un peu à 45 degrés et on faisait notre choix sur le menu auquel il y avait un petit haut-parleur. A un certain moment donné la fille nous demandait, à travers le haut-parleur ce qu'on voulait manger. Une fois la commande placée il suffisait de quelques minutes pour qu'une fille approche de l'auto avec un gros cabaret bien plein. Sur le bord du cabaret il y avait des petits crochets en métal. C'est pour ça qu'il fallait laisser une vitre d'auto fermée un p'tit peu, pour que le cabaret puisse être accroché.  

Les hamburgers et les hot-dogs étaient tous dans des sacs d'aluminium aux couleurs de A&W. C'était pour les tenir au chaud pendant que la fille amenait tout ça. Assis en arrière avec mon hot-dog, ma frite et ma racinette A&W la vie pouvait pas être plus douce, à quelques exceptions près.
 
 
Ci-dessus on peut voir une publicité de journal, probablement The Gazette, qui fait annonce en grandes pompes l'ouverture du A&W situé sur la rue Sherbrooke. Il est intéressant de noter quelques éléments intéressants. D'abord, la possibilité d'acheter la fameuse racinette A&W en différents formats allant du quart de gallon jusqu'au gallon lui-même, et ce pour 99 sous. On remarque aussi quelques fournisseurs du restaurant dont Hygrade pour les saucisses à hot dogs, Toastmaster pour les pains, McCain pour les frites, les luminaires ainsi que les bornes de commande par Canadian Westinghouse, la musique d'ambiance et les contenants.

(Photo: Archives de la ville de Montréal, VM94-B171-017)

Sur la photo ci-haut on peut voir l'emplacement du A&W à peu près au milieu. À la gauche on peut voir le Réveillon, depuis longtemps disparu et à droite le concessionnaire automobile qui va éventuellement devenir en 1985 le fameux Jardin Tiki. Sur le côté nord de la rue Sherbrooke on aperçoit le Village olympique alors en construction. Sur la photo en bas, on peut voir l'emplacement qu'occupait le A&W et dont le terrain est aujourd'hui occupé par le restaurant Madisons. 





Le saviez-vous? A&W est la première chaîne de restauration rapide à célébrer ses cent ans d'existence. Et les lettres A et W? Simplement les initiales des deux fondateurs, Roy Allen and Frank Wright, que l'on voit ci-dessous.


 


mercredi 7 décembre 2011

Les guimauves Jet en 1979



Si les années 50 ont été celles de la couleur et que les années 60 ont été celles du «peace & love», les années 70 ont été celles du sucre. Oui mes amis. Les céréales, les biscuits, les gâteaux, se vantaient sur leurs emballages et leurs publicités d'ajouter du sucre dans leurs aliments. C'était bon. C'était accrocheur. C'était vendeur.

Il y avait de ces pubs télévisées qu'on voyait souvent au retour de l'école entre deux dessins animés. C'était le bon moment car plusieurs femmes au foyer regardaient souvent la télé dans la cuisine tout en préparant le souper. Ça donnait des idées. Un peu comme dans cette pub de 1979 on l'on ne se formalise en rien à propos du sucre. De la guimauve? Un panier bien plein. Et pas trempées dans une mopette de fondue au chocolat, que diable! Dans une fondue au CARAMEL!!!! Trempez d'aplomb! Mettez-en c'pas de l'onguent! Le truc absolument impayable dans cette pub c'est la voix hors-champs, sophistiquée à souhait, et qui annonce les guimauves dans le caramel Kraft comme si c'était une mousse au caviar. Un peu plus et on aurait eu droit à du Beethoven en sourdine.



Le saviez-vous? Le sucre a déjà été considéré comme étant une épice plutôt qu'un édulcorant. En effet, lorsqu'il a été introduit au 12è siècle en Angleterre, le sucre a été groupé avec le gingembre, le safran et la cannelle. Bien entendu, le sucre était alors un luxe que seul la royauté pouvait s'offrir.  

lundi 7 novembre 2011

Ponderosa


Durant les années 60 y'avait cette série western à la télé et qui s'appelait Bonanza. Y jouaient Lorne Greene, Michael Landon, Pernell Roberts et Dan Blocker, entre autres. C'est d'ailleurs ce dernier qui eu l'idée de démarrer une chaîne de steak houses et qui portait le nom de Bonanza. En 1965 deux frères ont acquis le restaurant pour en faire une chaîne très populaire aux États Unis.

En 1965, et se basant sur le concept, Dan Lasater, Norm Wiese et Charles Kleptz ont fondé à leur tour la chaîne Ponderosa, qui était le nom du ranch dans l'émission Bonanza. Ponderosa est apparu au Canada en 1971 avec 36 restaurants à travers le pays.
Ponderosa c'était une sortie du dimanche en début d'après-midi que j'aimais bien. Y'en avait tout près, sur Jean-Talon entre Langelier et le boulevard Des Galeries d'Anjou, du côté sud. Bonne grillade, viande cuite au goût et portions généreuses, de frites surtout. Ça me satisfaisait pleinement. Et j'aimais bien leurs assiettes, fort originales, faites en bois et creuses au milieu dans lesquelles étaient enchâssées  la véritable assiette en acier inoxydable. 

Macaron promotionnel fait en partenariat avec Dargaud, l'éditeur de Lucky Luke, et utilisant un jeu de mot subtilement nuancé. J'ai eu ça lors d'une visite en 1980. Et c,était fait qu Québec en plusse! 

Tasse à café en Pyrex provenant du restaurant sur Jean-Talon où l'on allait souvent, et que j'ai acheté à la fermeture du restaurant. Je voulais garder un p'tit souvenir outre le macaron. Le gérant a bien voulu me la vendre pas cher. 

Les assiettes en question. Les deux éléments, en bois d'une part et en acier inoxydable de l'autre, pouvaient être séparés, ce qui facilitait l'entretien.

La fermeture, justement, ça s'est produit en 1986. La compagnie-mère a voulu concentrer ses efforts aux États Unis qui se remettaient d'une récession. C'est cette même année-là que la chaîne a été vendue à la compagnie alimentaire General Mills, qui a transformé les Ponderosa en Red Lobster, une chaîne qui existe toujours au Canada mais surtout en Ontario. 




Le saviez-vous? Le ranch Ponderosa a été, de 1967 à 2004, un parc thématique. Des segments des cinq dernières saison de l'émission et quelques films y ont été tournés. Il se trouvait au Nevada, entre le lac Tahoe et Carson City. 


dimanche 2 octobre 2011

Spécial Halloween: Frankenberry et Count Chocula


J'ai mangé toutes sortes de céréales quand j'étais gamin; Alpha-Bits, Honey Comb, Frosted Flakes, Sugar Smacks, Froot Loops, Sugar Crisp, Cocoa Puffs, Captain Crunch... Sauf que pas une de celles-là ne peut se mesurer à la meilleure d'entre toutes et j'ai nommé: 


Y'avait pas de plus grand plaisir, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit que de me verser un gigantesque bol de Count Chocula en écoutant Bugs Bunny à la télé ou en lisant Pif Gadget. C'était mon comfort food à moi.  Je ne détestais pas Frankenberry non plus mais Count Chocula était loin devant. Il y a eu aussi Boo Berry, avec un fantôme. Aujourd'hui Count Chocula ne fait partie que de mes souvenirs puisque la céréale, même si elle continue d'être fabriquée, n'est plus disponible au Québec depuis des années.

vendredi 23 septembre 2011

Squeez-a-snack, circa 1975


Vous connaissez le Squeez-a-snack? Bien que la pub soit américaine, ce produit était vendu dans nos épiceries et supermarchés. Il s'agissait d'une préparation de fromage pas mal semblable au Cheez-Wiz mais dans un tube de plastique mou. On dévissait le petit couvercle et ensuite on pressait le tube pour le faire sortir. L'embout de plastique était fabriqué pour qu'on puisse faire des formes avec le fromage, un peu comme avec le crèmage à gâteau.

Les différentes saveurs disponibles. 

Le produit, quoiqu'un tantinet "innovateur", n'était pas sans problèmes; ainsi, lorsque l'on avait fait sortir tout le fromage au milieu, aller chercher ce qui se trouvait aux extrémités nécessitait l'utilisation d'un couteau ou d'une paire de ciseaux pour découper un bout et aller gratter avec une cuillère. 

Et c'était bon ce truc? Personnellement je n'en étais pas exactement friand. Peut-être était-ce ce petit arrière-goût de plastique, où était-ce la recette elle-même proprement dite. Ma grand-mère en achetait régulièrement, ça je sais, et elle aimait bien le manger avec des craquelins. Je me souviens toutefois qu'il existait certaines "saveurs", dont au bacon. Celui-là, j'avoue, n'était pas exactement mauvais. Somme toute, ce produit était assez populaire durant les années 70 mais pour une raison que j'ignore ce truc a entièrement disparu de la circulation.






Le saviez-vous? Les fromages ayant un nom avec une majuscule sont nommés d'après des villes; Gouda, Asiago, Brie, Camembert, Gruyère et Parmesan. Les autres sont tout simplement des marques de commerce. 

mercredi 8 juin 2011

Humpty Dumpty - Prise 2

Le 20 mai 2010 j'écrivais un court article sur une boîte de chips Humpty Dumpty. Bon, je vais vous laisser aller lire l'article et je vais vous attendre ici. Alors voilà ti-pas qu'il n'y a pas très longtemps, je suis tombé sur une de ces boîtes sauf que cette fois c'était différent: elle était à vendre. Et pas cher pantoute à part cela. Bonus: elle était en meilleure condition que celle aperçue dans la brocante en mai 2010. Et hop! Vendue!


Ces boîtes avaient été commercialisées par Humpty-Dumpty (duh!) dans les années 70. Je ne sais pas si c'était pour faire un coup de marketing (les autres fabricants de chips comme Hostess, Maple Leaf et Yum Yum n'avaient pas de telles boîtes) où quoi d'autre mais il reste que ces boîtes-là avaient connu un assez gros succès. Et les animaux stylisés exerçaient un attrait certain sur les gamins. 

Pour l'âge, et considérant que la seule chose que cette boîte devait faire était de contenir des chips pendant quelques semaines (tout au plus), d'en avoir déniché une dans une telle condition est une sacrée chance, ce qui prouve encore une fois ce que je dis depuis longtemps sur les achats dans les brocantes; faut être là au bon moment.






Le saviez-vous? Dans le conte original, il n'est nulle part mentionné que Humpty Dumpty est un œuf. 

jeudi 5 mai 2011

S & P


Il va sûrement s'en trouver parmi vous qui vont se remémorer de bons vieux souvenirs en voyant cet ensemble salière-poivrière Tupperware. On voyait généralement ça l'été quand on allait en campagne visiter matante Gertrude et mononcle Gaston, en pique-nique ou dans une épluchette de blé d'inde. Un classique qui sent l'été, décidément. Curieusement, ces ensembles sont activement recherchés par les collectionneurs, surtout ceux dont les lettres dorées sont encore bien visibles. J'ai niqué un peu sur eBay pour le constater de mes yeux vu. Tupperware fabriquait ces ensembles en deux formats; petits et grands.





Le saviez-vous? Le nom Tupperware vient du nom de son fondateur: Earl Tupper, lequel a créé sa compagnie en 1946.

samedi 13 novembre 2010

Livret de recette Heinz

Heinz est une marque de commerce, bien entendu, mais c'est aussi le nom de la compagnie qui existe depuis 1869 et qui fut fondée par Henry John Heinz à Sharpsburgh en Pensylvannie. Ce n'est toutefois qu'en 1909 que la compagnie vint s'établir au Canada dans une ancienne usine de tabac à Leamington en Ontario.

C'est lors d'une petite visite dans une brocante  que je me suis laissé tenté par un vieux livre de recette de cette compagnie. Etant graphiste de formation c'est toujours agréable de regarder ces vieilles publications réalisées à une époque où Photoshop n'existait pas. Ce qui est tout de même particulier avec ce livre c'est qu'en dépit de sa date de parution, soit 1938, il est pratiquement comme neuf. Hormis quelques photographies, l'essentiel de ce livret a été illustré à la main. Les pages centrales nous offrent un apperçu des 57 produits fabriqués par Heinz, d'où la présence, notamment sur les bouteilles de ketchup, du chiffre 57. 
 
 
1938 c’est l’année où Gratien Gélinas amorce les représentations théâtrales de ses Fridolinades. Ça se passe au Monument national de Montréal. Un peu plus tard en juin on inaugure le parc de l’île Ste-Hélène où quantité de gens vont pouvoir aller se relaxer un peu. Personne ne s’imagine alors que ce même endroit deviendra, vingt-neuf ans plus tard, une partie importante d’une des plus grandes expositions internationales du 20è siècle. De plus triste mémoire 1938 est aussi marqué par l’incendie du collège Sacré-Cœur de St-Hyacinthe, lequel fait 38 morts dont une majorité d’enfants.




Le saviez-vous? Heinz est une marque de commerce, bien entendu, mais c'est aussi le nom de la compagnie qui existe depuis 1869 et qui fut fondée par Henry John Heinz à Sharpsburgh en Pennsylvanie. Ce n'est toutefois qu'en 1909 que la compagnie vint s'établir au Canada dans une ancienne usine de tabac à Leamington en Ontario.

mardi 10 août 2010

Dunkin' Donuts

Pendant bien des années au Québec le mot «beigne» était invariablement synonyme de Dunkin' Donuts. Et des Dunkin' (comme on les appelait) il y en avait partout. Au sommet de sa popularité il se trouvait pas moins de 210 succursales dans la belle province. Par contre, ici comme ailleurs, la compétition s’est avérée de plus en plus ardue. Aux États-Unis Dunkin’ Donuts s’est retrouvé face à Krispy Kreme, Honey Dew Donuts et Winchell’s Donuts alors qu’au Canada il s’agit surtout de Tim Hortons. Aujourd’hui il ne se trouve plus qu’une poignée de Dunkin’ dont un se trouve à la Place Versailles et un autre dans l'ouest de l'île, mais je crains que ses jours ne soient comptés et on risque fort de voir cette bannière disparaître définitivement. 

Détail amusant, notez le vieux logo de la compagnie qui formait un cercle rappelant évidemment le beigne. Et visez un peu cette bagnole! Un morceau de robot à quiconque me dira de quelle voiture il s'agit.

Réponse: Un lecteur, Normand, a réussi à bien identifier la voiture qui se trouve être un Buick Le Sabre 1973. 5 miles au gallon, 6 avec le vent dans le dos. 





Le saviez-vous? Avant d’amorcer une brillante carrière d’humoriste, c’est dans un Dunkin’ Donuts de Brossard que Lise Dion travaillait.

dimanche 18 juillet 2010

Big League Chew



C'est fou comme le temps passe vite. Il n'y a pas si longtemps on fêtait le 30è anniversaire de Big League Chew, une gomme était tranchée en fines lamelles et empaquetée dans une poche en aluminium. L'idée derrière ce concept était tout simplement d'offrir aux gamins une gomme qui se présentait et se mâchait comme le tabac à chiquer que les joueurs de baseball utilisent souvent. Je me souviens avoir vu cette pub à la télé, essentiellement les samedis matins en regardant les dessins animés. C’était assez populaire et mes amis et moi avions tous l’air de hamsters faisant leurs provisions pour l’hiver. 






Le saviez-vous? Parce que les gens sont trop cochons, il n’y aucune gomme à mâcher en vente à Disneyworld. Cette interdiction viendrait de Disney lui-même qui voulait s’assurer qu’aucun visiteur ne mette le pied sur de la gomme fraîchement crachée par terre.

jeudi 10 juin 2010

Céréales du temps



Pour les gamins de la génération X le samedi matin a toujours été associé aux dessins-animés mais aussi à son complément tout à fait inséparable: les céréales, que l’on mangeait obligatoirement devant la télé. Dans le temps pas de trucs bios-écolos-granos, que non, du sucre, rien que du sucre additionné de sucre et saupoudré de quelques «vitamines» pour bonne mesure. Y avait-il plus grand plaisir que de s’asseoir par terre dans le salon avec son bol de céréales et de regarder nos dessins animés favoris en ingérant l'équivalent d'un baril de sucre?

Un autre aspect résolument amusant des céréales de l’époque étaient les surprises que l’on pouvait trouver à l’intérieur. L’ennui c’est que durant le transport lesdites surprises se retrouvaient souvent dans le fond des boîtes. Les ceuzes qui étaient patients attendaient d’avoir fini le contenu avant d’accéder à la surprise. Pour les parfaits impatients, comme moi, aucun truc n’était écarté pour avoir la bébelle et ce, dès le retour du supermarché. Dire que plusieurs de ces bébelles s'échangent à bon prix aujourd'hui. 

Puis, les temps ont changé. Les céréales contemporaines n’offrant plus de gadgets, seulement des offres pour des bananes quoiqu'il y ait eu des CD de jeux, un peu comme nous, les plus vieux, où l'on pouvait avoir un disque en vinyle souple au dos de certaines boîtes. Les surprises ne font plus partie des céréales car c’est pour éviter de promouvoir auprès des enfants des aliments qui ne sont pas exactement bons pour la santé. 

Quoiqu’il en soit non seulement les surprises ont disparu des boîtes de céréales mais aussi les dessins animés du samedi matin. On dira qu’au moins il reste quelques céréales classiques de l’époque. Vrai. Mais il est d’avis de plusieurs, dont moi, que le goût n’est pas pareil puisque dans bien des cas les ingrédients ont changé. Des céréales que l’on voit ci-haut il ne reste que Froot Loops, Lucky Charms, Cocoa Puffs et Sugar Crisp. On pourra aussi rajouter Captain Crunch, Alpha Bits et Honey Combs. C’est un peu différent aux États-Unis où les Fruity Pebbles, Cocoa Pebbles et Count Chocula sont toujours commercialisées, quoique cette dernière n’apparaît sur les tablettes que durant la période d'Halloween.

Autre chose tristounette est cette manie qu'on trop souvent les compagnie de vouloir "ré-inventer" leurs mascottes, généralement en leur donnant une couche de "modernité". En tant qu'ancien graphiste, j'ai toujours détesté cette façon de faire. Il y a un charme tout particulier dans ces mascottes peintes à la main et que les bibittes actuelles, en 3D et effets d'ombrages n'ont tout simplement pas. 





Le saviez-vous? La marque de céréales Sugar Smacks, créée en 1953, comportait beaucoup de sucre, assez pour composer 56% du poids total du contenu. De plus, on enlevait de la céréale toute trace de fibre, alors jugée comme une obstacle à la digestion.

jeudi 20 mai 2010

Humpty-Dumpty



Dans les années 70 les fabricants de croustilles vendaient souvent leurs produits dans des contenants qui paraîtraient aujourd’hui un peu inusités. Chez Maple Leaf c’étaient de grosses boîtes en carton, pour Fiesta il s’agissait de boîtes circulaires en métal mais la palme de l’originalité revient sans conteste (à mon humble avis à tout le moins) à Humpty-Dumpty. À l’instar de Fiesta, Humpty-Dumpty utilisait aussi des boîtes mais en carton plutôt qu’en métal mais ce sont les motifs stylisés d’animaux qui lui conférait son allure particulière. Ce type de boîtes, comme d'autres produits, ont disparu du marché depuis longtemps et aujourd’hui il faut se contenter de simples sacs.

N’empêche que j’ai été très surpris l'an passé lorsque j'en ai aperçu une boîte Humpty-Dumpty dans une brocante et pour une boîte conçue à l'origine pour une utilisation simple et relativement courte, celle-ci était tout de même en condition acceptable. Malheureusement elle n'était pas à vendre. Elle m'a tout de même rappelé de bons souvenirs. D'ailleurs, la traduction sur la boîte me fait bien rigoler; Potato Chips devient Patate Chips en français. Comment? Il n'y avait l'équivalent que d'une seule patate dans cette boîte? Malgré tout je ne désespère pas d’en trouver une en bonne condition.




Le saviez-vous? Si vous allez en Angleterre et que vous demandez des chips c’est des frites que l’on va vous servira puisque c’est comme ça qu’on les appelle là-bas. Pour des croustilles il vous faudra demander des «crisps».

lundi 22 février 2010

Koogle

Au début des années 70 Kraft produisait toute une foule de trucs à tartiner sur les rôties dont le fameux beurre d’arachides, les marmelades, préparation de fromage et les confitures de fruits. Parce qu’on pensait que ce n’était probablement pas assez, on a décidé de concocter une tartinade absolument nouvelle et, force est d’avouer, parfaitement originale et j’ai nommé :


Un substitut efficace au carburant de fusée

Koogle (aucun lien de parenté avec le moteur de recherche) est apparu comme ça en 1971 sur les tablettes d’épiceries et supermarchés sans tambour ni trompette. Enfin, en ce qui nous concerne ici au Québec parce qu’aux États-Unis ils y ont goûté, tant au produit qu’à la campagne de promotion particulièrement agressive menée par une mascotte résolument étrange où Kraft était même allée jusqu’à lui inventer un langage propre; le «Kooglese». Outre la saveur originale au chocolat il y avait aussi à la cannelle, à la vanille ainsi qu’aux bananes. Soit on aimait, soit on détestait. Mais bon, qu’est-ce qu’il y avait dans ce Koogle?

La liste des ingrédients de ce merveilleux produit comportait entre autres; Arachides, huiles végétales partiellement durcies, sucre, lait au chocolat avec émulsifiant et saveur artificielle ajoutée, liqueur de chocolat, dextrose, sel et saveur artificielle. Comment ce produit ne brillait pas dans le noir ou ne faisait pas s’activer un dosimètre demeure un mystère. N’empêche que Kraft a poussé le marketing jusqu’à faire «endosser» le produit par des «mamans». Ma grand-mère est tombée dans le panneau, à son grand regret parce qu’est venu le moment où je ne me contentais plus de juste tartiner Koogle sur mes rôties, que non, j’y allais directement avec la cuillère, ce qui m’a permis d’avoir été le premier gamin à visiter la stratosphère dans son pyjama. Leçon apprise pour ma grand-mère qui n’en a jamais plus acheté.


Offre de t-shirt dans un "comic" américain (mais qui n'est pas parue ici).

Figurine de la bibitte Koogle. 

Macaron avec slogan en anglais.



Le saviez-vous? Malgré de nombreuses demandes de gens nostalgiques de Koogle, Kraft a toujours refusé de remettre le produit sur le marché citant une politique stricte de ne jamais ressusciter des marques discontinues.