dimanche 16 novembre 2025

Les bougies Champion en 1921

 


Voici l'une des publicités que l'on pouvait apercevoir dans un journal d'ici en 1921. J'ai aussi parlé des bougies Champion ici et . Il s'agit, on l'a reconnu, des fameuses bougies d'allumage Champion. Des publicités comme celles-ci, que ce soit pour des bougies, des pneus ou tout autre accessoire pour automobiles devenaient de plus en plus fréquentes car le nombre de voitures augmentait alors considérablement. Ainsi, dans la seule ville de Montréal en 1921 on comptait 13,000 voitures alors qu'en 1907 l'on en comptait que 162. 

D'où viennent les bougies Champion?


Albert Champion était un coureur cycliste français qui pilotait également des motos et, occasionnellement, des automobiles. Après un accident en 1903 qui l'obligea à être hospitalisé, Champion profita de sa convalescence pour se former à la mécanique automobile. Ces nouvelles connaissances menèrent à la création de la Champion Ignition Company, et on lui attribue généralement la démocratisation de la bougie d'allumage (bien qu'il ne l'ait pas inventée à proprement parler – c'est un tout autre débat). Ses bougies utilisaient un isolant en céramique pour protéger l'électrode des intempéries et des courts-circuits.

Lorsque Champion fut recruté par General Motors en 1908, des problèmes juridiques l'obligèrent à utiliser ses initiales pour sa nouvelle entreprise – c'est ainsi que naquit AC Spark Plugs, aujourd'hui AC Delco. Champion Ignition continua donc à commercialiser son produit sous le nom de son fondateur.

Champion est ensuite devenu un leader du secteur, ses bougies étant utilisées dans la Ford Model T en 1908 et par l'équipe victorieuse des 24 Heures du Mans en 1978. Sa gamme de produits actuelle comprend des options en iridium, platine, double platine et cuivre — toutes fiables, à prix raisonnable et arborant l'un des logos les plus connus dans le secteur des pièces automobiles.

Que se passait-il en 1921? En janvier le gouvernement Taschereau dépose à l'Assemblée législative le projet de loi devant créer une Commission des liqueurs. Elle est adoptée le 18 février.  En avril, dans une lettre pastorale de l'archevêque de Montréal, Paul Bruchési, dénonce le cinéma, le théâtre, la danse et la mode comme des moyens de perdition pour les catholiques. En octobre, le Musée McCord ouvre ses portes à Montréal dans l'édifice que l'Université McGill a mis à sa disposition et qu'il occupe toujours aujourd'hui. Et en octobre toujours, Médéric Martin remporte les élections municipales de Montréal par une majorité de 30 000 voix sur son adversaire Luc Rochefort. 


Le saviez-vous? Le nombre de voitures à Montréal passe de 13,000 en 1921 à 65,000 en 1930. Les Ford étant fortement majoritaires dans le décor automobile de Montréal. Aujourd'hui en 2025 le nombre approche le million (présentement estimé à 983,000) et continue d'augmenter d'environ 15% à tous les cinq ans. 


Dans mes oreilles:

L'album Love Deluxe par Sade. J'avoue d'entrée que j'ai toujours eu un faible pour cette grande chanteuse et ce, dès son premier album Diamond Life sorti en 1984. Love Deluxe est apparu en 1992 et cet album extraordinaire nous fait explorer différentes gammes émotionnelles à travers les différentex chansons que l'album propose comme No Ordinary Love et Cherish the Day. La voix on ne peut plus envoûtante et éthérée de Sade Abu avec un accompagnement minimaliste et résolument sophistiqué ont ensembles créé une œuvre intemporelle qu'il fait toujours bon de revisiter.

Devant mes yeux: 

Après avoir vu la série 1882 j'ai continué la série en écoutant en rafale les deux saisons de 1923, la suite et qui met en vedette Harrison Ford, Helen Mirren, Brandon Sklenar, et l'extraordinaire Julia Schlaepfer et qui raconte l'épopée de la famille Dutton durant l'entre-guerre. Le jeu des acteurs, la photographie et les (trop) nombreux rebondissements tragiques malmènent nos émotions mais la fin, possiblement trop tragique, et dénuée de logique, m'a résolument laissé un goût amer. 

Sous mes yeux: 

Après la section Playboy Advisor, la section des entrevues de mes vieux numéros du magazine Playboy des années 60 est ma préférée car ce sont de véritables fenêtres sur un monde lointain mais qui, en même temps, ne l'est pas autant que ça. Je viens de terminer la lecture de l'entrevue qu'a accordé Mark Lane à Playboy. Il est l'auteur d'un livre qui a pourfendu la fameuse Commission Warren aux États-Unis et qui devrait faire tout la lumière sur l'assassinat du président Kennedy. Lane tire à boulets rouge sur ce rapport qu'il démolit de long en large. Une lecture certainement passionnante parue dans le numéro de janvier 1967. 

dimanche 2 février 2014

Les bougies Champion en 1959


Tenez, voilà une publicité pour les bougies Champion qui remonte à 1959, une publicité très intéressante mais qui, au demeurant, m'en a fait bavé au niveau de la restauration parce qu'elle était très endommagée. Ceci étant dit on n’y retrouve rien de bien particulier; la photo d’une voiture de course automobile, le logo et une bougie Champion ainsi qu’un court texte vantant les mérites de ladite bougie. Il s’agit là d’éléments tout ce qu’il y a de plus classique pour une publicité du genre. Alors?

Justement. En y regardant d’un peu plus près on aperçoit sous la photo une petite légende et on peut y lire que le pilote de la voiture gagnante est nul autre que Jim Rathmann, le fameux pilote américain qui a participé à de nombreuses courses Indianapolis 500 et qui a même gagné celle de 1960. Encore ici rien de particulier. À moins, bien entendu que l’on remarque, tout de suite après, que ce bon vieux Jim se trouve… à Monza? On ajoute même qu’il s’agit de la course de 500 miles la plus rapide au monde. Mais les 500 miles ne sont-ils pas justement à Indianapolis? Est-ce que les concepteurs de la pub ne se seraient pas trompés? 

Eh bien non. Jim Rathmann se trouve bel et bien à Monza en Italie et la course qu’il vient de gagner n’est pas les 500 miles d’Indianapolis mais bien les 500 Miglia di Monza. Il s’agit en fait d’un évènement assez unique qui s’est tenu à deux reprises, soit en 1957 et 1958. Le but était de permettre aux pilotes membres du United States Auto Club d’entrer en compétition avec ceux du Formula 1 world Championship basé en Europe. L’édition de 1957 fut gagnée par Jimmy Bryan alors que celle de 1958, d’où est tirée la photo de la publicité, fut remportée par Rathmann. 

 La voiture de Jim Rathmann, la même que l'on voit dans la publicité plus haut et telle qu'elle est conservée.




Saviez-vous ça vous autres? Ça l’air de rien mais y’avait pas mal de monde qui se posaient pas mal de questions sur la sécurité du circuit, pas pour rien que y’a des équipes de Formule 1 qui ont décidé de même pas participer parce que y’avaient la chienne. On connaît pas Rathmann pantoute mais on assume que l’bonhomme avait des testicules d’acier. Faites juste regarder l’char pis vous imaginer dedans en train de rouler à 268 km/h. 


lundi 22 octobre 2012

Les bougies Champion en 1953




Les bougies Champion n'ont pas besoin de présentation. Ces bougies d'allumage bien connues furent initialement fabriquées par la champion Spark Plug Company au début du 20è siècle à Boston par Albert Champion. Non, il ne faut pas prononcer son nom à l'américaine (AlburttTchiampiunne) puisqu'Albert était un Français, cycliste de surcroît, qui gagna en 1899 la course Paris-Roubaix (sans dopage) et avec, certainement un nom prédestiné à la victoire.

Peu de temps après Albert fit un petit voyage aux États-Unis et commença à s'intéresser aux voitures et à la course automobile. Il retourna en France afin de fabriquer des bougies d'allumage et des magnétos mais revint aux États-Unis afin de fonder sa compagnie: Champion Spark Plug company.

En 1908 Champion eut maille à partir avec ses bailleurs de fonds. Résultat? Il claqua la porte, prit ses cliques et ses claques et déménagea à Flint au Michigan où il fonda une nouvelle compagnie: Champion Ignition Company en 1908. Tout ça était bien beau mais ceux qui dirigeaient Champion Spark Plug (que Champion avait quitté) n'appréciaient pas tellement le fait que Champion ait utilisé son nom de famille pour créer sa deuxième compagnie. Après un an et quelques échanges légaux Champion dût changer le nom de sa compagnie qui devint alors AC Spark Plug Company (AC étant tout simplement ses propres initiales).

Champion décéda le 27 octobre 1927 et sa compagnie fut alors achetée par General Motors, laquelle avait déjà acquis la compagnie Delco, d'où le nom AC Delco. Quant à la première compagnie que Champion avait fondé, Champion Spark Plug Company, elle fut acquise par Cooper Industries en 1989 puis, subséquemment, par le géant Federal Mogul, compagnie qui existe toujours aujourd'hui et qui compte pas moins de 43,000 employés dans 34 pays. Chose intéressante (ou pas, c'est selon), la pub mentionne les bougies «Champions», avec un «s» alors que la marque de commerce n'en a pas.

Les publicités qui paraissent ici sont relativement nettes et claires mais le sont rarement lorsque je les numérise, souvent même elles sont assez endommagées et nécessitent un bon travail de restauration. À titre d'exemple voici la numérisation originale de la pub qui apparaît ci-haut: