dimanche 5 décembre 2010

Combattre l'hyperacidité en 1957

En 1957 le ministre des finances du gouvernement Duplessis prévoit dans son budget une hausse de dépenses de $100 millions, du jamais vu. Duplessis annonce également la construction de la première autoroute au Québec et qui va relier Montréal à St-Jérôme. Duplessis, toujours, voit sa fameuse Loi du cadenas, instaurée en 1937, être déclarée invalide par la Cour Suprême du Canada. A ce moment-là on assume que le premier ministre a certainement dû utiliser généreusement le produit-vedette d'aujourd'hui.



Outre les tribulations politiques, les années 50 ont été une véritable orgie alimentaire de viande rouge, de shortening végétal, de beurre ainsi que de sauces riches et épaisses. Sans compter que tout le monde et son chien fumait paquet de cigarettes par-dessus paquet de cigarettes. À cela il faut bien entendu ajouter l'alcool qui, à cette époque, jouissait d'une présence proéminente dans les publicités, tant pour la bière, le gin, le bourbon et quantité d'autres. Il ne faut donc pas s'étonner que plusieurs personnes de l'époque se retrouvaient comme ça avec des brûlures d'estomac fréquentes.  Ici cependant on soigne le bobo plutôt que de soigner la cause du bobo. Incidemment Rolaids est une marque qui non seulement existe toujours mais qui est toujours aussi populaire. 

Quant à la pub, plutôt que de n’utiliser le noir, on a opté pour un peu de fantaisie en y allant aussi avec du bleu, lequel attire l’œil sur les éléments essentiels soit la marque et le message. L’illustration est ici entièrement faite à la main et je soupçonne le graphiste d’avoir fait usage de lavis, une technique qui consiste en un mélange d’encre de chine et d’eau dont on varie les proportions afin d’obtenir différents tons de gris.




Le saviez-vous? Un des principaux responsables de l’hyperacidité de l’estomac et du reflux gastrique est une bactérie qui ressemble à une vrille et qui porte le nom d’Helicobacter pylori. On estime que plus des 2/3 de la population mondiale est affecté à un degré ou un autre par cette bactérie.