J'ai mangé toutes sortes de céréales quand j'étais gamin; Alpha-Bits, Honey Comb, Frosted Flakes, Sugar Smacks, Froot Loops, Sugar Crisp, Cocoa Puffs, Captain Crunch... Sauf que pas une de celles-là ne peut se mesurer à la meilleure d'entre toutes et j'ai nommé:
Y'avait pas de plus grand plaisir, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit que de me verser un gigantesque bol de Count Chocula en écoutant Bugs Bunny à la télé ou en lisant Pif Gadget. C'était mon comfort food à moi. Je ne détestais pas Frankenberry non plus mais Count Chocula était loin devant. Il y a eu aussi Boo Berry, avec un fantôme. Aujourd'hui Count Chocula ne fait partie que de mes souvenirs puisque la céréale, même si elle continue d'être fabriquée, n'est plus disponible au Québec depuis des années.
La
plupart de mes amis collectionnaient les cartes de hockey, d'autres
préféraient les cartes de baseball. Moi, c'était les cartes de
monstres (surprise!). Celles-ci étaient vendues dans des paquets
similaires et contenaient elles aussi un morceau de gomme
rectangulaire très poudreux et dont le goût ne durait pas très
longtemps. Sur ces cartes on retrouvait essentiellement des photos de
monstres classiques comme Frankenstein, Dracula, le loup-garou, le
monstre du lagon noir, Godzilla et autres. Ces photos étaient majoritairement rieés des classiques d'horreur des années 30, 40 et 50. Chaque photo était agrémentée, au-bas, d’un commentaire humoristique et au verso on retrouvait une
petite bagatelle.
Par
chance j’avais quelques amis qui les ramassaient mais certainement
pas avec la même ferveur que moi. Aussi, lorsque l’on se
rencontrait pour procéder à des échanges, je travaillais pas mal
fort pour compléter ma série et, à force de patience je suis
parvenu à obtenir toute la collection.
Ces
cartes étaient fabriquées par la compagnie Topps et se voulaient
une réédition de celles parues entre 1959 et 1973 à la différence
que celles de 1980 avaient un contour décoratif coloré. Je
vous propose aujourd’hui quelques-unes des cartes qui composent la
collection.
Le
saviez-vous? Certaines cartes Creature Feature, tout comme les cartes
de baseball ou de hockey, sont plus rares que d’autres et peuvent
parfois commander des prix très intéressants, allant parfois
jusqu’à $500 et plus selon les aléas du marché.
Le Moulin de la sorcière, tel qu'il apparaissait peut de temps après son ouverture.
Les
plus vieux d'entre vous se souviennent certainement de la maison
hantée située au Parc Belmont alors que d'autres, qui ne l'on
peut-être pas connue, auront davantage de souvenirs du Moulin
de la Sorcière à La Ronde. Ces deux manèges étaient définis en anglais comme étant «Dark Ride», rapidement traduit comme «promenade dans le noir». Il s'en trouve deux types; l'un que l'on parcourt à pied et l'autre à
bord d'un transporteur sur roues qui se déplace en suivant un rail électrifié. Dans la première le parcours ressemble à une maison dont le décor est homogène et l'on visite des mises en scènes les unes après les autres, soit avec des mannequins animés ou des gens costumés. Dans la seconde le concept est un petit peu différent à l'effet que plus de la moitié du trajet s'effectue dans le noir et l'effet de surprise réside autant dans les virages soudains et l'anticipation que des scènes d'horreur proprement dite. Le moulin de la sorcière était de ce type.
Voici le modèle de chariot typique dans lequel on prenait place. Notez le rail au sol.
Comment s'était en-dedans? Après avoir pris place dans le chariot, l'opérateur appuyait sur un bouton pour le faire démarrer. Sitôt parti le chariot enfonçait deux portes de métal conçues spécialement pour émettre un «BANG!» retentissant. À l’intérieur, tout était noir, non seulement dans le sens où toutes les lumières étaient éteintes mais aussi parce que tout était peinturé noir mât.
Cette photo ne montre pas l'intérieur du Moulin de la sorcière, il s'agit d'un manège similaire aux États Unis mais le concept demeure le même. Notez encore le rail au sol qui guide le chariot. Quant à la flèche, s'il se produit un incident et que les gens doivent sortir, elle indique par où aller.
Tout
au long du trajet se trouvaient des scénettes d’horreur qui
s’éclairaient subitement au passage du chariot, souvent
accompagnées de sons et bruits stridents. Ces mises en scène
rencontrées lors du trajet étaient souvent très simples car les
gens ne les voyaient que l'espace de quelques secondes, tout au
plus. Parmi celles-ci il y avait une scène de torture, un squelettes sortant de son tombeau, une gigantesque araignée tombant du plafond ou encore une poutre se cassant juste
au-dessus de la voiture lors de son passage et faisant fi de tomber
et d'écraser les gens. Les bibittes étaient généralement des
mannequins automatisés très rudimentaires dans leur
conception. Ils étaient éclairés et animés d'un mouvement simple le temps du passage du chariot. Pour maximiser l’effet des scènes et des bibittes on
utilisait généralement de la peinture fluorescente éclairée
par des néons de type «blacklight». Sitôt une scène passée les visiteurs étaient
replongés dans le noir absolu et le bruit du transporteur sur les
rails s'accompagnait alors des cris de gens (des filles surtout) qui
se trouvaient soit en arrière ou en avant.
Encore une fois ce n'est pas l'intérieur du Moulin mais on peut voir une scène non-animée dont, à droite, un cimetière.
La peinture noir mât avait son utilité en raison de ses propriétés absorbantes quant à la lumière ce qui faisait que les éléments peints fluorescent captaient immédiatement l'attention sans que rien d'autre ne soit révélé. Dans le
noir total, se sentir tourner brusquement ou encore descendre
une pente faisait toujours son effet. Puis se trouvaient deux portes
de métal identiques à celles de l'entrée que l'on ouvrait
avec le même «BANG!» et l'on se trouvait provisoirement aveuglé par
la lumière du soleil sous les rires de ceux qui attendaient leur tour. Le trajet était toutefois conçu pour permettre à des employés de se déplacer sans être vu et sans risquer d'être happés par un chariot. Ça permettait d'effectuer une certaine surveillance et de pouvoir intervenir à tout moment advenant un incident; soit un objet tombé sur le chemin, un acte de vandalisme quelconque ou un ennui mécanique.
Le parc Belmont a fermé en 1983 et
avec lui la Maison Hantée laissant alors le Moulin de la Sorcière
comme seul haut-lieu de l’épouvante à Montréal. Il y est demeuré
pendant un certain nombre d’années, avant d’être fermé à son
tour, probablement en raison de son âge avancé. Et qu'est-il arrivé des éléments intérieurs? Comme ailleurs, plusieurs éléments sont soit conservés dans un entrepôt ou encore vendus.
Voici un vidéo qu'un visiteur a tourné avec sa caméra tout le long du trajet. C'était durant les derniers temps du manège avant qu'il soit démantelé.
Emplacement original du Moulin de la Sorcière.
Au début des années 80 mes amis et
moi avons passé énormément de temps à La Ronde, peut-être trop,
à raison d’au moins deux fois par semaine. À cette époque le coût d'entrée était assez modique. On entrait très tôt
et on ressortait très tard. Durant l’une de ces sorties il m’est
venu l'idée de jouer un tour pendable à
la copine d'un ami; aller avec elle dans le Moulin de la Sorcière
et, durant le trajet, me mettre un masque de squelette sur la tête
qu'elle ne verrait qu'une fois sorti du manège.
Toute la bande était évidemment au
courant sauf la pauvre victime qui a alors embarqué avec moi sans se
douter de quoi que ce soit puisque j'avais soigneusement dissimulé
le masque. Une fois installés dans le chariot nous sommes partis à
l'intérieur. Je connaissais le Moulin de la Sorcière par cœur et
mon signal pour enfiler le masque était le squelette rouge juste avant la sortie. Cela ne me laissait que quelques secondes pour enfiler le masque. A l'extérieur, le reste de la
bande s'est fait un malin plaisir d'avertir tout le monde et de
bien surveiller la sortie. Et voici ce que tout le monde a vu:
Mission accomplie!
Pas
besoin de dire que le coup à fonctionné à la perfection et c'est
dommage que l’on ne disposait pas à cette époque tout l'attirail
pour filmer facilement comme aujourd'hui. J’ai encore, bien frais
en mémoire, ce moment tant attendu où j’ai enfilé le masque pour
ensuite me retourner vers elle. Elle a sursauté et hurlé, comme
atteinte d’une solide décharge électrique alors que tout le monde
a chaudement applaudi la performance. A peu près 25 ans plus tard
j'ai décidé de mettre la photo sur Facebook comme ça. Pensez que
la fille a encore ce tour pendable en mémoire?
Le
saviez-vous? L’un des premiers parcours scéniques a été «A Trip
to the Moon» ouvert en 1901. Les gens embarquaient dans une fusée
qui les amenait directement sur la Lune où ils rencontraient des
acteurs costumés.
Aussi loin que je puisse me rappeler j'ai toujours eu un gros faible pour l'Halloween ainsi que les maisons hantées. Les trucs
phosphorescents dans le noir, les maisons hantées de parcs d'attractions, le Moulin de la sorcière à La Ronde, les effets sonores sur disques, Frankenstein, les chauves-souris à suspendre en caoutchouc, les squelettes... Dans
mon entourage on se désolait parfaitement de voir ma
fascination pour ces trucs d'épouvante. Moi, je trouvais tout
cela bien rigolo et ça m’amusait sans bon sens. Heureusement il ne manquait pas de matériel en ce sens destiné aux enfants.Et justement, parmi ces petites merveilles que j'ai conservés avec le temps se trouve le jeu de la
maison hantée de Disney fabriqué par Lakeside et basé sur le manège à Disney World.
Pour les besoins de cet article je l'ai donc ressorti afin de le
photographier dans tous ces détails et ce faisant, pleins de
merveilleux souvenirs me sont revenus en mémoire dont ce Noël
de 1975 où je l'avais reçu en cadeau des mains de ma mère. C'est un jeu qui s'est vendu comme des petits pains chauds à l'époque et qui aujourd'hui est activement recherché tant par les collectionneurs que les nostalgiques.
Voici de quoi la boîte avait l'air. Nom du jeu en vert-zombie, fantômes, chauves-souris, arbres squelettiques, manoir peu rassurant et enfants qui s'en donnent à cœur joie. Que voulez-vous de plus?
Voici une vue d'ensemble du plateau de jeu, que j'ai photographié à la sauce fantomatique. Chaque joueur possédait un pion, essentiellement une pièce de plastique représentant un des fameux «Doombuggies», ces chariots dans lesquels les gens embarquent pour se ballader dans le Haunted Mansion de Disney. sur la photo on peut en voir justement un jaune.
Le but du jeu était d'entrer par la porte de gauche et être le premier à sortir par celle de droite. Entre les deux, mille et un dangers et surprises. Ainsi, au lieu d'un plateau conventionnel, le jeu se
déroule sur une boîte sur laquelle figure un parcours incertain et
résolument mystérieux. Et, contrairement aux autres jeux où
l'on fait généralement le tour du plateau en repassant
toujours au même endroit (comme Monopoly) celui du Haunted
Mansion
est ponctué d'engrenages sur lesquels on doit passer. Ces
engrenages que l'on doit faire tourner selon le hasard des dés
et du jeu, font que le chemin peut changer subitement et nous envoyer là où l'on veut ou bien dans de bien sinistres endroits.
Voici d'ailleurs un gros plan de quelques uns de ces engrenages. Comme on peut le voir, tomber sur une dalle d'extrémité qui sont inscrites du mot «Spin» signifie que l'on doit faire tourner l'engrenage selon les instructions. Arriver au milieu nous envoie à la Crypte, où l'on perd un tour (en plus de se retrouver à l'autre bout du plateau de jeu).
Ah, voici un autre endroit où il ne fallait pas se retrouver; le fameux donjon. Heureusement ces deux fantômes semblent bien amusants. Comme on le voit ici tout comme sur la vue d'ensemble, il se trouve aussi un panneau vertical qui sert non seulement à créer une ambiance avec plein d'illustrations mais aussi à une autre fonction que je vais vous expliquer plus loin.
Une des illustrations qui orne le panneau vertical est la fameuse mariée, un des personnages les plus énigmatiques du manoir mais qui n'a ici aucun rôle dans le jeu. Elle est représentée ici tel que dans le manège, soit au grenier. De son vrai nom Constance Hatchaway, elle tient une chandelle dans une main et un bouquet dans l'autre. Son époux serait le fameux «Hatbox Ghost».
La pince en plastique noir que l'on voit à gauche sert à faire tenir un des personnages en carton tirés du manège ainsi qu'à servir de prise pour faire tourner les engrenages. On peut voir aussi une autre des surprises sur lesquels les joueurs peuvent arriver. La barrière fermée nous empêche de passer et nous force à faire demi-tour.
Le «Ghoul's Graveyard» est un autre de ces endroits où l'on perd automatiquement un tour. C'est donc tout à son avantage de ne pas arriver dessus. Encore ici il s'agit d'un endroit que vous allez retrouver sur le site de Disney près de la maison, soit le fameux cimetière qui n'en est pas un vrai, évidemment.
Vous voulez perdre un autre tour? Alors arrivez à cet endroit. Le «Ghost Host Vestibule» est un endroit bien réel du Haunted Mansion de Disney et le Ghost Host est cette voix qui vous parle dès l'entrée ainsi que tout au long du parcours et c'est le comédien Paul Frees qui lui prête sa voix. Dans la fameuse pièce qui s'étire vers le haut, on peut apercevoir le «Ghost Host» en question, lequel s'est malheureusement enlevé la vie. On peut voir aussi deux bustes qui, dans le manège, font partie d'un quintet qui comprend Rollo Rumkin, Uncle Theodore, Cousin Algernon, Ned Nub et Phineas P. Pock. Ces derniers chantent allègrement «Grim Grinning Ghosts» pour votre bon plaisir.
Arriver dans la pièce de Madame Leota vous donne droit à un tour extra. Madame Leota est un personnage qui vous attend dans le manège. Sa tête flotte dans une sorte de boule de crystal et elle est, ironiquement, l'esprit d'une médium. Située sur une table au milieu d'une pièce, Madame Leota y va de toutes sortes d'incantations pour faire se manifester d'autres esprits. Son visage est celui de Leota Toombs (d'où le nom) et sa voix est celle d'Eleonor Audley. Voici la vraie Madame Leota:
Lorsque je parlais plus haut de personnages en carton à faire tenir sur les pinces, eh bien en voilà un, le «Caretaker» ou encore le «Groundskeeper». Ce personnage, aussi tiré du manège, est ce pauvre diable qui, accompagné de son chien tout aussi trouillard, doit veiller au bon entretien du cimetière adjacent au manoir. Je l'ai photographié ici avec un effet «dramatique» afin de mieux constater tout l'effroi qui saisi le bougre et son cabot. Le voici tel qu'il apparaît sur les lieux:
Ici, l'effroi est encore plus palpable. Qu'est-ce que le personnage vient tout juste de voir? Un fantôme se balader d'entre les pierres tombales? Mais pourquoi tient-il cette pelle? Se pourrait-il qu'il soit en réalité un pilleur de tombe qui vient de se faire surprendre par un fantôme vexé de voir quelqu'un s'en prendre à ses dernières possessions mortelles? sur le disque de Disney «Chilling, Thrilling Sounds of the Haunted House», la face A contient une séquence où, justement, un pilleur de tombe se fait prendre la main dans le cercueil par... quelque chose, et il s'enfuit à toutes jambes.
Voici les fameux «Hitchhiking Ghosts», enfin, deux des trois car ils sont toujours tous les trois ensembles. Ici l'on peut voir Ezra le squelette ainsi que Gus le prisonnier. Avec Phineas le voyageur, ces trois compères apparaissent durant le trajet dans le Haunted Mansion et cherchent évidemment à se faire prendre à bord de votre Doombuggy. La célèbre photographe Annie Leibovitz les a d'ailleurs immortalisés dans une campagne de promotion de Disney. Ils sont respectivement interprétés par Jack Black, Will Ferrell ainsi que Jason Segel.
Sur le carton du jeu on ne voit que deux fantômes. Le troisième se trouve tout juste à la sortie où, avec son pouce de «pousseux» il vous indique le chemin de la victoire. Dans le jeu, si vous êtes miraculeusement près de la fin, il faut lancer les dés et obtenir un nombre égal à celui d'espace qui vous sépare de la dernière dalle.
Voilà Phineas en question, tenant toujours sa fidèle valise. La dernière dalle est celle qui se trouve marquée en rouge du mot `«EXIT». Mais attention, tout n'est pas gagné car il se trouve encore un piège à déjouer. Le panneau vertical, comme je le disais plus haut et outre l'effet décoratif, sert d'ancrage au sinistre corbeau.
Selon que l'on joue de malchance, le corbeau, tenu par un bâton de plastique, peut pivoter vers le bas et bloquer la sortie du jeu et à ce moment aucun joueur ne peut gagner à moins que celui-ci, sous un coup de chance, ne soit renvoyé plus haut.
Les
illustrations sont parfaitement dans le ton et s’apparentent
parfaitement avec le livre-disque et autres publications de Disney
sur le sujet. Mais y’a aussi quelques ratés. Le plateau de jeu est
essentiellement une boîte de carton sur le dessus de laquelle ont
été disposés les moyeux de plastique qui servent à faire tourner
les engrenages. Malheureusement, avec le temps, le dessus de la boîte
avait tendance à s’enfoncer au milieu, rendant le mouvement des
engrenages difficiles voire impossible. Ah, mais les instructions
sont pourtant claires; lorsque l’on ne se sert pas du jeu faut le
ranger à la verticale. Sauf que c’était écrit seulement en
anglais et moi, à neuf ans, je ne savais pas alors forcément mon
jeu s'est retrouvé avec le milieu quelque peu renfoncé. Voici
d'ailleurs à quoi ressemblait le jeu une fois qu'il était
entièrement assemblé grâce à une modélisation en 3D:
Le
saviez-vous? Selon certaines sources il semble qu'au fil des ans que plusieurs
personnes fortement passionnées du manège auraient formulé le dernier souhait d'avoir leurs cendres dispersées dans le Haunted
Mansion
de Disney World, ce qui aurait obligé Disney à avoir un
aspirateur spécial HEPA sur les lieux. Les fantômes du Mansion
seraient-ils vrais?
Quelque
part dans les années 70 jouait à Radio-Canada une émission
britannique qui s'appelait Les
Fantômes du Château, une
série créée
par Richard Carpenter et dont le titre original était Ghosts
of Motley Hall. Carpenter,
faut-il le souligner, est celui qui nous a aussi donné l’ineffable
Temporel (Catweazle).
Cette
série donc, mettait en scène des fantômes d'époques différentes
mais «vivant» tous dans un château quelque peu décrépit et dans
lequel ils ont tous habité à différentes époques. Ils ne
pouvaient toutefois pas en sortir, sous peine de quoi l'histoire ne
le dit pas, tout ce qu'on sait c'est qu'ils ne pouvaient pas. Motley
Hall, qu’ils hantent, est abandonné et la famille Uproar ne
l’habite plus depuis une vingtaine d’années. Le
propriétaire actuel du château, un certain Arnold Gudgin, tente
alors de vendre le château mais c’est sans compter le désir
commun des cinq fantômes qui ne veulent pas assister à la
démolition de leur demeure ou voir de nouveaux occupants envahir la
place. Mais qui sont ces fantômes, justement?
1.
Sir George Uproar est un ancien général de l’époque victorienne
dont la mort ignominieuse, en déboulant un escalier, va à
l’encontre de ses récits de bravoure. Il croit être en charge et
les autres fantômes lui laissent le croire. Il ennuie souvent les
autres avec ses histoires de guerre et il semble ignorer parfaitement
combien d’entre elles ont littéralement foiré. Et il aime
beaucoup tenir des réunions.
2.
Francis «Fanny» Uproar est un dandy du 18è siècle qui, de son
vivant, était constamment en état d’ébriété et qui est mort
durant son 12è duel. Doté d’une cervelle de poisson rouge il est
souvent distrait et ne semble jamais réaliser ce qui se passe sous
son nez.
3.
La Dame Blanche ne sait pas d’où elle vient et, vêtue de sa robe,
hante souvent les escaliers. Le fait qu’elle soit la seule femme et
qu’elle n’ait aucune mémoire lui fait souvent sentir qu’elle
est à part des autres.
4.
Matt (debout à l'arrière les bras croisés) est un jeune garçon d’étable de l’époque de la régence
anglaise qui, ironiquement, semble avoir davantage de jugeote que les
autres fantômes réunis et ce, même s’il ne sait pas lire. Il est
celui qui fait réfléchir le groupe et qui semble toujours savoir
quoi faire même s’il a un petit côté espiègle.
5.
Et le dernier et non le moindre, mon préféré : Bodkin.
Celui-ci était un bouffon à la cour de la reine Élizabeth 1 au 16è
siècle. Il est mort lorsqu’on la balancé une fois de trop dans la
mare aux canards et il qu’il a attrapé une vilaine grippe.
Mais
ce qui était intéressant c’est que les scénarios amenaient
souvent ces personnages à donner leur avis en fonction de leurs
origines ainsi que des conflits historiques respectifs. Cela donnait
naissance à des chocs culturels pour le moins amusants. J’avoue
sans détour m’être laissé complètement charmer par les
histoires que l’on suivait et qui stimulaient l’imagination. Qui
plus est, les scénarios imaginatifs ne se prêtaient jamais à de la
comédie facile ou légère mais se trouvait souvent à être une
étude sur l’interaction de gens forcés de se côtoyer. Comme une
famille un peu étrange les choses n’étaient jamais faciles.
Le
tournage s’effectuait en studio, d’abord dans des décors imitant
l’intérieur du château mais aussi dans des décors identiques
entièrement peints en vert, ceci afin de pouvoir produire les effets
spéciaux requis. Quant aux scènes extérieures on s’est servi du
véritable château Borwick Hall dans le Lancashire, un château qui
existe toujours aujourd’hui mais qui n’est pas du tout hanté.
Pas à ce que l’on sache, à tout le moins. En réalité il ne s'agit même pas d'un château abandonné puisqu'on peut le visiter, y dormir, faire des activités et même déguster de succulents plats. On peut en savoir davantage ici sur la page officielle du château.
La
série s’est étalée sur trois saisons, de 1976 à 1978 et il y a
eu au total 20 épisodes, tous réalisé et produits par Quentin
Lawrence, incluant un spécial de Noël pour le compte de Granada
Television. La série est aujourd’hui disponible en coffret DVD
mais peut-être un peu difficile à trouver. Voici néanmoins un brin de cette émission.
Le
saviez-vous? L’idée de Ghosts of Motley Hall est venue à
Carpenter lorsqu’il a lui-même aperçu un fantôme lors d’un
séjour dans une maison de pension à Liverpool.
En
1973 la compagnie de jouets pour enfants bien connue Fisher-Price lance sur le marché un bidule tout
à fait intéressant; un petit projecteur de films ressemblant à une
ciné-caméra. Il ne suffisait que d'insérer une cartouche de film, regarder par le trou et actionner la manivelle pour voir le film jouer. Dans
la cartouche, un film de format 8mm était ficelé de façon à jouer
en boucle de sorte que lorsque l'on avait terminé de le regarder le
film recommençait automatiquement. Aucune pile n’était nécessaire
puisqu’il suffisait de pointer le jouet vers une source de lumière.
Gros plan de la manivelle qu'il fallait actionner. Fabriqué aux É-U. Si, si!
Viseur par lequel on regardait ainsi qu'une molette permettant la mise au point de l'image. Une petite attention bien appréciée des enfants qui pouvaient ainsi adapter l'image à leur vision.
Comme on peut voir, l'intérieur était essentiellement une boîte vide et on peut voir une autre molette qui permettait de faire tourner le film.
Voici une cassette-type. La molette rouge se connectait à celle dans le boîtier.
Gros plan de l'autre côté de la cassette où l'on peut voir une section du film 8mm. L'opacité du boîtier permettait de garder le film à l'abri de la lumière, évitant ainsi une détérioration précoce.
L’espace dans la cartouche était limité de sorte que les
films étaient tronqués en longueur, ce qui n’enlevait en rien au
charme du jouet. Parmi les films on retrouvait des segments de Bugs
Bunny, Sylvester & Tweety, Sesame Street, Pink Panther, Donald
Duck
et tout un tas d’autres dont celui qui est le plus souvent associé
à ce jouet: «Lonesome
Ghosts»
de Walt Disney. Voici ce que ça donnait que de regarder le film dans
ce jouet:
Lonesome Ghosts est un film des studios Disney produit en 1937, réalisé par Burt Gillett et distribué par RKO Radio Pictures trois jours après la sortie de Blanche-Neige et les sept nains. Et d'ailleurs, voici la version intégrale de Lonesome Ghosts.
Le
saviez-vous? Dans le film «Lonesome
Ghosts»,
produit en 1937, Mickey, Donald et Pluto forment une compagnie qui
s’appelle «Ajax
Ghost Exterminators»
qui n’est pas sans rappeler un certain film bien connu de 1984. Dans le film, on peut d'ailleurs entendre Goofy s'exclamer «I ain't scared of no ghosts!» qui n'est pas sans rappeler «I ain't afraid of no ghost!» dans la chanson-thème de Ghostbusters interprétée par Ray Parker Junior.