jeudi 15 décembre 2016

Les jouets de Noël 1974 chez Simpsons (2e partie)

Et voilà, tel que promis dans la chronique précédente, voici la seconde partie de la section des jouets de Noël du catalogue Simpsons 1974. Alors sans plus tarder, continuons là où nous avons laissé la dernière fois. 


Ici nous sommes sur la page des enfants curieux, jaseux et créatifs. L'article A, en haut à gauche, est un Magnajector dont le principe est très simple. À l'intérieur se trouve une ampoule ordinaire ainsi qu'un miroir placé à 45 degrés. Toute image sur laquelle on dépose le Magnajector peut être projetée, généralement sur un mur.  Sur l'objectif se trouve une bague de réglage permettant d'obtenir un focus clair. L'article B permet à tout photographe en herbe de découvrir un très beau passe-temps. Par contre, faut y aller mollo sur le déclencheur car nous sommes encore loin des appareils numériques. Les rouleaux de film (ici le format 126) ne sont pas trop dispendieux mais il faut prendre le coût de développement. Heureusement, certaines chaînes offraient souvent un rouleau neuf identique lorsque l'on faisait développer un film. Les articles C à E (dont les lettres sont difficilement discernables sur l'image) offrent tout ce qu'il faut à celui qui s'intéresse à la chimie. Heureusement ce ne sont pas des kits comme ceux de Gaston Lagaffe. Grand nombre d'enfants ont eu, je crois, un microscope semblable à l'article F. Celui-ci permet de grossir jusqu'à 300 fois et une lumière en dessous assure de bien voir les spécimens sur les plaques de verre. Des spécimens supplémentaires sont offerts à l'article G, tout juste à côté. De mémoire, je me souviens qu'on y trouvait toutes sortes de choses; du pollen, des petits insectes, poils d'animaux... Pour le petit bricoleur on ne pourrait trouver mieux que l'article H, un magnifique coffret rempli d'outils véritables mais en petit format. Chose intéressante, la plupart de ces kits d'outils étaient fabriqués en Pologne. L'article J comporte deux walkies-talkies à transistors. La mention «Solid State», que l'on pouvait noter sur bon nombre d'appareils, tire son nom du chemin que les signaux électriques empruntent au travers des pièces solides de matériaux semi-conducteurs. relativement bon marché, ces walkies-talkies possédaient une portée qui variait grandement selon les obstacles et interférences diverses. Les plus vieux vont certainement se rappeler le gribouillage que provoquait un appareil de cuisine (couteau électrique, malaxeur) sur la réception d'un téléviseur. C'était encore pire durant nos émissions favorites. L'ensemble K, un ensemble de pyrogravure, a été également très populaire durant les années 60 et 70. Ces kits venaient avec un lot de plaques de bois avec des motifs déjà imprimés dessus. Un burin électrique permettait de noircir les motifs en appuyant le burin sur le bois, lequel noircissait sous l'effet de la chaleur. bien qu'approuvé par l'ACNOR, il était préférable pour les enfants de s'adonner à ce hobby sous la surveillance d'un adulte. L'article L comprend deux téléphones assez similaires au fameux modèle 500 de Bell. Les deux appareils sont reliés avec un fil de 30 pieds et fonctionnaient avec des piles. Avec un peu de bricole on pouvait facilement rallonger la distance entre les deux téléphones. Le dernier article sur cette page, en bas à droite (article N) est une magnifique machine à écrire fabriquée par Mettoy, bien connue pour ses petites voitures en métal moulé Corgi. Des heures et des heures de plaisir pour tous ceux et celles qui avaient une passion pour écrire. N'oubliez pas les rubans de rechange! 


Voici la page des jeux d'adresse et de concentration. Voyons voir un peu. L'article A est facilement reconnaissable puisqu'il s'agit d'une table de billard petit format. L'article B, fabriqué par la compagnie de jeux Milton Bradley, rappelle le jeu de bataille navale Battleship mais ici nous avons affaire à un jeu de chasse aux sous-marins à paliers multiples. C'est donc un peu plus complexe mais pas moins amusant pour autant. L'article C a été aussi très populaire puisqu'il s'agit du fameux Rebound de la compagnie Ideal. Le jeu fait penser quelque peu au curling et ici, le rebond des billes sur deux élastiques nécessitait une bonne dose de précision pour atteindre le plus haut pointage. Beat The Clock (article D) comportait des petites épreuves amusantes à compléter à l'intérieur d'une période de temps allouée. L'article E, Bumper Shot, est en quelque sorte une variante de Rebound également fabriquée par Ideal mais un peu plus complexe. Le plateau comprenait sept bandes élastiques au lieu de deux et l'objectif était de faire entrer les billes dans les trous dont les pointages étaient les plus élevés. L'article F, Games Board, comprenait un plateau de jeu assez bigarré permettant de jouer à plus de 199 jeux différents. La compagnie Aurora ne faisait pas que fabriquer des monstres à coller qui brillaient dans le noir et des pistes de course, comme on peut le voir à l'article G. Il s'agit d'un jeu de football comprenant plus de 800 possibilités de jeux pré-organisés par ordinateur. Les article H et J sont deux jeux de Scrabble, à la différence que le J est la version pour jeunes. Peut-être moins connu, le jeu Stock Sticker de la compagnie Copp-Clark Publishing permettait de s'initier au concept de la bourse en jouant avec six «valeurs» qui comprenaient l'or, l'argent, le grain, les obligations, le pétrole et l'industrie. Le jeu à l'article L est mieux connu et fabriqué par une compagnie qui n'a pas besoin d'introduction quant aux jeux de société puisqu'il s'agit de Parker Brothers. Le concept de Masterpiece reposait sur l'achat et les transactions des oeuvres des grands maîtres. Mais attention, une fortune dépensée pour une toile pouvait s'envoler en fumée s'il s'agissait d'un faux. Et enfin, les articles N et O que sont les classiques jeux de hockey sur table. Le jeu Bobby Orr, célèbre joueur des Bruins de Boston, était fabriqué par la compagnie Munro tout comme le jeu Professional Hockey tout juste à côté. 


D'autres jeux amusants nous attendent ici, dont certains sont encore fabriqués de nos jours. Don't Blow your Top, conçu par le légendaire Marvin Glass, est en vedette à l'article A. Un personnage à la tronche amusante est munie d'un ballon que l'on gonfle. Directement sous le ballon se trouve des bandes de papier sablé et chaque joueur place dans le chapeau un certain nombre de bille qu'il possède. Le poids des billes fait éventuellement frotter le ballon un peu trop sur les bandes, ce qui le fait exploser. Le gagnant est le joueur ayant le moins de billes en sa possession. L'article B est le fameux jeu Battleship mais ici Milton Bradley a opté de changer l'ancienne image sexiste de la première version où un père et son fils s'amusaient comme larrons en foire pendant que la maman et fille faisaient la vaisselle. L'article C est un autre jeu Parker Brothers, Pay Day (Jour de Paye en français) où l'on gère un salaire tout en faisant face à diverses obligations financières. Fabriqué par Ideal, Battleboard (article D) était un jeu à saveur médiévale où deux joueurs opposés devaient faire avancer leurs attaquand vers un mur situé au milieu mais chaque joueur possède une pompe à air connectée au tableau de jeu et qui peut faire s'envoler les attaquants adverses. Celui qui parvient à faire avancer deux chevaliers au mur gagne la partie. The Game of Life, à l'article E (Milton Bradley) fait avancer les joueurs au travers différents événements de la vie; emploi, mariage et enfants. Le tout agrémenté de surprises, bonnes et mauvaises. Le jeu F rappelle les fameux «shuffleboards» qui se trouvaient dans plusieurs écoles de l'époque mais ici en forme très simplifiée. On pouvait s'amuser à trois jeux différents. L'article G est un mini jeu de quilles mesurant 8 pieds de long par 32 pouces de large. Pas très facile d'y jouer si l'on avait du tapis épais, ce que plusieurs maisons possédaient dans les années 70. Impact, à l'article H, était un jeu conçu et fabriqué par Ideal utilisant la gravité et qui consistait à frapper une bille à l'aide d'un pendule. L'article J est le jeu Billionaire par Parker Brothers. Il s'agissait d'un jeu basé sur les transactions d'affaires dans des entreprises variées dans différentes parties du monde. ce jeu était une coche plus compliquée que l'article suivant (K), le fameux et légendaire Monopoly, lequel à détruit plus d'une amitié et fait se fracasser plusieurs tables de cuisine. Ah là là. Un autre grand classique, toujours fabriqué et vendu et fabriqué aujourd'hui sous différentes variations allant des Simpsons à Star Wars, est Opération où le but est de prélever différentes petites pièces de plastique à l'aide de pinces sans toucher aux rebords métalliques. si on y touche, le nez du patient s'allume. Dans la première version du jeu, le chirurgien situé au dessus du patient fumait une cigarette, laquelle a été enlevée dans les versions subséquentes. L'article N, Ratrace, ne cache pas son nom. «Rat race» est une vieille expression en anglais qui désigne les travailleurs qui, matin après matin, s'en vont au travail, toujours de façon répétitive, un peu comme les rats de laboratoire dans les labyrinthes et dont la course à l'avancement social ne laisse que très peu de temps pour les loisirs. Ce jeu offre à chaque joueur de démarrer avec $200 et de s'en tirer le mieux possible. Yahtzee est ce fameux jeu de dés, de chance et d'habileté. Créé en 1956 par la compagnie E.S. Lowe le jeu a été vendu à plus de 40 millions d'exemplaires jusqu'en 1973, année où Milton Bradley a racheté E.S. Lowe tout en continuant de commercialiser Yahtzee. Le dernier article sur cette page (P) se nomme Ulcers (joli nom). Fabriqué par Waddington's, l'objectif du jeu était d'assembler du personnel pour faire rouler une compagnie (deux secrétaires, deux vendeurs, un gérant des ventes, un vice-président et un président). Il fallait habilement doser les salaires; trop faibles et les employés quittaient, trop forts et la compagnie faisait faillite. Chose intéressante les premières version, caractéristiques de la mentalité de l'époque, les postes de secrétaires étaient tous féminins alors que tous les autres étaient masculins, un détail qui a été corrigé dans les versions subséquentes. 


Cette page comporte tout ce qu'il faut pour plaire aux amateurs de jeux d'adresse. On y retrouve une variété intéressante de jeux de machines à boules (articles C, F et H), jeu de tir à la cible (article D), billard (article E), tennis (article G) et un étrange jeu de poker fabriqué par Aurora (article J). Aussi d'Aurora est le jeu de hockey sur coussin d'air (article A). L'exception ici est évidemment l'article B, les fameux Rockem' Sokem' Robots où deux robots pugilistes se tapochent sur leurs tronches métalliques. Ce jeu, dont Mattel est détenteur aujourd'hui des droits, continue de le commercialiser mais en version plus petite que celle de Marx. 


Il y a les jeux d'adresse et d'habileté mais il ne faut pas oublier les jouets de construction. En haut de la page on retrouve le fameux Meccano, lequel était vendu sous différentes versions permettant de construire à peu près tout ce qui nous passait par la tête. La particularité de Meccano était le fait qu'il était entièrement en métal avec tout un jeu de vis et écrous ainsi que les outils nécessaires. Peut-être moins connu est le jeu Sonos (articles E, F, et G) où l'on assemblait des pièces de plastiques au moyen de joints. Les ensembles permettaient d'assembler différents véhicules. Les articles J et K ne sont autres que Multi-Fit. Ce jeu de construction utilisait des pièces de plastique munies de «dents» souples et flexibles qui permettaient de les connecter ensemble et de les défaire avec autant de facilité. Les articles L, N, O et P ont-ils vraiment besoin de présentation? Il s'agit bien entendu des légendaires blocs LEGO, lesquels font encore fureur aujourd'hui. Les ensembles permettaient aux enfants de reproduire ce qu'il y avait sur les boîtes ou à peu près tout ce qui leur passait par la tête. Personnellement, tous mes LEGO, peu importe du kit d'où ils provenaient finissaient tous mélangés dans une grosse boîte. Aux article R et S on retrouve Tinkertoy, un jeu d'assemblage fait presque exclusivement en bois avec des tiges de différentes longueurs ainsi que des roues munies de trous permettant d'insérer les tiges en question et de construire ce que bon nous semblait. Et finalement, à l'article T, les blocs Sta Lox conçus spécialement pour le enfants de maternelle avec de gros blocs en plastique léger et souple aux couleurs variées. 


Toujours dans le domaine créatif on touche ici au côté résolument artistique. Au haut de la page, on intéressait surtout les jeunes filles avec des ensembles d'artisanat divers allant du macramé au tricot au travail du cuir. Plus bas, l'article J, Chip Away, comporte trois blocs composés de matière poreuse et facilement cassable à l'intérieur desquels se trouvent des personnages des Pierrafeu. L'ensemble comprend aussi des pots de peinture. Dans la même veine, l'article K, Shaker Maker, comprend des moules en plastique où l'on verse du plâtre liquide. Une fois sec on retire les deux morceaux du moule et on peut peindre le personnage comme on le voit dans la photo sous l'article. Notez la description erronée où l'on définit le Shaker Maker en Milk Shake. Oups! L'article L est tout simplement un ensemble pour fabriquer des fausses fleurs avec des feuilles en peluche acrylique. Quand à l'article N il a été assez populaire chez les jeunes filles qui aimaient bien personnaliser leur pantalons ou jupes jeans avec des motifs et couleurs variés. Le dernier article, P, est un kit de cones à colorier. Je crois que les enfants préféraient davantage les bons vieux crayons de bois. 



On continue avec une autre page consacrée à l'artisanat sous formes variées. Possiblement inspiré des œufs Fabergé, l'article A permet de décorer des œufs en plastique de différentes façons et styles. L'article B est un petit ensemble de poterie qui comprend des petits outils permettant de mieux définir les formes ainsi que de la peinture. L'article C est un petit kit pour fabriquer ses propres bougies, un hobby qui a connu une certaine popularité durant les années 70. L'article D est la même chose mais avec davantage d'accessoires. L'article E est une lapidaire électrique, le fameux «rock tumbler» qui permettait de polir des cailloux que l'on ramassait. Cadeau parfait pour celui ou celle qui se prépare à devenir géologue. À l'article F on revient avec la poterie mais cette fois avec un plateau tournant motorisé. L'article G est assez semblable au Shaker Maker de la page précédente. Cinq moules pour plâtre permettent de créer des figurines et de pouvoir les peinturer. L'article H est une petite machine permettant de couper le verre et de fabriquer des verres à boire à partir de vieilles bouteilles de vin. Le kit comprenait tout ce qui fallait incluant le matériel pour assouplir les rebords coupés afin de ne pas se ramasser à l'urgence avec les lèvres comme le docteur Zoidberg. L'article J est un mini frolic pour découper du bois léger en différentes formes pour ensuite les agrémenter de décorations diverses comme des images ou de petits arrangements de fleurs séchées, au goût. L'article K vient surtout intéresser ceux qui n'ont pas vraiment d'intérêt pour la poterie ou l'artisanat mais bien l'électronique. Ce kit Eldon comprend tout ce qu'il faut pour assembler une radio AM. C'est comme un modèle à coller mais avec des pièces électroniques. Si l'on a bien suivi les instructions d'assemblage la radio fonctionnera. Le manuel était assez complet et expliquait clairement qu'est ce qui faisait quoi dans la boîte. 



Ah, voici la page, à peu de choses près) des amateurs de sensations fortes. On débute avec l'article A mettant en vedette le motocycliste casse-cou Evel Knievel (notez une autre coquille dans la description de l'article où notre cascadeur est nommé Evil Knievel. Oups encore!). Par contre il ne fallait pas se laisser berner par l'image; le camion et Evel avec sa moto étaient vendus séparément. C'était un détail que nombre de parents n'ont pas remarqué et ont offert à leurs enfants un beau camion mais qui ne comprenait pas Evel ni sa moto. L'article C est un hélicoptère motorisé qui se promenait aléatoirement au sol et qui changeait de direction s'il rencontrait un obstacle. L'article D est une petite locomotive fonctionnant à pile et qui suit un trajet linéaire. Une fois le bout de la piste atteint, la locomotive recule à son point de départ et recommence. Notez que l'on est pas mal moins dans les jouets pour enfants amateurs de sensations fortes ici, surtout avec les articles E et F qui sont des petits toutous reliés à une commande et qui peuvent s'asseoir, remuer la queue et japper. On remonte la pente avec l'article F, le fameux Vertibird qui a connu quelques variantes au fil des ans. Il s'agissait d'un hélicoptère dont l'hélice fonctionnait vraiment et relié par une tige au bloc de commande. On pouvait donc contrôler l'hélicoptère et exécuter toutes sortes de manoeuvres différentes. Les voitures à l'article G sont de la compagnie Kenner et venaient en différents modèles. Ces petites voitures rapides allaient dans tous les sens. Toujours par Kenner, nous voici avec un jeu légendaire, le fameux Smash up Derby SSP. Deux voitures que l'on remontait avec une longue bande de plastique qui actionnait une roue en caoutchouc située en dessous. Sous le momentum on envoyait ensuite la voiture foncer directement sur une autre après avoir sauté un tremplin. Le choc faisait s'envoler les pièces; capot, portières coffre arrière et les roues. Ce voitures étaient toutefois fabriquées d'un plastique épais et carrément incassable. Comme on peu le voir aux articles K et L, il se trouvait un grand choix de voitures différentes à se faire fracasser les unes contre les autres. D'ailleurs je m'en voudrait de ne pas inclure ici la fameuse pub de ce jouet qui a été extraordinairement populaire et aujourd'hui très prisé des collectionneurs. 




Sur cette page on retrouve, à l'article A, les fameuses pistes de course Aurora et ses voitures AFX. Les voitures étaient munies de petits moteurs alimentées par électricité et une commande permettait de contrôler la vitesse. Les pistes comme celle-là étaient modulaires et on pouvait changer le trajet. L'article B est aussi une piste de course mais moins longue et utilisant ici le fameux circuit en «8». Les articles C et D font partie de ces jouets qui ont disparu des tablettes. On retrouve ici deux ensembles de trains électrique, l'un du Canadien Pacifique (article C) avec une locomotive qui me semble être un Alco RSD-5 et l'autre (article D) est un EMD F7 du Santa Fe (aujourd'hui le BNSF). Ces trains étaient bien entendu à l'échelle HO. À l'article E on s'appuie sur le même concept que le Vertibird sauf qu'il s'agit ici de Snoopy sur sa niche volante et on peut apercevoir à l'arrière le fameux Baron Rouge. L'article F est essentiellement une sorte de simulateur d'extraction minière simplifié et l'on décide de la route à prendre pour assurer le bon déroulement des opérations. 

Et voilà que se termine la section des jouets de ce catalogue spécial de Noël Simpsons de 1974. Dans le prochain article je vous invite à venir explorer avec moi ce qu'un autre grand magasin de l'époque, soit Eaton, avait à offrir à la même époque et au même moment. 




Le saviez-vous? Aujourd'hui c'est la compagnie Hasbro qui détient les droits du jeu Yahtzee et et sa popularité ne semble pas cesser puisque la compagnie écoule jusqu'à 50 millions de copies par an encore aujourd'hui.

vendredi 9 décembre 2016

Les jouets de Noël 1974 chez Simpsons (1ère partie)

Du temps où j'étais gamin la période suivant l'Halloween signifiait l'arrivée des gros catalogues automne-hiver, lesquels étaient donnés et distribués aux portes tout à fait gratuitement. Pascal, Distribution aux Consommateurs et Canadian Tire entre autres alors que les plus volumineux provenaient de chez Eaton, Simpsons et Sears. Il y avait aussi ces catalogues spéciaux de Noël, tous bien bourrés d'idées cadeaux pour toutes les bourses, allant des trucs les plus kitsch aux plus sophistiqués. Mais pour nous, les enfants, les cravates, lotions après-rasage, ensembles de toilette pour dame et autres babioles du même acabit n'avaient aucun intérêt. Pour nous c'était les jouets, rien que les jouets et toujours les jouets. 

Je me souviens encore, étendu à plat ventre sur mon lit à feuilleter ces catalogues à la lumière de ma lampe de chevet alors que se faisait entendre le crépitement du grésil sur ma fenêtre de chambre. Alors que la période de Noël approche de nouveau j'ai opté de partager avec vous quelques pages de catalogues des Noëls d'autrefois et je commence dès aujourd'hui avec le catalogue de Noël Simpsons 1974.


Intéressante que cette page couverture. Le rouge dominant et cet arbre stylisé fabriqué au moyen d'un long ruban doré. À l'époque il n'y avait pas de Photoshop alors tout était fait à la main. Faut l'avouer, cet arbre a certainement demandé une bonne dose d'habilité et de patience. Passons maintenant à la première page de la section des jouets. 


En premier lieu j'aime beaucoup cette magnifique petite illustration qui orne leh aut de la page où l'on voit les traces de crayon ayant servi à colorer. Ça possède ce genre de petit charme que l'on ne voit plus aujourd'hui. Voyons maintenant les jouets en question. 

Ah les fameux orgues Magnus. Ces derniers étaient fabriqués par la compagnie reconnue Magnus Harmonica Corporation laquelle vendait non seulement des orgues électriques mais aussi des feuillets de musique. La compagnie a cessé ses activités vers la fin des années 70. Chose certaine, les enfants amateurs de musique qui ont reçu un de ces orgues ont dû être aux p'tits anges. Les parents et les voisins, peut-être un peu moins. Sur cette page on peut aussi apercevoir un ensemble de batterie (au revoir la quiétude du matin de Noël) ainsi qu'une boîte musicale Raggedy Ann ainsi que Melody Mike dont la bouche s'ouvrait avec des notes à la place des dents. Allons à la page suivante.


Cette page est celle des jeunes enfants. L'ensemble de brosse à dents Snoopy est l'un de ces articles dont plusieurs sont nostalgiques puisqu'ils ont été nombreux à le recevoir en cadeau. Furetez souvent Ebay et vous risquerez d'en voir de temps à autres à pris assez raisonnable, à moins qu'il soit neuf dans son emballage d'origine, ce qui est autre chose. L'ensemble de camions (article C) est intéressant mais faut pas se le cacher, ce que les garçons préféraient, c'était Tonka. Les petites marionnettes Sesame Street (article D) ont pu quelque peu décevoir les enfants qui en ont reçu car ni la photo ni la description ne mentionne leur taille réelle. Il s'agissait en fait de ce que l'on appelle «finger puppets». La compagnie Knickerbocker a fabriqué une petite série de ce genre avec les personnages des Pierrafeu. Les Weebles (articles E, F et H) étaient des petits personnages ovoïdes qui se tenaient debout tout seuls. Comme pour les ensembles Little People de Fisher Price, les Weebles venaient avec une bonne quantité d'accessoires. L'article G est une forme très simplifiée de chemin de fer; un petit camion motorisé (à remontoir) tire une remorque sur le plateau qui offre deux chemins possibles. Pour faire changer le camion de route il ne suffit que de faire pivoter les portes bleues et le tour est joué. On revient avec Sesame Street à l'article J avec une petite maison interactive où les enfants poussent des boutons qui font apparaître des personnages de l'émission télé et offre une initiation aux formes géométriques. L'article K, pour tous les enfants qui trouvaient l'heure du bain pénible. Ce jouet interactif se fixait aux abords de la baignoire au moyen d'attaches et comportait assez de gadgets et bidules pour faire oublier aux enfants que leurs mères étaient en train de leur décrotter les oreilles. Pour le lit d'enfant, l'article L était tout désigné. En tirant la corde un mécanisme s'activait et faisait jouer une petite chanson qui se terminait avec le coucou qui sortait. À l'heure du repas, quoi de plus amusant que ces tasses Agathe et Boum Boum munies de pailles. Lorsque les enfants aspiraient de par la paille celle des personnages en faisaient tout autant. Continuons à la page suivante. 


Nous voici à la page entièrement consacrée aux jouets Fisher Price, une compagnie qui existe encore aujourd'hui. Est-ce que chacun des articles sur cette page ont véritablement besoin de description? Je n'en suis pas certain car à un moment ou un autre, à peu près chaque enfant à mis les mains sur un de ces merveilleux jouets. L'immense succès de ceux-ci a fait que Fisher Price a continué de fabriquer et distribuer les jouets que l'on voit ici, année après années sans apporter de changements quelconques. Ces jouets étaient fabriqués solidement, certains avec des pièces en masonite. Parmi les autres ensembles populaires et que l'on ne voit pas sur cette page, ni dans un autre, est la fameuse ferme et sa porte «meuh» ainsi que l'hôpital. Témoignage de leur grande popularité, Fisher price a réédité le téléphone et le tourne-disque selon les designs originaux que l'on voit ici. Les ensembles Fisher Price d'époque sont toujours très populaires chez les collectionneurs. Prêts pour une autre page?


Voici la page populaire auprès des petites filles, dommage pour celles qui avaient plutôt un intérêt pour la médecine ou le génie civil, mais bon, c'était le standard de l'époque. Les articles d'en haut (A, B, C et D) permettaient de fabriquer soi-même des milkshakes, des bonbons et des cornets de sucre-neige ou, en bon français, d'la sloche. Tous les ingrédients nécessaires étaient inclus dans les boîtes et on pouvait acheter des ingrédients de rechange assez facilement. L'article E, le four Bake-o-Matic s'appuyait sur le concept du standard qu'était le fameux Easy Bake de Kenner. La cuisson se faisait avec une simple ampoule électrique. L'article F est un petit malaxeur fonctionnant à piles. Les ensembles à gâteau se vendaient séparément (article G). Pour les filles soucieuses de l'apparence de leur ongles, rien de mieux que l'ensemble Easy Care (article H). Cette trousse à manucure comprenait tout ce qu'il fallait incluant du vernis et des couleurs. L'article J était basé sur un concept assez populaire qui remontait aux années 60. Il permettait aux jeunes filles d'exercer leurs talents de coiffeuses sur une grosse tête de poupée. L'ensemble comprenait peinge, brosse et rouleaux. La maison coloniale de poupée (article K) était fabriqué par la compagnie Marx, célèbre pour sa série de personnage western Johnny West. Ici, Marx applique un procédé de fabrication dont elle est passée maître soit du métal lithographié. La maison venait avec un ensemble de meubles et accessoires en plastique. L'article L est un autre de ces jouets sont les origines remontent aux années 50 soit la petite épicerie qui comprend un panier, une caisse enregistreuse, une balance et tout un tas de marques réelles en format miniature. L'article N faisait le bonheur des petite filles qui aimaient organiser des petits repas. Cet ensemble venait avec toute la vaisselle requise incluant tout ce qu'il fallait pour la laver ensuite, incluant un égouttoir. Une autre page!


Voici la page des toutous en peluche. L'article A, le clown au nez musical, a été très populaire et possiblement un des rares clowns à ne pas causer de cauchemars et de pipis dans les culottes. Les articles C et D sont tirés directement de l'adaptation en dessin animé de Robin des Bois par les studios Disney, un film que j'ai vu à l'époque au cinéma et que j'ai particulièrement aimé. Il fait partie, avec les Aristochats, des deux seuls films d'animation de Disney que j'ai aimé (je parle ici des films de cette époque). Quant aux toutous j'aime particulièrement la tronche bien réussie du prince Jean. Les articles E et F ont-ils besoin de présentation? Il s'agit effectivement de Raggedy Ann et Raggedy Andy. Ces poupées étaient en fait ce que l'on appelait des poupées chiffon. Les articles G et H sont les fameuses mascottes des produits alimentaires Pillsbury, soit Poppin' Fresh et sa copine Poppie Fresh. Ces deux personnages ont aussi été fabriqués en caoutchouc. Bugs Bunny (article J) cache un remontoir dans son ventre et, en tirant une corde, il dit des phrases différentes, un concept qui n'est pas sans rappeler les figurines G.I. Joe. Les articles K et L sont tirés de la série La planète des singes. J'aime bien la description initiale faite dans le catalogue; «Créature étranges mais populaires» avec trois petits points et qui semble vouloir dire, c'est laitte comme toutte pis on sait pas pourquoi les enfants trippent là-dessus mais bon, si on peut se faire un peu d'argent avec ces catins... Les autres toutous n'ont rien de vraiment particulier ou qui se démarque des autres. Ils ressemblent à ce que l'on pouvait gagner à La Ronde dans les jeux d'adresse. Une autre page? Allons-y!


Voici la page qui faisait carrément tripper grand nombre de petites filles: la page Barbie! Sur cette page on y retrouve évidemment plusieurs figurines aux styles différents dont un Ken (article B) qui arbore des cheveux foncés abondants ainsi qu'une moustache qui .tait, durant les années 70, l’emblème de la masculinité par excellence comme en témoignaient Burt Reynolds, Sean Connery et le dur à cuire Charles Bronson. On retrouve, aux articles K et L, une machine à tricoter ainsi qu'une machine à coudre qui utilise de la colle. Parmi les autres articles présents, il est intéressant de noter qu'il se trouvait une variation identique (hormis les couleurs) pour la série de figurines Big Jim. C'est le cas de l'avion, du camion-campeur et du Dune Buggy. Une dernière page pour l'article d'aujourd'hui (ne vous en faites pas il y en a plein d'autres). 



Ah, voici une catégorie de jouets avec laquelle je ne suis pas très familier. On peut toutefois se rendre compte qu'il se trouvait une variété assez amusante de styles et formats. On note quand même, à l'article A, une poupée fabriquée par la célèbre compagnie Ganz, une compagnie qui existe encore aujourd'hui. On retrouve donc les poupées qui mangent, qui font du tricycle, qui font pipi (article B) et d'autres qui ne font rien du tout. continuons, si vous le voulez bien. 


Ah, Big Jim eh bien le voici, lui et sa bande de joyeux drilles. Les articles E et F sont plutôt exclusifs à big Jim parce que les passe-temps de Barbie et Ken ne comprenaient pas la chasse au rhinocéros ni l'alligator. Par contre on reconnait l'avion de Barbie  (article H) remaquillé aux couleurs de Big Jim. À l'arrière (article J) se trouve le camion de sauvetage qui comprenait un boîtier de communication qui fonctionnait à piles. En-bas à droite on revient avec la compagnie Marx et sa série Johnny west dont je vous parlais un peu plus haut; personnages variées, chevaux, chariots, accessoires divers, il ne manquait pas grand chose à cette populaire série. 



Plus haut je vous parlais de Tonka alors les voici, bien en évidence en haut de la page. Bien entendu c'était l'époque où les camions Tonka étaient non seulement fabriqués ici en Amérique du nord mais aussi entièrement en acier. Oui, ils étaient extraordinairement solides mais pas indestructibles. Par contre, on pouvait en abuser sans trop craindre. Aujourd'hui les Tonka de cette époque en parfaite condition commandent des prix assez intéressants. Les articles G et H ont aussi été très populaires. Fabriqués par la compagnie Cox, ces avions, munis de véritables petits moteurs à essence n'étaient pas téléguidés mais dirigés à l'aide d'un long câble et on faisait alors tourner l'avion autour de soi. Attention aux atterrissages forcés par contre. Pouf! Crac! L'article K n'a pas manqué d'attirer l'attention des amateurs de Evel Knievel. Ici, il suffisait de level la poignée du jouet pour faire décoller l'auto de course de son choix (modèles variés) ou le motocycliste. Fallait toutefois prévoir un espace assez grand pour s'amuser avec ce jouet. L'article L a été bien populaire pour tout enfant qui aimait jouer au «magasin». La caisse-jouet représentée ici n'est pas mal mais d'autres versions fabriquées par d'autres compagnies étaient un peu plus sophistiquées et comprenaient aussi tout un lot de monnaie-jouet, tant en papier qu'en plastique. L'article M est évidemment une copie en bonne et due forme du fameux projecteur Fisher Price, dont je vous ai parlé ici. Ce projecteur-ci utilise le même type de mécanisme et des cartouches pratiquement identiques. Les articles identifiés par O ne sont autres que de superbes voitures Matchbox. On en présente ici quatre alors que la série complète en comptait 75. Pas que l'idée d'acheter des Matchbox chez Simpsons soit une mauvaise idée, mais les meilleurs endroits pour avoir le plus grand choix étaient Woolco et Miracle Mart. Prêt pour une dernière page?



Big Jim et sa bande étaient populaires mais G.I. Joe était bien en selle depuis les années 60. Les origines militaires de G.I. Joe, sorti en 1964, ont été rayées par Hasbro suite à la grande impopularité de la guerre du Vietnam et a transformé la franchise en groupe d'explorateurs/secouristes. Ce concept, remontant à 1969 avait encore un très fort vent dans les voiles. figurines, accessoires, costumes et véhicules se vendaient encore comme des p'tits pains chauds. Dans le prochain article, dix autres pages de ce même catalogue vous attendront. C'est donc un rendez-vous!



Le saviez-vous? La compagnie Simpsons a été fondée en 1858 et est demeurée une entreprise privée jusqu'en 1978, année où elle est devenue une filiale de La Baie. La bannière Simpsons est officiellement disparue en 1991. 

mardi 29 mai 2012

Simpsons 1950 (3)


De retour avec deux pages du catalogue Simpsons de 1950. Pour les temps frisquets il y a deux magnifiques poêles qui vous sont offerts. Celui à $17.89 ($177.74 aujourd'hui) peut brûler du charbon comme du bois mais l'autre à $31.00 ($307.98) peut seulement brûler du bois. Faites attention parce sinon ça peut faire des dégâts! Ils vous sont livrés au prix indiqué sans frais supplémentaires. C'est de l'acier et de la fonte, donc pesant en ti-pépère alors surveillez vos petons.

Pourquoi ne pas agrémenter votre salle de bain avec un beau lavabo en porcelaine vitrifiée sur pied? Parfait pour décrotter toute la famille. A $27.00 comptant ($268.24 aujourd'hui) c'est pas cher! Dire que y'a pas longtemps ça se vendait $31.95 ($307.98 aujourd'hui).  Trop cher? Alors allez-y pour le lavabo mural à $24.79 ($246.29 aujourd'hui), toujours en porcelaine vitrifiée. Ça vient livré avec robinet mélangeur en laiton chromé, les joints, les raccords et tout ce qu'il faut pour raccorder tout ça au mur. Si vous êtes sur un budget mais alors la vraiment sur un budget ne vous inquiètez pas, on a un bel évier en acier fini à l'émail en porcelaine blanche. Mais y'a rien qui vient avec par exemple. On vous livre ça de même pour $8.79 ($87.33 aujourd'hui).


Tanné de nettoyer le plancher avec un balai qui est mûr pour la retraite depuis trente ans? Si vous avez quelque chose comme $39.95 en quelque part ($396.90 aujourd'hui) pourquoi ne pas nous le donner en échange d'un bel aspirateur Simpsons avec un beau gros moteur lubrifié de façon permanente? Silencieux à part ça, à cinquante pieds on l'entend quasiment plus! Les grosses brosses vous ramassent n'importe quoi et s'ajustent automatiquement pour tous les tapis, même les épais. On vous garantit ça pour un an pis c'est livré pour le même prix. Pour les accessoires par exemple mettez-donc un dix piasses de plus. 

Mais pour vingt piasses de moins vous pouvez avoir l'autre balayeuse à côté pour seulement $29.95 ($297.55 aujourd'hui) et puis à ce prix-là tout est inclut; la rallonge, le suçeur articulé, le suçeur à meuble, brosse à parquet... C'est garanti un an itou. Un peu moins cher que l'autre et un tout ti-peu moins bruyant.

Envie de cuisiner? On a ce beau poêle électrique-là pour seulement $99.00 ($983.56 aujourd'hui). Dire qu'on le vendait $116.00 voilà pas trop longtemps ($1 152,46 aujourd'hui). Deux beaux ronds de 1000w (c'est beaucoup) et puis deux autres en-dedans de 2100w (c'est encore plus) avec 5 (cinq) allures de chauffe. C'est calorifugé avec du Fiberglas et fini à l'émail de porcelaine. 

De la saleté sur le linge? Imaginez pouvoir laver le linge sale de la famille dans cette belle laveuse plutôt que sur votre vieille planche à laver. Une belle cuve doublée d'émail en porcelaine blanche qui peut prendre jusqu'à 9lbs de linge sec (mouillé c'est un peu plus pesant). Pensez-y, y'a 4 (quatre) palettes pour brasser puis y'a même une essoreuse à déclenchement auomatique pour tordre le linge avant d'aller l'étendre sur la corde. C'est <a vous pour $103.50 ($1028.27 aujourd'hui), livraison incluse. 

lundi 9 avril 2012

Simpsons 1950 (2)

(Cliquer pour agrandir)

Je vous propose aujourd'hui deux autres pages de mon petit catalogue Simpsons de 1950. Au menu, en haut à droite nous avons un ensemble de salle à diner à seulement $59.95. L'armoire de cuisine en métal/aluminum est à vous pour le même prix. encore au même bas prix de $59,95 vous pouvez avoir un magnifique petit ensemble sans prétention fabriqué en contreplaqué de merisier avec aussi un buffet assorti. Et livré directement chez-vous en plus. Sans compter que vous aidez l'économie de la province puisque tous ces ensembles sont «fabriqué dans le Québec»! Le prix de $59.95 de 1950 équivaut en dollars ajustés d'aujourd'hui à $595.57.


Ah, voici la page des appareil d'agrément. Les appareils radio A, B ($19.95) et C ($34.95) sont fabriqués en bakélite et plastique fini bois, ne prennent pas trop de place et, moyennant un léger supplément, sont aussi disponibles pour fonctionnement à piles. Pour un peu plus cher (mais c'est plus que du bonbon) vous pouvez obtenir le modèle D de Rogers (non, pas ce Rogers là) avec un superbe fini noyer, contrôles encastrés (incluant l'antenne) et qui au total ne pèse que 23 livres. Le tout pour $59.50. Vous pouvez aussi régler en versements mensuels faciles de $6.75 si le coeur vous en dit. Et pour les amateurs aux portefeuilles bien garnis il y a le gros modèle de table Marconi à 14 lampes (vous avez bien lu!) incluant contrôle de tonalité, haut-parleurs éliptiques et plein de pitons à ne plus savoir quoi en faire. Seulement $139.00 pile ou bien de modiques versements mensuels de $8.75. Pour mieux placer ces prix dans leur contexte, le salaire moyen par mois d'un travailleur québécois en 1950 était de: $205.76.

En dollars ajustés, les radios A et B à $19.95 vaudraient aujourd'hui  $198.19. Le modèle C à $34.95 serait étiquetté à $347.21, le modèle D à $59.95 serait à $595.57 et finalement, le modèle Marconi à $139.00 se vendrait à $1380.89.

samedi 3 mars 2012

Simpson's 1950

Je vous propose aujourd'hui quelques pages d'un catalogue de ma collection. Il s'agit d'un catalogue petit format qui fut publié par Simpson's en 1950 et qui, comme les autres, n'avait jamais été conçu pour être conservé bien longtemps. Bien souvent il servait à recueillir les épluches de patate.

Si celui-ci est relativement en bonne condition les pages sont passées du blanc au brun-beige (ça, c'est à cause de la lignine dans le papier). Un petit tour de passe-passe au numérique et voilà que les pages du catalogue retrouvent un peu de leur jeunesse. Comme du botox, sauf que ça reste souple. 
 

Ce que nous avons ici est assez intéressant. D'abord, il faut vous ôter de l'idée que le recouvrement est fait avec du papier-peint. Ce qui n'est pas le cas. Du tout. Une tapisserie, dans son sens original, désigne du tissu brodé avec des motifs décoratifs. Comme un tapis mais qu'on accrochait au mur. D'où le nom. 

L'ensemble, tel que vu, est une bonne affaire. On obtenait deux fauteuils à ressorts, trois tables de fantaisie, deux lampes avec abat-jour et deux jolis coussins. On pouvait aussi choisir le canapé ordinaire ou avec divan-lit. Pour le même prix. Ah, parlons-en du prix. Je vous vois sursauter. 

Quoi? Seulement $169.50??

Comme toujours, il faut comprendre que que le montant affiché, même s'il est foutument bon marché, s'inscrit dans l'économie de ce temps-là. Aujourd'hui, en tenant compte de l'inflation, ce même ensemble vous reviendrait à $1 690,80 en dollars ajustés. Certainement une petite différence mais en revanche c'est des meubles fabriqués au Québec, conçus pour durer longtemps. 


Oui madame (et monsieur). Un beau set de chambre à coucher. En merisier canadien avec fini en noyer. Même le matelas et le sommier sont inclus. Par contre, avec 48 pouces de largeur pour le lit... Heureusement on peut aussi l'avoir avec 54 pouces. Le prix de $89.95 est plus que raisonnable. Avec un paiement initial de $14.50 les mensualités sont aussi basses que $8.25. Aujourd'hui cet ensemble vaudrait $897,27. Le paiement initial reviendrait à $144,64 et les mensualités de $8.25 seraient de $82.30.