jeudi 3 septembre 2026

Les oiseaux du Québec: le colibri

Depuis la publication de mon dernier article j'ai été fort occupé à pourchasser un superbe p'tit oiseau fort fascinant et qui porte le nom de colibri à gorge rubis. Véritable petit hélicoptère à réaction, cette petite boule de plume brillantes traverse les jardins et les bosquets de fleurs à toute vitesse à la recherche de fleurs contenant le nectar sucré dont il raffole et dont son métabolisme ultra-rapide a besoin. 

Au Québec, le colibri à gorge rubis est celui que l’on rencontre le plus souvent et il fait partie d'une grande famille qui regroupe quelques 366 espèces dans le monde. Mesurant à peine quelques centimètres et pesant seulement quelques grammes, il parcourt pourtant des milliers de kilomètres au cours de ses migrations. Il passe l’hiver principalement en Amérique centrale et revient au printemps dans les régions boisées, les jardins et les campagnes du Québec, où il demeure jusqu’à l’automne. 

Le prélèvement du nectar se fait grâce à son long bec et à sa langue adaptée. Il apprécie notamment les fleurs rouges, roses ou orangées, comme l'impatiente des caps, riches en nectar, mais son alimentation ne se limite pas aux fleurs car il capture également de minuscules insectes et araignées, qui lui fournissent les protéines nécessaires à sa croissance et à son énergie.


Son vol constitue sans doute son trait le plus spectaculaire. Le colibri peut rester parfaitement immobile dans les airs devant une fleur, avancer, reculer (il est le seul oiseau au monde à pouvoir reculer en vol) ou changer brutalement de direction. Ses ailes battent si rapidement (environ 80 battements par seconde) qu’elles deviennent presque invisibles à l’œil nu. Ce mode de déplacement exige énormément d’énergie, ce qui explique pourquoi le colibri doit se nourrir fréquemment au cours de la journée.
 

Au printemps et en été, il peut visiter les jardins québécois avec une étonnante régularité. Un simple parterre de fleurs sauvages, quelques arbustes fleuris ou un jardin bien aménagé peuvent suffire à l’attirer. Parmi les plantes particulièrement appréciées figurent la monarde, le chèvrefeuille, les penstemons et plusieurs espèces de fleurs tubulaires. Vous connaissez probablement quelqu'un qui demeure un peu hors de la ville et qui en attire avec une mangeoire spécialement conçue pour les colibris et lesquelles sont remplies d'eau mélangées avec du sucre. 
 

À l'automne notre petit visiteur quitte les contrées québécoises afin entreprend un voyage extraordinaire vers le sud. Malgré son poids minuscule, il va parcourir des centaines, voire des milliers de kilomètres, guidé par un instinct migratoire remarquable. Certains individus doivent même traverser le golfe du Mexique sans pouvoir se poser, un exploit considérable pour un oiseau aussi petit. Au printemps suivant il nous revient jusqu'à ce que le cycle de migration reprenne à l'automne. 
 

Malgré sa petite taille le colibri doit faire face à plusieurs prédateurs. Au Québec, les oiseaux de proie, certains autres oiseaux, les chats domestiques, les couleuvres et de petits mammifères comme les écureuils peuvent représenter une menace, particulièrement pour les œufs et les oisillons. Le colibri adulte est cependant extrêmement difficile à attraper. Il peut accélérer très rapidement, effectuer des virages serrés et même voler en arrière afin de fuir et confondre son attaquant.  
 

Photographiquement parlant ceux qui les attirent avec des mangeoires n'auront peut-être pas d'ennuis à les photographier mais dans la nature c'est une autre manche, comme on dit. Là, il faut tenter d'observer attentivement les bosquets de fleurs dont il raffole et être patient. En raison de sa petite taille et de sa vitesse il peut souvent échapper à notre regard. Lorsque l'on parvient à le trouver le défi suivant consiste à bien le cadrer et en tirer des images nettes et claires. Malheureusement pour moi je n'ai pu observer qu'un seul colibri mâle mais sa position éloignée et sa vitesse m'ont empêché de le capturer adéquatement. Tous ceux que l'on voit ici sont des femelles. 




Le saviez-vous? En vol ses ailes peuvent battre entre 50 et 80 fois par seconde et le rythme cardiaque peut atteindre 1,200 battements à la minute. Son métabolisme est tel que, gramme pour gramme, il surpasse aisément, et de loin, les meilleurs athlètes olympique au monde. 


Équipement utilisé:
 

Canon 90D + Sigma 150-600mm 


Dans mes oreilles: 
 
Je vous ai parlé de ce groupe avant dont je suis un fan fini. The Warning, composé des soeurs Daniella (guitare), Paulina (percussions) et Alexandra (basse) viennent tout juste lancer leur cinquième album intitulé Everything's Falling. 
 
Elles jouent depuis leur pré-adolescence comme en témoigne ce vidéo. Avec les années elles ont bûché solide et ont gagné en habilité, en prestance et affichent aujourd'hui des performances enlevantes
 
Cet album ci témoigne de leur maturité musicale et artistique, acquises tout au long de leur parcours. À écouter!  

 



Sous mes yeux: 
 
Au début des années 70 j'étais un lecteur assidu, entre autres publications, du Journal de Tintin. Au Québec les numéros ne paraissaient pas en kiosque comme en France alors on devait attendre un bout afin de mettre la main sur le Recueil du Journal Tintin, lequel regroupait plusieurs numéros ensembles. 

J'y suivais les aventures de mes personnages favoris dont Ric Hochet, Dan Cooper mais aussi Capitan. Il s'agissait là d'une œuvre signée par le prolifique couple de scénariste et illustrateur  composé de Lilliane et Fred Funcken. Ce récit nous ramenait à la France des mousquetaires et du cardinal de Richelieu, Capitan de Caastaignac était cet aventurier courageux qui filait d'aventures en aventures avec son compagnon d'armes, d'Artagnan (oui oui, çui-là même!) ainsi que son assistant, et toujours plein de débrouillardise, Larose. 
 
Capitan et l'agent secret est une histoire plaine de rebondissements que je n'ai jamais pu terminer car il me manquait des numéros du Journal de Tintin. C'est bien par hasard, dans une bouquinerie, que j'ai trouvé la bédé au complet. 50 ans et des poussières plus tard, grâce à cette trouvaille, j'ai pu enfin en découvrir  la conclusion et je me suis du coup rappelé pourquoi j'aimais tant ce personnage.