Depuis la publication de mon dernier article j'ai été fort occupé à pourchasser un superbe p'tit oiseau fort fascinant et qui porte le nom de colibri à gorge rubis. Véritable petit hélicoptère à réaction, cette petite boule de plume brillantes traverse les jardins et les bosquets de fleurs à toute vitesse à la recherche de fleurs contenant le nectar sucré dont il raffole et dont son métabolisme ultra-rapide a besoin. Cet oiseau-là était sur ma liste d'oiseaux depuis que je me suis mis à la photographie d'oiseaux en 2020. Souvent l'on me disait; va là, il se promène. Je m'y rendais et puis, zut! C'était toujours comme ça. La poisse, j'vous dis! Mais ici, les choses ont été différentes.
Au Québec, le colibri à gorge rubis est celui que l’on rencontre le plus souvent et il fait partie d'une grande famille qui regroupe quelques 366 espèces dans le monde. Mesurant à peine quelques centimètres et pesant seulement quelques grammes, il parcourt pourtant des milliers de kilomètres au cours de ses migrations. Il passe l’hiver principalement en Amérique centrale et revient au printemps dans les régions boisées, les jardins et les campagnes du Québec, où il demeure jusqu’à l’automne. Au moment où j'écris ceci il approche ladite migration vers le sud.
Le prélèvement du nectar se fait grâce à son long bec et à sa langue adaptée et qui, selon mes propres observations, est aussi longue que son bec. Il apprécie notamment les fleurs rouges, roses ou orangées, comme l'impatiente des caps, riches en nectar, mais son alimentation ne se limite pas aux fleurs car il capture également de minuscules insectes et araignées selon l'occasion. Sur la photo du haut on le voit prendre un peu de repos avant de repartir vers les fleurs. Faut saisir l'occasion.
Au printemps et en été, il peut visiter les jardins québécois avec une étonnante régularité. Un simple parterre de fleurs sauvages, quelques arbustes fleuris ou un jardin bien aménagé peuvent suffire à l’attirer. Parmi les plantes particulièrement appréciées figurent la monarde, le chèvrefeuille, les penstemons, l'impatiente des caps (comme mentionné plus haut) et plusieurs espèces de fleurs tubulaires. Vous connaissez probablement quelqu'un qui demeure un peu hors de la ville et qui en attire avec une mangeoire spécialement conçue pour les colibris et lesquelles sont remplies d'eau mélangées avec du sucre.
À l'automne notre petit visiteur quitte les contrées québécoises afin entreprend un voyage extraordinaire vers le sud. Malgré son poids minuscule, il va parcourir des centaines, voire des milliers de kilomètres, guidé par un instinct migratoire remarquable. Certains individus doivent même traverser le golfe du Mexique sans pouvoir se poser, un exploit considérable pour un oiseau aussi petit. Au printemps suivant il nous revient jusqu'à ce que le cycle de migration reprenne à l'automne.
Malgré sa petite taille le colibri doit faire face à plusieurs prédateurs. Au Québec, les oiseaux de proie, certains autres oiseaux, les chats domestiques, les couleuvres et de petits mammifères comme les écureuils peuvent représenter une menace, particulièrement pour les œufs et les oisillons. Le colibri adulte est cependant extrêmement difficile à attraper. Il peut accélérer très rapidement, effectuer des virages serrés et même voler en arrière afin de fuir et confondre son attaquant.
J'y suivais les aventures de mes personnages favoris dont Ric Hochet, Dan Cooper mais aussi Capitan. Il s'agissait là d'une œuvre signée par le prolifique couple de scénariste et illustrateur composé de Lilliane et Fred Funcken. Ce récit nous ramenait à la France des mousquetaires et du cardinal de Richelieu, Capitan de Castaignac était cet aventurier courageux qui filait d'aventures en aventures avec son compagnon d'armes, d'Artagnan (oui oui, çui-là même!) ainsi que son assistant, et toujours plein de débrouillardise, Larose.












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