dimanche 26 mai 2024

Dodge en 1948

 

Nous sommes en octobre 1948. La transition entre l'économie de guerre vers l'économie de paix se poursuit. Les constructeurs d'automobiles prennent lentement mais sûrement leur élan en ce qui concerne le design des voitures, ce qui arrivera finalement durant les années 50. Dans cette pub, la corporation Chrysler en met plein la vue au consommateur en dressant une liste de réalisations accomplies au fil des ans. Ce qui m'étonne c'est que la compagnie n'est pas pauvre alors pourquoi une simple page plutôt qu'une publicité à double page; l'une qui vante les mérites et l'autre pour montrer à quoi la voiture ressemble? Je corrige d'emblée et vous propose une photographie de ladite voiture version deux portes en question:


La Dodge 1948 était en tout point semblable au modèles de 1947 et 1946 puisque Chrysler liquidait, en quelque sorte, les designs d'avant-guerre. Elle était équipée d'un moteur à six cylindres en ligne de 230 pouces cubes et produisait une puissance d'environ 102 chevaux à 3,600 rpm. Selon les données disponibles, Chrysler aurait produit, entre 1946 et 1949, quelques 27,800 exemplaires de cette voiture. 

Si la voiture offrait une très bonne vision au conducteur et que les sièges étaient confortables, le moteur, quoique souple, n'était pas rapide en ce qui concerne l'accélération; atteindre 100 km/h prenait environ 22,5 secondes.. Il fallait aussi que le conducteur tourne pas mal le volant pour n'avoir que très peu de changement de direction. À cette époque, une chaufferette dans la voiture était une option luxueuse, parfait pour aller voir oncle Elzéar et tante Gertrude en plein hiver et qui habitaient dans le creux de la campagne. La voiture se détaillait, je crois, à environ $1,900 en devise canadienne mais pouvait varier selon les options, comme la chaufferette ou la radio. 



Le saviez-vous? La compagnie Dodge a été démarrée par les frères Dodge; John Francis et Horace Elgin en 1900. Fournisseurs de pièces pour Ford, ils ont assemblé leur première voiture en 1914. La corporation Chrysler a fait l'acquisition de Dodge en 1928. L'usine de Dodge, à Hamtramck au Michigan, a quant à elle été utilisée de 1910 à 1980

jeudi 14 juillet 2011

Batmobile

Modèle intéressant de la Batmobile fabriqué par Mattel sous la bannière Hot Wheels mais à l'échelle 1/18 et qui semble aujourd'hui très difficile à trouver. C'est une réplique de la voiture utilisée pour l'émission complètement débile des années 60. Les portières ouvrent et les roues peuvent pivoter. 
La Batmobile était basée sur une voiture-concept de Ford: la Futura, laquelle n'a jamais été mise en production par Ford. Ne sachant qu'en faire, Ford l'a conservée quelque part jusqu'à ce que George Barris en fasse l'acquisition pour la somme d'un dollar. Lorsque la série Batman a été mise en branle, Barris ne disposait que de deux semaines pour transformer la Futura en Batmobile. 


Détail des roues qui tournent. On note un défaut de finition sur l'aile.
Une fidèle reproduction dans tous les détails. 

Évidemment fallait que ces deux-là s'en mêlent.





Le saviez-vous? La Batmobile originale a coûté environ $50,000 à produire et le tableau de bord a été autographié par les acteurs de la série. Si elle serait vendue aux enchères, on peut s'attendre à ce qu'elle soit adjugée pour quelques millions de dollars. 

vendredi 13 mai 2011

De la poursuite comme il ne s'en fait plus

Nous sommes habitués de voir des scènes de poursuite automobile dans les films et bien qu'elles ne soient généralement pas si mal aucune n'arrive à la cheville de celle qu'on a pu voir dans Bullit avec Steve McQueen. Aujourd'hui les scènes de poursuite font largement appel aux effets spéciaux afin de rendre les courses plus excitantes mais dans Bullit on a utilisé que deux choses: un Ford Mustang Fastback 68 et un Dodge Charger R/T 68. And that's it!

Si vous avez déjà mis les pattes dans une voiture d'avant les années 70 et que vous en avez conduite une, vous êtes pas sans savoir que ces bagnoles pouvaient souvent se comporter comme des vaches. Aucune de ces deux voitures dans Bullit ne possède de suspension sophistiquée ou même de direction assistée. Dans cette séquence, filmée à San Fransisco, le Mustang et le Charger atteignent à certains moments plus de 150 km/h. Steve McQueen était au volant du Mustang pour la majorité des cascades.

Regardez donc cette scène mémorable tout en montant le son afin d'apprécier quelque chose que l'on entend plus aujourd'hui: le grondement des "muscle cars" de Détroit et qui ne laisse aucun doute sur le fait que ces voitures étaient bad ass!! J'aime particulièrement le fait que le réalisateur a décidé de couper la musique dès le moment où la poursuite commence.







Le saviez-vous? La voiture que conduit Steve McQueen est une Ford Mustang 390 GT 2+2 Fastback 1968.


mercredi 8 septembre 2010

Bougies Auto-Lite - 1955


Cette publicité pour les bougies d'allumage Auto-Lite nous ramène à septembre 1955. On pouvait retrouver ces bougies dans à peu près tous les bons garages de l'époque au Québec. La compagnie existe encore et on peut encore se procurer ces bougies. La seule différence est le nom de la compagnie ne comporte cependant plus de trait d'union.

Alors que nous raconte donc ce garagiste? Il nous dit, sur un ton que l’on devine rassurant et un tantinet commercial, que l’encrassement nuit à la puissance des moteurs. Dit-il vrai?

Absolument. L’encrassement empêche l’arc électrique de se former correctement entre l’électrode centrale et l’électrode de masse. Mais en réalité, l’encrassement des bougies n’est qu’un des nombreux problèmes qui peuvent nuire au bon fonctionnement de la voiture et ceux-ci peuvent indiquer une autre source comme un filtre à air sale ou encore une sorte d’essence qui ne convient pas.

Quant à la publicité elle-même elle a été entièrement réalisée à la main. Le garagiste en haut à gauche ainsi que la bougie semblent avoir été faits au lavis, une technique ou l'on mélange dans différents petits contenants de l'encre de Chine à de l'eau, à des ratios différents, afin d'obtenir des tons de gris. C'est une technique qui demande un certain savoir-faire ainsi qu'une excellente maîtrise du pinceau. Cette publicité en est un très bel exemple.

Entre autres choses, septembre 1955 est marqué par l’affaire Coffin, lequel a été trouvé coupable du meurtre de trois chasseurs américains. L’histoire a fait énormément parler et en septembre, justement, la Cour suprême maintient la culpabilité de Wilbert Coffin ainsi que la condamnation à mort. Coffin s’évade mais son avocat lui conseille de se rendre. Il sera pendu à Montréal. L’affaire continue de fasciner même aujourd’hui et certains sont convaincus que Coffin a été victime d’une erreur judiciaire.





Le saviez-vous? Un des premiers brevets de bougie d’allumage a été soumis par nul autre que Nikola Tesla en 1898, lequel lui fut attribué par le Patent Office (U.S. Patent 609,250).  

jeudi 12 août 2010

Goodyear en 1948


Goodyear est une compagnie qui n’a pas vraiment besoin de présentation puisque tout le monde la connaît. Mais c’est aussi une vieille compagnie puisqu’elle a été fondée en 1898 en Ohio par Frank Seiberling. Le nom de l’entreprise a été choisi afin d’honorer Charles Goodyear, cet autodidacte américain qui a mis au point le principe de la vulcanisation en 1839.

Au début Goodyear fabriquait des pneus pour les bicyclettes et les charrues mais en 1908 c’est sur les modèles T de Ford qu’on les voyait. Goodyear n’a pas manqué le bateau quant à l’aviation et a commencé à fabriquer des roues d’aéronefs dès 1909. En 1926 Goodyear était l’une des plus grosses compagnies au monde.

La publicité du jour remonte à 1948, soit trois ans après la fin de la Seconde guerre pendant laquelle Goodyear était l’un des 30 fournisseurs les plus importants. On vante ici du pneu Super Cushion. Au niveau de la conception graphique tout ce que l'on voit ici a été réalisé à la main, ce qui démontre sans aucun doute que les graphistes de l'époque devaient non seulement être capables d'agencer les éléments mais aussi de réaliser ceux-ci. A noter dans cette publicité l'utilisation du système impérial quant aux mesures où l’on mentionne que les pneus ont un plus grand millage plutôt que kilométrage, terme maintenant utilisé aujourd'hui.

Goodyear est encore aujourd'hui une marque de pneus très populaire et il est intéressant de noter ici le logo qui n'a pratiquement pas changé depuis ce temps. Cela peut sembler étrange qu'une compagnie veuille conserver un vieux logo mais bien souvent ceux-ci sont considérés comme un gage de longévité.




Le saviez-vous? C’est en 1925 que le dirigeable Goodyear a fait sa première apparition. Il a été construit suite à une collaboration entre Goodyear et la compagnie allemande Luftschiffbau Zeppelin GmbH.

vendredi 2 juillet 2010

Studebaker


J’ai trouvé bien accidentellement cette publicité peinte sur le côté d’une maison, rue Laurier un peu à l’ouest de St-Urbain. Même s’il manque la partie supérieure de l’annonce, celle-ci est quand même facile à déchiffrer. Il s’agit d’une publicité pour les voitures de marque Studebaker, relativement populaires et qui étaient fabriquées en Ontario. Et à quoi ressemblait une Studebaker? Il faut dire qu’il y avait plusieurs modèles;

Avanti • Big Six • Champion • Commander • Conestoga • Electric car • Cruiser • Daytona • Dictator • Hawk • Flight Hawk • Gran Turismo Hawk • Golden Hawk • Power Hawk • Silver Hawk • Sky Hawk • Land Cruiser • Lark • Light Four • Light Six • President • Scotsman • Special Six • Speedster • Standard Six • Wagonaire et le Starliner
Une petite recherche dans les Lovell des années cinquante m’ont permis de trouver un concessionnaire, le seul en fait à Montréal, où l’on vendait des Studebaker, soit au 949 Atwater. Cette adresse donne approximativement du côté ouest entre les rues Souvenir et Hawarden. Il n’y a évidemment plus aucune trace du concessionnaire, l’emplacement étant aujourd’hui occupé par des résidences.

Les voitures étaient fabriquées dans une usine de Hamilton en Ontario, inaugurée en 1947, et celle-ci produisit des voitures en utilisant des moteurs fabriqués aux États-Unis. Lorsque l’usine de South Bend en Indiana fut fermée la compagnie confia à l’usine de Hamilton la production des modèles Daytona, Cruiser, Commander et Wagonaire et l’on projeta une production annuelle de quelques 20,000 unités par an. Vers 1965 les ventes chutèrent sérieusement aux États-Unis, un déclin qui se fit sentir au Canada peu de temps après. Le 16 mars 1966 un Cruiser V8 quatre portes fut la dernière Studebaker jamais assemblée et ce fut la fin de la marque. Si jamais vous apercevez cette publicité, regardez du côté sud de Laurier vers l’ouest et vous verrez une autre publicité peinte (faut se forcer un peu tout de même parce qu’elle n’est pas exactement facile à repérer):

Il s’agit d’une publicité pour le concessionnaire Wilhelmy Automobile alors situé au 4596 St-Denis et où l’on vendait des Buick et des Vauxall. Ces dernières, tout comme le concessionnaire, n’existent plus.





Le saviez-vous? Le légendaire designer Raymond Loewy a conçu trois modèles de Studebaker : le Champion (1947), le Commander (1953) ainsi que l’Avanti (1961).