dimanche 31 mai 2026

Marcia Lucas: point de Guerre des étoiles sans elle

 


Bien que George Lucas soit le père et créateur de La guerre des étoiles, son film n'aurait jamais (au grand jamais!) connu un tel succès planétaire sans la contribution exceptionnelle de celle qui fut son épouse à cette époque: Marcia Lucas et qui vient de nous quitter tout récemment. 

Une remise en contexte s'impose. 

La science-fiction avait connu ses heures de gloire surtout dans les années 50 avec une quantité non négligeable de films du genre, allant des navets comme Plan 9 From Outer Space à des chefs-d'œuvre comme Forbidden Planet (Planète interdite) et tout ce qui peut se trouver entre les deux, avec des effets spéciaux de papier mâché et de papier d'aluminium à ceux infiniment plus poussés, comme War of the Worlds. 

Durant les années 60, sans dire que la science-fiction avait disparu des cinoches il s'en trouvait pas mal moins mais le genre semblait connaître un certain succès à la télévision avec Star Trek (Patrouille du cosmos), une émission qui n'aurait jamais vu le jour au petit écran en 1966 sans l'intervention de Lucille Ball. Malgré tout, la série s'était éteinte après seulement trois ans. Les mauvaise (mauvaises!!) langues diront possiblement que le public n'était manifestement pas encore mûr pour un futur où des gens en uniformes multicolore règlent les problèmes de la galaxie avec des discours philosophiques et des coups de karaté approximatifs mais c'était autre chose; le créneau horaire avait fait fondre l'audimètre et la série s'était vu couper son budget. 

En 1968 Stanley Kubrick lance son premier film de science-fiction créé avec la collaboration de l'auteur à succès Arthur C. Clarke. Le film, visuellement était magistral et avait repoussé les limites des effets spéciaux maintes fois supérieurs à que Star Trek nous avait habitué. Par contre, les gens sortait des salles en se grattant la tête avec l'énergie d'un chimpanzé tentant de résoudre une équation différentielle et se demandaient bien qu'est-ce qu'ils venaient juste de voir. Un peu trop cérébral, disaient plusieurs. Peu être même un peu trop, rajoutaient d'autres. 

Mais voilà, pour Hollywood la science-fiction semblait être devenue un genre pas tout à fait rentable (à tout le moins aux yeux et portefeuille d'investisseurs). Malgré de bons efforts comme le film Silent Running (Et la terre survivra), The Andromeda Strain (Le mystère Andromède) ou Westworld (Le monde de l'ouest) faut admettre que les films de science-fiction ne semblaient plus avoir la cote. 

Imaginez lorsqu'un certain George Lucas s'est amené au milieu des années 70 avec son ébauche de film de science-fiction à la 20th Century Fox. À ce moment la compagnie connaissait de bien gros ennuis financiers mais avait finalement accepté de financer son film malgré que le tout ressemblait à une sorte de bouillabaisse où mijotent de la science-fiction, du western, des films de samouraïs et une généreuse louche de Donjons & Dragons avant même que celui-ci ne devienne un phénomène culturel.

Le pari était risqué. Ou complètement insensé. Selon l'étage où se trouvait votre bureau.

Le tournage n'avait certainement pas été de tout repos pour bien du monde et une mutinerie parmi les équipes de tournage s'était presque levée contre Lucas. Pire, le film accusait du retard. Dans une entrevue (bien plus tard) Lucas avait avoué qu'il ne savait absolument pas ce qu'il faisait. Imaginez aussi la tronche de certains administrateurs de la 20th Century Fox qui sont allés voir ce qui se passait dans les studios à proximité et ont vu des types laisser choir au sol un réfrigérateur pour savoir le bruit que ça faisait. À cet instant précis, certains ont probablement commencé à vérifier si leur assurance couvrait les crises de panique. Mettez en une autre beurrée lorsque Lucas a même demandé à la Fox d'allonger un petit peu plus le budget! 

Un jour Lucas procède au montage de son film et invite une audience test et certains de ses amis dont Steven Spielberg et Francis Ford Coppola. À la fin de la projection tout le monde dans la salle avait l'air aussi embêté que ceux qui avait vu 2001 Odyssée de l'espace en 1968. Ce n'tait pas joli. La patente était mal bâclée, à la limite incohérente et l'intrigue paraissait décousue sans bon sens.

C'est alors qu'arrive Marcia Lucas qui prend le montage du film en main. C'est que Marcia n'est pas une timorée. Elle possède de l'expérience dans l'édition et montage de films. Elle avait fait partie d'équipes de montages de films comme Taxi Driver, New York New York, THX 1138 ainsi que American Graffiti (les deux derniers ayant aussi été réalisés par son époux). 

En amorçant le travail d'édition et de montage, elle devait accessoirement accomplir un petit miracle : transformer plusieurs kilomètres de pellicule en un film compréhensible. La situation ressemblait à celle d'un éditeur recevant un roman de mille pages dont tous les chapitres auraient été lancés en l'air depuis le toit d'un immeuble avant d'être ramassés au hasard dans la rue.

Devant elle s'entassaient des milliers de pieds de bobines qu'il fallait trier, assembler, raccorder et, surtout, tenter de faire cohabiter dans un ordre qui ne donnerait pas envie au public de réclamer le remboursement de son billet. La tâche était colossale. Le calendrier avançait à toute vitesse tandis que les bonzes de la Fox tapaient du pied avec une énergie qui aurait pu alimenter une petite centrale électrique.

Il faut dire que les dirigeants du studio n'étaient pas exactement rassurés. Après avoir visionné un premier montage préparé par George Lucas, plusieurs avaient acquis la conviction que La Guerre des étoiles allait devenir un magnifique cratère financier. À leurs yeux, le film ressemblait davantage à une expérience de laboratoire ayant mal tourné qu'à un futur succès populaire. Certains se demandaient probablement si Lucas ne tentait pas secrètement de tester les limites psychologiques des cadres de studio.

À l'inverse, tous leurs espoirs reposaient sur The Other Side of Midnight (De l'autre côté de minuit), adaptation d'un best-seller qui, sur papier du moins, possédait tous les ingrédients d'un succès respectable. C'était ce film-là qui devait sauver les meubles, remplir les coffres et empêcher la Fox de devoir vendre les poignées de porte pour payer les factures.

Pendant ce temps, La Guerre des étoiles était perçu comme le projet bizarre du fond du corridor. Celui dont personne ne comprenait vraiment l'intrigue, où des chevaliers de l'espace se battaient avec des épées lumineuses, où des robots passaient leur temps à se chamailler et où un grand méchant respirait comme un aspirateur souffrant d'emphysème.

Le résultat du travail de Marcia? C'est ce que l'on a vu dans les salles de cinéma en mai 1977, dans sa version originale et bien avant qu'on lui accole le sous-titre d'épisode IV... . Le film avait enfin une cohérence dans son récit et les séquences d'action, surtout lors de l'attaque des rebelles sur l'Étoile noire à la fin du film et qui nous avaient fait tenir sur le bout de nos sièges. C'est aussi Marcia qui avait concocté les fameuses transitions entre les scènes et qui sont devenues si caractéristiques de la série. 

Au final, si ce n'avait été du travail de extraordinaire de Marcia Lucas, La guerre des étoiles, malgré toutes les bonnes intentions de son créateur, n'aurait été qu'un nanar qui aurait prouvé que la science-fiction ne passait plus et qui aurait probablement même reçu la plus haute distinction dans le TV Hebdo, un 7. Heureusement, le travail miraculeux de Marcia l'aura transformé en véritable phénomène cinématographique qui va non seulement ramener des montagnes de fric mais va remettre la science-fiction au menu, tant au cinoche qu'à la télévision. 



Le saviez-vous? Le travail de Marcia a été tel que lors de la cérémonie des Oscars en 1978 elle s'est vu remettre, avec ses compères Paul Hirsch et Richard Chew (bacca), l'Oscar pour le meilleur montage de film. Juste ça. 



Sous me yeux: 


Le lotus bleu tel que réédité par les Éditions Moulinsart et Casterman dans sa version originale sous le nom de Les Aventures de Tintin, reporter, en Extrême-Orient, tel que publié dans les pages du Petit Vingtième en 1936. Il s'agît d'une œuvre phare de Hergé et il est fort intéressant de la redécouvrir dans son format de 124 pages avant que l'édition de 1946 soit ramenée à 64. Hergé avait alors pu compter sur la collaboration d'Edgar P. Jacobs (Blake et Mortimer). 





Devant mes yeux: 


Le magnifique film western «The Magnificent Seven», inspiré du film de Kurosawa «Les sept samurais», on y suit les aventures d'habitants d'une village Mexicain terrorisé par une bande de bandits. Ils feront appel à sept flingueurs qui tenteront de libérer le village du joug des vilains. On ne s'ennuie pas avec Yul Brynner, Steve McQueen, Eli Wallach, Charles Bronson et James Coburn, entre autres. Un bon classique qu'il fait bon revoir. 




Dans mes oreilles:


Wish You Were Here (vinyle remastérisé) dont la sublime pièce en neuf parties «Shine on You Crazy Diamond» qui rend hommage à Syd Barrett, génie musical, pilier fondateur du groupe au destin tragique qui avait quitté le groupe en 1968. Du reste il s'agit d'un album qui m'a toujours plu et qui fait toujours du bien à réécouter. 

jeudi 25 mai 2017

Il y a 40 ans: les débuts de Star Wars au cinéma

On a bien beau dire que le 4 mai est le jour de Star Wars, il n'en demeure pas moins que le véritable anniversaire est bel et bien aujourd'hui, soit le 25 mai. Comme je le disais dans un autre article, en 1977 la science-fiction n'était pas considérée comme un genre à succès, bien au contraire et 20th Century Fox avait tout misé sur le film de George Lucas. Si le film ne marchait pas c'était la banqueroute, purement et simplement. Et lorsque le montage final du film est terminé, ça ne regarde pas bien parce qu'il n'y a environ qu'une quarantaine de salles aux États Unis qui acceptent de projeter le film. Quarante deux, pour être précis. 

Quarante deux salles.

Dans tout le pays. 

Comme on dit, ça ne regarde pas bien. En fait, même si la Fox a tout dépensé ce qui lui reste d'argent dans la production de Star Wars, elle considère tout de même The Other Side of Midnight comme étant le film à succès de l'été 1977. Star Wars n'est que la face B, celle qui se trouve de l'autre côté du disque et qui n'intéresse que peu de gens. Sauf que le film devient rapidement un succès. Les cinémas qui l'affichent en salles ne parlent que de files d'attentes et des projections n'ayant aucun siège libre. Rapidement d'autres cinémas, qui ne veulent pas se priver d'une bonne part du gâteau, commandent aux distributeurs des copies. Le 24 juin est la date où le film ressort sur les écrans partout au pays. De quarante-deux salles on passe à environ 1,750. Les cinéphiles dorment même dehors devant les cinémas pour être certains de pouvoir obtenir des billets. 


Lucas ne s'en faisait pas trop avec Star Wars et pour lui il était clair que le film ne serait pas bien populaire. Ça plairait probablement aux amateurs du genre mais sans plus. Il se préparait à prendre des vacances à Hawaï lorsque Alan Ladd Jr. lui a donné un coup de fil pour lui annoncer que Star Wars était un phénomène sans précédent.  

Le cinéaste avait tout de même refusé un boni de $500,000 auquel il avait droit mais qu'il avait refusé, préférant plutôt négocier l'exclusivité sur droits de tous les produits dérivés. Pour Fox c'était une belle économie mais pour Lucas cette décision a fait de lui un homme excessivement riche. Ironiquement, les acteurs principaux du film, Mark Hamill, Carrie Fisher, Harrison Ford et Alec Guiness étaient quant à eux convaincus du succès de Star Wars. Ça semblait évident pour nous tous, sauf pour George, dira Hamill dans une entrevue récente. Le succès planétaire, c'est le cas de le dire, à rapporté en tout et pour tout plus de $775 millions de dollars pour un coût initial de $11 millions, en dollars de l'époque, bien entendu.

Grâce à Star Wars, la science-fiction s'est soudainement retrouvée le genre le plus populaire. Et à imiter. On a vu apparaître tant au cinéma qu'à la télévision de nouveaux films et séries, lesquelles empruntaient en tout ou en partie à l'univers de Star Wars tant dans la façon de présenter qu'au niveau des effets spéciaux. Au niveau des jouets les tablettes des magasins ont été inondées de produits Star Wars de tous genres mais aussi avec des imitations qui calquaient beaucoup Star Wars, tant au niveau du design que du graphisme. 

Les effets spéciaux ont aussi connu un regain. Lucas avait été chercher des vétérans qui avaient œuvré sur 2001 Odyssée de l'espace et avait aussi tenté de recruter le vétéran Brian Johnson, lequel travaillait alors sur Cosmos: 1999. Ce dernier n'a pas pu se joindre à l'équipe de Star Wars en raison de la production de la seconde saison de Cosmos: 1999 mais, une fois celle-ci terminée, a pu faire le saut afin de travailler sur Empire Strikes Back. Star Wars a ainsi donné naissance à Industrial Light & Magic, la compagnie spécialisée dans les effets spéciaux et qui a produit des séquences pour quantité de films qui nécessitaient de tels effets ainsi qu'à Skywalker Sound, le studio de conception sonore. Décidément on peut affirmer sans l'ombre d'un doute que le cinéma d'Hollywood est composé de deux parties: pré-Star Wars et post Star Wars. 




Le saviez-vous? La guilde des réalisateurs était assez furax contre Lucas parce que ce dernier voulait faire débuter son film avec le fameux texte déroulant, sans aucun générique des acteurs et techniciens comme c'était la coutume. Mais comme ils étaient convaincus, eux aussi, que le film ferait patate, ils l'ont laissé faire. 

jeudi 4 mai 2017

Le 40è de Star Wars - L'histoire sur disque


Aujourd'hui c'est le 4 mai. Dans la culture populaire des «geeks» ce jour est celui de Star War; «May the Fourth be With You». Ça n'a pas été officiellement créé ni par George Lucas ni Disney mais bien par les amateurs eux-mêmes. Donc, en cette journée, j'y vais d'un autre petit article sur le sujet.

Si les magnétoscopes existent en 1977 ils sont loin, a) d'être abordables, b) d'être courants et c) il n'y a pas beaucoup de films préenregistrés disponibles, sinon pas du tout. En fait, si l'on aime un film qui joue au cinéma et que l'on a envie de le voir à nouveau la seule solution c'est de retourner le voir en salles. À moins d'être pas mal patient et d'attendre quelques années pour le voir retontir dans le TV Hebdo. 

Comme le racontais précédemment, j'ai vu Star Wars durant l'été de 1977 dans la salle bondée à capacité du cinéma Champlain par un dimanche après-midi. J'en suis sorti avec des étoiles plein la tête. Ah, j'aurais bien aimé ça revenir le voir cent fois plutôt qu'une mais ça coûtait des sous. 

Quelques semaines plus tard on se retrouve comme ça par une beau samedi matin en famille à faire des courses aux Galeries d'Anjou. L'épicerie chez Dominion d'abord puis du magasinage varié un peu partout. Pendant que mes parents s'en allaient du côté de Simpsons et de Eaton, je filais par l'animalerie, puis à l'arcade de jeux tout juste à côté. ensuite je passais par Toy World, une boutique de jouets disparue depuis longtemps, et finalement par Discus. Et c'est justement là, chez Discus, que mon regard a été accroché par quelque chose d'assez inattendu.


Je savais me débrouiller en anglais et j'ai donc su de quoi il en retournait en voyant le titre. Prière de ne pas confondre avec ce triste moment où, à la même époque, je n'avais pas porté attention à un détail très important d'un autre disque. Il s'agit essentiellement de l'histoire de Star Wars narrée, dans ce cas-ci par Roscoe Lee Brown, et à laquelle on a ajouté des séquences sonores du film. 


En arrivant à la maison je me suis bien installé dans ma chambre afin de voir d'un peu plus près de quoi il en retournait. Sachant que j'avais là un disque bien précieux, je l'ai tout de suite mis dans une enveloppe de plastique (et dans laquelle il se trouve toujours). 


L'album s'ouvrait au milieu, comme un album double mais ne comportait qu'un seul disque. À l'intérieur, un design sobre avec, sur la partie gauche, des renseignements semblables à ceux d'un générique et où apparaissent les noms des gens ayant œuvré sur le disque.


La première pochette ne contenait pas de disque mais plutôt, ô surprise, un livret bourré de photographies tirées du film et très agréable à regarder en écoutant le disque. C'est là quelque chose que j'ignorais complètement car il n'y avait aucune mention d'un tel livret sur la pochette. 










De dire que j'ai écouté ce disque des centaines de fois ne serait pas exagéré. C'était la seule façon à l'époque de pouvoir revivre un tant soit peu l'expérience Star Wars, mais pas avec des figurines, parce que celles-là, il a fallu attendre au printemps 1978 pour mettre la patte dessus. Merci Kenner! Entre temps, le disque fait toujours partie de ma petite collection, toujours dans son enveloppe et toujours en très bon état.





Le saviez-vous? En plus d'avoir produit ce disque, 20th Century Fox a aussi produit celui pour The Empire Strikes Back ainsi que Return of the Jedi dans le même format. 



N.B.: J'ai découvert que Blogger a apporté des modifications dans la gestion du blogue, notamment en ce qui concerne les commentaires des gens qui visitent. Avant j'étais avisé par courriel de chaque commentaire laissé pour modération mais avec les changements apportés cette fonction a disparu. Je croyais à tort que les gens ne laissaient pas de commentaires alors qu'en fait ils se trouvaient dans le répertoire des commentaires en attente mais sans avertissement aucun. J'ai découvert qu'il se trouvait tout un tas de commentaires de gens qui attendaient mon approbation. Alors voilà, les commentaires ont été approuvés, sauf trois spams et j'ai pris la peine d'y répondre. 

jeudi 9 mai 2013

Un autre géant nous a quitté

Nous voilà assis au cinoche dans un de ces gros fauteuils muni d’un de ces supports pour les barils de boissons gazeuses. Sur l’écran y’a ce dernier gros blockbuster américain qui vous poivre les yeux et les oreilles (mais pas le cerveau). Ça pétarade, ça pète, ça rugit et ça détonne. Boum, crac! Des monstres se tapochent sur la tronche en se lançant tout ce qui leur tombe sous la main; des voitures, des camions, des trains, des avions, des buildings. Tiens-toi!

Même si ça décoiffe et que ça impressionne nous ne sommes pas dupe parce qu’on sait très bien que ce sont des images de synthèse entièrement concoctées par des ordinateurs. La grande majorité des films que nous voyons comportent en grande majorité de ces effets spéciaux dont la quantité et la complexité peuvent varier selon le genre et les besoins. Nous y sommes tellement habitués que nous ne les voyons pratiquement plus. Au début ça impressionnait. Suffit de penser au personnage du T-1000 dans Terminator 2, fait de métal liquide, ou de l’extra-terrestre composé d’eau dans The Abyss. Avec Jurassic Park la technologie numérique s’est imposée et de ce fait, a pratiquement signé l’arrêt de mort des techniques dites traditionnelles. C'est rapidement devenu si avançé qu'il est possible de remplacer un acteur par un personnage 3D avec une différence à peine notable.

Vous avez vu le péplum Gladiator avec Russell Crowe? L'acteur britannique Oliver Reed y tenait le rôle de Proximo et durant le tournage l’acteur est mort alors que la photographie n’était pas terminée, Ridley Scott a donc dû faire appel à la technologie numérique pour le remplacer dans les scènes qu’il restait à tourner. Les gens n’ont pratiquement rien vu.Et c'était il y a plus de 10 ans.

Les catins numériques animées par ordinateur c’est bien beau mais comme je le disais plus haut, on le sait, on le voit que c’est de la synthèse. Comme Yoda dans les prequels. Vous avez trouvé crédible le Yoda par ordinateur? Je préfère largement la catin en caoutchouc manipulée par Frank Oz.

Et tout ça, finalement, pour en venir à mon sujet du jour. C’est de l’ami Jerry Scott que j’ai appris la nouvelle. Ray Harryhausen, le génie des effets spéciaux traditionnels est mort à l’âge de 92 ans. 

(Crédit photo: Jerry Scott)

Harryhausen on le connaît pour avoir animé quantité de monstres et bibittes diverses en utilisant des petites marionnettes animées image par image et qui étaient par la suite superposées à de vrais acteurs. Comme pour les effets numériques, on savait que les bestioles contre lesquelles se battait Sinbad ou Jason n’étaient pas vraies mais la technique de Harryhausen fonctionnait tellement bien que ça nous foutait la trouille à chaque fois et ce, même si on le savait parfaitement bien. 





Cependant, et bien qu’il ait élevé la technique au rang d’art, le procédé d’image par image n’a pas été inventé par Harryhausen. Faut tout de même rendre à César ce qui revient à… O’Brien. Willis O’Brien. Il s’agit du type qui a conçu les effets du film King Kong (RKO Radio Pictures) en 1933. O'Brien avait largement fait usage d'un gorille miniature avec une armature articulée et qui permettait avec la technique d'image par image et de jeux de caméra de donner l'illusion que King Kong était bien réel. Pour 1933 en tout cas.

Ray Harryhausen, fortement impressionné par King Kong, décida de se lancer dans le métier. Un ami s'arrangea pour qu'il rencontre Willis O'Brien lequel, après avoir observé les premiers efforts de Harryhausen, lui conseilla de suivre des cours en arts graphiques et en sculpture afin de parfaire ses talents.

Peu après la guerre Harryhausen réalisa une bobine-démo qui contenait plusieurs de ses projets et la montra à O'Brien qui l'engagea alors comme assistant-animateur pour les besoins du film Mighty Joe Young en 1949. Alors que O'Brien se concentrait à résoudre toute une multitude de problèmes techniques il laissa la majorité du travail d'animation à Harryhausen. Ce travail valut à O'Brien de recevoir un Oscar pour les meilleurs effets spéciaux.

En 1953 Ray Harryhausen fut entièrement responsable des effets spéciaux du film The Beast From 20,000 Fathoms et celui-ci connu un succès international. C'est durant le tournage de ce film que Harryhausen conçut sa méthode qui consistait à séparer l'avant et l'arrière-plan, une technique un peu complexe qui lui permit de mettre ses créatures en sandwich entre deux plans d'action contenant de vrais acteurs.

Les créatures de Harryhausen étaient fabriquées selon le même procédé qu’O’Brien avait utilisé pour King Kong; une armature en métal articulée était d'abord construite et laquelle était ensuite "habillée" de caoutchouc-mousse habilement sculpté. C'est la mère de Harryhausen qui assistait à la confection des peaux sur les créatures alors que son père machinait les squelettes. A la mort de ce dernier en 1973 Harryhausen engagea divers assistants dont un taxidermiste qui aidait à la création des bibittes ayant de la fourrure mais la plupart du temps Harryhausen travaillait seul. A ce sujet, il dit:

"C'est une profession solitaire, à tout le moins quand je travaillais sur mes films, mais la solitude souvent accompagnée de frustrations et qui me donnait du mal, était largement compensée par la joie qui m'habitait de voir mes créatures bouger avec la même réalité que les humains. La fait d'insuffler de la vie dans une de mes créations et en même temps leur donner à chacun une personnalité propre rend mon travail d'animateur unique et excitant."




Harryhausen ne se contentait pas de seulement animer les différentes créatures, il les concevait sur papier ainsi que les séquences d'actions dans lesquelles elles apparaissaient. Après quoi il les fabriquait lui-même avec différents matériaux.









Harryhausen conçut les effets spéciaux de Gulliver’s Travels (1960), de Mysterious Island (1961) et de ce que Harryhausen considère comme son meilleur film, Jason and the Argonauts (1963). Mais la révolution culturelle des années 60 se prêta plutôt mal aux films de fantaisie se déroulant dans des temps anciens et les studios travaillaient fort pour dénicher de nouveaux publics tant et si bien que Columbia ne renouvela pas le contrat de Harryhausen.

En 1967 il fut engagé par Hammer Film Productions afin d'animer les dinosaures du film One Million Years B.C., un film très apprécié pour les courbes de Raquel Welch (qui n'était pas animée par Harryhausen) et de son bikini en fourrure.

Yowzer!

En 1969 Harryhausen conçut de nouveaux d'autres dinosaures pour les besoins du film The Valley of Gwangi, un film que Harryhausen avait voulu faire depuis des années et dont le story-board avait été créé par son mentor Willis O'Brien. Le film ne remporta malheureusement pas un énorme succès au box-office. C’est un peu dommage parce que techniquement, pour le temps, c’était très fort.
 

Au début des années 70 Harryhausen parvint à convaincre Columbia Pictures de ressusciter la franchise de Sinbad le marin, ce qui mena à la production du film The Golden Voyage of Sinbad en 1973, mettant en vedette John Phillip Law et Caroline Munro. Le film connut assez de succès pour qu'un autre film, Sinbad and the Eye of the Tiger, soit produit et mettant en vedette Patrick Wayne et Jayne Seymour. Bien que la photographie principale fut terminée en 1975 Harryhausen mit deux ans à compléter le travail d'animation des différentes créatures dont le fascinant troglodyte. Le film parut en 1977 et connut lui aussi beaucoup de succès.


La séquence de danse avec Khali est toujours aussi impressionnante.

Le dernier film de Harryhausen fut Clash of the Titans en 1981. Si le film se classa en onzième position des films les plus populaires de cette année-là mais la technique de Harryhausen commençait à paraître vieillotte. La technique d'image par image continua toutefois d'être utilisée, notamment par Phil Tippett, lequel décida carrément de faire carrière dans l'animation après avoir vu le travail de Harryhausen.

Apprendre son décès m’a fait l’effet d’un coup de poing parce qu’outre Ray lui-même c’est aussi tout un pan de mon enfance qui en prend un coup. Qu’est-ce que je pouvais être excité lorsque mon père m’amenait au cinéma Versailles pour voir le nouveau film de Sinbad. Pas d’appareil vidéo dans le temps alors la seule façon de voir les créatures de Ray était d’aller en salles. Et justement, assis dans une de ces salles, popcorn à la main, il suffisait que je vois le nom de Ray Harryhausen au générique du début pour mon cœur batte la chamade juste à penser aux bibittes que j’allais voir. Sur grand écran ça faisait son effet. 


Merci Ray!


Saviez-vous ça vous autres? La séquence d'la bataille entre Jason pis les squelettes a pris quatre mois à faire. Pis une autre affaire, quand Pluche a écrit son article, excellent en passant, clap clap clap, on lui a demandé d'inclure une photo de Raquel Welch, parce que Raquel Welch. Mais y'a pas voulu parce c'était un article sur Ray Harryhauryryhauss... entéka. Faque on lui a dit, ok, s'correct. Pis là on a attendu pis on est venu faire les «modifications» nécéssaires. Tadaaam!

jeudi 25 octobre 2012

Goodbye Emmanuelle!


Appris dernièrement: la mort de l'actrice néerlandaise Sylvia Kristel des suites d'un cancer. Cette surdouée, dotée d'un Q.I. de 165 et qui parlait quatre langues a été rendue célèbre pour son rôle dans le film Emmanuelle en 74. C'était l'époque où les films érotiques ont commencé à ruer dans les brancards, surtout avec l'arrivée en France du nouveau secrétaire d'État à la Culture, Michel Guy qui affirma «Tous les films doivent pouvoir sortir sans distinction. Je ne me reconnais pas le droit d'interdire à des spectateurs adultes la possibilité de voir les films qu'ils désirent. En 1975, les gens choisissent ce qu'ils veulent voir et je dois les laisser libres». C'est comme ça qu'Emmanuelle ne fut interdit qu'aux 16 ans et moins.



Sylvia avait ce minois, cette grâce. De belles grandes jambes aussi qui n'ont pas manqué de faire rêver toute une génération d'adolescents. Sylvia Kristel était à mon avis l'une des icônes de la révolution érotique des années 70 avec l'allemande Ingrid Steeger, l'italienne Edwige Fenech ou encore cette autre italienne, d'origine indonésienne toutefois, Laura Gemser qui incidemment a incarné la Black Emmanuelle. C'est avec elles que nombre de garçons ont découvert les charmes féminins, à cette époque où l'internet n'existait pas et où la vue d'un sein, même l'espace d'une seconde, suffisait à émerveiller. 

Le départ de Sylvia étonne, d'abord parce qu'elle n'avait que 60 ans, mais n'étonne pas non plus. Sa vie, malgré le glamour qui caractérisait la plupart de ses films, fut assez pénible. Son autobiographie, Nue est assez éloquente à ce sujet. On a profité de son innocence et l'on s'en est servi. Elle s'est retrouvée un jour complètement chamboulée avec presque rien. Elle a tenté de diluer la douleur de la dépossession dans l'alcool et les drogues. Elle a aussi combattu la bête en 2012 quand celle-ci l'avait prise à la gorge et aux poumons. Elle s'en est remise la belle Sylvia mais la bête est revenue. Probablement trop affaiblie par un AVC qui l'avait terrassée durant l'été elle a laissé la bête gagner, emportant avec elle un femme qui aurait mérité un meilleur destin.

samedi 25 août 2012

Star Wars Identités

Comme bien d'autres j'ai mordu à l'hameçon et je suis aller visiter la fameuse exposition Star Wars Identities qui se tient au Centre des Sciences de Montréal au Vieux-Port. Je sais, vous allez me dire que j'ai donné de sérieux coups de pieds dans les valseuses de la franchise il n'y a pas si longtemps et c'est vrai; Lucas a fait de la véritable bouillie avec Star Wars sans compter son désir de marchandiser à outrance. Et ne parlons même pas des «prequels»...

Mais bon, faut que j'avoue ou peut-être devrais-je dire «préciser» que j'ai tout de même un attachement avec Star Wars, le premier film original, celui qui fut projeté sur les écrans en 77. Et pour le maniaque de science-fiction comme moi il y avait de quoi impressionner le gamin de dix ans, presque onze, que j'étais. The Empire Strikes Back, le meilleur de toute la série, a aussi fait son effet également, va sans dire. Pour Return of The Jedi j'étais mitigé; certains effets spéciaux frôlaient le série B des années 50, il y avait trop de Muppets et les Ewoks étaient une abomination pure et simple. En revanche la composition de John Williams, les jeux de caméra de Richard Marquand, surtout dans les combats spatiaux ainsi que le jeu de Ian McDiarmid sont venus quelque peu venus sauver la mise. Alors soyons donc clairs sur une chose: je ne déteste pas Star Wars au contraire, je déteste simplement comment Lucas a agi avec. Ceci dit, c'est donc avec un brin de nostalgie que je me suis rendu dans le Vieux-Montréal avec mon billet bien en main.

L'exposition Star Wars Identities c'est d'abord et surtout la chance d'admirer des costumes originaux de différents personnages que l'on a vu dans les différents films. L'espace pour cette exposition est le même qui a servi pour celle sur Indiana Jones en 2011 mais à la différence c'est qu'ici la prise de photos est permise, en autant que l'on utilise pas le flash. Une bonne amie qui est allé visiter avant moi, Marie-Josée, m'avait averti que les conditions pour les photos n'étaient pas très bonnes; c'était sombre et il y avait bon nombre de reflets dans les vitrines. Crinque le ISO, m'avait-elle dit. Elle ne rigolait pas. Je vous présente donc une sélection de photos prises dans l'exposition. Certaines sont de moi et d'autres sont de Marie-Josée qui a bien gentiment accepté que je puisse utiliser quelques unes de ces photos. Après les photos je vous parlerai de l'autre segment de l'esposition soit celle où l'on se créé une identité.

 Casque de Stormtrooper, ces fameux soldats qui ne sauraient pas atteindre un bantha dans un corridor même si leur vie en dépendrait. Ce n'est d'ailleurs pas surprenant puisque selon Luke dans «A New Hope» il affirme ne rien voir avec ça sur la tête.

 (Crédit photo: Marie-Josée)
Le costume de Stormtrooper au complet. Il est d'une simplicité désarmante dans sa conception. Le corps entier est recouvert d'une combinaison noire sur laquelle sont fixées les différentes pièces visiblement en PVC. Les cuissards, bien qu'on ne le voit pas dans les films, sont retenus par... des jaretelles.
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Cette tronche de maringouin géant c'est Ponda Baba, vous savez, celui qui n'aime pas Luke Skywalker dans la cantine et qui finit par se faire trancher le bras doit par Obi Wan Kenobi. Paraîtrait que c'est un des rares masques de bibittes de la cantine à avoir survécu.
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Vous vous souvenez de lui? C'est EV-9D9, le robot aux tendances légèrement sadiques qui accueille R2-D2 et C-3PO dans la palace de Jabba. C'est d'ailleurs au même moment que se déroule la séquence la plus ridicule du film: un droïde à l'envers qui se fait chauffer les pieds en guise de torture. 
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 (Crédit photo: Marie-Josée)
On aura reconnu ici 8D8, le droïde qui faisait office de bourreau dans Return of the Jedi durant la première partie du film qui se déroule dans le palace de Jabba. 
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(Crédit photo: Marie-Josée)
Voici le costume que portait Hayden Christensen dans son rôle d'Anakin et qu'on apu voir dans Attack of the Clones et Revenge of the Sith.
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(Crédit photo: Marie-Josée)

C-3PO (stupidement renommé Z-6PO dans la version française) est le droïde braillard, pleurnichard et trouillard par excellence. Son véritable boulot en est un protocolaire qui s'assure que les rencontres entre les différentes races de la galaxie se passent bien. Côté fabrication le costume semble être fait de fibre de verre. Chose certaine, Anthony Daniels ne devait pas souffrir de claustrophobie...
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(Crédit photo: Marie-Josée)

L'impayable R2-D2 et compagnon de C-3P0. Durant le tournage de Star Wars il y avait deux exemplaires; un avec télécommande et l'autre dans lequel Kenny Baker, un acteur nain, embarquait. Je ne sais pas lequel des deux est présent dans l'exposition. Chose certaine, il semble fait principalement de bois.
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(Crédit photo: Marie-Josée)

Gros plan d'un Snowspeeder, ce véhicule aérien que les Rebelles utilisent contre les AT-AT sur Hoth durant The Empire Strikes Back
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Le Star Destroyer est le navire impérial qui ouvre carrément Star Wars lorsqu'il passe sur l'écran dans toute sa longueur. Et sa longueur justement est de 1.6 kilomètre ou 5,200 pieds. Ce modèle, tout de même assez grand, est une merveille quand à la quantité de détails qu'on ne peut voir qu'en prenant le temps de le regarder de près. On remarque aussi que sa conception a nécéssité pas mal de kit-bashing, c'est-à-dire l'utilisation massive de pièces de différents modèles à coller qu'on a cannibalisé pour les intégrer au Star Destroyer.
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Le fameux 3B6-RA-7, un droïde de «collection» que l'on peut voir dans la soute aux cochonneries du gros machin-truc à chenille des Jawas dans Star Wars
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 Ah, Boba Fett, chasseur de primes extraordinaire que l'on avait découvert dans The Empire Strikes Back et que Lucas a fait crever dans une joke de rot dans Return of The Jedi lorsqu'il fut avalé tout rond par Sarlaac.
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 Han Solo dans le carbonite. La raison pour laquelle on avait tourné cette fameuse scène dans The Empire Strikes Back c'est que Harrison Ford n'avait pas signé pour reprendre le rôle de solo dans Return of The Jedi. S'il ne revenait pas on l'aurait tout simplement laissé dans le rayon des surgelés. 
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 Il ne s'agit pas ici de Jabba grandeur nature mais bien d'une version miniature. La version originale que l'on a vu dans Return of The Jedi, gigantesque marionnette de latex, n'aurait semble t-il pas survécu puisqu'on l'aurait carrément scrappée après le tournage du film. 
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 En fait je dois apporter une nuance: les yeux de Jabba sont les seuls éléments originaux à avoir survécu. Voici le gauche. Durant le tournage de Return of The Jedi il y avait un type dont la seule fonction était de faire bouger les yeux avec une télécommande à distance.
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 Voici le fameux Yoda, la fameuse marionnette qu'on a vu dans The Empire Strikes Back et Return of The Jedi mais qui, dans les prequels, a été remplaçé par une catin digitale.
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Voici le costume que portait Carrie Fisher durant la séquence se déroulant sur Hoth dans The Empire Strikes Back. Fait intéressant (ou pas) Fisher a admis s'être poudrée le nez avec autre chose que de la neige durant le tournage du film.
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 Le costume classique de pilote de chasseur X-Wing tel qu'en portait Mark Hamill dans Star Wars et Return of The Jedi. Le casque ressemble beaucoup à ceux de la U.S. Air Force et le panneau de contrôle sur la poitrine n'est rien d'autre que du bricolage rudimentaire en bois. 
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(Crédit photo: Marie-Josée)

Chewbacca, le seul personnage de Star Wars qui est tout le temps à poil. Sa taille, si l'on se fie à celle de l'acteur qui l'a joué, Peter Mayhew, serait de 7'3". Le costume fut fabriqué avec du mohair et du poil de yak. La famille de Chewbacca (stupidement renommé Chiktaba dans la version française) comprend aussi Mallatobuck, Attichitcuk et Lumpawarrump.
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(Crédit photo: Marie-Josée)

Fier représentant des Jawas, cette sorte de race de ramasseux de cochonneries qui se promène dans les déserts de Tatooine à bord d'un sandcrawler, sorte de marché aux puces/cour à scrap ambulante. Personne ne sait réellement à quoi ils ressemblent réellement mais il semblerait qu'ils ne sentent pas bon. Du tout.
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 (Crédit photo: Marie-Josée)
Le fameux costume qu'a porté Carrie Fisher quand son personnage de princesse Leia devint l'esclave de Jabba the Hutt dans Return of the Jedi. Ce bikini était, semble t-il, sujet à de nombreuses «défaillances» (ho-hum) durant le tournage et Jeremy Bullocks, qui jouait Boba Fett a été celui qui en a eu plein la vue. Le costume était parfaitement inconfortable selon Fisher.
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(Crédit photo: Marie-Josée)


Darth Vader lui-même. Enfin, l'un des trois ou quatre costumes utilisés pour les trois premiers films. Le masque que l'on voit dans The Empire Strikes Back fut vendu à un collectionneur privé lors d'une enchère. Celui-ci ressemble à celui dans Star Wars.
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 Voici sans doute le masque de Darth Vader utilisé dans Return of The Jedi, le seul qui ait été fabriqué pour que l'on puisse en voir le fonctionnement. Le collier sert au renforcement du cou puisqu'il a subi des blessures importantes à ce niveau. Ne pouvant respirer seul, on peut avancer que les trois premières vertèbres cervicales (C-1, C-2 et C-3) ont été endommagées et possiblement remplaçées par des implants. On pourrait même parler de  C-4. Lorsque Vader soulève Palpatine dans Return of The Jedi ce dernier ne semble plus contrôler les éclairs qu'il lance et foudroie Vader. L'électronique et les implants, probablement grillés, ne peuvent plus remplir leur fonction et Vader s'écroule au sol, essentiellement quadraplégique. Il était intéressant de voir le masque en éclaté de cette façon quoique j'aurais apprécié que l'on puisse vraiment en faire le tour afin de meiux en voir l'intérieur. 
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Ok, maintenant voici la seconde portion de l'exposition: Identités. Essentiellement on donne à chaque visiteur un bracelet en caoutchouc muni d'un bidule électronique.   Au cours de la visite il se trouve des stations numérotées qui vous posent des questions simples; quelle est votre race, votre relation avec la Force, sur quelle planète êtes-vous né, votre enfance et autres. Les choix sont peu nombreux et relativement simples et à chaque fois que vous en faites vous passez votre bracelet sur là où on l'indique afin que celui-ci conserve l'information. 

On se sert aussi de séquences des différents films pour expliquer ce qui nous définit et, à la toute fin de l'exposition on vous demande si vous acceptez l'offre de l'empereur Palpatine ou non. Vous apposez de nouveau votre bracelet sur un petit socle pour ensuite entrer votre adresse de courriel  afin de recevoir votre «personnage». 

Faut pas s'attendre à quelque chose de très élaboré, il ne s'agit que de quelques paragraphes qui reprennent essentiellement en forme abrégée les choix que vous avez faits tout au long de l'exposition. Personnellement j'aurais apprécié quelque chose avec un peu plus de viande, surtout quand on considère toute la richesse de l'univers de Star Wars. 

Peut-être êtes-vous curieux de savoir ce que j'ai choisi? Évidemment si vous avez lu mon article sur l'aspect trompeur de la prétendue «morale» de Star Wars vous aurez deviné de quel côté j'ai penché. Quoi qu'il en soit la réponse se trouve dans ce petit vidéo amusant où je me suis mis en vedette.