mercredi 5 septembre 2012

Le New Coke


Je m'en souviens très bien. C'était au tout début de l'été 1985 et je revenais à la maison lorsque j'ai aperçu une canette de Coke sur le pas de la porte. Pas besoin de dire que j’ai trouvé ça un peu bizarre. Est-ce qu’un étrange serions passé pour déguster une boésson gâzeuse pis qui aurions reparti en laissant sa cannette là? 

En m’approchant je me suis rendu compte que la canette n'était pas ouverte et qu'étrangement il y en avait une autre laissée sur le pas de la porte d'à côté. Ces canettes avait visiblement été distribuées, tel des circulaires, et je tenais dans la main le fameux, enfin pas tant que ça, Nouveau Coke dont on avait grandement parlé. C'était une nouvelle recette, disait-on, qui remplaçait la vieille et pour mieux faire passer le message on avait décidé d'en laisser un peu partout. 

Je suis entré à la maison et c'est bien installé dans le sofa du salon que j'ai pu «déguster» la nouvelle version de ce produit qui, jusqu'à ce moment-là se vendait tout de même assez bien. Pour tout dire je n'ai pas trouvé ça visiblement mieux que l'ancien. Pas mauvais mais juste... comment dire, différent. Mais bon, faut avouer que je n'étais pas un expert en la matière parce jj n'ai jamais été un gros buveur de boissons gazeuses, et aussi parce ces trucs m'ont toujours fait occasionné des éructations absolument monstrueuse (quelque chose qui faisait bien rigoler mes copains quand j'étais gamin avec le soda mousse Snow White).

Comme je disais le Nouveau Coke n'était pas mal et je crois que bien des gens n'avaient pas d'opinions négatives. Par contre aux États-Unis ça brassait fort et le New Coke ne passait pas mais pas pantoute. En bout de ligne ce truc a fait patate et Coca-Cola a compris le vieil adage qui dit en anglais «If it ain't broke don't fix it». Le Nouveau Coke si je me souviens bien a prit le nom de Coke II et a été vendu pendant encore un certain nombre d'années avant de disparaître complètement. Quand au Coca-Cola Classique il a perdu son «classique» il y a quelques années. Il y a un certain temps il s’est retrouvé sur eBay des cannettes de New Coke et curieusement, ou pas, les prix demandés étaient assez élevés. 





Le saviez-vous? Coca-Cola possède un portfolio de plus de 3,500 breuvages répartis sur pas moins de 500 marques différentes. Il vous faudrait 9 ans pour tous les goûter si vous n’en prenez qu’un par jour. 

samedi 17 décembre 2011

Publicité de Coca-Cola, 1955.



Aujourd'hui je vous propose une autre magnifique illustration de Haddon Sundblom pour Coca-Cola mais cette fois pour décembre 1955. Sundbloom, qui a créé bien d'autres illustrations que le Père Noël pour Coca Cola, a été une inspiration directe pour d'autres artistes comme Harold W. McCauley, Gil Elvgren, Edward Runci, Joyce Ballantyne, Art Frahm et Harry Ekman. 





Le saviez-vous? La dernière commission de Sundbloom a été la page couverture du numéro de décembre 1972 de Playboy. 

jeudi 15 décembre 2011

Coca-Cola et le Père noël en 1954

Publicité de décembre 1954, illustration de Haddon Sundblom.

La publicité du jour n'a pas besoin de présentation puisque deux figures emblématiques y figurent; le Père Noël et la boisson gazeuse Coca-Cola. Il semble toutefois y avoir une certaine légende urbaine quant à l'apparence classique du personnage à la barbe blanche et que cette apparence aurait été créée par la compagnie Coca-cola elle-même. Alors, est-ce que la compagnie a véritablement été derrière l'image du personnage tel qu'on le connaît aujourd'hui ou bien s'agit t-il réellement d'une légende urbaine?

Voyons voir d'un peu plus près...

La première interprétation du Père Noël en Amérique fut écrite et publiée par Washington Irving en 1809. Irving venait alors de joindre les rangs de la New-York Historical Society fondée cinq ans plus tôt par l'influent patriote John Pintard. Il faut mentionner ici qu'avant la Révolution Américaine le pauvre Saint-Nicolas n'en menait pas large puisque les premières colonies étaient surtout constituées de Puritains et autre réformistes Protestants et ces gens-là, eh bien disons qu'ils ne voyaient pas les saints d'un très bon œil.

Donc, Irving prend la plume et écrit une fiction à saveur satirique, Knickerbocker's History of New-York avec un certain nombre de références à Saint-Nicolas; que la figure de proue du premier navire Hollandais à arriver en Amérique était celle de Saint-Nicolas, que le jour de Saint-Nicolas était observé dans les premières colonies, que la première église construite le fut à son nom et que Saint-Nicolas lui-même descendait dans les cheminées pour apporter des cadeaux. Le 6 décembre 1810 John Pintard demanda à l'artiste Alexander Anderson de créer la première image nord-américaine de Saint-Nicolas. Anderson illustra alors le personnage distribuant des cadeaux et friandises dans des bas suspendus au-dessus de la cheminée.

Le 19è siècle était, ne l'oublions pas, une grande période de transition culturelle alors qu'artistes et illustrateurs tentaient de domestiquer la période de Noël. En 1821 parut un livre lithographié, Children's Friend où un Sante Claus, arrivant du Pôle Nord à bord d'un traîneau tiré par un renne volant (un seul). Le personnage eut dans cette histoire les premières fonctions "didacticiennes" qu'on lui connaît aujourd'hui, à savoir qu'il récompensait les enfants sages mais punissait également les moins sages. Il n'était toutefois pas habillé d'un costume rouge mais bien d'un manteau et d'un long chapeau en fourrure.

Illustration de Children's Friend, 1821.

En 1923 la popularité du personnage s'agrandit avec la parution d'un poème alors destiné à devenir très populaire et qui s'intitulait "A Visit from St. Nicholas" aujourd'hui mieux connu sous le titre "The Night Before Christmas". Bien que le poème fut largement inspiré par le texte de Washington Irving, certaines sources prétendent qu'il aurait plutôt été écrit en 1807 ou 1809 par un certain Clement Clark Moore. Le poème reprit le concept de Saint-Nicolas qui descendait dans les cheminées avec un gros sac plein de cadeaux ainsi que du traîneau qui devint alors tiré non pas par un mais bien par huit rennes nommés Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Dunder et Blixem. Quoiqu'il en soit, le poème devint un classique et eut une énorme influence sur l'américanisation de Saint-Nicolas.

Plusieurs années plus tard d'autres artistes et écrivains contribuèrent à changer l'apparence elfique de Saint-Nicolas. En 1863, durant la Guerre Civile, Thomas Nast commença à produire une série d'illustrations en noir et blanc dans le magazine Harper's Weekly en s'inspirant des descriptions faites dans le conte d'Irving et du poème de 1823. Ces illustrations montrèrent un Saint-Nicolas bien en chair avec une grande barbe et habillé de vêtements avec des garnitures de fourrure sans oublier la pipe.  Et saviez-vous que le personnage supportait l'Union et le président Lincoln?

 Illustration de Thomas Nast, deuxième moitié du 19ème siècle.

Nast continua à illustrer Saint Nicolas jusqu'en 1886 et son travail eut une influence considérable sur le Santa Claus nord-américain incluant un changement d'apparence et aussi un nouveau nom; Santa Claus, une adaptation phonétique de l'allemand Sankt Niklaus.

Illustration de Norman Rockwell, 1922.

Illustration de N.C. Wyeth, 1925.

Les années 20 furent déterminantes pour l'apparence définitive de Santa Claus en commençant par Normand Rockwell avec sa couverture du Saturday Evening Post du 2 décembre 1922, par N.C. Wyeth en 1925 et puis par J.C. Leyendecker également pour sa couverture du Saturday Evening Post, édition du 26 décembre 1925. En 1931 l'illustrateur Haddon Sundblom débuta une association avec Coca-Cola qui 35 ans, une collaboration qui non seulement popularisa Santa Claus et l'établit fermement comme une icône de la culture commerciale contemporaine. Donc, si Coca-Cola ne fut pas directement responsable de l'image actuelle du Père Noël la compagnie contribua très certainement à la cimenter.




Le saviez-vous? Il se consomme environ 55 milliards de breuvages chaque jour sur la planète. De ceux-là, 3% appartiennent ou sont vendus sous license par Coca Cola. On évalue d'ailleurs la valeur de la marque de commerce à environ 83 milliards de dollars.