Cette publicité, peinte sur le mur ouest de l’édifice au coin de Berri et Ste-Catherine, m’a donné un peu de fil à retordre. Si j’arrivais à lire « J. Donat », le nom de famille lui, m’était indéchiffrable. Une petite recherche dans le Lovell m’a permis de trouver réponse à l'énigme :
Partiellement.
Selon
ce que j’ai pu apprendre en fouillant ailleurs, ce commerce était
relié aux pianos mais pas en tant que fabriquant (les pages
commerciale du Lovell n’ont pas de Langelier dans la section des
constructeurs de pianos) mais était souvent associé aux
pianos Pratte, compagnie qui figure bien dans cette catégorie. La
Pratte Piano Company était bien connue depuis sa fondation en 1889
par Louis-Étienne-Napoléon Pratte, lequel fut aussi le fondateur,
propriétaire et éditeur de la revue « L’art musical »
(1896 à 1899).
J.
Donat Langelier a commencé à faire des affaires en 1915 à
Pointe-aux-Trembles pour ensuite migrer vers le centre-ville. Le
commerce a fusionné avec Pratte Piano Co en 1926 (devenu propriété
d’Antonio Pratte en 1911 lors du décès de son frère). La
compagnie s’associa avec N. G. Valiquette en 1963 pour devenir
Langelier-Valiquette Ltée. La compagnie n’existe plus aujourd’hui
mais il y a encore, j'en suis certain, de nombreux foyers où l’on retrouve les
fameux pianos et orgues Langelier. Malheureusement
l’enseigne peinte sur le mur (la photo du haut remonte à 2004) disparaît
de plus en plus à chaque année. Elle se trouve malheureusement à être plombée par le soleil à
longueur de jour en plus d’être fouettée par le vent, la pluie et
la neige. À moins d’un effort pour la restaurer cette enseigne
sera bientôt complètement effacée.
L'immeuble, tel qu'il apparaissait dans les années 60. La grue que l'on voit prépare le terrain pour la construction de la station Berri. Sur le côté de l'immeuble on peut voir la publicité peinte, alors qu'elle était encore bien lisible.
Emplacement de la publicité, angle Berri et Ste-Catherine.
Le
saviez-vous? C’est à la Pratte Piano Company que l’on doit les
d'harmoniums dits « à claviers transpositeurs », lesquels étaient
destiné aux chapelles et aux églises. Ils ont aussi fabriqué des
phonographes, nommés Prattephones.




