mardi 14 mars 2017

La prohibition aux États Unis

La prohibition est un mot qui désigne l'interdiction via des lois gouvernementales de produire, transporter, vendre et consommer des boissons alcoolisées. Toutefois on s'en sert souvent pour désigner cette période où le gouvernement américain a ratifié le 18è Amendement de la Constitution, rendent ainsi illégal ce que je viens tout juste de mentionner au début de cet article. 

Ici au Canada on a fait un référendum sur le sujet en 1898. 51.3% ont voté pour et 48.7% contre. Chose surprenante, ou pas, le Québec vote en grande majorité contre. Le premier ministre du pays, Wilfrid Laurier, choisit de ne pas imposer de loi sur la prohibition et préfère laisser les provinces s'arranger avec ça. En 1919 le gouvernement du Québec décide de voter un loi sur la prohibition mais recule rapidement face au tollé généralisé. De prohibition au Québec il n'y aura donc pas. Ça fait un Québec pas mal joyeux. Mais pas juste les gens de la province, ceux des autres provinces et aussi, et ça c'est très important, des États Unis. De ce fait Montréal devient donc un endroit privilégié pour s'envoyer une couple de pintes en arrière de la cravate. Bon nombre d'artistes américains vont venir se produire ici et Montréal va acquérir une réputation de ville qui ne dort jamais. Par contre ce n'est pas parce que les Américains ne peuvent pas boire qu'ils ne boivent pas. Pour produire, transporter et consommer de l'alcool tous les moyens sont bons. Regardons un peu comment ça se passait chez nos voisins d'en-dessous avec l'aide de photos d'époques mises en couleurs. 

Ici le Commissaire de la police de New York John A. Leach, à droite, observe des agents qui vident un baril d'alcool directement dans les égouts. Derrière le policier en uniforme on peut voir un autre agent apporter un autre baril qui sera lui aussi vidé. 

1922, à Washington DC. Une voiture qui transportait de l'alcool de contrebande a eu un fâcheux accident. Une fois sur place la police a rapidement aperçu les caisses et les a saisies aussitôt. 

Encore à Washington. Encore une fois une voiture contenant de l'alcool de contrebande s'est retrouvée dans le trouble, et pas juste un peu puisqu'elle a percuté une voiture de police. Oups! Dans la voiture fautive on peut d'ailleurs voir à l'intérieur toutes les caisses. 

Le gouvernement américain avait créé un bureau de la prohibition, lequel travaillait de concert avec toutes les autres autorités policières. Cette voiture, avec son enseigne spéciale, conférait aux agents le droit de stopper n'importe quel véhicule dans les rues et qu'ils soupçonnaient de faire de la contrebande. 

En 1922 un dame démontre comment elle transporte clandestinement un flacon d'alcool sans se faire pincer. Les croix gammées au sol n'ont pas de lien avec le parti nazi, même si à ce moment le parti existe depuis deux ans. Plusieurs tribus d'Amérindiens aux États Unis utilisaient ce symbole et plusieurs ont été trouvés lors de fouilles archéologiques tant en Amérique du Nord qu'en Inde. 

Toujours en 1922, une autre dame utilise ici une cane en guise de bouteille. En dévissant le bout elle peut donc se verser un bon verre d'alcool. Selon les dispositions de la loi fédérale cette dernière n'interdisait pas la consommation mais bien la production, la distribution et la vente. 

L'année est 1931. La crise économique qui sévit rend la prohibition encore moins populaire qu'elle ne l'était et les citoyens commencent à se mobiliser. On cherche à faire pression sur le gouvernement républicain de Hoover afin d'abolir le 18è Amendement et par conséquent mettre fin à la prohibition comme le montre ici l'affiche que tient cette dame. 

Deux dames faisant partie du mouvement Women’s Organization for National Prohibition Reform (Organisation des femmes pour la réforme de la prohibition nationale) fondé par Pauline Sabin, pointent du doigt une autre affiche qui fait la promotion du retrait de la prohibition. Le WONPR comptait parmi douze organisations importantes qui œuvraient pour cette cause. 

Ben voilà des caisses de whisky qui ne trouveront pas preneur. Elles viennent d'être confisquées par les agents fédéraux qui verront à sa «destruction». 

En 1933 Franklin D. Roosevelt (Démocrate) devient le 32è Président des États Unis. Lors de sa campagne il avait manifesté son intention de mettre fin à la prohibition et c'est justement ce qu'il fait le 22 mars 1933 en signant l'acte Cullen-Harrison. On permet ici la vente de bière ayant un taux maximum d'alcool de 3.2% mais plus tard durant l'année le 21è Amendement de la Constitution américaine sera ratifié, mettant définitivement fin à la prohibition. 

En bonus, Budweiser a dernièrement opté de commercialiser la version sans alcool de sa bière et qu'elle a appelé la «cuvée prohibition». Elle s'ajoute à d'autres bières sans alcool que l'on retrouve déjà sur le marché comme la Krombacher, la Bitburger Drive, la Beck's sans alcool, la Clausthaler Classic ainsi que quelques autres. Par contre, point extra à Budweiser pour la mention «prohibition» sur sa bière, brassée bien sûr par Labatt. 






Le saviez-vous? L'Ontario, qui avait voté sa propre loi sur la prohibition en 1916, a découvert que la brasserie Sleeman faisait de la contrebande, mettant fin aux opérations de la compagnie. John H. Sleeman, arrière-arrière petit-fil du fondateur, a redémarré l'entreprise en 1988. 

mercredi 1 mars 2017

L'affaire Dow

Ah, voici une belle pub de la bonne bière Dow et qui nous ramène à l'été de 1959, soit environ six ans avant le début d'une histoire bien étrange. La Dow n'est pas une bière qui date d'hier-ô-soir. Nénon. Dow c'est la deuxième brasserie à avoir commencé à brasser de la bière et des affaires seulement quatre après la fondation de Molson (1786). Dow c'était aussi une bière très populaire. Parlez-en aux gens de la ville de Québec qui l'ont connue dans le temps, genre les années 50 et 60. Durant ce temps-là la Dow était la bière la plus vendue au Québec. L'usine de Montréal dans Griffintown et celle de Québec, construite sur le site de la brasserie de Jean Talon, fonctionnaient à plein régime. Les plus vieux pourront vous en parler si vous n'avez pas connu ce temps-là où le slogan «Une Dow pour moi!» se faisait entendre dans presque toutes les tavernes. Dow était aussi un chef de file. On disait souvent que Dow faisait et que les autres imitaient. 

Bon, alors c'est quoi cette histoire bien étrange dont je parle un peu plus haut? Ben voilà: ça commence à l'été de 1965. De ce moment-là et jusqu'en avril 1966 quarante-huit hommes se sont présentés dans différents hôpitaux de la ville de Québec avec des douleurs dans la poitrine. Dans tous ces cas le diagnostique est clair comme de l'eau de roche: cardiomyopathie. Vingt hommes sur les quarante-huit qui se sont présentés aux urgences en meurent. 

La cardiomyopathie, aussi appelée cardiomyopathie dilatée, cardiomyopathie hypertrophique, cardiomyopathie restrictive ou cardiomyopathie arythmogène du ventricule droit, est un état qui empêche le muscle cardiaque de pomper le sang efficacement.

Entretemps, au mois de mars, on commence à faire un lien entre la consommation de bière et les décès. Et comme Dow avait une part de marché de 85% dans la ville de Québec le gouvernement fédéral demande à la Direction des aliments et drogues, l'ancêtre du Ministère de la Santé, d'aller faire un tour à Québec afin d'enquêter sur la chose. 

Toujours en mars 1966 la CBC de Toronto y va d'un bulletin de nouvelles qui fait état de buveurs de bière décédés et mentionne la Dow. Pas longtemps après c'est le journal Montréal-Matin qui y va avec un titre qui ne cause quasiment pas d'émoi: La bière qui TUE! quasiment pas sensationaliste et appeurant comme titre? 

Encore et toujours à la fin mars, la brasserie Dow annonce que l'investigation de la Direction des aliments et drogues n'a pas permi de faire de lien entre quelconque ingrédient dans leur bière et les décès. Quant au Ministère de la santé du Québec, on dit simplement que les décès en question sont plus reliés à des consommations quelque peu excessives de bière, lire: jusqu'à dix bouteilles par jour et même pas mal plus. 

Évidemment les journaux partent en peur et de l'information mal documentée apparait et certains vont mentionner jusqu'à une centaine de décès. C'est pas mal exagéré mais ça fait vendre des copies (c'est l'fun de constater que ce temps-là est fini). Enfin. 

Un rumeur commence à circuler à l'effet qu'un certain ingrédient dans la bière, le sel de cobalt. 

De quossé?

Le sel de cobalt ou, si vous préférez, son nom plus simple à prononcer soit l'acide néodécanoïque. 

En juillet 1963 le FDA américain autorise l'utilisation du sel de cobalt comme additif dans la bière à raison de 1.2 ppm (partie par million). Un an plus tard la brasserie Storz l'utilise dans sa bière selon la limite autorisée par le FDA. Mais pourquoi le sel de cobalt? Et qu'est-ce que cette patente à gosse peut bien avoir à faire avec la bière? C'est que quelqu'un, quelque part, s'est rendu compte que le sel de cobalt pouvait aider à faire de bien beaux cols mousseux comme on en voit dans le publicités. 

Le gouvernement canadien autorise l'utilisation du sel de cobalt à partir de septembre 1964. Et comme ça aide à faire de bien beaux cols mousseux comme on en voit dans les pubs, les brasseries du Québec commence à en rajouter selon la norme établie de 1.2 ppm. Donc, voilà un petit détail anodin mais qui a son importance: Dow n'était pas la seule brasserie à utiliser le sel de cobalt. Toutes les autres brasseries du Québec expérimentaient avec le sel de cobalt dans leurs recettes. 

Mais voilà, au mois de mars 1966 la brasserie Dow de la ville de Québec annonce qu'elle va arrêter sa production de bière. Et à la fin mars elle se tire carrément dans le pied en annonçant le retrait de toutes les bouteilles de Dow sur le marché et qui ont été produites dans la brasserie de Québec. Les habitués de la marque pourront consommer celle de Montréal, produite dans la brasserie sise au coin de Peel et Notre-Dame. Entretemps toute la bière produite à Québec et qui a été récupérée est simplement vidée dans les égoûts. Plutôt que de passer pour un message rassurant, le public le perçoit surtout comme un aveu de culpabilité. Pourtant, aucun lien de cause à effet n'a clairement été démontré entre le sel de cobalt et les décès. Par contre le mal est fait et la Dow perd un gros pourcentage de sa part de marché. O'Keefe en profite pour racheter Dow et continue alors de commercialiser la Dow sans ne rien changer à la recette mis à part le sel de cobalt, que l'on ne rajoute évidemment plus. Toutefois, autant dans ce temps-là qu'aujourd'hui, plusieurs se demandent si quelqu'un, quelque part, aurait eu un intérêt pécunier à voir dégringoler Dow en tant que bière la plus populaire au Québec. 


Comme on peut le voir sur cette bouteille issue de ma petite collection, on peut clairement voir que la Dow continue de rafler des médailles d'or; Nuremberg en 1968, Londres en 1969 et Rotterdam en 1970. La Dow continue d'être produite même lorsque Molson fusionne avec Carling O'Keefe en 1989. Mais de toute façon, dès la fin des années 70 les bières de type ale avaient pas mal perdu de leur popularité contrairement aux lager, ces dernières étant encore et toujours aujourd'hui les types de bières dominantes au Québec. La Dow disparaît en 1998 et Molson non seulement ferme la vieille brasserie Dow mais laisse le bâtiment à l'abandon lequel va être l'objet de très nombreuses fréquentations par différents explorateurs urbains. Entre temps, à la bonne vôtre!



Le saviez-vous? La brasserie Dow a largement financé la construction du planétarium situé juste en face de la brasserie et a porté le nom de planétarium Dow jusqu'à son déménagement près du stade olympique. 

samedi 19 novembre 2016

Brading en 1957 (bis)


Ça fait tout de même un sacré bail que je n'ai pas publié un article de vieille pub. Bon alors voilà, je règle ça de suite. La bière Brading's ce n'est pas la première fois que je vous en parle, ça fait la troisième. La première de 1957 ici et la seconde, de 1953 ici. Celle d'aujourd'hui remonte, comme la première, à 1957 et l’œil averti aura remarqué la réutilisation de l'illustration de l'ouvrier mais cette fois en plus petit. Dans la pub précédente l'ouvrier justement occupait le trois-quart de l'espace alors que cette fois-ci on l'a réduit pour mettre en valeur une bouteille fraîchement décapsulée et servie. 

L'autre élément intéressant dans cette pub est la bouteille, le verre, l'ouvre-bouteille et la capsule. Plutôt que d'utiliser une photographie on a opté ici pour une illustration, quelque chose que l'auteur de ces lignes, ancien graphiste qui a appris à l'ancienne, c'était quelque chose de courant et il fallait donc maîtriser parfaitement la technique. Et on en voit un très bel exemple dans cette illustration. Évidemment la brasserie Carling aurait très bien pu se payer une photographie et une pub en couleurs mais dans les années 50 on voulait surtout transmettre comme message que la dégustation d'une bière était une expérience, comme on peut s'en rendre compte dans le texte de la pub. Pas besoin de couleurs pour ça. Et puis en plus, ça fait économiser étant donné que l'impression en couleurs était plus dispendieuse. Quoiqu'elle belle photo...


Il s'agit ici d'un authentique verre Brading, une trouvaille de vente de garage fait il y a un certain temps mais qui ne contient pas de Brading, pour des raisons évidentes. Malheureusement un des propriétaires précédents de verre l'a mis au lave-vaisselle un peu trop souvent, chose qu'il ne faut jamais faire avec des verres imprimés de motifs, avec le résultat que l'on voit; le plaquage doré s'est effrité. La cause fréquente est qu'une partie du détergent utilisé est conçue pour éliminer les ions de calcium de l'eau mais s'il n'ya que peu d'ions présents, comme c'est le cas d'eau douce de l'aqueduc, ça peut entraîner l'élimination des ions métalliques des motifs colorés sur les verres. Le processus est lent et progressif alors la plupart des gens ne s'en rendent pas compte. Donc, pour les verres imprimés de motifs c'est à la main avec un détergent doux qu'il faut les laver. 

En petit extra, voici un concours alléchant pour les amateurs de Brading que Carling a organisé en 1957 et qui permettait de gagner plein de prix. Il ne suffisait que de répondre au rébus et d'envoyer le tout à la brasserie. Pour être éligible à une Chevrolet Bel Air 1957, voiture qui est devenue un classique, il fallait néanmoins inclure dans son envoi six capsules de bière Brading.


On note au bas la publicité que l'on peut admirer la Chevrolet Bel Air chez le concessionnaire J.P. Charbonneau Autos, situé au 3930 Ste-Catherine est. L'emplacement est plus tard devenu le concessionnaire Dodge A.L. Robert, lequel n'existe plus depuis longtemps. 




Le saviez-vous? durant les années 80 une brasserie australienne a été contrainte de changer la forme et le design de leurs bouteilles. En effet, les bouteilles en questions attiraient une variété de scarabées mâles qui tentaient, bien futilement, de copuler avec les bouteilles jetées sur le bord de l'eau. 

mercredi 5 septembre 2012

La bière Brading en 1953


Voici une autre publicité de la bière Brading dont il a déjà été question dans un article précédent, sauf que celle-ci est plus vieille car elle remonte à avril 1953. Qu'avons-nous donc ici?

Bien en évidence nous retrouvons la mascotte de Brading à l'époque, essentiellement un ouvre-bouteille stylisé afin de ressembler un peu à un personnage qui brandit dans sa pince un ouvre-bouteille, plus réaliste celui-là, en direction de deux hommes s'adonnant à ce sport très populaire qu'est la chasse. Il y a tout de même ici une forme d'humour; pendant que la mascotte envoie la pince aux deux chasseurs, ceux-ci ne voient évidemment pas trois grassouillets canards qui s'en vont. On ne peut certainement pas les plaindre, surtout qu'ils ont vraisemblablement aperçu les fusils. Lorsque les deux hommes se seront tournés les canards seront déjà bien loin. La mascotte aurait probablement mieux fait d'être plus discrète.

Du reste, cette publicité est vague. Elle se définit comme une bière moderne. Comment est-elle plus moderne que la concurrence? Probablement le procédé de brassage moderne de Brading, mais encore là, cela ne nous dit absolument rien. La publicité se termine au bas par le logo du brasseur et de son slogan.



jeudi 2 février 2012

La canette et le géant

Le fameux géant Ferré, de son vrai nom André Roussimoff, était reconnu pour sa grande taille mais aussi pour un penchant très peu dissimulé pour la nourriture et l'alcool. André avait affirmé durant une entrevue avec David Letterman qu'il avait déjà bu 119 cannettes de bière l'une après l'autre. Aussi, avant une chirurgie, André avait dit à l'anesthésiste que ça lui prenait deux litres de vodka avant qu'il se sente un peu "chaud". Et on sait qu'il a déjà sombré dans un sommeil profond dans le lobby d'un hôtel après avoir bu, et que l'on a considéré qu'il valait mieux le laisser là plutôt que de tenter de le transporter. Aussi, durant le tournage du film "The Princess Bride", il avait ramassé une facture de $40,000 à l'hôtel Hyatt de Londres. Dans une entrevue accordée à Vanity Fair, l'acteur Cary Elwes avait dit qu'André avait commandé un "American", soit une grande variété de boissons diverses vidées dans un grand pichet. Et André, Cary a t-il ajouté, a bu ça comme de l'eau. 

Si vous voulez avoir une véritable idée de la grosseur de ses mitaines, prenez une canette de bière dans votre main et comparez votre poigne avec celle d'André qui en tient une lui aussi, ça vous donnera une idée.



                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       Le saviez-vous? Bien que l'on ait souvent indiqué dans le milieu de la lutte qu'André mesurait 7'4", ce n'était pas exactement la réalité. Dans la force de l'âge il mesurait 7", mais avec les blessures, et la compression de la colonne vertébrale, il s'est davantage retrouvé à mesurer 6'10. 

mardi 21 décembre 2010

Une véritable source de plaisir pour décembre 1954


Décembre 1954. C’est le moment où paraît cette publicité. Pour les gens habitant les campagnes et terres agricoles du Québec la fête de Noël prend toute une tournure lorsque Maurice Duplessis annonce dès le début du mois une subvention de $30 millions de dollars afin d'électrifier les régions rurales. À Montréal les gens observent les premiers pas de Jean Drapeau à la mairie de la ville alors qu'il est élu depuis le 25 octobre sous la bannière de la Ligue d'Action Civique.

Pour la publicité d'aujourd'hui nous avons la bière bien connue Red Cap brassée par Carling dont j'ai parlé dans un autre article le 13 septembre 2010.  Carling utilise ici sa mascotte, Jos Gobelet, laquelle nous affirme une fois de plus que la Red Cap est une véritable source de plaisir, slogan que la compagnie va continuer à réutiliser en 1955.

Ici la publicité ne se perd pas en menus détails. Le graphiste a fignolé ici avec un certain amusement qui se sent bien, des petites illustrations très stylisées pour le temps des fêtes. Pas envahissantes du tout elles complémentent admirablement bien l’ensemble des éléments, bien balancés sur un fond bleu clair qui laisse tout respirer afin de laisser le slogan faire son travail.



Le saviez-vous? Les graphistes de l’époque devaient savoir non seulement conceptualiser et agencer mais aussi illustrer selon les goûts et exigences des clients. La maîtrise des différentes techniques; encre, lavis, gouache, aquarelle, acrylique, était obligatoire.