dimanche 31 mai 2026

Marcia Lucas: point de Guerre des étoiles sans elle

 


Bien que George Lucas soit le père et créateur de La guerre des étoiles, son film n'aurait jamais (au grand jamais!) connu un tel succès planétaire sans la contribution exceptionnelle de celle qui fut son épouse à cette époque: Marcia Lucas et qui vient de nous quitter tout récemment. 

Une remise en contexte s'impose. 

La science-fiction avait connu ses heures de gloire surtout dans les années 50 avec une quantité non négligeable de films du genre, allant des navets comme Plan 9 From Outer Space à des chefs-d'œuvre comme Forbidden Planet (Planète interdite) et tout ce qui peut se trouver entre les deux, avec des effets spéciaux de papier mâché et de papier d'aluminium à ceux infiniment plus poussés, comme War of the Worlds. 

Durant les années 60, sans dire que la science-fiction avait disparu des cinoches il s'en trouvait pas mal moins mais le genre semblait connaître un certain succès à la télévision avec Star Trek (Patrouille du cosmos), une émission qui n'aurait jamais vu le jour au petit écran en 1966 sans l'intervention de Lucille Ball. Malgré tout, la série s'était éteinte après seulement trois ans. Les mauvaise (mauvaises!!) langues diront possiblement que le public n'était manifestement pas encore mûr pour un futur où des gens en uniformes multicolore règlent les problèmes de la galaxie avec des discours philosophiques et des coups de karaté approximatifs mais c'était autre chose; le créneau horaire avait fait fondre l'audimètre et la série s'était vu couper son budget. 

En 1968 Stanley Kubrick lance son premier film de science-fiction créé avec la collaboration de l'auteur à succès Arthur C. Clarke. Le film, visuellement était magistral et avait repoussé les limites des effets spéciaux maintes fois supérieurs à que Star Trek nous avait habitué. Par contre, les gens sortait des salles en se grattant la tête avec l'énergie d'un chimpanzé tentant de résoudre une équation différentielle et se demandaient bien qu'est-ce qu'ils venaient juste de voir. Un peu trop cérébral, disaient plusieurs. Peu être même un peu trop, rajoutaient d'autres. 

Mais voilà, pour Hollywood la science-fiction semblait être devenue un genre pas tout à fait rentable (à tout le moins aux yeux et portefeuille d'investisseurs). Malgré de bons efforts comme le film Silent Running (Et la terre survivra), The Andromeda Strain (Le mystère Andromède) ou Westworld (Le monde de l'ouest) faut admettre que les films de science-fiction ne semblaient plus avoir la cote. 

Imaginez lorsqu'un certain George Lucas s'est amené au milieu des années 70 avec son ébauche de film de science-fiction à la 20th Century Fox. À ce moment la compagnie connaissait de bien gros ennuis financiers mais avait finalement accepté de financer son film malgré que le tout ressemblait à une sorte de bouillabaisse où mijotent de la science-fiction, du western, des films de samouraïs et une généreuse louche de Donjons & Dragons avant même que celui-ci ne devienne un phénomène culturel.

Le pari était risqué. Ou complètement insensé. Selon l'étage où se trouvait votre bureau.

Le tournage n'avait certainement pas été de tout repos pour bien du monde et une mutinerie parmi les équipes de tournage s'était presque levée contre Lucas. Pire, le film accusait du retard. Dans une entrevue (bien plus tard) Lucas avait avoué qu'il ne savait absolument pas ce qu'il faisait. Imaginez aussi la tronche de certains administrateurs de la 20th Century Fox qui sont allés voir ce qui se passait dans les studios à proximité et ont vu des types laisser choir au sol un réfrigérateur pour savoir le bruit que ça faisait. À cet instant précis, certains ont probablement commencé à vérifier si leur assurance couvrait les crises de panique. Mettez en une autre beurrée lorsque Lucas a même demandé à la Fox d'allonger un petit peu plus le budget! 

Un jour Lucas procède au montage de son film et invite une audience test et certains de ses amis dont Steven Spielberg et Francis Ford Coppola. À la fin de la projection tout le monde dans la salle avait l'air aussi embêté que ceux qui avait vu 2001 Odyssée de l'espace en 1968. Ce n'tait pas joli. La patente était mal bâclée, à la limite incohérente et l'intrigue paraissait décousue sans bon sens.

C'est alors qu'arrive Marcia Lucas qui prend le montage du film en main. C'est que Marcia n'est pas une timorée. Elle possède de l'expérience dans l'édition et montage de films. Elle avait fait partie d'équipes de montages de films comme Taxi Driver, New York New York, THX 1138 ainsi que American Graffiti (les deux derniers ayant aussi été réalisés par son époux). 

En amorçant le travail d'édition et de montage, elle devait accessoirement accomplir un petit miracle : transformer plusieurs kilomètres de pellicule en un film compréhensible. La situation ressemblait à celle d'un éditeur recevant un roman de mille pages dont tous les chapitres auraient été lancés en l'air depuis le toit d'un immeuble avant d'être ramassés au hasard dans la rue.

Devant elle s'entassaient des milliers de pieds de bobines qu'il fallait trier, assembler, raccorder et, surtout, tenter de faire cohabiter dans un ordre qui ne donnerait pas envie au public de réclamer le remboursement de son billet. La tâche était colossale. Le calendrier avançait à toute vitesse tandis que les bonzes de la Fox tapaient du pied avec une énergie qui aurait pu alimenter une petite centrale électrique.

Il faut dire que les dirigeants du studio n'étaient pas exactement rassurés. Après avoir visionné un premier montage préparé par George Lucas, plusieurs avaient acquis la conviction que La Guerre des étoiles allait devenir un magnifique cratère financier. À leurs yeux, le film ressemblait davantage à une expérience de laboratoire ayant mal tourné qu'à un futur succès populaire. Certains se demandaient probablement si Lucas ne tentait pas secrètement de tester les limites psychologiques des cadres de studio.

À l'inverse, tous leurs espoirs reposaient sur The Other Side of Midnight (De l'autre côté de minuit), adaptation d'un best-seller qui, sur papier du moins, possédait tous les ingrédients d'un succès respectable. C'était ce film-là qui devait sauver les meubles, remplir les coffres et empêcher la Fox de devoir vendre les poignées de porte pour payer les factures.

Pendant ce temps, La Guerre des étoiles était perçu comme le projet bizarre du fond du corridor. Celui dont personne ne comprenait vraiment l'intrigue, où des chevaliers de l'espace se battaient avec des épées lumineuses, où des robots passaient leur temps à se chamailler et où un grand méchant respirait comme un aspirateur souffrant d'emphysème.

Le résultat du travail de Marcia? C'est ce que l'on a vu dans les salles de cinéma en mai 1977, dans sa version originale et bien avant qu'on lui accole le sous-titre d'épisode IV... . Le film avait enfin une cohérence dans son récit et les séquences d'action, surtout lors de l'attaque des rebelles sur l'Étoile noire à la fin du film et qui nous avaient fait tenir sur le bout de nos sièges. C'est aussi Marcia qui avait concocté les fameuses transitions entre les scènes et qui sont devenues si caractéristiques de la série. 

Au final, si ce n'avait été du travail de extraordinaire de Marcia Lucas, La guerre des étoiles, malgré toutes les bonnes intentions de son créateur, n'aurait été qu'un nanar qui aurait prouvé que la science-fiction ne passait plus et qui aurait probablement même reçu la plus haute distinction dans le TV Hebdo, un 7. Heureusement, le travail miraculeux de Marcia l'aura transformé en véritable phénomène cinématographique qui va non seulement ramener des montagnes de fric mais va remettre la science-fiction au menu, tant au cinoche qu'à la télévision. 



Le saviez-vous? Le travail de Marcia a été tel que lors de la cérémonie des Oscars en 1978 elle s'est vu remettre, avec ses compères Paul Hirsch et Richard Chew (bacca), l'Oscar pour le meilleur montage de film. Juste ça. 



Sous me yeux: 


Le lotus bleu tel que réédité par les Éditions Moulinsart et Casterman dans sa version originale sous le nom de Les Aventures de Tintin, reporter, en Extrême-Orient, tel que publié dans les pages du Petit Vingtième en 1936. Il s'agît d'une œuvre phare de Hergé et il est fort intéressant de la redécouvrir dans son format de 124 pages avant que l'édition de 1946 soit ramenée à 64. Hergé avait alors pu compter sur la collaboration d'Edgar P. Jacobs (Blake et Mortimer). 





Devant mes yeux: 


Le magnifique film western «The Magnificent Seven», inspiré du film de Kurosawa «Les sept samurais», on y suit les aventures d'habitants d'une village Mexicain terrorisé par une bande de bandits. Ils feront appel à sept flingueurs qui tenteront de libérer le village du joug des vilains. On ne s'ennuie pas avec Yul Brynner, Steve McQueen, Eli Wallach, Charles Bronson et James Coburn, entre autres. Un bon classique qu'il fait bon revoir. 




Dans mes oreilles:


Wish You Were Here (vinyle remastérisé) dont la sublime pièce en neuf parties «Shine on You Crazy Diamond» qui rend hommage à Syd Barrett, génie musical, pilier fondateur du groupe au destin tragique qui avait quitté le groupe en 1968. Du reste il s'agit d'un album qui m'a toujours plu et qui fait toujours du bien à réécouter. 

samedi 25 août 2012

Star Wars Identités

Comme bien d'autres j'ai mordu à l'hameçon et je suis aller visiter la fameuse exposition Star Wars Identities qui se tient au Centre des Sciences de Montréal au Vieux-Port. Je sais, vous allez me dire que j'ai donné de sérieux coups de pieds dans les valseuses de la franchise il n'y a pas si longtemps et c'est vrai; Lucas a fait de la véritable bouillie avec Star Wars sans compter son désir de marchandiser à outrance. Et ne parlons même pas des «prequels»...

Mais bon, faut que j'avoue ou peut-être devrais-je dire «préciser» que j'ai tout de même un attachement avec Star Wars, le premier film original, celui qui fut projeté sur les écrans en 77. Et pour le maniaque de science-fiction comme moi il y avait de quoi impressionner le gamin de dix ans, presque onze, que j'étais. The Empire Strikes Back, le meilleur de toute la série, a aussi fait son effet également, va sans dire. Pour Return of The Jedi j'étais mitigé; certains effets spéciaux frôlaient le série B des années 50, il y avait trop de Muppets et les Ewoks étaient une abomination pure et simple. En revanche la composition de John Williams, les jeux de caméra de Richard Marquand, surtout dans les combats spatiaux ainsi que le jeu de Ian McDiarmid sont venus quelque peu venus sauver la mise. Alors soyons donc clairs sur une chose: je ne déteste pas Star Wars au contraire, je déteste simplement comment Lucas a agi avec. Ceci dit, c'est donc avec un brin de nostalgie que je me suis rendu dans le Vieux-Montréal avec mon billet bien en main.

L'exposition Star Wars Identities c'est d'abord et surtout la chance d'admirer des costumes originaux de différents personnages que l'on a vu dans les différents films. L'espace pour cette exposition est le même qui a servi pour celle sur Indiana Jones en 2011 mais à la différence c'est qu'ici la prise de photos est permise, en autant que l'on utilise pas le flash. Une bonne amie qui est allé visiter avant moi, Marie-Josée, m'avait averti que les conditions pour les photos n'étaient pas très bonnes; c'était sombre et il y avait bon nombre de reflets dans les vitrines. Crinque le ISO, m'avait-elle dit. Elle ne rigolait pas. Je vous présente donc une sélection de photos prises dans l'exposition. Certaines sont de moi et d'autres sont de Marie-Josée qui a bien gentiment accepté que je puisse utiliser quelques unes de ces photos. Après les photos je vous parlerai de l'autre segment de l'esposition soit celle où l'on se créé une identité.

 Casque de Stormtrooper, ces fameux soldats qui ne sauraient pas atteindre un bantha dans un corridor même si leur vie en dépendrait. Ce n'est d'ailleurs pas surprenant puisque selon Luke dans «A New Hope» il affirme ne rien voir avec ça sur la tête.

 (Crédit photo: Marie-Josée)
Le costume de Stormtrooper au complet. Il est d'une simplicité désarmante dans sa conception. Le corps entier est recouvert d'une combinaison noire sur laquelle sont fixées les différentes pièces visiblement en PVC. Les cuissards, bien qu'on ne le voit pas dans les films, sont retenus par... des jaretelles.
______________________________________________________________________

Cette tronche de maringouin géant c'est Ponda Baba, vous savez, celui qui n'aime pas Luke Skywalker dans la cantine et qui finit par se faire trancher le bras doit par Obi Wan Kenobi. Paraîtrait que c'est un des rares masques de bibittes de la cantine à avoir survécu.
______________________________________________________________________


Vous vous souvenez de lui? C'est EV-9D9, le robot aux tendances légèrement sadiques qui accueille R2-D2 et C-3PO dans la palace de Jabba. C'est d'ailleurs au même moment que se déroule la séquence la plus ridicule du film: un droïde à l'envers qui se fait chauffer les pieds en guise de torture. 
 ______________________________________________________________________

 (Crédit photo: Marie-Josée)
On aura reconnu ici 8D8, le droïde qui faisait office de bourreau dans Return of the Jedi durant la première partie du film qui se déroule dans le palace de Jabba. 
______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)
Voici le costume que portait Hayden Christensen dans son rôle d'Anakin et qu'on apu voir dans Attack of the Clones et Revenge of the Sith.
 ______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)

C-3PO (stupidement renommé Z-6PO dans la version française) est le droïde braillard, pleurnichard et trouillard par excellence. Son véritable boulot en est un protocolaire qui s'assure que les rencontres entre les différentes races de la galaxie se passent bien. Côté fabrication le costume semble être fait de fibre de verre. Chose certaine, Anthony Daniels ne devait pas souffrir de claustrophobie...
______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)

L'impayable R2-D2 et compagnon de C-3P0. Durant le tournage de Star Wars il y avait deux exemplaires; un avec télécommande et l'autre dans lequel Kenny Baker, un acteur nain, embarquait. Je ne sais pas lequel des deux est présent dans l'exposition. Chose certaine, il semble fait principalement de bois.
______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)

Gros plan d'un Snowspeeder, ce véhicule aérien que les Rebelles utilisent contre les AT-AT sur Hoth durant The Empire Strikes Back
______________________________________________________________________





Le Star Destroyer est le navire impérial qui ouvre carrément Star Wars lorsqu'il passe sur l'écran dans toute sa longueur. Et sa longueur justement est de 1.6 kilomètre ou 5,200 pieds. Ce modèle, tout de même assez grand, est une merveille quand à la quantité de détails qu'on ne peut voir qu'en prenant le temps de le regarder de près. On remarque aussi que sa conception a nécéssité pas mal de kit-bashing, c'est-à-dire l'utilisation massive de pièces de différents modèles à coller qu'on a cannibalisé pour les intégrer au Star Destroyer.
______________________________________________________________________
Le fameux 3B6-RA-7, un droïde de «collection» que l'on peut voir dans la soute aux cochonneries du gros machin-truc à chenille des Jawas dans Star Wars
 ______________________________________________________________________

 Ah, Boba Fett, chasseur de primes extraordinaire que l'on avait découvert dans The Empire Strikes Back et que Lucas a fait crever dans une joke de rot dans Return of The Jedi lorsqu'il fut avalé tout rond par Sarlaac.
 ______________________________________________________________________

 Han Solo dans le carbonite. La raison pour laquelle on avait tourné cette fameuse scène dans The Empire Strikes Back c'est que Harrison Ford n'avait pas signé pour reprendre le rôle de solo dans Return of The Jedi. S'il ne revenait pas on l'aurait tout simplement laissé dans le rayon des surgelés. 
 ______________________________________________________________________

 Il ne s'agit pas ici de Jabba grandeur nature mais bien d'une version miniature. La version originale que l'on a vu dans Return of The Jedi, gigantesque marionnette de latex, n'aurait semble t-il pas survécu puisqu'on l'aurait carrément scrappée après le tournage du film. 
 ______________________________________________________________________

 En fait je dois apporter une nuance: les yeux de Jabba sont les seuls éléments originaux à avoir survécu. Voici le gauche. Durant le tournage de Return of The Jedi il y avait un type dont la seule fonction était de faire bouger les yeux avec une télécommande à distance.
 ______________________________________________________________________

 Voici le fameux Yoda, la fameuse marionnette qu'on a vu dans The Empire Strikes Back et Return of The Jedi mais qui, dans les prequels, a été remplaçé par une catin digitale.
 ______________________________________________________________________

Voici le costume que portait Carrie Fisher durant la séquence se déroulant sur Hoth dans The Empire Strikes Back. Fait intéressant (ou pas) Fisher a admis s'être poudrée le nez avec autre chose que de la neige durant le tournage du film.
 ______________________________________________________________________

 Le costume classique de pilote de chasseur X-Wing tel qu'en portait Mark Hamill dans Star Wars et Return of The Jedi. Le casque ressemble beaucoup à ceux de la U.S. Air Force et le panneau de contrôle sur la poitrine n'est rien d'autre que du bricolage rudimentaire en bois. 
______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)

Chewbacca, le seul personnage de Star Wars qui est tout le temps à poil. Sa taille, si l'on se fie à celle de l'acteur qui l'a joué, Peter Mayhew, serait de 7'3". Le costume fut fabriqué avec du mohair et du poil de yak. La famille de Chewbacca (stupidement renommé Chiktaba dans la version française) comprend aussi Mallatobuck, Attichitcuk et Lumpawarrump.
______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)

Fier représentant des Jawas, cette sorte de race de ramasseux de cochonneries qui se promène dans les déserts de Tatooine à bord d'un sandcrawler, sorte de marché aux puces/cour à scrap ambulante. Personne ne sait réellement à quoi ils ressemblent réellement mais il semblerait qu'ils ne sentent pas bon. Du tout.
______________________________________________________________________

 (Crédit photo: Marie-Josée)
Le fameux costume qu'a porté Carrie Fisher quand son personnage de princesse Leia devint l'esclave de Jabba the Hutt dans Return of the Jedi. Ce bikini était, semble t-il, sujet à de nombreuses «défaillances» (ho-hum) durant le tournage et Jeremy Bullocks, qui jouait Boba Fett a été celui qui en a eu plein la vue. Le costume était parfaitement inconfortable selon Fisher.
______________________________________________________________________
(Crédit photo: Marie-Josée)


Darth Vader lui-même. Enfin, l'un des trois ou quatre costumes utilisés pour les trois premiers films. Le masque que l'on voit dans The Empire Strikes Back fut vendu à un collectionneur privé lors d'une enchère. Celui-ci ressemble à celui dans Star Wars.
______________________________________________________________________


 Voici sans doute le masque de Darth Vader utilisé dans Return of The Jedi, le seul qui ait été fabriqué pour que l'on puisse en voir le fonctionnement. Le collier sert au renforcement du cou puisqu'il a subi des blessures importantes à ce niveau. Ne pouvant respirer seul, on peut avancer que les trois premières vertèbres cervicales (C-1, C-2 et C-3) ont été endommagées et possiblement remplaçées par des implants. On pourrait même parler de  C-4. Lorsque Vader soulève Palpatine dans Return of The Jedi ce dernier ne semble plus contrôler les éclairs qu'il lance et foudroie Vader. L'électronique et les implants, probablement grillés, ne peuvent plus remplir leur fonction et Vader s'écroule au sol, essentiellement quadraplégique. Il était intéressant de voir le masque en éclaté de cette façon quoique j'aurais apprécié que l'on puisse vraiment en faire le tour afin de meiux en voir l'intérieur. 
______________________________________________________________________

Ok, maintenant voici la seconde portion de l'exposition: Identités. Essentiellement on donne à chaque visiteur un bracelet en caoutchouc muni d'un bidule électronique.   Au cours de la visite il se trouve des stations numérotées qui vous posent des questions simples; quelle est votre race, votre relation avec la Force, sur quelle planète êtes-vous né, votre enfance et autres. Les choix sont peu nombreux et relativement simples et à chaque fois que vous en faites vous passez votre bracelet sur là où on l'indique afin que celui-ci conserve l'information. 

On se sert aussi de séquences des différents films pour expliquer ce qui nous définit et, à la toute fin de l'exposition on vous demande si vous acceptez l'offre de l'empereur Palpatine ou non. Vous apposez de nouveau votre bracelet sur un petit socle pour ensuite entrer votre adresse de courriel  afin de recevoir votre «personnage». 

Faut pas s'attendre à quelque chose de très élaboré, il ne s'agit que de quelques paragraphes qui reprennent essentiellement en forme abrégée les choix que vous avez faits tout au long de l'exposition. Personnellement j'aurais apprécié quelque chose avec un peu plus de viande, surtout quand on considère toute la richesse de l'univers de Star Wars. 

Peut-être êtes-vous curieux de savoir ce que j'ai choisi? Évidemment si vous avez lu mon article sur l'aspect trompeur de la prétendue «morale» de Star Wars vous aurez deviné de quel côté j'ai penché. Quoi qu'il en soit la réponse se trouve dans ce petit vidéo amusant où je me suis mis en vedette.

mercredi 22 août 2012

Cosmos: 1999 en vinyle



Autre trouvaille dans un magasin de disques usagés sur St-Denis. C'est probablement la dernière place où je m'attendais à retrouver le disque dont il est question aujourd'hui (quand je l'ai aperçu d'ailleurs ma casquette a flippé dans les airs comme dans les cartoons). Et la même journée j'ai déniché un numéro de MAD de 1972 avec un encart de Wally Woods à l'intérieur pour $1. Y'a des journées comme ça.

Ce disque de Cosmos: 1999 (en anglais) ne contient pas de trame sonore (celui-là je l'ai déjà) mais bien trois histoires qui sont racontées par des acteurs qui font de leur mieux pour imiter ceux de la série TV. On y a rajouté quelques effets sonores et des bouts de musique pour boucler le tout. Ce n'est pas que c'est forcément mauvais mais  ce n'est pas comme écouter une émission. Faut dire que ce type de disque remonte à l'époque où les appareils à vidéocassettes n'avaient pas éxactement fait leur apparition dans notre quotidien, merveilleuse époque où, pour écouter une émission, fallait être devant la télé (mais moi j'enregistrais Cosmos:1999 sur des cassettes audio, hé hé). 

Tout compte fait j'ai acheté ce disque (pas pu résister, bien entendu) pour quelques dollars et il est en parfait état. La personne qui l'a eu avant moi en a définitivement pris bien soin.

vendredi 6 juillet 2012

Quoi de neuf, doc?

L'autre jour j'étais dans un magasin de grande surface. Trois tonnes de monde mais seulement deux caisses ouvertes sur soixante-douze. Pour passer le temps j'ai regardé partout, feuilleté des revues insipides et n'ai pas pu échapper aux conversations des gens autour de moi.

Juste derrière moi il y avait deux femmes, un peu plus jeunes que moi dont l'une tenait son jeune gamin par la main, lequel avait le doigt dans le nez jusqu'au coude. Enlève ton doigt de là, c'est pas poli, qu'elle lui a dit. Évidemment il a pas écouté et a même continué son exploitation minière avec plus de férocité.

Tu sais qu'un jour j'aimerais ça qu'ils inventent de quoi de neuf, que la mère a dit à sa copine/soeur/belle-soeur/whatever, je suis tannée de toujours voir les mêmes affaires; Spider-Man, Batman... Sont pas capables d'inventer de quoi de neuf?

Là, j'ai esquissé un sourire. J'aurais pu lui répondre de pas rêver en couleurs et même de s'attendre à encore et toujours acheter des cochonneries Spider-Man et Batman pour ses petits-enfants mais bon, déjà qu'elle semblait exaspérée de voir son rejeton qui ne savait plus quoi faire avec le gros nounours qu'il venait sortir de sa narine.

Mais c'te dame avait parfaitement raison. Ça fait une éternité qu'on n'invente plus rien du tout. Ca fait une éternité qu'on ne fait que recycler ad nauseam les choses du passé.

Prenez Batman, c'est un truc qui remonte à mai 1939. Avant la Seconde Guerre. Captain America date de mars 1941. Hulk est apparu en 1962. Spider-Man? Essayez 1963.

Je sais, vous allez me dire que c'est populaire ces personnages. C'est cool. Et ca remplit les salles de cinéma. Ca fait vendre tout plein de cossins. Je concède. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas, en quelque part, faire la même chose mais avec des personnages complètement neuf, imaginés à partir de zéro et qui n'empruntent rien à personne?

Et remarquez que cette question s'applique également à d'autres médias comme la télé ou le cinéma, où encore là on ne fait que servir du réchauffé. Du déjà-goûté.


 
 
 
 
 
 


 Vous voyez ce que je veux dire?

Que se passe t-il dans la tête des créateurs pour qu'ils soient autant en panne sèche et qu'ils se sentent constamment obligés d'aller refouiller dans le passé? Et pire, c'est rendu qu'ils pigent dans les jouets. On vient de se taper l'insipide Battleship et là on vient d'annoncer qu'on prépare un film basé sur... les Tonka. Sérieux là.


On se demande quels seront les prochains films. Operation? Twister? Mouse Trap? Battling Tops?

Je donne des idées là.

*               *                *

En annexe, voici la liste de ce que voyez plus haut avec leur date de diffusion originale:

G.I. Joe: série de figurines (1964) puis ultérieurement un dessin animé (1985).
Transformers: dessins animés (1984)
Knight Rider: série télé avec David Hasselhoff (1982).
Nightmare on Elm Street: franchise d'horreur avec Robert Englund (1984).
Tron: film de science-fiction avec Jeff Bridges (1982).
Karate Kid: film avec Ralph Macchio (1984).
A-Team: série télé avec Mr. T, George Pappard et Dirk Benedict (1983).
Hawai 5-0, série policière télé avec Jack Lord (1968).
Addams Family: bande dessinée de Charles Adams (1938).
Bewitched: série télé avec Elizabeth Montgomery (1964).
Battlestar Galactica: série télé de science-fiction (1978).
Beverly Hillbillies: série télé (1962).
Charlies Angels: série télé avec Farrah Fawcett, Kate Jackson et Jaclyn Smith (1976)
Bionic Woman: série télé avec Lindsay Wagner )1976).
The Fugitive: série télé avec Barry Morse (1963).
Fat Albert: dessin animé créé par Bill Cosby (1972).
Dukes of Hazzard: série télé avec Tom Wopat et John Schneider 1979).
The Honeymooners: série télé avec Jackie Gleason et Audrey Meadows (1955).
Josie and the Pussycats: dessin animé dérivé de l'univers d'Archie (1971).
Land of the Lost: série télé créée par Sid et Marty Krofft (1974).
Dark Shadows: roman-savon gothique avec Jonathan Frids (1966).
Leave it to Beaver: sitcom avec Jerry Mathers dans le rôle titre (1957).
Lost in Space: série télé de science-fiction créée par Irwin Allen (1965). 
Miami Vice: série télé policière avec Don Johnson et Philip Michael Thomas (1984).
Mission Impossible: série télé avec Martin Landau, Barbara Bain et Peter Graves (1966).
The Saint: série télé avec Roger Moore (1962).
Star Trek: série télé de science-fiction avec William Shatner et Leonard Nimoy (1966).
Starsky and Hutch: série télé policière avec David Soul et Paul Michael Glaser (1975).
Yogi Bear: dessin animé de Hanna-Barbera (1958).
Scooby Doo: dessin animé de Hanna-Barbera (1969).
Footloose: film avec Kevin Bacon (1984).

jeudi 21 juin 2012

Westworld

Si je vous décrivais grosso-modo quelques scènes d'un film où une personne tente tant bien que mal d'échapper à un robot meurtrier impitoyable ayant une apparence humaine parfaitement convaincante. De quel film est-ce que je serais en train de parler? Vous seriez probablement porté à croire que je vous parle du film The Terminator avec Arnold Schwarzenneger, mais ce n'est pas le cas. Il s'agit plutôt d'un autre film, l'ayant précédé de onze ans.


Westworld est un film de science-fiction écrit et réalisé par Michael Crighton (à qui l'on doit Jurassic Park) et qui est sorti sur les écrans en 1973. Le scénario nous place dans un futur rapproché où se trouve un parc d'amusement appelé Delos où l'attraction principale se trouve à être une série d'androïdes parfaitement réalistes en apparence et avec lesquels les visiteurs peuvent réagir de toutes sortes de façons selon leurs goûts, fantaisies et même fantasmes sexuels. Les androïdes sont programmés spécifiquement pour les trois sections thématiques différentes du parc où ils sont et qui comprend le Far-West, la Rome antique et l'Europe médiévale.


Évidemment tout ça est bien amusant, tant que tout fonctionne parfaitement et que les androïdes font ce qu'ils sont programmés pour faire. Et ce qui devait arriver arrive. Les techniciens se rendent compte, par un beau jour comme ça, que quelque chose cloche avec les androïdes et qu'ils commencent à faire des trucs qui vont quelque peu à l'encontre du code criminel. Comme tuer des visiteurs par exemple. Les techniciens du parc soupçonne qu'une infection se propage parmi tous les androïdes du parc, affectant leur comportement et qui les rend joyeusement hostiles. Ils coupent alors l'alimentation électrique du parc mais se faisant ils s'enferment dans leur salle de contrôle.



On y suit alors deux visiteurs, Peter Martin et John Blane (Richard Benjamin et James Brolin) qui sont dans la section du Far-West mais qui n'ont foutrement aucune idée de ce qui se passe mais qui devront en découdre avec Brynner.



Le film est intéressant à plusieurs points. D'abord parce que la cochonnerie qui à tous les androïdes du parc ressemble beaucoup à un virus informatique, ceci alors que l'informatique était encore assez embyonaire. Chose intéressante, Michael Crighton avait abordé le thème dans son livre The terminal Man en 1972. L'un des premiers virus informatiques à avoir été détectés fut Creeper lequel semait la pagaille dans ARPANET (l'ancêtre de l'internet) en 1971.

L'autre truc que je trouve amusant c'est Westworld offre une intéressante analogie à Jurassic Park. Les deux films se déroulent dans des parcs thématiques où des troubles assez sérieux pour causer la mort surviennent et où les protagonistes doivent lutter pour leur survie. Qui plus est, l'inspiration de Crighton pour Westworld lui vint d'une visite à Disneyland où il fut très impressionné par les animatroniques des Pirates des Caraïbes. De façon assez ironique quand Jurassic Park commence à faire des flammèches John Hammond dit à Ian Malcolm que quand Disneyland avait ouvert en 1956 rien ne fonctionnait. ce à quoi Malcolm répondit qu'au moins les Pirates des Caraïbes ne mangeaient pas les touristes.

Les effets spéciaux étaient assez convaincants, surtout si l'on considère l'époque où le film a été tourné. La vision «informatique» de Yul Brynner fut la première utilisation de CGI et il fallut huit heures de «processing» pour produire chaque dix secondes de cette vision.



La séquence où Martin envoie de l'acide dans le visage de l'androïde fut réalisée de façon assez imaginative; on a enduit le visage de Brynner avec un maquillage à base d'huile que l'on a mélangé avec de l'Alka Seltzer. Tout ce que l'acteur Richard Benjamin lança dans la tronche de Brynner n'était en fait que de l'eau. Le contact de celle-ci avec l'Alka Seltzer produisit le bouillonnement que l'on voit dans le film.



L'oeil averti aura réalisé que l'androïde joué par Brynner ressemble étrangement au rôle de ce dernier dans The Magnificent Seven (1960) et que même le costume est identique. C'était évidemment voulu tout en étant un clin d'oeil au film de John Sturges. John Carpenter s'est d'ailleurs inspiré de la nature «indestructible» de Yul Brynner dans le film pour le personnage du tueur Michael Meyers dans le film Halloween.

 Brynner dans The Magnificent Seven.

Brynner, qui est d'origine russe et dont le vrai nom était Yuliy Borisovich Bryner, a passé quelques années à Paris où il a d'ailleurs appris à parler un français impeccable. Le voici d'ailleurs en entrevue avec Pierre Tchernia.