Au coin des rues Laurier et St-Laurent se trouve la station de pompiers #30, bâtiment tout à fait extraordinaire qui a été bâti entre 1904 et 1905 selon les plans de l'architecte Émile Vanier. A l'époque il abritait le poste pompiers, de police ainsi que l'hôtel de ville de St-Louis-du-Mile-End. Cette municipalité a été annexée à la ville de Montréal en mai 1909 où la caserne reçut alors le numéro 30, qu'elle possède toujours. En regardant au-dessus des trois grandes portes on peut voir des fenêtres imposantes. C'est là que se trouvait la salle du conseil de ville. Quelle vue on devait avoir de là à cette époque!
A gauche de la station, sur la vieille photo, on note une publicité murale peinte sur le haut du mur: J.H. Bastien. Il s'agit de l'épicerie/boucherie des frères Bastien dont l'un se prénommait Napoléon. L'autre n'est identifié que par la lettre H.
A gauche de la station, sur la vieille photo, on note une publicité murale peinte sur le haut du mur: J.H. Bastien. Il s'agit de l'épicerie/boucherie des frères Bastien dont l'un se prénommait Napoléon. L'autre n'est identifié que par la lettre H.
Outre la caserne on retrouve à l'intérieur du bâtiment un petit musée très intéressant sur l'histoire des pompiers à Montréal. L'exposition comporte de très vieux artefacts comme des uniformes, des pompes à vapeur, des systèmes d'alerte et de nombreuses photos. On peut ainsi en apprendre comment on combattait le feu à l'époque, de quelle façon les alertes étaient données ainsi que les équipements utilisés et de quelle façon tout ça à évolué avec les années. Le musée peut être visité tous les dimanches en après-midi (il est toutefois préférable de vérifier avant de s'y rendre).
A cet égard, voici justement un court film tout à fait approprié, tourné par les studios Edison en 1901 et qui nous montre des pompiers de Montréal répondant à un appel d'urgence en plein hiver. On peut y voir les véhicules tirés par des chevaux ainsi que les pompes à vapeur servant à propulser l'eau en hauteur. C'était l'époque bien sûr où les détecteurs de fumée n'existaient pas et où le temps d'intervention était évidemment beaucoup plus lent qu'aujourd'hui.


