mercredi 9 septembre 2026
D'hier à aujourd'hui: la rue Bleury
jeudi 3 septembre 2026
Les oiseaux du Québec: le colibri
Depuis la publication de mon dernier article j'ai été fort occupé à pourchasser un superbe p'tit oiseau fort fascinant et qui porte le nom de colibri à gorge rubis. Véritable petit hélicoptère à réaction, cette petite boule de plume brillantes traverse les jardins et les bosquets de fleurs à toute vitesse à la recherche de fleurs contenant le nectar sucré dont il raffole et dont son métabolisme ultra-rapide a besoin. Cet oiseau-là était sur ma liste d'oiseaux depuis que je me suis mis à la photographie d'oiseaux en 2020. Souvent l'on me disait; va là, il se promène. Je m'y rendais et puis, zut! C'était toujours comme ça. La poisse, j'vous dis! Mais ici, les choses ont été différentes.
Au Québec, le colibri à gorge rubis est celui que l’on rencontre le plus souvent et il fait partie d'une grande famille qui regroupe quelques 366 espèces dans le monde. Mesurant à peine quelques centimètres et pesant seulement quelques grammes, il parcourt pourtant des milliers de kilomètres au cours de ses migrations. Il passe l’hiver principalement en Amérique centrale et revient au printemps dans les régions boisées, les jardins et les campagnes du Québec, où il demeure jusqu’à l’automne. Au moment où j'écris ceci il approche ladite migration vers le sud.
Le prélèvement du nectar se fait grâce à son long bec et à sa langue adaptée et qui, selon mes propres observations, est aussi longue que son bec. Il apprécie notamment les fleurs rouges, roses ou orangées, comme l'impatiente des caps, riches en nectar, mais son alimentation ne se limite pas aux fleurs car il capture également de minuscules insectes et araignées selon l'occasion. Sur la photo du haut on le voit prendre un peu de repos avant de repartir vers les fleurs. Faut saisir l'occasion.
Au printemps et en été, il peut visiter les jardins québécois avec une étonnante régularité. Un simple parterre de fleurs sauvages, quelques arbustes fleuris ou un jardin bien aménagé peuvent suffire à l’attirer. Parmi les plantes particulièrement appréciées figurent la monarde, le chèvrefeuille, les penstemons, l'impatiente des caps (comme mentionné plus haut) et plusieurs espèces de fleurs tubulaires. Vous connaissez probablement quelqu'un qui demeure un peu hors de la ville et qui en attire avec une mangeoire spécialement conçue pour les colibris et lesquelles sont remplies d'eau mélangées avec du sucre.
À l'automne notre petit visiteur quitte les contrées québécoises afin entreprend un voyage extraordinaire vers le sud. Malgré son poids minuscule, il va parcourir des centaines, voire des milliers de kilomètres, guidé par un instinct migratoire remarquable. Certains individus doivent même traverser le golfe du Mexique sans pouvoir se poser, un exploit considérable pour un oiseau aussi petit. Au printemps suivant il nous revient jusqu'à ce que le cycle de migration reprenne à l'automne.
Malgré sa petite taille le colibri doit faire face à plusieurs prédateurs. Au Québec, les oiseaux de proie, certains autres oiseaux, les chats domestiques, les couleuvres et de petits mammifères comme les écureuils peuvent représenter une menace, particulièrement pour les œufs et les oisillons. Le colibri adulte est cependant extrêmement difficile à attraper. Il peut accélérer très rapidement, effectuer des virages serrés et même voler en arrière afin de fuir et confondre son attaquant.
J'y suivais les aventures de mes personnages favoris dont Ric Hochet, Dan Cooper mais aussi Capitan. Il s'agissait là d'une œuvre signée par le prolifique couple de scénariste et illustrateur composé de Lilliane et Fred Funcken. Ce récit nous ramenait à la France des mousquetaires et du cardinal de Richelieu, Capitan de Castaignac était cet aventurier courageux qui filait d'aventures en aventures avec son compagnon d'armes, d'Artagnan (oui oui, çui-là même!) ainsi que son assistant, et toujours plein de débrouillardise, Larose.
lundi 24 août 2026
Gagnon Automobile en 1912

En 1912, au 1950 boulevard St-Laurent, on retrouve le commerce St-Louis Automobile, propriété de Siméon Gagnon et où l'on peut faire l'acquisition de voitures de marque Rambler. Le garage offre aussi les services d'entretien et de réparations. La photo est intéressante, on y voit des gens posant devant le commerce et où l'un d'entre eux est fort probablement monsieur Gagnon lui-même. Au dessus du commerce se trouvent des logements et la personne assise au balcon tout en haut ne semble pas trop s'en faire avec ce qui se passe en bas.
Toutefois en 1912 l'automobile était un produit de luxe qui était fort loin de la portée des bourses de l'ours moyen. En effet le prix d'une Rambler variait selon le modèle, entre 1 200 et 3 000 dollars, ce qui équivaut à environ 43 000 à 107 000 dollars aujourd'hui. On compte à cette époque approximativement 3,000 voitures en circulation à Montréal mais c'est l'apanage des riches.
Sur cette photo on peut voir l'intérieur du commerce où se trouvent tous les agréments modernes afin de bien gérer le commerce; téléphone, système de communication interne, machine à dactylographier, fontaine d'eau et pièces.
Comme mentionné au début de l'article, le commerce se trouvait au 1950 boulevard St-Laurent mais on ne peut utiliser cette adresse à l'emplacement actuel puisque la numérotation des rues n'était pas la même. Le 1950 boulevard St-Laurent à cette époque se situait un peu au nord de Laurier.
En 1925 le garage n'existe plus. Il est difficile d'extrapoler sur la cause mais en 1919, un peu plus au sud, soit au 1545 boulevard St-Laurent , s'installe Légaré Automobile. Cette adresse place le commerce un peu au nord de l'avenue du Mont-Royal. Pas à côté mais pas bien loin non plus.
samedi 15 août 2026
Par un 15 août 1975
Fait un brin que l'on ne s'est pas vu. Plus que trois semaines. En juillet j'étais à Wildwood avec la famille et quand je suis revenu elle était partie dans un camp de vacances pour deux semaines. J'veux tout savoir de son camp et elle veut tout savoir de mon voyage. On s'installe pas loin, assis sur un vieux banc pas loin des autres enfants qui jouent. On jase et on rigole au son des ballons qui rebondissent, du «pow pow t'es mort», de jappement de chien et des cordes à linge.
Pour ma part ma grand-mère m'a préparé un sandwich aux œufs comme je les aime bien, dégusté devant le canal 10 à regarder Les bout's chou. Après quoi je refile dehors, dans la cour cette fois car je me suis souvenu d'un projet d'excavation d'importance que j'avais entrepris plus tôt durant la semaine avec mes Tonka. Pas longtemps que j'ai les mais sales de terre que je vois arriver de par la ruelle, au travers les planches de la clôture, mon ami Alain, qui demeure plus bas sur Aylwin. Nous sommes de grands portes lui et moi. Toujours comme des larrons en foire. Il ouvre la porte de la cour comme celui qui ouvre les portes du saloon western et qui annonce quelque chose d'importance. Il me dit qu'il a trouvé quelque chose d'extraordinaire et me fait signe de le suivre. Pas besoin de dire que les Tonka ont vite prit le bord.
Dans la ruelle plus loin, Alain me montre le trésor qu'il vient de trouver: une grosse boîte vide de réfrigérateur en carton. Toute neuve même! On se regarde comme si l'on avait trouvé un coffre rempli de pièces d'or. Et pour nous, c'était tout comme. On a vite ramené cette boîte dans ma cour, en plein milieu. On a tourné autour comme des scientifiques observant un drôle de phénomène. Un bateau? me lance Alain. Un sous-marin, pourquoi pas, que je lui répond. Hum. On tourne autour encore un peu. Il me soumet une autre idée: une capsule spatiale! Oui, que je lui répond avec empressement. On peut aller dans l'espace, sous l'eau, où l'on veut. Ça nous prend des panneaux de contrôle. Tout de suite on entre dans ma cuisine et je sors des feuilles de papier avec ma boîte de crayons de cire. On se met à barbouiller des écrans, des leviers, des boutons et plein d'autres choses que l'on croit utiles. On s'en va coller tout ça en-dedans de la boîte de carton.
Nous sommes en affaire.
lundi 10 août 2026
D'hier à aujourd'hui: Le monument aux pionniers de Montréal
Le monument aux pionniers de Montréal (date inconnue mais fort probablement à la fin du 19è siècle)
Si vous vous êtes déjà promené dans le Vieux-Montréal aux alentours du musée Pointe-à-Callière et de la Place Youville alors vous aurez certainement aperçu ce monument. Il a été érigé en 1893 par la Société historique de Montréal afin de commémorer les pionniers qui ont bâti Montréal et ce, depuis sa fondation en 1642 alors que la ville portait le nom de Ville-Marie.
Membre de la Société historique de Montréal, l'architecte-arpenteur J.-A.-U. Baudry en est le concepteur et il faudra un bon nombre de chevaux (on parle d'une quarantaine) afin de l'amener sur place. Les plaques de bronze avec les inscriptions sont confiées à la maison Chanteloup.
L'emplacement initiale du monument se trouve alors un peu à l'ouest de la rue Saint-Nicolas et l'inauguration se fait en 1894. LA ville de Montréal en prend possession en 1940 et un an plus tard elle fait déplacer l'obélisque à la Place Royale et va y demeurer jusqu'en 1983 où la Ville de Montréal va la relocaliser finalement à l'endroit où l'on peut l'admirer aujourd'hui.
La première plaque porte les inscriptions suivantes:
Le XVIII mai MDCXLII, près de cet obélisque, entre le fleuve et la
rivière qui coule sous la rue des Commissaires, à L'endroit appelé Place
Royale par Champlain le XXVIII mai MDCXI, Paul Chomedey de Maisonneuve
jeta les fondements de la ville de Montréal. Il érigea les premières
habitations, le fort, la chapelle, le cimetière, qu'il renferma dans une
enceinte de pieux.
Le XXIII février MDCXLII, Montréal avait été consacré à la Sainte-Vierge sous le nom de Ville-Marie.
Le XIII février MDCXLIV, Louis XIV lui accorda sa première charte civique.
Le XXVI mars MDCXLIV, Chomedey de Maisonneuve en fut nommé premier gouverneur particulier.
La seconde plaque:
Noms des fondateurs de Montréal
Jerôme Le Royer de La Dauversière et Jean-Jacques Olier, fondateur de Saint-Sulpice ont eu chacun séparément l'inspiration d'établir cette ville. Ils ont pourvu aux premières dépenses et travaillé de concert. La Dauversière apparait dans les transactions extérieures. Olier est l'âme de la société dont il excite le courage et la générosité. Ils réunissent autour d'eux P. Chevrier Baron de Fancamp ; N. Laisne de Barillon ; L'abbé Le Gauffre ; N. Bardin ; Jeanne Mance ; P. Chomedey de Maisonneuve ; Angélique Faure de Buillion ; Gaston de Renty, Baron de Renty ; Henri-Louis Habert de Montmor ; L'abbé Nicolas Jaubert de Barrault ; Roger du Pressis, Duc de Liancourt ; N. Laisne de Marguerie ; Louis Le prêtre de Fleury ; L'abbé Denis le Prêtre ; Isabelle Seguier de Livry ; Jean Galibal ; N. Quartoze ; Jean-Antoine de Mesmes d'Irval ; Philibert Brandon du Laurent ; Louis d'Ailleboust de Coulonge ; Isabelle Blondeau de Villesavin ; Louis Séguier, Baron de St-Frémin ; Balthazar Brandon de Bassancourt ; Madame Lachancelière Louise Fabry ; L'abbé Gabriel de Thuilières de Lévis-Queylus ; L'abbé Alexandre Le Ragois de Bretonvilliers ; Antoine Barillon de Morangis de Chaudebonne ; Christophe du Plessis, Baron de Montbar ; Bertrand Drouart, secrétaire ; et plusieurs autres dont les noms sont demeurés inconnus.
La troisième plaque:
Noms des premiers colons de Montréal
MDCXLII
Mai-Août
Paul
de Chomedey de Maisonneuve ; R. P. Poncet, S. J. ; Pierre Puiseaux de
Montrenault ; Jeanne Mance ; Catherine Barre ; Jean Gorry ; Isabeau
Panie ; Augustin Hébert ; Adrienne Duvivier ; Antoine Damien ; Marie
Joly ; Jean Caillot ; Pierre Laimery ; Nicolas Godé ; Françoise Gadois ;
Françoise Godé ; Nicolas Godé ; Mathurine Godé ; Madeleine de Chavigny
de La Peltrie ; et plusieurs autres dont les noms sont inconnus.
Août-Décembre
J.-B.
Legardeur de Repentigny ; R. P. Joseph-Imbert Duperon, S.J. ; Louis
D'Aillebourst de Coulonge ; Barbe de Boullogne ; Philippine de Boullogne
; Gilbert Barbier ; David de La Touze, Guillaume Boissier ; Bernard
Berté ; Pierre Laforest ; César Léger ; Jean Caron ; Léonard
Lucot-Barbeau ; Jacques Haudebert ; Jean Massé ; Mathurin Serrurier ;
Jean-Baptiste Damien ; Jacques Boni ; Jean Philippes ; Pierre Didier ;
Pierre Quesnel ; Julien Pothier ; N. Bellanger ; Louis Godé ; Jean
Mattemasse ; Pierre Bigot ; Guillaume Lebeau ; Catherine Lezeau
La quatrième plaque:
Le XVIII mai MDCCCXCIII, ce monument a été érigé par la Société
Historique de Montréal à la mémoire des généreux fondateurs de cette
ville et des premiers colons arrivés ici.
En MDCXLII, ce que vous
voyez ici, Messieurs, n'est qu'un grain de sénevé, mais... je ne doute
nullement que ce petit grain ne produise un grand arbre, qu'il ne fasse
un jour des progrès merveilleux, ne se multiplie et ne s'étende de toute
part.
Paroles adressées aux colons, par le R.P. Vimont le XVIII
mai, MDCXLII : "Ce projet de Montréal pourra être, un temps à venir,
une grande gloire à Dieu, l'honneur de l'Église et une grande utilité à
ce royaume." Paroles de M. Olier, "Les véritables motifs", etc.
Le monument, tel qu'on peut l'admirer aujourd'hui. Les plaques sont des reproductions.
N'oubliez pas! Le 12 août c'est le jour du livre québécois. Rendez visite à une librairie indépendante et procurez-vous un ouvrage pondu par des gens d'ici afin de les encourager. Vous ne savez pas lequel choisir? Laissez-vous guider par les libraires, eux autre ils connaissent ça!
mardi 4 août 2026
L'Amerigo Vespucci, de la bien belle visite en ville
L'Amerigo Vespucci est ce voilier trois mâts qui a accosté au Vieux Port de Montréal mardi le 28 juillet afin d'en mettre plein la vue à tout le monde. Après tout, ce n'est pas souvent que 'on a de l'aussi belle visite! Et durant son séjour le navire a célébré son 95è anniversaire puisqu'il a été lancé en février 1931 au chantier naval Castellammare di Stabia à Naples et officiellement mis en service le mois de juillet suivant. Le grand voilier a été conçu par le lieutenant général Francesco Rotundi en 1925 avec, pour inspiration, les grands voiliers à 72 canons de la fin du 18è siècle. Le navire sert de bateau-école pour les marins de l'Accademia Navale.
Arrivé tout droit de la ville de Québec et durant quelques jours il a été possible de pouvoir le visiter où il était amarré avant son départ pour l'Europe, pas plus tard qu'hier sous un ciel maussade.
Une belle visite celle-là, directement de Grèce cette fois, fut Noa, que vous connaissez un peu pour ce blogue mais aussi pour s'être occupé de la défunte page Facebook de ce blogue pendant un bon bout. Elle aussi était de passage à Montréal et c'est en sa compagnie que j'ai pu fouler le pont du plusse magnifique voilier au monde. Comme Noa parle l'italien c'est par son entremise que j'ai pu converser avec quelques membres de l'équipage, dont le capitaine Nicasio Falica. À ce dernier, j'ai demandé comment avait été la traversée de l'Europe jusqu'au Québec. Il m'a répondu que le voyage avait été magnifique avec une mer calme et que 80% du trajet a été à voile, car oui, le navire est muni de moteurs.
Même si le grand voilier est presque centenaire il n'en parait rien du tout. À bord, tout est Spic 'n Span comme on disait dans le temps. Le pont est impeccable et le cuivre est parfaitement poli. Rien n'indique que le navire approche les cent ans.



















































