samedi 24 décembre 2022

Quelques souvenirs de Noël 1968

 1968. Je suis un p'tit n'enfant qui sait pas grand chose. Mais Noël, ah ça par contre je connais. Quand on va faire des commissions dans les grands magasins j'y vois toutes ces décorations colorées, des sapins, des guirlandes et tout. Partout y'a de la musique du temps des fêtes qui joue. Y'a le père Noël aussi. On m'a amené voir celui chez Dupuis Frères dans le centre-ville. En plus on y est allé en prenant le tout nouveau métro, avec ses drôles de dessins animés sur les murs du tunnel. Je ne me souviens pas trop ce que j'ai pu demander au pêre Noël... Peut m'imaginer que ça avait possiblement rapport avec les Sentinelles de l'air ou Patrouille du cosmos. 


Me voici, tout de pyjama une pièce vêtu le jour de Noël et je m'amuse avec quelques uns des jouets reçus la veille. À ma gauche y'a une grosse voiture de police. Elle est à friction. On la pousse un peu et elle part toute seule comme une grande sur une certaine distance. La toupie, aussi. Les mystères de la gravité sont à ma portée. Dans mes mains, un petit téléviseur Fisher-Price jaune à remontoir et qui joue "Mary Has a Little Lamb". Non, on ne peut as ajuster le volume ni changer de canal. Les boutons font rien, j'ai essayé.  Et derrière moi, un petit Autochtone qui, une fois remonté, joue du tambour et avance à petits pas. Il est drôle. 

Mais voilà. Au fil du temps et des ans, nos jouets finissent pas disparaître tranquillement. Des fois, c'est nous même qui prend la décision. D'autres fois, ce sont les adultes qui nous en débarrassent. C'est un peu dommage. Des jouets sur cette photo, un seulement est parvenu à survivre les épreuves du temps et c'est bien grâce à l'aide de ma grand-mère s'il est encore là ajourd'hui. Elle l'a gardés pour moi et puis un de ces jours, quelques années avant son décès, elle me l'a redonné. Regardons-le ensemble. 


Le premier est le... Bon, attendez un peu car Clémentine a décidé d'inspecter le petit Autochtone... Je vais la déposer au sol et reprendre la photo. 


Je... Bon, cette fois c'est l'espiègle Bobinette qui vient s'en mêler. Veuillez m'excuser de nouveau le temps d'enlever la minette du portrait. Un instant. 


Que diantre!!! V'la ti-pas Gustave qui vient accoler son humide de museau curieux sur le jouet. Pas facile de prendre des photos aujourd'hui!! Heureusement Zoé ne risque pas d'y venir à son tour puisqu'elle fait la vaisselle. 

Alors voilà. Ce jouet a été fabriqué par la compagnie Marx qui a connu un succès extraordinaire en fabriquant et commercialisant des tonnes de jouets populaires. L'Autochtone batteur de tambour était bien sûr identifé comme un Indien puisque c'était le terme utilisé à l'époque. Il n'est qu'un des nombreux jouets mécaniques que Marx a fabriqué. Fonctionne t-il encore? Oui. Et parfaitement même. En le remontant à plein il joue de son tambour et avance tranquillement. Signe que Marx fabriquait de jouets de qualité. Cependant, il est hors de tout doute qu'un jouet comme celui-là puisse être fabriqué aujourd'hui. 





Le saviez-vous? La compagnie Marx a été fondée en 1919 par Louis Marx et son frère David. On doit à la compagnie, entre autres, de magnifiques trains électriques, les figurines western Johnny West ainsi que le fameux Big Wheel. 

dimanche 17 avril 2022

Retour à la maison

Pâques est souvent interprété comme un jour où l'on célèbre le retour à la vie après ces longs, parfois trop, mois d'hiver. On le voit bien avec ces représentations classiques où l'on voit des œufs, des petits lapins, cannetons, poussins et autres, symboles de naissance, de renouveau. On le sent bien aussi lorsque l'on commence, timidement, à délaisser les apparats d'hiver pour ceux, moins encombrants, pour les températures plus clémentes. La nature aussi se prépare, tout comme nous. Les bourgeons naissants commencent à se faire voir, certaines variétés de fleurs poussent déjà alors que certains papillons, malgré des températures encore fraîches, volent ici et là. Les oiseaux migrateurs sont de retour, où les bernaches font généralement partie du premier contingent. D'autres espèces suivent, comme les carouges à épaulettes, les harles couronnés, les canards tant colverts que branchus. Tous se préparent aux p'tits z'amours, à la confection de nids et à la ponte. Les renardes quant à elles ont déjà mis bas et les renardeaux s'aventurent maintenant hors des tanières. 

On interprète aussi le printemps comme un retour aux sources, où l'on revisite certains endroits qui logent dans nos souvenirs, parfois lointains, comme revisiter la maison de notre enfance. Et pour moi, revenir ici est un peu comme cela. Je remets les pieds dans cette demeure, quoique virtuelle, où j'ai posé mes pénates il y a près de douze ans. Comme retrouver ce bon vieux fauteuil et ces pantoufles si confortable. 


Me voici, justement, sur le balcon arrière de cette maison qui m'a vu grandir. En ce printemps de 1968, réchauffé par un soleil généreux, je dégustait un oeuf en chocolat, que l'on m'avait offert dans un panier d'osier. On m'avaitr vêtu de bien beaux atours en ce jour-là. 

J'y suis retourné dans cette maison il n'y a pas si longtemps où les propriétaires ont bien voulu m'accueillir. J'aurai l'occasion de vous en reparler. Mais aujourd'hui c'est dans cette maison virtuelle, ici que je reviens. J'ai passé le balai, ouvert les fenêtres et préparé un bon café. Dans ce fauteuil, chaussé de mes pantoufles, chats lovés tout près, je me prépare à vous accueillir de nouveau. 

Joyeuses Pâques à vous, et j'espère bien que vous me ferez le plaisir d'unte visite.