lundi 17 avril 2017

Le 40è de Star Wars - Le livre illustré


Cette année on fête les 40 ans de Star Wars, le film de George Lucas auquel personne ne croyait (même pas Lucas lui-même). L'immense succès du film a fait que tous les mioches, dont moi, voulaient des patentes de Star Wars. Un peu plus haut je dis que personne ne croyait au succès de Star Wars alors très peu de compagnies se sont grouillées le derrière pour produire lesdites patentes parce qu'elles étaient assurées de perdre de l'argent, alors à quoi bon? Bien entendu avec le succès planétaire du film on a décidé de finalement embrayer, avec pour résultat une bonne quantité de patentes qui ne se sont retrouvées sur les tablettes qu'en 1978, pratiquement un an après la sortie du film. 

C'est le cas de l'Article que je vous présente aujourd'hui. Il s'agit du livre illustré de la Guerre des étoiles, et publié chez Flammarion en 1978. C'était la version française du livre The Star Wars Storybook, publié lui aussi en 1978 par Random House. Il n'y avait pratiquement aucune différence entre les deux versions du livre sinon les textes car le design graphique et l'emplacement des photos étaient identiques. Voici la copie que j'ai reçu en 1978.


Pas besoin de vous dire que j'en ai fait des pirouettes lorsque j'ai déchiré l'emballage-cadeau. En 1978 les magnétoscopes ne faisaient pas encore partie du paysage, ou à tout le moins à grande échelle parce que c'était une dépense assez prodigieuse alors à défaut de pouvoir revoir le film, le livre illustré était pas mal la meilleure chose. 


Ici on voit la présentation des personnages principaux. Les photos provenaient soit directement du film ou encore de photos promotionnelles du film. Y'a tout de même un truc qui m'a toujours égratigné la cornée: les noms traduits des personnages. Pourquoi diable Darth Vader est-il devenu Dark Vador, que Chewbacca est devenu Chiktabba, que C-3PO est devenu Sispéo et que Han Solo est devenu Yan Solo? Argh!! 


À cette page, où l'on commence à raconter l'histoire, un détail m'a fait sourcillé; la photo du bas où l'on voit Luke Skywalker en train de regarder dans le ciel diurne avec des jumelles. Dans le texte on explique qu'il observe la fameuse bataille spatiale que l'on voit dès l'ouverture du film. Vous savez, celle-là:


Évidemment du coup je me suis demandé si je n'avais pas manqué un bout du fil lorsque je l'avais vu en salles, parce que j'avais beau me creuser la mémoire, je ne me souvenais pas du tout de cette séquence. Or, cette séquence existe réellement, c'est tout simplement que Lucas, bien qu'il l'ait tournée, ne l'a pas intégrée dans la version finale du film. La voici d'ailleurs: 


Quelques pages plus loin se trouve d'autres photos tirées d'une séquence qui a fini sur le plancher de la salle de montage. Il s'agit de Luke Skywalker et de son pote Biggs qui lui mentionne son intérêt pour la Rébellion. 


On peut aussi voir une autre de ces traductions boboches où l'on a remplacé le nom de la planète Tatooine pour Dintouine. Enfin. Or, cette séquence aussi a été tournée et la scène se déroule à la station Tosche. C'est un peu dommage que ces scènes n'aient pas fait partie du film. Vous pouvez la voir ici:


Sur ces deux pages on voit la fameuse scène où les héros se sauvent de Mos Eisley après avoir loué les services de Han Solo et de Chewbacca. ce qui est intéressant ici c'est le jargon utilisé. On semblait pas mal se foutre des termes techniques alors on écrivait à peu près n'importe quoi. Ici, Han Solo explique la vitesse de son vaisseau en disant, et je cite; «Cet engin peut dépasser la vitesse de la lumière à Mach 5.» De quossé? J'avais n'avoir que douze ans, je savais très bien que la vitesse de la lumière équivaut à 300,000 km/seconde alors que Mach 5 n'équivaut qu'à 6174 kilomètre à l'heure. Mais bon, ça sonnait «cool» même si ça n'avait ni queue ni tête. 


Pour le reste du livre on suit assez bien le fil du récit cinématographique avec plein de belles photos. Ici, celle de gauche a été tirée du film alors que celle de droite en est une promotionnelle et qui est apparue sur des casse-têtes, des affiches ainsi que sur les boîtes à lunch. 


La dernière page représente la séquence finale du film et en lisant le texte et regardant l'image la musique de John Williams (The Throne Room) me jouait dans la tête. Dans le film, pour donner l'illusion que la salle était bondée de monde, Lucas avait fait fabriquer tout un tas de personnages découpés dans le bois. 


Rien de plus approprié pour la couverture arrière qu'une magnifique photo de Darth Vader tenant son sabre-laser en main. Il s'agit ici d'une autre photo promotionnelle que l'on a pu voir sur des posters et quantité d'autres produits dérivés. En outre, et pour l'époque, ce livre illustré est un excellent compagnon au film. Très agréable à lire dans la baignoire où le soir avant de dormir. Ça démontre tout de même comment le temps passe vite parce qu'il me semble que ce n'était hier qu'on me l'offrait en cadeau. 




Le saviez-vous? Après le succès d'American Graffiti, son film précédent, Lucas avait droit à un salaire d'un demi-million comme réalisateur. Il a décliné et conservé celui de $150,000 en échange des droits exclusifs sur tous les produits dérivés. 

dimanche 19 mars 2017

Insérez la monnaie

La période qui a suivi la seconde Guerre mondiale a été extraordinairement riche en innovations de toutes sortes qui ont complètement transformé le quotidien des gens. Les avions à réaction, les voitures aux lignes audacieuses, rappelant celles des fusées, l'avènement des couleurs vives pour quantité d'objets et éléments décoratifs, les centres commerciaux, les autoroutes et autres. C'était un monde entièrement différent.

Un aspect amusant de cette modernité qui s'installait un peu partout a été la prolifération de machines automatisées conçues pour différents usages mais surtout pour délester les gens de leur menue monnaie. Voyons un peu quelques-unes de ces machines qui ont fait partie de la vie de tous les jours.

Le photomaton.

Évidemment, le photomaton prédate la Seconde guerre, mais c'est après cette dernière que la quantité de ces appareils a explosé partout en Amérique du nord. C,était la «machine à sel fie» avant le temps. On les retrouvait partout; dans les gares, les centres commerciaux, les parcs d'amusement, les terminaux d'autobus, trappes à touristes et aussi les stations de métro, comme celles que l'on voit sur la photo ci-haut que j'ai prise à Berri-UQAM, il y a de cela quelques années. 

Durant les années 60, 70 et 80 ces machines ont été très populaires, surtout chez les jeunes. Qui ne se souvient pas dans ce temps-là s'être empilé cinq ou six dans un photomaton pour y déconner et ensuite rire aux éclats en voyant les résultats. Et combien de couples naissants se sont engouffrés dans ces photomatons afin d'y prendre quelques photos «romantiques» qui étaient ensuite conservées dans des portefeuilles.

L'automatisation à l'intérieur de ces cabines était absolument géniale et les gens qui s'en servaient n'avaient que bien peu à faire sinon régler la hauteur du banc et de choisir l'arrière-plan, soit un rideau mal foutu ou encore une photographie de l'endroit que l'on visitait. Les photos étaient prises à raison d'une à chaque quatre ou cinq secondes avec un flash automatique, le papier se plaçait tout seul et était acheminé ensuite dans les trois solutions chimiques pour le développement. Ensuite la bande était expulsée, encore humide du fixateur, dans la trappe de réception. On pouvait aussi choisir le type de photo que l'on désirait, soit plusieurs photos ou une seule de plus grand format. Ces machines ne demandaient qu'un entretien minimal qui consistait en un technicien qui venait vérifier le niveau des liquides et de faire quelques ajustements au besoin. Au début ces machines ne faisaient que des photos en noir et blanc mais par la suite on en a vu apparaître en couleurs. Les dernières générations de photomatons utilisaient un procédé numérique tant pour la prise de photo que pour l'impression mais aujourd'hui, avec les appareils photo intégrés aux téléphones, la pertinence des photomatons peut certainement être mise en doute. Il existe possiblement quelques-unes de ces machines encore en liberté quelque part.

Les jukebox de tables.

Durant les années 60 et 70 il se trouvait quantité de restaurants où chaque table possédait un de ces petits jukebox. Le fonctionnement de ces petites machines était également ingénieux. Une molette sur le dessus permettait de faire défiler des cartons verticaux sur lesquels étaient inscrits les propositions musicales. Une fois le choix fait, il suffisait d'insérer de la monnaie, généralement cinq sous, et de peser sur les boutons correspondants, par exemple B5 pour faire endurer à vos voisins de tables vos goûts musicaux douteux. Heureusement les morceaux de musiques étaient généralement les gros succès de l'heure. Le jukebox de table était connecté avec un appareil central, situé hors de vue des clients, et dans lequel se trouvait tous les 45 tours, un peu comme les bons vieux jukebox Wurlitzer. Lorsque la popularité de ces appareils a cessé et que les restaurants ont soit fermé ou été vendu, quantité d'entre eux se sont retrouvés aux poubelles mais plusieurs ont été achetés et conservés. On peut s'en procurer pour des sommes variées, tout dépendant de la condition. 

Les toilettes payantes.

Essayez d'imaginer une époque où le mercantilisme avait poussé les propriétaires de centres commerciaux et autres immeubles du genre à doter les portes de toilette de mécanismes ne permettant l'accès qu'après avoir payé. Le coût était généralement de dix sous. Vous êtes un homme et avez envie de pisser? Pas de coût, pas de problème. Vous êtes une femme avec une même envie? 10 sous. Toutefois, peu importe le sexe, fallait pas être pris d'un vas-vite! Pas besoin de dire que quantité de gens passaient sous la porte pour éviter de payer. 

Les cafétérias automatiques. 

Voici un autre exemple assez amusant de l'automatisation: les cafétérias où l'intervention humaine ne se résume qu'à quelques employés qui remplissent les machines de nourriture. Par contre, les clients ne voient que très peu, sinon pas du tout ces employés. Tout le long d'un comptoir se trouvent différentes machines distributrices, chacune proposant des mets et breuvages chauds ou froids ainsi que des desserts assortis. Le tout derrière des vitres qui ne s'ouvrent qu'après avoir inséré la monnaie. Une fois le mets sorti la vitre se verrouillait de nouveau et un nouveau met prenait la place automatiquement. Pour les breuvages ceux-ci étaient soit en contenants ou encore versés à même un réservoir, comme le café par exemple. 

Les sièges-télé. 

Bien avant l'arrivée des téléphones et autres tablettes il n'y avait que bien peu de divertissement lorsque les gens attendaient leur autobus longue-distance dans un terminal, leur train dans une gare ou leur avion dans un aéroport. On pouvait lire un livre, un magazine ou un journal, mais pour les ceuzes peu attirés par la chose littéraire (les pauvres), il n'y avait pas grand chose à faire. Donc, avant l'ère digitale le médium de divertissement par excellence était la télévision. Durant les années 50 et 60 on avait fait de remarquables progrès quant à la miniaturisation et on pouvait maintenant fabriquer des appareils en noir et blanc de petit format, assez petits pour qu'ils puissent être intégrés à ces sièges d'attente que l'on retrouvait dans les aéroports, gares et terminaux. Par contre, mercantilisme oblige, fallait y engloutir quelques sous (le temps d'écoute était minuté) pour en profiter. La Gare centrale de Montréal possédait plusieurs de ces sièges, de même que l'aéroport de Dorval et le terminus d'autobus sur la rue Berri. 

Les jumelles.

Les jumelles d'observation sont en quelque sorte un vestige de cette époque où les bidules gobe-sous pullulaient. On en retrouve quelques uns entre autres au belvedère du mont Royal et, je crois, au Vieux-Port mais je n'en suis pas certain. Partout où il y avait quelque chose de scénique à voir il y avait des jumelles qui fonctionnaient à coup de 25 sous et la période d'utilisation, comme pour les télés, était minutée. Ici, zéro entretien puisque le mécanisme est d'une simplicité désarmante; une bande de métal cache l'obturation une fois le temps écoulé. Comme pour les autres appareils, il ne suffit que d'un employé qui passe périodiquement pour les vider de tous ces sous que les gens ont mis dedans. 

Les moules à figurines. 

Voici une invention tout à fait extraordinaire; le moule à figurines automatisé. Je ne suis pas certain qu'il y ait eu grande quantité de ces machines ici au Québec mais une de celles-là a fait son apparition durant Expo 67. après avoir inséré de la monnaie, il suffisait de choisir ce que l'on désirait obtenir soit un personnage Disney, une tour Eiffel ou le logo d'Expo 67 sur une feuille d'érable. Durant un voyage dans les environs des chutes du Niagara à la fin des années 70 j'en ai vu plusieurs. Une fois la sélection du jouet faite la machine se mettait en branle et le jouet était fabriqué directement sous nos yeux; injection de plastique dans le moule, refroidissement et éjection dans le bac. Par contre ces machines nécessitaient un entretien régulier et rigoureux, tout comme un renouvellement de matière première autrement la machine n'avait pas grand chose à offrir. 

Ici au Québec la folie des machines distributrices ne nous a pas frappé autant que chez nos voisins du sud où l'on retrouvait des machines où l'on pouvait se procurer des patates, des oeufs, du whisky, des cigarettes pré-allumées, du parfum vaporisé, des pommes, des tartes variées, des hot dogs, des 45-tours, de la soupe, des vers pour la pêche, de l'assurance-voyage et même des costumes de bain. On a même tenté l'expérience du supermarché automatisé, c'est tout dire!

Évidemment il existe encore plusieurs types de machines automatisées autour de nous. On retrouve bon nombre de ces machines dans les endroits touristiques où l'on peut avoir café, croustilles, jus, boissons gazeuses et autres. Certaines seront probablement appelées à disparaître, comme les cabines téléphoniques par exemple. Le temps nous le dira bien. 



Le saviez-vous? La première machine distributrice a été inventée par le britannique Percival Everitt en 1883. La machine proposait des cartes postales, des blocs de papier à écrire et des enveloppes. Le succès a été instantané. 


mardi 14 mars 2017

La prohibition aux États Unis

La prohibition est un mot qui désigne l'interdiction via des lois gouvernementales de produire, transporter, vendre et consommer des boissons alcoolisées. Toutefois on s'en sert souvent pour désigner cette période où le gouvernement américain a ratifié le 18è Amendement de la Constitution, rendent ainsi illégal ce que je viens tout juste de mentionner au début de cet article. 

Ici au Canada on a fait un référendum sur le sujet en 1898. 51.3% ont voté pour et 48.7% contre. Chose surprenante, ou pas, le Québec vote en grande majorité contre. Le premier ministre du pays, Wilfrid Laurier, choisit de ne pas imposer de loi sur la prohibition et préfère laisser les provinces s'arranger avec ça. En 1919 le gouvernement du Québec décide de voter un loi sur la prohibition mais recule rapidement face au tollé généralisé. De prohibition au Québec il n'y aura donc pas. Ça fait un Québec pas mal joyeux. Mais pas juste les gens de la province, ceux des autres provinces et aussi, et ça c'est très important, des États Unis. De ce fait Montréal devient donc un endroit privilégié pour s'envoyer une couple de pintes en arrière de la cravate. Bon nombre d'artistes américains vont venir se produire ici et Montréal va acquérir une réputation de ville qui ne dort jamais. Par contre ce n'est pas parce que les Américains ne peuvent pas boire qu'ils ne boivent pas. Pour produire, transporter et consommer de l'alcool tous les moyens sont bons. Regardons un peu comment ça se passait chez nos voisins d'en-dessous avec l'aide de photos d'époques mises en couleurs. 

Ici le Commissaire de la police de New York John A. Leach, à droite, observe des agents qui vident un baril d'alcool directement dans les égouts. Derrière le policier en uniforme on peut voir un autre agent apporter un autre baril qui sera lui aussi vidé. 

1922, à Washington DC. Une voiture qui transportait de l'alcool de contrebande a eu un fâcheux accident. Une fois sur place la police a rapidement aperçu les caisses et les a saisies aussitôt. 

Encore à Washington. Encore une fois une voiture contenant de l'alcool de contrebande se retrouve dans le trouble pas juste un peu après avoir percuté... un véhicule de police. Oups! Dans la voiture on peut voir à l'intérieur toutes les caisses. 

Le gouvernement américain avait créé un bureau de la prohibition, lequel travaillait de concert avec toutes les autres autorités policières. Cette voiture, avec son enseigne spéciale, conférait aux agents le droit de stopper n'importe quel véhicule dans les rues et qu'ils soupçonnaient de faire de la contrebande. 

En 1922 un dame démontre comment elle transporte clandestinement un flacon d'alcool sans se faire pincer. Les croix gammées au sol n'ont pas de lien avec le parti nazi. Plusieurs tribus d'Amérindiens aux États Unis utilisaient ce symbole et plusieurs ont été trouvés lors de fouilles archéologiques. 

Toujours en 1922, une autre dame utilise ici une cane en guise de bouteille. En dévissant le bout elle peut donc se verser un bon verre d'alcool. Selon les dispositions de la loi fédérale cette dernière n'interdisait pas la consommation mais bien la production, la distribution et la vente. 

L'année est 1931. La crise économique qui sévit rend la prohibition encore moins populaire qu'elle ne l'était et les citoyens commencent à se mobiliser. On cherche à faire pression sur le gouvernement républicain de Hoover afin d'abolir le 18è Amendement et par conséquent mettre fin à la prohibition comme le montre ici l'affiche que tient cette dame. 

Deux dames faisant partie du mouvement Women’s Organization for National Prohibition Reform fondé par Pauline Sabin, pointent du doigt une autre affiche qui fait la promotion du retrait de la prohibition. Le WONPR comptait parmi douze organisations importantes qui œuvraient pour cette cause. 

Ben voilà des caisses de whisky qui ne trouveront pas preneur. Elles viennent d'être confisquées par les agents fédéraux qui verront à sa «destruction». 

En 1933 Franklin D. Roosevelt (Démocrate) devient le 32è Président des États Unis. Lors de sa campagne il avait manifesté son intention de mettre fin à la prohibition et c'est justement ce qu'il fait le 22 mars 1933 en signant l'acte Cullen-Harrison. On permet ici la vente de bière ayant un taux maximum d'alcool de 3.2% mais plus tard durant l'année le 21è Amendement de la Constitution américaine sera ratifié, mettant définitivement fin à la prohibition. 

En bonus, Budweiser a dernièrement opté de commercialiser la version sans alcool de sa bière et qu'elle a appelé la «cuvée prohibition». Elle s'ajoute à d'autres bières sans alcool que l'on retrouve déjà sur le marché comme la Krombacher, la Bitburger Drive, la Beck's sans alcool, la Clausthaler Classic ainsi que quelques autres. Par contre, point extra à Budweiser pour la mention «prohibition» sur sa bière, brassée bien sûr par Labatt. 





Le saviez-vous? L'Ontario, qui avait voté sa propre loi sur la prohibition en 1916, a découvert que la brasserie Sleeman faisait de la contrebande, mettant fin aux opérations de la compagnie. John H. Sleeman, arrière-arrière petit-fil du fondateur, a redémarré l'entreprise en 1988. 

mercredi 1 mars 2017

L'affaire Dow

Ah, voici une belle pub de la bonne bière Dow et qui nous ramène à l'été de 1959, soit environ six ans avant le début d'une histoire bien étrange. La Dow n'est pas une bière qui date d'hier-ô-soir. Nénon. Dow c'est la deuxième brasserie à avoir commencé à brasser de la bière et des affaires seulement quatre après la fondation de Molson (1786). Dow c'était aussi une bière très populaire. Parlez-en aux gens de la ville de Québec qui l'ont connue dans le temps, genre les années 50 et 60. Durant ce temps-là la Dow était la bière la plus vendue au Québec. L'usine de Montréal dans Griffintown et celle de Québec, construite sur le site de la brasserie de Jean Talon, fonctionnaient à plein régime. Les plus vieux pourront vous en parler si vous n'avez pas connu ce temps-là où le slogan «Une Dow pour moi!» se faisait entendre dans presque toutes les tavernes. Dow était aussi un chef de file. On disait souvent que Dow faisait et que les autres imitaient. 

Bon, alors c'est quoi cette histoire bien étrange dont je parle un peu plus haut? Ben voilà: ça commence à l'été de 1965. De ce moment-là et jusqu'en avril 1966 quarante-huit hommes se sont présentés dans différents hôpitaux de la ville de Québec avec des douleurs dans la poitrine. Dans tous ces cas le diagnostique est clair comme de l'eau de roche: cardiomyopathie. Vingt hommes sur les quarante-huit qui se sont présentés aux urgences en meurent. 

La cardiomyopathie, aussi appelée cardiomyopathie dilatée, cardiomyopathie hypertrophique, cardiomyopathie restrictive ou cardiomyopathie arythmogène du ventricule droit, est un état qui empêche le muscle cardiaque de pomper le sang efficacement.

Entretemps, au mois de mars, on commence à faire un lien entre la consommation de bière et les décès. Et comme Dow avait une part de marché de 85% dans la ville de Québec le gouvernement fédéral demande à la Direction des aliments et drogues, l'ancêtre du Ministère de la Santé, d'aller faire un tour à Québec afin d'enquêter sur la chose. 

Toujours en mars 1966 la CBC de Toronto y va d'un bulletin de nouvelles qui fait état de buveurs de bière décédés et mentionne la Dow. Pas longtemps après c'est le journal Montréal-Matin qui y va avec un titre qui ne cause quasiment pas d'émoi: La bière qui TUE! quasiment pas sensationaliste et appeurant comme titre? 

Encore et toujours à la fin mars, la brasserie Dow annonce que l'investigation de la Direction des aliments et drogues n'a pas permi de faire de lien entre quelconque ingrédient dans leur bière et les décès. Quant au Ministère de la santé du Québec, on dit simplement que les décès en question sont plus reliés à des consommations quelque peu excessives de bière, lire: jusqu'à dix bouteilles par jour et même pas mal plus. 

Évidemment les journaux partent en peur et de l'information mal documentée apparait et certains vont mentionner jusqu'à une centaine de décès. C'est pas mal exagéré mais ça fait vendre des copies (c'est l'fun de constater que ce temps-là est fini). Enfin. 

Un rumeur commence à circuler à l'effet qu'un certain ingrédient dans la bière, le sel de cobalt. 

De quossé?

Le sel de cobalt ou, si vous préférez, son nom plus simple à prononcer soit l'acide néodécanoïque. 

En juillet 1963 le FDA américain autorise l'utilisation du sel de cobalt comme additif dans la bière à raison de 1.2 ppm (partie par million). Un an plus tard la brasserie Storz l'utilise dans sa bière selon la limite autorisée par le FDA. Mais pourquoi le sel de cobalt? Et qu'est-ce que cette patente à gosse peut bien avoir à faire avec la bière? C'est que quelqu'un, quelque part, s'est rendu compte que le sel de cobalt pouvait aider à faire de bien beaux cols mousseux comme on en voit dans le publicités. 

Le gouvernement canadien autorise l'utilisation du sel de cobalt à partir de septembre 1964. Et comme ça aide à faire de bien beaux cols mousseux comme on en voit dans les pubs, les brasseries du Québec commence à en rajouter selon la norme établie de 1.2 ppm. Donc, voilà un petit détail anodin mais qui a son importance: Dow n'était pas la seule brasserie à utiliser le sel de cobalt. Toutes les autres brasseries du Québec expérimentaient avec le sel de cobalt dans leurs recettes. 

Mais voilà, au mois de mars 1966 la brasserie Dow de la ville de Québec annonce qu'elle va arrêter sa production de bière. Et à la fin mars elle se tire carrément dans le pied en annonçant le retrait de toutes les bouteilles de Dow sur le marché et qui ont été produites dans la brasserie de Québec. Les habitués de la marque pourront consommer celle de Montréal, produite dans la brasserie sise au coin de Peel et Notre-Dame. Entretemps toute la bière produite à Québec et qui a été récupérée est simplement vidée dans les égoûts. Plutôt que de passer pour un message rassurant, le public le perçoit surtout comme un aveu de culpabilité. Pourtant, aucun lien de cause à effet n'a clairement été démontré entre le sel de cobalt et les décès. Par contre le mal est fait et la Dow perd un gros pourcentage de sa part de marché. O'Keefe en profite pour racheter Dow et continue alors de commercialiser la Dow sans ne rien changer à la recette mis à part le sel de cobalt, que l'on ne rajoute évidemment plus. Toutefois, autant dans ce temps-là qu'aujourd'hui, plusieurs se demandent si quelqu'un, quelque part, aurait eu un intérêt pécunier à voir dégringoler Dow en tant que bière la plus populaire au Québec. 


Comme on peut le voir sur cette bouteille issue de ma petite collection, on peut clairement voir que la Dow continue de rafler des médailles d'or; Nuremberg en 1968, Londres en 1969 et Rotterdam en 1970. La Dow continue d'être produite même lorsque Molson fusionne avec Carling O'Keefe en 1989. Mais de toute façon, dès la fin des années 70 les bières de type ale avaient pas mal perdu de leur popularité contrairement aux lager, ces dernières étant encore et toujours aujourd'hui les types de bières dominantes au Québec. La Dow disparaît en 1998 et Molson non seulement ferme la vieille brasserie Dow mais laisse le bâtiment à l'abandon lequel va être l'objet de très nombreuses fréquentations par différents explorateurs urbains. Entretemps, à la bonne vôtre!





Le saviez-vous? La brasserie Dow a largement financé la construction du planétarium situé juste en face de la brasserie et a porté le nom de planétarium Dow jusqu'à son déménagement près du stade olympique. 

mercredi 22 février 2017

flos


En plein hiver, alors que le printemps semble encore un peu loin, j'aime bien me rappeler ces promenades en nature où il fait parfois bon de se perdre un peu. On ne se souviens plus si l'on a tourné à gauche au gros arbre ou à droite au rocher. Peu importe. Ces promenades ont leur lot de petits imprévus, comme une ondée soudaine que rien n'a annoncé. On prend abri quelque part. Sous un arbre, surtout pas. On attend que ça passe en regardant l'eau qui tombe, le son qu'elle fait dans les feuilles des arbres et les petites rigoles qu'elles font au sol. Puis, lorsque c'est fini, on se remet en route. La chaleur et l'humidité semblent raviver les odeurs des arbres et des différentes pousses qu'on retrouve partout. À la reprise de la promenade il arrive qu'on trouve ces petites opportunités. Ici, c'est le centre d'une grosse fleur sauvage sous la lumière nuancée d'un ciel voilé au travers le feuillage d'un sous-bois où une goutte d'eau est demeurée. 



Le saviez-vous? Charles Darwin disait que l'origine des fleurs était un mystère abominable. Les premières estimations scientifiques quant à leur apparition tournaient autour d'il y a 190 millions d'années. Des études récentes semblent avoir démontré que les fleurs seraient probablement apparues 100 millions d'années plus tôt, soit à l'époque du Triassique.


samedi 11 février 2017

consilium

Ma mémoire peut me jouer un tour ou deux (ce n'est malheureusement pas infaillible ce truc) mais il me semble bien que j'ai pris cette photo dans l'église de St-Eustache. Attendez, je vais vérifier dans mes archives photo.

Yep.

C'est ça. L'église de St-Eustache, à St-Eustache tout juste en face des Habits St-Eustache.

On a vu ça dans les cours d'histoire au secondaire (mais pas beaucoup parce que le commerce de la poterie en Mésopotamie était tout aussi important que notre histoire. Enfin.). Alors vous vous souvenez? 

La bataille de St-Eustache? 

Les Patriotes? 

Bon, alors c'est cette église-là. En décembre 1837 des Patriotes s'y réfugient et dehors y'a le colonel John Colborne qui fait poivrer l'église de balles et d'obus. Puis, un peu tanné, il ordonne que l'église soit incendiée pour que les Patriotes en sortent. En tout et pour tout ce sont soixante-dix Patriotes qui meurent durant l'opération et tout l'intérieur de l'église, dont le toit, est complètement brûlé. Seule la structure extérieure a survécu. La reconstruction a été lente puisqu'elle s'est entièrement terminée en 1941.

Donc de l'intérieur j'ai pris en photo ce banc d'église avec un numéro dessus. Je ne suis pas très certain de l'utilité de la chose. Je sais par contre que dans le temps les bancs d'églises pouvaient être «loués» moyennant des sommes qui variaient. C'était une façon pour la Fabrique de faire des sous, en plus de la quête, des dîmes et des offrandes aussi. C'est peut-être pour ça les numéros. Peut-être pas aussi parce qu'il y a bien des églises qui n'en ont pas. Ce n'est pas très clair.




Le saviez-vous? L'extérieur de l'église porte encore les traces des éclats de projectiles tirés par les Britanniques. 




mardi 7 février 2017

Une promeneuse bien sympathique


Voici une petite bestiole qui a mauvaise réputation et qui ne devrait pas. Les araignées ça vient dans toutes sortes de tailles et formats différents. Certaines font des toiles, d'autres pas. Certaines sont venimeuses, d'autres pas pantoute. Certaines sont grosses comme ma main, d'autres sont tout à fait minuscules. Mais y'a une chose qu'elles font toutes: nous débarrasser de tout un fourbi d'insectes nuisibles. Malheureusement, beaucoup de gens, dès qu'elles les aperçoivent, sortent le journal ou enlèvent une gougoune et les aplatissent sans songer un seul instant aux grands services qu'elles nous rendent.

Ma vedette du jour est une araignée dite «sauteuse», probablement une Sitticus floricola. Je l'ai rencontrée lors d'une promenade en nature il y a de cela quelques années. C'est un truc que j'ai développé avec le temps; observer à toutes les échelles, du grand chêne à la p'tite bibitte sous une feuille et tout ce qui peut se trouver entre les deux. 

De ces araignées-là il se trouve 5570 espèces réparties dans 591 genres. Elle se déplace en faisant des sauts de puce qui peuvent être de courte distance ou beaucoup plus grandes. Elle ne fait pas de toile, jamais. Elle se sert de son excellente vision pour attraper ses proies parce qu'elle a, littéralement, des yeux tout le tour de la tête. C'est pour ça qu'elle m'a vite repéré lorsque j'ai voulu la prendre en photo mais, au lieu de se sauver, elle est restée là à suivre mes mouvement et n'a même pas bronché lorsque j'ai poussé les limites de ma caméra pour la photographier d'aussi proche parce que cette charmante arachnide était si petite qu'elle aurait pu faire du patin artistique sur une pièce de dix sous. N'ayant pas de lentille macro il m'a fallu me débrouiller avec 17mm, le plus loin que je pouvais aller. Même lorsque j'ai pris ma photo elle est demeurée parfaitement placide à m'observer, se tournant pour mieux suivre mes mouvements. Pour peu que j'étais convaincu qu'elle m'aurais proposé de lui verser un p'tit cinq dollars pour autographier la photo. 




Le saviez-vous? Les araignées sauteuses se retrouvent partout sur la planète à l'exception des pôles. Des grands déserts aux forêts tropicales en passant par les estrans et même ;a des altitudes élevées sur les flancs de l'Everest. 

mercredi 1 février 2017

Petite rétrospective

Non, ne vous en faites pas, je ne vous annonce pas la fermeture du Studio Pluche, de loin s'en faut. Toutefois, je vous invite à faire un bref vol d'oiseau avec moi afin de regarder le chemin parcouru depuis. 

L'aventure a débuté il y a un peu plus de sept ans. Le 2 janvier 2010 plus précisément que je publiais ici mon tout premier article sous la bannière du Studio Pluche qui, auparavant, était segmenté en quatre blogues distincts. C'était, je dois l'avouer, un peu incommode et laborieux à gérer. Par chance, la plate-forme Blogger m'a permis de tout rassembler aisément les articles en un seul lieu, soit ici. Donc, à son nouveau départ le Studio Pluche sontenait déjà en banque un nombre substantiel d'articles en réserve. En 2010 seulement ce sont 172 articles que j'ai publié. L'année suivante le nombre d'articles est monté à 215. Il y a eu par la suite un ralentissement considérable et j'ai même reçu quelques courriels à ce sujet. La diminution des publications s'explique facilement et j'en parlais il y a un certain avec l'ami Jason, auteur du blogue Expo Lounge

Écrire un seul article requiert du temps, plus de temps que bien des gens le supposent. Il faut de la recherche, de la rédaction et bien entendu de la correction avant de cliquer sur le bouton «Publier». si ce n'est pas la syntaxe, ce sont des fautes ou tout simplement des erreurs de mise en page gentiment générées par Blogger; des espaces non désirés s'insèrent, la police de caractère d'un bout de texte change quand ce n'est pas sa taille et tout plein de petits bogues comme ça. Il faut alors lever le capot et farfouiller dans la mécanique HTML. Pas toujours simple, malheureusement. Avant que l'on ne le sache on y a passé une journée entière. Lorsque l'on considère la cadence de mes publications ici en 2010 et 2011, on comprend que j'ai eu le nez rivé à mon écran pendant une période de temps assez considérable. J'étais «bronzé» aux cristaux liquides de mon écran plutôt que par l'extérieur. 

Un autre exemple probant de grandes périodes de temps passées à l'ordinateur sont les vieilles publicités. Je possède approximativement 900 (oui, neuf-cent) de ces vieilles publicités qui sont dans la grande majorité placées dans des feuillets de plastique protecteurs, toutes classées par année. J'en ai numérisé une certaine partie mais je suis encore loin d'avoir passé au travers le lot, surtout que j'y ai bousillé un numériseur en 2012...

En tout et pour tout ce sont 773 articles (774 avec celui-ci) que j'ai publié. Le plus populaire selon les statistiques fournies par Blogger est celui qui s'intitule Rationalité Ectoplasmique où je m'amuse à démanteler les mythes entourant les fantômes et autres apparitions. Deux articles dans le palmarès contiennent une certaine charge émotive; d'abord celui sur Anne Frank, dont l'histoire continue de faire couler de l'encre. C'est l'article le plus approfondi et recherché de mon blogue. Celui-là, force est d'avouer, j'y ai passé bien plus qu'une seule journée. Puis, plus près de nous l'article sur la tragédie ferroviaire de Lac Mégantic où j'ai pris soin, avec mes connaissances sur le monde ferroviaire, à tenter d'expliquer les tenants et aboutissants de quelque chose qui n'aurait jamais dû se produire. C'est aussi l'article qui m'a valu le plus grand nombre de commentaires.

Le texte sur la tragédie du cinéma Laurier Palace m'a aussi demandé énormément de temps, surtout la recherche des noms des enfants et leurs lieux de sépultures. Cette tragédie, qui a carrément décimé la population infantile d'un quartier, est également mon cheval de bataille où je tente, depuis un bon moment, de faire ériger par la ville de Montréal, un mémorial pour les 78 enfants qui ont péri dans cet incendie mais jusqu'à maintenant, sans trop de succès. La Mairie ne semble pas plus intéressé qu'il ne le faut à bouger dans ce dossier... 

Une autre article auquel j'ai consacré beaucoup de temp est celui sur l'affaire Mary Gallagher, cette prostituée assassinée dans un logement miteux de Griffintown en 1879 et qui est devenue une légende locale, plusieurs étant convaincus avoir aperçu son fantôme rôder. Je me suis plutôt intéressé à décortiquer ce fait divers (parce que finalement c'en est un) en plus de retranscrire l'intégralité du procès à partir des archives des journaux d'époque. Cette rédaction m'a valu une apparition à l'émission Dossiers mystère animée par Christian Page et qui a été diffusée à Canal D. si vous êtes abonné à cette chaîne je crois qu'il est toujours possible de la visionner. Je ne suis malheureusement pas parvenu à dégoter la version web sinon la bande-annonce. 

Dans un registre un peu plus joyeux, et même si l'année 2016 n'a pas été la plus fertile en publications, les consultations tant pour cette année que pour les autres ont explosé tandis que les mentions «J'aime» sur ma page Facebook on pratiquement doublé. L'an passé l'article ayant récolté le plus de visites a été celui sur la culture tiki, talonné de très près par celui sur le défunt restaurant Jardin Tiki. Celui-là a beaucoup intéressé tant par la décrépitude fortement apparente du bâtiment mais aussi par la négligence, par le nouveau propriétaire des lieux, à organiser une vente aux enchère des éléments que contenait le restaurant, comme cela avait été fait en 1981 pour le Kon Tiki. 

Les nombreux articles sur les jouets ne manquent pas de soulever leur lot d'émotions si j'en crois les courriels que je reçois à ce sujet. Souvent ce sont des gens de ma génération et qui sont dans la plupart des cas assez familiers avec les jouets dont je parle. Les récents articles publiés durant la période de Noël 2016 que j'ai abondamment garni de numérisations de pages de catalogues d'époque ont ravivé bonne quantité de joyeux souvenirs. 

Un autre projet en cours, et qui requiert sa part de temps, est la révision complète des articles préalablement publiés depuis 2010. Ceci inclut des textes revus, corrigés (au besoin), l'ajout de nouvelles informations (si c'est le cas), photos en meilleure résolution et aussi résolution ainsi qu'une mise à jour du code HTML de certains articles. Si vous suivez le fil de nouvelles sur ma page Facebook vous savez que l'année 2010 est maintenant complétée. Il ne reste plus que les cinq dernières années. 

J'ai reçu l'an passé plusieurs courriels concernant ma photographie. Aurais-je abandonné ce fascinant hobby? Ne vous en faites pas. J'avoue d'emblée ne même pas avoir pris un seul cliché l'an passé et même si je n'ai presque, ou que très peu publié de photos en 2016 mon disque dur d'archives est bourré de photos prises ici et là durant les dix dernières années et que je n'ai pas encore partagé ici. En parcourant le fichier des photos je me suis même rendu compte que je n'avais jamais regardé plusieurs d'entre elles. Faudra bien que je m'y mette un jour. Il y a là, tout comme pour les anciennes publicités, pas mal de pain sur la planche à ce niveau. Et puis tiens, tout ça me rappelle que j'ai quelques rouleaux 35mm à faire développer moi. Donc avec tout ça, comme vous pouvez le constater, le Studio Pluche est loin d'être sur le bord du chemin avec les quatre clignotants allumés. Comme on disait autrefois à la télévision; demeurez à l'antenne!


Le saviez-vous? Le terme «blogue» est la francisation du mon anglais «blog» qui est un amalgame des mots «web» et «log» et qui veut dire «journal en ligne». Les premiers sont apparus vers 1994 et malgré bien des changements qui incluent les réseaux sociaux, les blogues continuent d'être des plate-formes très populaires.