dimanche 19 décembre 2010

Ce n'est pas parce qu'on rit que c'est drôle!

Lorsque j’étais gamin, bien peu de choses me rendaient aussi bachi-bouzouk que le moment où l'on sortait tout l’attirail pour monter le sapin de Noël. Lorsque j'avais trois ou quatre ans nous avions un sapin en aluminium avec pour seules décorations des boules rouges. Puis on a troqué pour un gros sapin vert de six pieds et demi en plastique. Avec celui-là c'était plus intéressant en raison de toutes les décorations qu'on pouvait y mettre. On s'installait dans le salon et on montait toute la patente en écoutant des disques de Noël. Et parlant de disques, justement, notre collection de disques en ce sens était, disons... hétéroclite (au mieux) et je n’ai toujours aucune espèce d’idée de ce qui a pu motiver mes parents à acheter certains d’entre eux. 

Parmi ces disques quelque peu bizarroïdes il y a celui que je vous présente aujourd'hui et qui date de 1969. En fait, il n'est pas vraiment étrange de par les chansons car la liste des interprètes est tout de même impressionnante, mais plutôt pour sa pochette, intérieure et extérieure et que je vous présente sans plus tarder.


Noël c’est une période de joie et de réjouissances, pas vrai? Alors si l’on décide de mettre sur le marché un disque de Noël j’imagine que l’on tente d’accorder la pochette en genre et en nombre avec ce que Noël représente, non? Ici je ne sais pas ce qui s’est passé au département de la conception. Ou bedon on a voulu faire les andouilles ou bien on ne s’est pas forcé le cul une seule miette (possiblement les deux).

En 1969 c'était encore l'époque où les concepteurs y allaient bon train avec les filles sexy sur les pochettes. Ça attirait l’œil et ça faisait probablement aussi vendre, peu importe le sujet. De la trompette mexicaine? Une jolie fille. De l'orgue Hammond? Une jolie fille. Une sélection instrumentale de chansons bavaroises? Hop! Une jolie fille. Heureusement que les temps ont changé. Pour le disque dont je vous parle aujourd'hui on ne fait pas exception et la pochette est ce que l’on appelle en anglais un «textbook example». Le modèle, même si elle est jolie, ne semble pas plus enchantée qu'il faut d'être là. Je vous rappelle que le pochette est l'élément que l'on voit Le sapin parfaitement moche n’aide pas à enjoliver la composition non plus mais bon. Peut-être aussi est-ce à cause du fait qu'on ait décidé de ne lui faire porter qu'une simple chemisette qui la fait paraître à moitié nue plutôt qu'une belle robe de circonstance? Elle ne porte pas de soutien-gorge pour sûr et la présence (ou l'absence, c'est selon) de petites culottes laisse à l’interprétation. Chose certaine elle n'est pas arrangée pour recevoir la visite. Voyons voir un peu l'intérieur... 



Ah, voilà une photo un peu plus "festive" mais qui, pour une raison que j'ignore, a été imprimée en noir et blanc. L'absence de couleur est assez discutable mais au moins la fille semble avoir un peu plus de plaisir à monter son sapin, toujours aussi moche, mais je me demande toutefois pourquoi est-elle attriquée de cette façon. Et le derrière de la pochette?

Ce disque double, je tiens à vous le préciser, a été produit en France or on se serait attendu, à tout le moins, à ce qu'il n’y est pas de faute d'orthographe dans un texte aussi court et simple que celui-ci... Le correcteur d'épreuves s'est probablement retrouvé au bureau de chômage après que ce disque se soit retrouvé en magasins. C'est ici un exemple probant de paresse de design et pour les mêmes moyens on aurait pu concevoir quelque chose de beaucoup plus intéressant et de beaucoup plus accrocheur. 



Le saviez-vous? Dans les années 60 les sapins de Noël en aluminium, qui étaient disponibles dans tous les magasins et vendus pour presque rien, ont connu une très grande popularité pour ensuite disparaître du paysage. Aujourd’hui fort prisés des collectionneurs, ces sapins peuvent valoir une véritable petite fortune.



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