vendredi 4 février 2011

Des films surprenants

Revoir le passé est toujours quelque chose d'intéressant et nous disposons aujourd'hui d'une foule de façons de le faire. Par exemple on peut feuilleter une vieille revue dans laquelle on peut y lire des articles sur l'actualité du temps ou regarder des publicités d'époque comme je vous en présente souvent ici. Il y a aussi les vieilles photos que l'on peut admirer dans de nombreux ouvrages imprimés et qui nous montrent des endroits qui ont bien changé ou encore qui sont disparus. Y’a les bonnes vieilles photos de famille où l'on peut y voir nos grands-parents ou même arrière grands-parents lorsqu'ils étaient jeunes. C’est souvent très amusant et il n'est pas rare de voir des jeunes d'aujourd'hui découvrir avec stupéfaction que matante Géraldine avait déjà été un méchant pétard!

Mais ces photos ne représentent cependant qu'une courte fraction de seconde, des moments très éphémères capturés lorsque le photographe a appuyé sur le déclencheur de l'appareil.

Ce qu’il y a de plus étonnant sont les films et je ne parle pas ici de films réalisés dans des studios avec des acteurs mais bien des scènes de rues nous montrant le quotidien de nos ancêtres, à l’époque où la planète était peuplée d’un lot entièrement différent d’êtres humains. C’est ce que je propose aujourd’hui avec un petit film tourné à Londres en 1903.




Étonnant, n’est-ce pas? Difficile de s’imaginer que tout cela a été tourné alors que la Première guerre n’avait même pas éclaté. Histoire de continuer sur le même thème, je propose un second film, tourné cette fois par le cinéaste britannique Claude Friese-Greene en 1926. «The Open Road», c’est le titre, est essentiellement une série de films tournés comme ça dans les rues de Londres mais on a utilisé par la suite un procédé appelé «Biocolour» (que Friese-Greene renomma Friese-Greene Natural Color au début des années 20) lequel donnait l'illusion de la vraie couleur en faisant usage de filtres ainsi que des teintes rouges et vertes utilisées en alternance. Ce n'était évidemment pas parfait; il y avait du sautillement et la frange de l'image était parfois affectée par le rouge et le vert mais l'ensemble avait de quoi étonner, surtout pour l'époque. En 2006 le British Film Institute a décidé de restaurer le film de Friese-Greene et d'en corriger les problèmes avec des ordinateurs et dont je vous présente aujourd'hui un extrait. Peut-être allez-vous souhaiter, tout comme moi, pouvoir voyager à cette époque où l'on semblait véritablement prendre le temps de vivre.


Bon retour dans le passé et bon visionnement!




Le saviez-vous? Détruits par détérioration ou dans des incendies (et parfois par négligence) seulement 14% des 11,000 films tournés entre 1912 et 1930 existent encore. C’est ce que confirme une étude du Library of Congress.

2 commentaires:

  1. Dans le film à Londres en 1903 j'ai été surpris de voir que tout les gens hommes ou femmes portaient des chapeaux.
    Film très intéressant.
    André Lamaire

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  2. En effet le port du chapeau était de rigueur à l'époque et l'a été pendant très longtemps même ici en Amérique du Nord. Il y avait cette vieille expression qui disait ceci: "If a guy ain't got a lid he ain't worth talking about".

    Pluche

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