lundi 23 mai 2011

Du nouveau pour l'été de 75

J'avais quatre ans, presque cinq lorsque j'ai eu mon premier vélo. Un cadeau de ma grand-mère qui, un bon matin a décidé de m'en acheter un. Elle m'avait amené en quelque part, sur la rue Ste-Catherine dans l'est je crois, où ils en vendaient, et m'a demandé de m'en choisir un parmis tous ceux qui étaient alignés là, dehors. C'étaient des modèles avec sièges banane, des éfiloches de papier aluminium de différentes couleurs au bout des poignées et des petites roues en arrière pour pas tomber. J'en ai choisi un orange vitamine-C.

Il était ben l'fun mon p'tit vélo orange mais rendu à un moment donné non seulement je me donnais des coups de genoux en-dessous de la mâchoire quand je pédalais mais je commençais à avoir l'air pas mal con. C'est que contrairement au p'tit vélo, je grandissais moi. Ca fait que vers l'âge de neuf ans ma grand-mère a décidé de m'en offrir un nouveau pour mon anniversaire. On est pas allé dans une boutique cette fois-là, plutôt chez Distribution aux Consommateurs. Quand je l'ai vu dans le catalogue ça été le coup de foudre. On s'est rendu à celui sur Jean-Talon pas loin de Viau où, ironiquement, je vais travailler un peu durant mes études.

Finalement ils l'avaient. On est sorti de là avec une grosse boîte en carton. Parce qu'il fallait l'assembler. Ça, c'était la job de mon père. Un peu plus tard on était dans le garage par ce samedi matin-là de la fin juin avec toutes les pièces par terre. Heureusement c'était pas trop compliqué à monter et quand on a eu fini voici de quoi la bête avait l'air:



Avec ce bécyk-là je suis rapidement devenu la vedette du quartier, tout simplement parce que ce type de vélo-motocross était carrément nouveau comme concept et j'étais le seul dans le quartier à en avoir un. Je pouvais pas faire un coin de rue sans que je me fasse arrêter par un kid qui avait la mâchoire qui pendait par terre. Ce que j'aimais bien avec ce vélo c'était non seulement le fait qu'il roulait en douceur mais aussi qu'il était très confortable. Ici, pas d'ostifi de siège banane dur mais un siège bien rembourré. Par contre la suspension était factice, c'était juste pour l'apparence mais ça, les autres n'avaient pas besoin de le savoir.

Mon Stelber a été mon fidèle compagnon pendant cinq ans solide et avec lui je me suis pété la gueule plus souvent qu'à mon tour. Des fouilles solides à part ça. J'ai fait des trucs de casse-cou également et puis un jour il a rendu l'âme quand j'ai fait une autre de ces cascades impromptues et que la fourche s'est carrément cassée. J'ai mangé pas mal de poussière cette fois-là et j'ai eu mal à peu près partout mais les applaudissements et les cris de mes amis m'avaient confirmé qu'il y avait pas plus belle fin pour un bécyk. Il était temps pour moi de me casser la gueule avec un nouveau vélo, mais ça c'est une autre histoire.

2 commentaires:

  1. I would love a bike like this one! Even though I'm way too big for it now.. I'd still ride it if given the chance. LOL!

    RépondreEffacer
  2. Believe me Darrin, not only was I the envy of all my friends but that bike was awesome. It could stop on a dime, turn on a whim and take quite a beating while still riding A1. And I won't even mention the how comfy was the seat. I'd give a lot to have it back!

    RépondreEffacer