mercredi 6 juillet 2011

Boris Karloff's Wax Museum

Un jour, des gens ont observé les magnifiques chutes du Niagara et ont eu l'idée de rentabiliser le grandiose de la chose. Les gens qui vont venir voir ces chutes d'eau, se sont-ils dit, vont devoir manger un peu, et possiblement aussi prendre gîte pour la nuit, peut-être même deux! Qui sait? D'accord, c'est un résumé simpliste, mais tout de même. 

C'est donc ainsi que, petit à petit, les chutes du Niagara sont devenues ce qu'on appelle une trappe à touristes. Et l'industrie qui s'occupe de la chose, on le devine fort bien, s'est développée assez rapidement. Outre les restaurants et les hôtels, on a substantiellement quantifié l'offre touristique; boutiques de cochonn... souvenirs, amusements divers qui comprenaient, entre autres, des musées de cire. Tout pour soigneusement aspirer les sous des poches des touristes. 

Du côté canadien des chutes, le secteur de Clifton Hill est devenu assez populaire en raison  de la concentration d'attraits touristiques, incluant des maisons hantées qui se sont établis dans le secteur au fil des ans. Aussi, faut le souligner, les maisons hantées étaient une thématique fort populaire à l'époque; Frankenstein Dracula et tout ça.  

Une de celles-là, quelque peu éloignée du centre «névralgique» des maisons d'épouvantes, était le "Boris Karloff's House of Wax", située au coin des rues Buchanan et Oakes Drive. L'acteur légendaire pour son rôle de Frankenstein et la Momie, entre autres, avait prêté son nom au musée. 


Dépliant du musée de cire Boris Karloff, remontant fort probablement au milieu des années 60. On y décrit quelques uns des exhibits à voir à l'intérieur. 


Intérieur du dépliant. 

Tout comme les attractions dites hantées, les musées de cire étaient fort populaires dans le temps et les thèmes variaient d'une à l'autre. Certains se concentraient sur les vedettes d'Hollywood, des sportifs, des criminels, d'autres sur les records Guinness, et bien entendu, l'épouvante. Il s'agissait ici du type de maison hantée dans laquelle on marchait en suivant un parcours établi afin de découvrir différentes mises en scène, et non du type «dark ride» où le trajet est effectué dans un chariot comme le Moulin de la sorcière à La Ronde.


Autre version, plus récente, du dépliant.

Le bâtiment original qui abritait le musée, on peut le voir, a été modifié dans son apparence extérieure pour ressembler à un sinistre château, mais le résultat tire davantage sur le kitsch, surtout avec ses deux tourelles qui n'en sont pas et sa gigantesque enseigne au néon représentant Boris mais qui ressemble davantage à Monsieur Muffler. L'ensemble, assez inégal, quelque peu mal torché, ressemble davantage au résultat d'un restaurant thématique du genre rococo-mexicain et d'un nettoyeur à sec passés au malaxeur. Il possède toutefois ce petit charme indéniable, un peu comme le homard; c'est pas trop beau mais ça l'air bon. 

Et justement, comment c'était? 

Même si j'ai bien visité la région vers la fin des années 70, je n'ai jamais visité ce musée, surtout parce que j'en avais jamais entendu parler. Par contre, j'ai échangé avec des gens qui ont bel et bien visité l'endroit. De ce que l'on m'a raconté, la visite était tout à fait décevante puisque les exhibits à l'intérieur, en plus d'avoir été aménagés dans des espaces très restraints, ne consistaient que de mannequins de magasins bien ordinaires attriqués de costumes bon marché et affublés de masques en caoutchouc commerciaux que l'on pouvait se procurer à un prix tout aussi ridicule dans n'importe quel magasin durant la période précédent l'Halloween. Essentiellement, une grosse déception. Même pas certain que Boris ait visité le lieu en question. 

Fanion du musée. L'une des babioles disponibles à la boutique-souvenirs.

Aujourd'hui le musée n'existe plus, et ce, depuis la fin des années 70. Le fort développement touristique, possiblement couplé à la médiocrité du musée, ont probablement pesé fort dans la balance. Quant à son emplacement original les choses ont bien changé. À l'époque où le musée existait le découpage urbain des rues était différent. Certaines se sont ajoutées (Fallsview), d'autres ont disparu (Buchanan), et quelques unes ont changé tout simplement de nom (Oakes). En se fiant à la carte (en jaune sur le dépliant plus haut), on note que le musée se trouvait à ce qui correspond aujourd'hui à l'intersection des rues Fallsview et Portage où se trouve le stationnement de l'hôtel Oakes d'un restaurant Applebee. Malgré toutes mes recherches, je ne suis pas parvenu à obtenir des photos de l'intérieur autres que celles incluses dans les dépliants. 

L'endroit où se trouvait le musée de cire Boris Karloff, maintenant un stationnement pour l'hôtel Oakes et un restaurant Appleby. 





Le saviez-vous? Les géologues estiment que l'érosion aura fait complètement disparaître les chutes dans environ 50,000 ans. Il vous reste donc encore un peu de temps pour les voir, si ce n'est déjà fait.

2 commentaires:

  1. Hey!
    Je quitte Paris mardi prochain pour un voyage à Québec-Montréal-Ottawa-Toronto-Niagara Falls!
    Quelques conseils personnels de choses à ne pas manquer, en dehors des classiques qui sont dans les guides? :D

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    1. Ne saute pas les chutes en baril. Si quelqu'un te l'offre pour pas cher c'est une arnaque. :)

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