samedi 27 août 2011

Le Royaume des animaux

Si vous avez écouté la télé durant les années 70 il est à peu près impossible que vous n'ayez pas vu l'émission "Au royaume des animaux", surtout si vous étierz gamin dans le temps.  

L'émission commençait toujours par cet élégant personnage aux cheveux blancs, debout en complet veston cravate, dans un salon quelque peu colonial. Il approchait un tableau et expliquait alors l'animal du jour. S'ensuivait alors un reportage sur l'animal en question filmé dans son habitat naturel.

Ce personnage était Marlin Perkins un zoologiste qui commença sa carrière en 1926 au jardin zoologique de St-Louis au Missouri. Il débuta en bas de l'échelle complètement, travaillant à entretenir les lieux. Il gravit ensuite les échelons et devint le responsable des reptiles en 1928. En 1937 il devint conservateur au zoo de New-York à Buffalo et en 1944 il prit en charge la direction du zoo Lincoln Park à Chicago. En 1962 il retourna là où il avait débuté, au zoo de St-Louis, mais en tant que directeur cette fois. Un an plus tard il devint l'hôte de la célèbre émission "Wild Kigdom" avec la Mutuelle D'Omaha comme commanditaire.

L'émission était très intéressante et son format comportait quelques éléments amusants. Il y avait d'abord la publicité quelque peu subtile qui s'associait aux sujets de L'émission. Par exemple on disait que tout comme la lionne protège ses lionceaux les gens peuvent protéger leurs enfants avec une police d'assurances de la Mutuelle d'Omaha.

Ensuite il y avait Jim Fowler, celui qui s'aventurait près des animaux, peu importe qu'ils soient dangereux ou non, pendant que Perkins observait loin derrière en sécurité. "Restons ici dans l'abri et observons Jim traverser cette rivière infestée de crocodiles pour aller circoncire cet éléphant d'Afrique là-bas!" Evidemment j'exagère un brin mais Jim s'est déjà débattu avec un boa constrictor pas content du tout pendant que Perkins décrivait la scène comme un combat de lutte. Ce genre de scène n'a pas manqué d'inspirer de nombreux comédiens.

L'émission a toutefois eu le mérite de faire entrer des images de pays lointains et d'animaux exotiques dans les foyers d'Amérique du Nord et de conscientiser les gens à l'écologie et à l'environnement. Marlin Perkins est décédé du cancer en 1986 et Jim Fowler n'a pas été bouffé (chose surprenante) par une ours, lion, tigre ni écrabouillé par un rhinocéros. Au moment d'écrire ces lignes Jim est toujours bien vivant.

Cette chronique n'était pas une présentation de la Mutuelle d'Omaha, une compagnie d'assurance américaine qui existe encore aujourd'hui et dont les activités canadiennes ont depuis été rachetées par la Banque Royale. 

Rajout (29 août 2011): Une fidèle (du moins je l'espère) lectrice de ce blogue, Lady Jaye, que je remercie sincèrement, m'a fait mention d'un court segment en français.  Que voici:

4 commentaires:

  1. Il y a un court extrait en français de l'émission sur youtube: http://youtu.be/76K2Wm3485Y

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  2. Merci beaucoup pour ce lien. Je vais l'intégrer à l'article.

    Pluche

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  3. J'ai regardé cette émission avec plaisir pendant des années! Les scènes où Jim Fowler s'approchait des animaux dangereux m'ont toujours impressionné.
    J'ai un peu perdu mes illusions il y a un an ou deux en regardant The Fifth Estate sur la CBC.On y traitait des animaux utilisés dans les films et les documentaires sur les animaux sauvages.On a remontré une interview de Marlin Perkins,qui mit soudainement fin à l'entrevue, quand le reporter lui demanda si certaines scènes supposément dangereuses,n'étaient pas "arrangées avec le gars des vues" en utilisant des animaux bien entraînés,avec l'entraîneur à côté de la caméra,prêt à intervenir.Cet entraîneur,aujourd'hui retraité,avait participé à de nombreux films pour le grand écran,de même qu'on avait souvent eu recours à ses services à Mutual of Omaha's Wild Kingdom.Voici le lien vers un court texte qui en fait mention,avec une petite photo de Marlin Perkins:http://www.cbc.ca/fifth/cruelcamera/fakery.html Descendez jusqu'à l'année 1963.

    Normand

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  4. Mon cher Normand, un gros merçi pour ce commentaire fort instructif (et le lien aussi) qui met en lumière bien des choses tristes à apprendre qu'on ne soupçonnait pas dans le temps et qu'on a parfois du mal à soupçonner même aujourd'hui.

    Pluche

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