samedi 14 janvier 2012

Matchbox


Si je vous dis le mot Matchbox, il y a de grosses chances pour qu'il agisse comme une bougie d'allumage dans la boîte à souvenirs de votre enfance. Regardez comme vous vous revoyez, hauts comme trois pommes et quart dans la cour arrière ou sur le trottoir (et possiblement ailleurs) avec ces petites voitures en métal. On les trouvait partout à prix très abordables. On leur en a vraiment fait voir de toutes les couleurs, les faisant rouler à des vitesses (proportionnelles) de fou, sans compter les cascades impossibles et les accidents.

Matchbox, faut comprendre, c'était une marque de commerce et la compagnie qui les fabriquait portait le nom de Lesney. Ça été fondée le 19 janvier 1947 par Leslie Smith et Rodney Smith, deux britanniques qui n'avaient aucun lien de parenté. Ils ont toutefois fréquenté l'école ensemble et servi aussi dans la Marine. Le nom de la compagnie est formé de leurs noms; LESlie Smith et RodNEY Smith. Que voici d'ailleurs:


À ses débuts la compagnie loge dans un petit immeuble, un ancien pub qui portait le nom de Rifleman. On donne essentiellement dans le métal moulé industriel parce qu'il y avait une grosse demande pour toutes sortes d'outillages, surtout électriques, après la Seconde guerre.

Pas tellement longtemps après Rodney présente à Leslie un de ses amis, un certain Jack Odell. Çui-là va louer un espace dans l'édifice de Lesney pour y fabriquer ses propre trucs en métal moulé mais il va rapidement se joindre à la compagnie comme partenaire. Lesney reçoit des commandes de pièces variées et les choses vont bien. On change de locaux à quelques reprises et puis on finit par s'installer à Hackney Wick, un peu à l'est de Londres.

Puis un jour ils reçoivent des commandes pour fabriquer des pièces pour un pistolet-jouet. Ça va permettre à la compagnie de continuer à produire lorsque la demande de pièces d'outillage baisse. On flaire le potentiel des jouets et on commence don à en fabriquer. Le premier produit, qui sort en 1948, est une sorte de rouleau-compresseur qui semble carrément calqué sur celui de Dinky. Par contre Rodney Smith a pas mal de difficultés à voir, justement, ce potentiel-là. Puis un jour, il finit par ne plus le voir pantoute et décide donc de quitter la compagnie en 1951, laissant O'Dell et l'autre Smith aux commandes de Lesney Products.

En 1952 le roi Georges V meurt, ce qui laisse le trône libre pour la jeune princesse Élizabeth. Elle est couronnée en juin 1953 et Lesney voit là une merveilleuse petite occasion de mise en marché. On décide donc de produire à l'échelle le carrosse que la princesse va utiliser pour se rendre à Westminster pour en ressortir monarque.


Ils en ont produit un gros puis un plus petit. C'est ce dernier qui est très populaire qui se vend à quelque chose comme un million d'exemplaires. Ça fait donc pas mal de pognon qui rentre dans les coffres de la compagnie. Par contre, la marque Matchbox n'existe pas encore mais ça s'en vient. 

La fille de John Odell fréquente une école qui a, parmi son lot de règlements étranges et insipides mais horriblement stricts, celui qui dit que les enfants ne peuvent emporter avec eux qu'un jouet, à condition que ça puisse entrer dans une boîte d'allumettes. Odell fait donc fabriquer pour sa fille un véhicule vert et rouge qu'il glisse dans une telle boîte et que sa fille peut emporter avec elle. Pas besoin de dire qu'à l'école, le p'tit véhicule dans sa boîte fait sensation. C'est de là que vient l'idée de fabriquer et vendre des véhicules dans des boîtes de cartons aux dimensions assez similaires à celle pour les allumettes. La marque Matchbox fait donc ses débuts en 1953.

Et ça marche!

Au courant des années qui suivent on voit une gamme de voitures de plus en plus diversifiée; des voitures britanniques au début (elementary) mais qui ensuite s'élargit avec des voitures françaises, italiennes et, plus tard, américaines. Lesney fabrique ses voitures d'après tout un tas de photos détaillées de véritables voitures et on va même jusqu'à obtenir les plans de construction des fabricants. On établit tout de go que la série Matchbox va comporter au total 75 véhicules par année. Pas un de moins, pas un de plus.

Sur la photo ci-haut on peut voir un employé de Lesney assis sur une chaise qui semble douloureusement inconfortable et qui travaille au plan d'une voiture de la série Models of Yesteryear. Dans cette série-là il n'y avait que des vieilles voitures teuf-teuf des années 10 et 20. Par contre, peu importe la série, tous les véhicules Matchbox commencent sur une table à dessin comme celle-là.

D'après le plan dressé on fabrique le véhicule avec du bois et à une échelle six fois plus grande que celle du produit final. Ça permet de déceler toute erreur ou omission et d'y remédier facilement.

Les pièces sont assemblées pour se donner une idée et ensuite on fabrique un moule avec lequel on va pouvoir ramener la voiture à l'échelle 1/64, celle utilisée pour les Matchbox de la série principale.

C'est ici que la miniaturisation se passe. Ce type, qu'on voit ici, utilise le moule en bois avec une machine appelée pantographe. Si vous vous êtes déjà amusé avec le E-Z tracer de K-Tel durant les années 70 alors voilà, ça fonctionne sur le même principe sauf qu'au lieu de travailler sur le plat ça marche en trois dimensions. C'est un travail minutieux qui demande beaucoup de dextérité.

On se trouve ici dans la fonderie. C'est ici qu'on fait fondre le métal qui va servir à fabriquer les voitures. Bien avant Lesney on utilisait une forte proportion de zinc qui, avec le temps, devenait fragile et pouvait casser facilement. Les alliages utilisés ont été améliorés afin de s'assurer que les véhicules ne cassent pas.

Le métal est versé dans une cuve d'où il va être injecté dans les moules produits via les pantographes. Les portions de métal non utilisées sont récupérés et refondues afin d'être utilisées de nouveau. Ça permet de minimiser les pertes et de réduire les coûts de fabrication.

Ici on peut voir un véhicule et ses différentes composantes qui viennent tout juste de sortir des moules. Il s'agit de la remorqueuse Ford qui sera éventuellement peinte en rouge et blanc et affixée d'une étiquette de la compagnie pétrolière Esso.

Des employées prennent les différentes pièces, qui sont versées dans un bac, et les placent rapidement sur des pieux pivotants en métal. Ces pièces s'en vont se faire peinturlurer et ce n'est qu'après y avoir passé quelques tours, histoire d'avoir une belle couche de peinture uniforme, que les pièces vont être assemblées.

Sur cette image on peut voir les véhicules recevoir leur première couche de peinture. Une fois toutes les couches appliquées elles sont envoyées au four. Le procédé fait que la peinture est relativement durable.

Une fois les couches de peinture appliquées et toutes les pièces fabriquées, tout est envoyé plus loin sur la ligne où des employées s'affairent à assembler les véhicules. Certains procédés sont mécanisés mais pas pour d'autres, dans le cas ici une voiture de la série Models of Yesteryear, en raison de multiples pièces.

Les voitures assemblées sont toutes déposées sur un long tapis roulant où elles sont inspectées. Au besoin, on retire celles dont une ou des pièces seraient manquantes où si quelconque autre défaut est trouvé. Elles sont ensuite mises en boîtes et empaquetées pour livraison par les distributeurs chez les différents détaillants d'Europe ou d'Amérique du nord.

Leslie Smith et Jack O'Dell visiblement fiers de l'entreprise de jouets qu'ils ont réussi à construire. Qui se serait douté que la petite compagnie d'outillage de 1947 se serait transformée à ce point? Le succès des voitures Matchbox est international. Évidemment, évolution il y a eu, tant au niveau de la compagnie que des voitures elles-mêmes qui elles, ont bien changé au fil des ans. Les premières voitures, on l'a vu, sont apparues en 1953 mais de ce qu'elles étaient à ce moment jusqu'aux années 60 puis 70, il y a eu une évolution et on va regarder ça ensemble avec l'aide de certains véhicules de ma collection (ils sont identifiés avec le petit logo Studio Pluche à la sauce Matchbox).

Voici le Dennis Vehicule Escape, sorte de camion de pompier avec échelle intégrée ainsi qu'un pompier qui le conduit. Celui-ci est une reproduction que j'ai acquise dans les années 90. C'est la seule reproduction de ma collection. L'original, qui a été produit de 1958 à 1959 n'avait pas les grosses roues jaune et vaut aujourd'hui un peu plus d'une centaine de dollars. On a toutefois utilisé les mêmes moules et il était vendu dans une boîte identique à celle d'époque. Une des premières constatations c'est que les véhicules n'étaient pas encore tout à fait à l'échelle 1/64, laquelle devient la norme de la série 1-75 un peu plus tard. Les véhicules étaient aussi creux à l'intérieur, même pas de plaque en-dessous et encore moins des vitres. La boîte de carton a été utilisée jusque dans les années 70 pour certains modèles. La mention «MOKO» fait référence à un associé, Moses Kohnstam, dont la compagnie s'occupait de distribution et mise en marché. Il a été subséquemment racheté par Lesney et la mention «MOKO» est disparue. Certains sont parfois curieux de l'autre mention, soit «Reg. US Pat. Off.». Ça veut simplement dire «Registered United States Patents Office» signifiant ainsi que le produit a obtenu un brevet aux États Unis.  


Dans certains magasins de jouets on retrouvait ce présentoir, fourni par Lesney, et qui permettait de voir tous les 75 véhicules de la collection d'un même coup d’œil. À Montréal il y en avait plusieurs et je trouvais très utile de pouvoir les regarder comme ça. Très facile aussi pour les commis de nous donner celui ou ceux qui nous intéressaient. Il ne nous suffisait que de dire le ou les numéros correspondants. Elles se vendaient alors 50 sous, ce qui équivaut aujourd'hui à quelque chose comme $3.50.

Publicité de Matchbox mettant en vedette le joueur de baseball Whitey Ford. 


Entretemps l'usine de Lesney a pris de grandes proportion. Malgré la concurrence de Mattel  avec ses voitures Hot Wheels, apparues en 1968, les ventes de voitures Matchbox sont toujours au beau fixe et on produit presque un million de voitures par jour. À l'usine on est en mesure de tout produire sur place. Les matières premières entrent par une porte et les voitures sortent par une autre. 

Lesney continue d'innover avec une autre série qui elle porte le nom de Sky-Busters, une série d'avions tant militaires que civils. Une série qui a d'ailleurs connue un très grand succès.
Puis, on voit apparaître Sea Kings, une série de navires militaires comme des sous-marins, destroyers, corvettes, et autres. Avec cette série, Lesney tente de diversifier son offre et de joindre un nouveau public, soit ceux intéressés par la chose militaire.


Battle Kings suit les mêmes traces que Sea Kings et se concentre sur des véhicules militaires et chars de combat. Si certains semblent bien réels, d'autres sont purement imaginaires. Ces ensembles viennent avec des petits soldats de plastique qu'il était facile de perdre étant leur petite taille.

Lesney décide en 1972 d'entrer dans le marché des modèles réduits à coller. À cette époque, et j'en sais quelque chose, c'était un hobby très populaire chez les jeunes. D'abord ça ne coûtait pas très cher, y'avait abondance de choix et on pouvait les trouver à peu près partout. Même les petits dépanneurs et les pharmacies en avaient. Smith et O'Dell, toujours à la tête de Lesney, embauchent Maurice Landi lequel va conceptualiser et concevoir les modèles en plastique. Landi a du pain sur la planche, faut qu'il trouve les sujets, qu'il les documente avec toutes les mesures que ça implique si on veut avoir des modèles fidèles aux vrais. Landi peut compter sur une équipe sous sa supervision et après avoir fignolé quelques prototypes, Smith et O'Dell lui donnent carte blanche et le budget nécessaire pour mener à bien le projet.

Voici un de kits typiques conçus par Lendi, ici c'est un véhicule «half-track» de la Seconde guerre équipé de canons anti-aériens. Cette magnifique illustration est l'oeuvre de Roy Huxley le premier artiste à être embauché par Landi pour créer les illustrations.

Le début des années 80 par contre est assez glauque et financièrement Lesney commence à manger de la bouette. Pas parce que les produits Matchbox ne se vendent pas bien, au contraire, mais plutôt à cause des conditions économiques merdiques qui sévissent en Angleterre à ce moment-là (lire: récession). Y'a autre chose aussi; depuis sa fondation Lesney a toujours manufacturé ses produits dans son usine Londonienne avec des employés locaux. De son côté Mattel avait, dès la fin des années 60, envoyé sa production de Hot Wheels à Hong Kong, permettant ainsi de réaliser des économies substantielles quant aux coûts de fabrication, chose que Lesney s'était toujours refusé à faire mais en raison de cette foutue récession, ça commence à sentir le roussi. Et les nuages noirs ne sont pas juste au-dessus de Lesney mais aussi d'autres compagnies britanniques telles Dinky et Meccano (Corgi, Husky) aussi, pourtant très bien établies depuis fort longtemps.

Et puis en 1982 arrive ce qui devait arriver; Lesney fait banqueroute et la compagnie est placée sous administration judiciaire. La même année la marque Matchbox, la grande majorité des moules ainsi que le catalogue sont acquis par un certain David Yeh et Universal Toys, une compagnie de jouets de Hong Kong. Certains équipements sont toutefois conservés par Jack O'Dell ce qui lui permet de continuer à produire certaines voitures sous le nom de Lledo. Quant à David Yeh il réorganise Lesney sous le nom de Matchbox International. Pensez-y deux minutes; une compagnie établie dans une colonie britannique achète une compagnie tout aussi britannique localisée à Londres. C'est pourtant ce que fait Yeh.

Ce camion à bétail Dodge date de 1983. Il s'agit d'un camion qui est apparu pour la première fois au catalogue en 1977. Comme on peut le voir, en 1983 les Matchbox sont toujours fabriquées en Angleterre mais ça va changer et David Yeh va bientôt transférer la production dans une usine de Macau. La compagnie opère alors sous le nom de Universal Toys.

Dix ans plus tard Universal Toys cherche à vendre la marque Matchbox et c'est la compagnie Tyco Toys (dont on se souvient surtout pour ses pistes de courses électriques) qui en fait l'acquisition. En 1997 la division de jouets de Tyco, qui inclut bien entendu Matchbox, est à son tour achetée par... Mattel, unissant ainsi sous un même toit corporatif les deux anciens rivaux. On ne peut pas dire que la nouvelle de l'acquisition de Matchbox par Mattel a fait l'affaire des collectionneurs. La plupart craignent que Mattel ne «dilue» Matchbox, ne dilue les voitures Matchbox dans Hot Wheels jusqu'à ce que plus rien ne subsiste. Aujourd'hui Mattel est toujours propriétaire de la marque Matchbox et on peut toujours les trouver dans les magasins à un prix très raisonnable. J'aurai l'occasion de vous en reparler.






Le saviez-vous? La plus grande collection de véhicules Matchbox au monde appartient à un certain Steven Smith de Great Yarmouth en Angleterre. Sa collection compte pas moins de 20,736 véhicules. 



7 commentaires:

  1. Gabriel Deschambaultdimanche, janvier 22, 2012

    Tres beau reportage sur Matchbox.
    Plus jeune (j'espere) j'adorais ces petites voitures et camions. J'ai connu les roues dures mais Dinky toys est arrivé avec des pneus de caoutchouc qui pouvaient s'enlever (et se perdre!). En plus à un moment donné ils ont placé une petite broche qui faisait office de suspension. Alors là! c'était la totale. Matchbox a fait aussi des essieux flexibles qui permettaient également ce genre de choses.
    Avec un peu d'attention on pouvait fabriquer de petites rampes de carton et en propulsant les voitures à la bonne vitesse, elles retombaient sur les roues en sautillant et on se trouvait bien bon. C'était aussi l'époque des "Lucky Hells Drivers" et on les imitait à notre petite échelle.
    Pour en revenir aux Matchbox, j'avais, sur un assemblage de grands cartons d'environ 4 pieds par 7, fabriqué un village avec des rues peintes à la gouache, des stationnements, quelques maisons avec entrées et "driveways".

    J'avais aussi fabriqué un boulevard métropolitain qui traversait mon "immense" carton. Des heures de plaisr et des tonnes de souvenirs.
    Merci et salutations
    Gabriel Deschambault

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  2. Wow, tout un magnifique témoignage que celui-là. Et les "Lucky Hells Drivers", ouah, quels souvenirs! Les sauts par-dessus des autobus et tout. Tiens, moi aussi je fabriquais des circuits mais sur des feuilles de papier avec des crayons couleurs. Je m'arrangeais pour pouvoir intercaler les feuilles pour créer différentes configurations. Que de plaisir. Presqu'autant à les fabriquer qu'à jouer dessus.

    Quant aux Dinky je vais leur réserver un article car cette autre marque britannique le mérite bien.

    Pluche

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  3. Ah les matchbox, le petit camion jaune avec le lion et l’auto de police blanche je les avais ainsi qu'une myriade d'autre de ce temps- là

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  4. On avait tous une bonne quantité, j'en suis certain et malgré que j'aimais bien ma piste Hot Wheels je suis toujours demeuré un p'tit gars Matchbox.

    Pluche

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  5. Je suis de 67 et j'ai aussi de superbes souvenirs de jeux dans les années 70 avec les petites voitures Matchbox et Majorette (le concurrent français). J'ai eu plus de Majorette car elles étaient un peu moins couteuse en France of course… Mais les Matchbox sont rester gravées dans ma mémoire car là ou Majorette restait dans la reproduction fidèle de véhicule existant,… Matchbox avait a son catalogue dans les années 70 des modèles délirants, du genre dragster avec des énormes moteurs chromés, et des designs de voitures qui n'existaient pas dans la réalité, comme la N°1 MOD ROD, ou la N°4 GRUESOME TWOSOME,…la liste est longue.

    Quoiqu'il en soit, j'ai cherché dans les brocantes et autres vides greniers (l'équivalent des ventes de garage chez vous…) quelques modèles de mon enfance,… J'ai été surpris de voir que l'on en trouvait plus ou de très abimées,… Du coup je me suis mis à en chercher comme un fou, sans oublier E-bay. J'en ai environ 80 aujourd'hui, j'ai dans l'idée de créer un livre (je suis aussi graphiste) en français, la plupart sont en anglais au contenu intéressant mais pas très jolie… plus ça va, plus je me passionne sur le sujet, catalogue, film publicitaire d'époque, les illustrations des boites de Superfast sont géniales… Enfin bref,…c'est grave docteur?

    En tout cas merci pour ton article et les photos qui sont grandes et de bonnes qualités,… suffisamment rare pour le souligner

    Ma collection sur mon Facebook "Superfast Phil Matchbox

    Philippe

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    1. L'arrivée des voitures imaginaires comme le Hairy Hustler, Gruesome Twosome et les autres se voulait une réponse aux modèles de Hot Wheels. Je crois que Lesney s'en est bien tiré. Et malgré le fait que Hot Wheels détienne la plus grande part de marché, ce sont encore et toujours les voitures Matchbox qui sont les plus collectionnées au monde.

      Alors non, ce n'est pas grave et nul besoin de courir se faire soigner. Je suis moi-même atteint de cette «maladie» et je m'en porte très bien.

      Pluche

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    2. Merci Pluche pour votre description détaillée et illustrée de l'histoire de Matchbox et de ses miniatures.
      C’est un vrai plaisir de voir un site francophone sur le sujet et suffisamment rare pour le souligner.

      Je suis atteint de la même matchboxite aiguë même si quand je l’ai contracté des miniatures cousines de la marque Majorette sévissaient aussi dans mon environnement de petit français parisien des année 70.

      Les Matchbox avaient malgré tout à mes yeux un petit quelque chose de plus, un petit grain de folie et de créativité sur les modèles que vous appelez « voitures imaginaires » et qui tranchaient avec la sagesse des Majorette qui traduisait que des modèles classiques.

      Ces Matchbox bizarres me faisaient rêver à la voiture du futur avec un design plus proche du vaisseau spatial que de la voiture.

      Encore merci ! Et si vous voulez vous rincer les yeux n’hésitez pas à aller faire un tour sur mon site vitrine RAPID’MATCHBOX.
      J’essaye avec mes propres photos et celles d’amis collectionneurs de rendre la vitrine exhaustive sur les Matchbox de cette époque entre 1970 et 1980, surtout donc des SUPERFAST (la partie du site la plus riche actuellement) :
      https://routierphilippe.wixsite.com/rapidmatchbox

      Bonne journée
      Philippe
      Un autre graphiste ;)

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