jeudi 25 octobre 2012

Goodbye Emmanuelle!


Appris dernièrement: la mort de l'actrice néerlandaise Sylvia Kristel des suites d'un cancer. Cette surdouée, dotée d'un Q.I. de 165 et qui parlait quatre langues a été rendue célèbre pour son rôle dans le film Emmanuelle en 74. C'était l'époque où les films érotiques ont commencé à ruer dans les brancards, surtout avec l'arrivée en France du nouveau secrétaire d'État à la Culture, Michel Guy qui affirma «Tous les films doivent pouvoir sortir sans distinction. Je ne me reconnais pas le droit d'interdire à des spectateurs adultes la possibilité de voir les films qu'ils désirent. En 1975, les gens choisissent ce qu'ils veulent voir et je dois les laisser libres». C'est comme ça qu'Emmanuelle ne fut interdit qu'aux 16 ans et moins.



Sylvia avait ce minois, cette grâce. De belles grandes jambes aussi qui n'ont pas manqué de faire rêver toute une génération d'adolescents. Sylvia Kristel était à mon avis l'une des icônes de la révolution érotique des années 70 avec l'allemande Ingrid Steeger, l'italienne Edwige Fenech ou encore cette autre italienne, d'origine indonésienne toutefois, Laura Gemser qui incidemment a incarné la Black Emmanuelle. C'est avec elles que nombre de garçons ont découvert les charmes féminins, à cette époque où l'internet n'existait pas et où la vue d'un sein, même l'espace d'une seconde, suffisait à émerveiller. 

Le départ de Sylvia étonne, d'abord parce qu'elle n'avait que 60 ans, mais n'étonne pas non plus. Sa vie, malgré le glamour qui caractérisait la plupart de ses films, fut assez pénible. Son autobiographie, Nue est assez éloquente à ce sujet. On a profité de son innocence et l'on s'en est servi. Elle s'est retrouvée un jour complètement chamboulée avec presque rien. Elle a tenté de diluer la douleur de la dépossession dans l'alcool et les drogues. Elle a aussi combattu la bête en 2012 quand celle-ci l'avait prise à la gorge et aux poumons. Elle s'en est remise la belle Sylvia mais la bête est revenue. Probablement trop affaiblie par un AVC qui l'avait terrassée durant l'été elle a laissé la bête gagner, emportant avec elle un femme qui aurait mérité un meilleur destin.

2 commentaires:

  1. Vous avez écrit là un bijou de petit article; suscinct, éloquent et respectueux. Et vous avez bien raison, elle en a fait rêver des jeunes à l'époque.

    Marc

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Merci beaucoup, c'était là le but visé.

      Pluche

      Effacer