lundi 7 mars 2011

columen

Gros plan de la structure du pont ferroviaire de la rue Guy, entre Argyle et Saint-Antoine. Les voies ferrées au-dessus mènent à la gare Lucien-L'allier mais auparavant c'était à l'ancienne gare Windsor qu'elles se rendaient. Les abords du pont semblent avoir été refaits il n’y a pas si longtemps et bien que la structure métallique semble toujours très solide, un peu de sablage et un petit coup de peinture ne lui feraient certainement pas de tort.

Appareil utilisé: Canon Powershot A60. 


Le saviez-vous? Bien que l’on surnomme souvent Jean Drapeau comme étant le père du métro de Montréal, cet honneur revient plutôt à Lucien l’Allier, cet ingénieur qui a été le véritable maître d’œuvre du grand chantier des années 60.

samedi 5 mars 2011

Lea & Perrins

Il est de ces publicités murales qui ont bien résisté au temps et aux éléments soit parce qu’elles ont été cachées par un nouvel immeuble ou tout simplement de par leur position face au soleil et aux éléments. Ce qui devient intéressant c’est lorsqu’un immeuble quelconque est démoli et qu’une vieille pub réapparaît soudainement au grand jour. C’est le cas de cette grande publicité, non pas pour un commerce local, mais bien pour une marque en particulier, en l’occurrence ici la sauce Worcestershire Lea & Perrins. Je ne suis malheureusement pas parvenu à déterminer l’année où elle a été peinte car quantité de détails étaient absents, masqués ou trop endommagés.


L'origine de cette fameuse sauce semble remonter vers 1836 alors que deux apothicaires-chimistes, John Wheeley Lea and William Henry Perrins de Worcester en Angleterre, ont tenté de reproduire une sauce provenant des Indes. Le résultat a été si mauvais (décrit comme du feu en bouteille) qu’ils ont simplement mis les pots de sauce quelque part et pour finir par ne plus y penser. Un an et des poussières plus tard, alors qu’ils nettoyaient la cave, ils sont tombés bien accidentellement sur ces fameux pots de sauce qu’ils avaient laissée là et qu’ils avaient oubliée. Par curiosité ils ont décidé d’y goûter et quelle n’a pas été leur surprise de constater que la fermentation avait donné à la sauce un goût tout à fait délicieux.

La publicité murale que l’on aperçoit sur les deux photos du haut est d’une simplicité désarmante; un personnage joufflu tenant la fameuse bouteille, le nom du produit en grosses lettres et, plus bas, un slogan destiné au consommateur avisé le mettant en garde contre les imitations: « Look out for imitations! ». Quant aux ingrédients ils sont assez simples pour vous puissiez la reproduire chez-vous; vinaigre blanc distillé, mélasse, eau, sucre, onions, anchois, sel, ail, clous de girofle, extrait de tamarin, saveur naturelle, extrait de piment. C’est tout de même plus simple d’aller s’en procurer au supermarché.
Quant à la publicité, elle était située sur le mur d'un bâtiment de la rue St-Laurent entre de Maisonneuve et Ontario. Avec le réaménagement de l'ancien édifice en condos cette publicité est maintenant disparue.


Le saviez-vous? Si la sauce Lea & Perrins existe encore de nos jours elle est passée entre les mains de plusieurs propriétaires; en 1930 Lea & Perrins a été acheté par HP Foods, qui a son tour a été acquis par Imperial Tobacco en 1967. HP Foods a été vendue en 1988 au groupe Danone puis à Heinz en 2005.

mercredi 2 mars 2011

Septembre

Je ne peux certes pas dire que j’ai été un passionné des jeux télévisés. The Price is Right m’intéressait parce que j’aimais bien voir la tronche des participants qui réagissaient à une perte ou un gain mais j’avais un faible pour Family Feud en raison de l’excellente animation assurée par Richard Dawson. Si vous n'avez jamais regardé cette émission durant les années 70 alors vous avez manqué quelque chose. Family Feud était un jeu-questionnaire qui opposait typiquement les membres de deux familles différentes. Une des parties du jeu consistait, pour un des membres d'une famille, de donner des réponses à des questions simples posées par l'animateur; par exemple : Qu'est-ce qu'une petite fille est susceptible de recevoir à son anniversaire? Ou encore : Nommez un personnage célèbre dont le prénom est George. Les réponses données par le membre de la famille étaient ensuite inscrites au tableau et un autre membre, tenu à l'écart afin qu'il ou elle n'entende pas, devait répondre aux mêmes questions. Si une réponse donnée était identique à celle inscrite au tableau alors il fallait en trouver une autre.

Richard Dawson n'avait pas son pareil pour animer cette émission, d'abord à cause de son sens de la répartie mais aussi pour son humour particulier et son habitude d'embrasser les femmes afin de leur souhaiter bonne chance. De temps à autres des participants répondaient des trucs sans queue ni tête ce qui faisait bien rire mais il est toutefois arrivé une de ces émissions où la réponse a été tellement hirsute et inattendue que Dawson, pourtant solide, a carrément perdu le contrôle, ne pouvant s'empêcher de s'esclaffer à tout bout de champ chaque fois qu'il tentait de poser la question à nouveau à un autre membre de la famille. De la télé comme on n'en voit malheureusement plus de nos jours.





Le saviez-vous? Richard Dawson a été marié pendant sept ans (1959-1966) avec Diana Dors, alors considérée comme la Marylin Monroe britannique.

mardi 1 mars 2011

per gradus descendère

Escalier de pierre près de la sortie du chemin de croix de l'Oratoire. Il couvre une superficie d’environ 200,000 pieds carrés et l’aménagement a été dessiné par nul autre que l’architecte-paysagiste Frederick Todd à qui l’on doit aussi l’aménagement du Mont-Royal. Les travaux ont été réalisés à partir de 1942. Lors de ma promenade j'y ai croisé des passionnés d'horticulture, observant avec attention quelques-unes des soixante variétés de vivaces, un autre enthousiaste, de dessins çi-là, croquait les statues du chemin de croix. Plus loin il se trouvait un amateur d’ornithologie qui observait avec minutie les oiseaux. Et, alors que je descendais l’escalier, des étudiants en géologie, cahiers en main, semblaient captivés par les ruisselantes parois rocheuses.

Appareil utilisé: Canon Powershot A60.



Le saviez-vous? Les statues du chemin de croix ont été conçues par Louis Parent entre 1943 et 1953 et ont été sculptées par Ercolo Barbieri entre 1952 et 1958. Ces statues, ne pouvant être déplacées durant l’hiver en raison de leur taille (9 pieds) et de leur poids, elles sont soigneusement recouvertes afin de les protéger du froid et de la neige.

lundi 28 février 2011

Catalogue Eaton mi-saison, 1939-40, page 37

Il y a un certain temps de cela j'ai pu mettre la main sur un catalogue Eaton qui fut publié durant l'hiver de 1939-40. Que se passe-t-il donc à cette époque par chez-nous? La grosse nouvelle évidemment est le fait que le Canada est officiellement en guerre contre l'Allemagne et ce, depuis le 10 septembre 1939. Les conséquences de la crise économique de 1929 ne sont pas entièrement estompés que déjà on apprend qu'il y aura du rationnement quant à diverses denrées, ressources et matériaux. Pour utiliser une expression bien connue de chez nous; il n'y en aura pas de facile. Cette période sombre va durer jusqu'à août 1945 mais pour le moment, personne ne sait combien de temps durera cette folie. 


Quant au catalogue, considérant son âge vénérable de quelques 70 ans, il est en très bonne condition, chose remarquable surtout si l'on considère que ceux-ci n'étaient pas conçus pour durer bien longtemps. La majorité se retrouvaient alors aux poubelles sitôt expirés. Toutefois, il s'est trouvé de ces gens qui ont eu cette idée avant-gardiste de conserver ces véritables capsules temporelles, ce qui est évidemment une bonne chose pour nous. 

Contenant quelques 80 pages, j'ai pris la peine de le numériser soigneusement et de lui redonner un peu de lustre, travail de moine s'il en est un. Je vous présente aujourd'hui la page 37 dans toute sa splendeur, une image qui a nécessité deux numérisations que j'ai ensuite jointes ensembles. J'ai opté de vous présenter cette page dans un format plus grand que d'habitude afin que vous puissiez en observer tous les détails. Il ne vous suffit que de cliquer dessus et d'utiliser la roulette de votre souris pour la faire défiler verticalement. 


Pour le simple plaisir de la chose, observons le prix de la robe-vedette, vendue à $1.94. Ça ne semble pas beaucoup, certes, mais en dollars ajustés pour 2011 cela équivaut à $30. Pas si mal pour une robe fabriquée ici.

Le saviez-vous? En 1883, Eugène-Étienne Taché, architecte et commissaire adjoint des terres de la Couronne, fait graver dans la pierre la devise Je me souviens juste en dessous des armoiries du Québec, qui se trouvent au-dessus de la porte principale de l'Hôtel du Parlement à Québec. La devise est alors déjà employée officiellement par le gouvernement du Québec bien que les armoiries elles-mêmes ne l'arborent qu'en décembre 1939.

dimanche 27 février 2011

Réponse au petit quiz

Malgré quelques indices saupoudrés en supplément il n'y a malheureusement personne qui soit parvenu à identifier la personne-mystère dans la photo. Alors voilà, il s'agit de William H. Gaines qui a été pendant plus de 40 ans l'éditeur du fameux magazine américain MAD. Si vous avez déjà eu le bonheur de feuilleter ce magazine durant ses meilleures années vous avez alors eu la chance de voir le bonhomme se faire parodier et caricaturer assez souvent, entre autres par Dave Berg dans «The Lighter Side of», dont voici quelques extraits que vous pouvez faire agrandir en cliquant simplement dessus.




Malgré la représentation assez peu flatteuse de Berg, Gaines était un éditeur apprécié et très attaché à son équipe. D'ailleurs il ne lisait les numéros que très peu de temps avant qu'ils ne passent à l'impression, laissant ainsi aux artistes, scénaristes et autres collaborateurs le soin de créer chaque numéro à leur guise. Gaines avait aussi cette habitude d'amener son équipe en voyage une fois l'an et c'est ainsi que durant les années 60 ils se sont retrouvés à Haïti où ils se sont tous pointés sans avertissement aucun à la porte du seul abonné haïtien de MAD.



Pour Gaines, la philosophie du magazine était tout simplement de rappeler au lecteur combien il n'en avait que très peu pour son argent. Toutefois, si l'on considère que MAD n'a jamais eu une seule page de publicité durant tout le temps où Gaines en était l'éditeur (il était fermé comme une huitre face à cette idée) on peut certainement considérer jusqu'à quel point le magazine était apprécié. Gaines est malheureusement décédé en 1992.


L'indice #2 que j'ai donné hier à propos d'un certain Alfred faisait tout simplement référence à la mascotte du magazine, Alfred E. Neuman dont le célèbre motto est «What, me worry?»




Le saviez-vous? Lorsqu’ils se sont présentés au seul abonné haïtien ils lui ont remis un coupon de renouvellement, amenant le voisin a aussi s’abonner ce qui a fait dire à Gaines, au retour, que le voyage avait été un succès commercial.

Les Oscars en 1956

Les cérémonies des Oscars ont toujours été populaires car elles réunissent, le temps d’une soirée mémorable, tout le gratin d’Hollywood. A cet égard, je vous propose aujourd'hui deux photographies prisent par Alan Grant le soir des Oscars le 21 mars 1956 dans les coulisses du Pantages Theatre où avaient alors lieu les cérémonies. Je vous mets certainement au défi de trouver aujourd'hui une telle classe et une telle élégance réunies dans une seule et même image.



On aura bien entendu reconnu les actrices Audrey Hepburn et Grace Kelly. L'année précédente Kelly avait remporté l'Oscar pour son interprétation dans le film "The Country Girl" alors qu’en 1954 c'était Hepburn qui l'avait gagné pour son rôle dans Roman Holiday où elle partageait la vedette avec Gregory Peck.




Le saviez-vous? Sur les produits officiels comme des calendriers ou autres à l’effigie d’Audrey Hepburn, on remarquera que les droits d’auteurs appartiennent à Luca Doti et Sean Ferrer. Il s’agit là des deux fils de l’actrice.

samedi 26 février 2011

Grosse publicité


J’ai accidentellement trouvé cette publicité murale sur un édifice un peu au nord de St-Antoine (anciennement Craig) entre St-Laurent et Clarke. Un élément intéressant de cette murale est qu’elle soit bilingue (les publicités étaient surtout en anglais). L’ennui avec ces publicités est le fait qu’elles étaient parfois repeintes à deux ou même trois reprises et que le design de la publicité pouvait changer. Avec le temps et les éléments, les différentes versions en viennent à s’entremêler, ce qui rend parfois l’identification difficile. Dans le cas de cette pub, j’ai identifié le commerce en fouillant dans le répertoire Lovell, édition 1919-20 cette fois.


Cette compagnie, propriété de Louis Wisinteiner, fabriquait des moulures de différents types, des cadres ainsi que des miroirs. Il s’agissait essentiellement d’un commerce d’encadrement qui fabriquait sur place ce qu’il vendait. L’adresse, 58 boulevard Saint-Laurent, précède évidemment la grande refonte des adresses de Montréal qui s’est amorcée quelques années plus tard. Chose certaine, l’emplacement et la taille de la publicité laissent croire que la compagnie faisait de très bonnes affaires. Malheureusement sa position au soleil fait qu'elle disparaîtra bientôt complètement. 

Grâce au plan d'assurances pour la Ville de Montréal tel que dressé par Chas. E. Goad en 1915, j'ai retracer sans peine l'emplacement de la compagnie soit sur le côté ouest de St-Laurent un peu au nord de Craig. Cela veut donc dire que la publicité a été peinte sur le mur du bâtiment appartenant à Louis Winsinteiner. Certaines compagnies faisaient peindre leurs publicité sur des murs parfois loins de leurs commerces, sur des rues achalandées afin d'améliorer leur visibilité, mais ces publicités étaient onéreuses, non pas pour leur exécution en tant que tel mais bien pour louer le mur en question au propriétaire. 

L'emplacement de Wisinteiner. 




Le saviez-vous? Les premiers miroirs fabriqués, essentiellement du verre volcanique naturel poli comme l’obsidienne, datent d’environ 6000 ans av. J.-C. et ont été retrouvés en Anatolie (Asie Mineure). Ce sont toutefois les Mésopotamiens qui ont été les premiers à utiliser le cuivre poli vers 4000 av. J.-C.