Vous vous souvenez de cet article que j'ai écrit y'a pas si longtemps sur les modèles à colleret comment mon ami Daniel m'avait grandement inspiré à les assembler mieux qu'un chimpanzé paqueté? Bon, alors Daniel avait tellement été une inspiration pour moi que je m'étais pris d'une véritable passion pour mieux faire mes modèles.
Durant l'été de 1979 je décide d'aller comme ça au Bric à Brac, magasin de jouets qui existe encore au coin d'Ontario et Aylwin. J'avais ramassé suffisamment d'argent de poche pour m'en payer un. J'hésitais entre un destroyer de la marine américaine et un Spitfire de la seconde guerre. Je suis finalement ressorti avec une Corvette de type Pace Car noire et argent.
Je me souviens des bons enseignements de Daniel; prendre son temps, et surtout ne pas se presser. Daniel a tellement été un fichu de bon professeur que même trente ans plus tard je n'ai toujours pas ouvert cette foutue boîte. Elles est encore là, bien enveloppée dans son cellophane original.
Un gros merci à Daniel pour m'avoir inculqué cette patience, tu me le dis si j'exagère dans mon temps d'étude hein?
Le saviez-vous? Les petites voitures en métal sont généralement à l'échelle 1/64, alors que la grande majorité des voitures à coller sont à l'échelle 1/25. Les avions peuvent aller de 1/72 jusqu'à 1/32. Toutefois, ces échelles ne sont pas toujours exactes et peuvent varier.
Il n'y a pas si longtemps je vous racontais dans un autre article comment l'Église catholique avait, au fil de son existence, été puiser quantité de ses symboles mais aussi, brièvement, comment elle exerçait un pouvoir certain sur la vie quotidienne des citoyens et citoyennes. Un très bel exemple de cette omnipotence parfaitement en mesure d'illustrer cela se trouve dans cette photo ici-bas et qui provient des archives familiales.
Alors qu'avons-nous ici et qu'est-ce qui se passe?
Nous sommes en 1950, très exactement. Monsieur Bernard Chénier vient tout juste de se porter acquéreur d'un espace commercial situé au coin d'Aylwin et hochelaga et il y ouvre un magasin qui va porter le nom de Fantasy Cut Rate. On peut y acheter de la nourriture, différents articles pour la maison, objets de décoration, articles de toilette, revues, jouets et bien d'autres choses. Une sorte de magasin général en quelque sorte.
Monsieur Chénier aurait pu tout simplement placer une bannière dehors pour annoncer son ouverture avec quelconques rabais intéressants (ou pas), histoire d'attirer un tant soit peu la clientèle. Mais ça ne s'est pas exactement passé comme ça. Pensez-vous sérieusement que l'inauguration d'un magasin dans la paroisse, Ste-Jeanne-d'Arc dans ce cas-ci, allait passer sous le radar du curé?
Nenni.
Allez m'sieurs dames, mettez-vous sur votre trente-six et soyez au magasin pour sept-heures pile du soir. Il y aura la bénédiction officielle du nouveau magasin laquelle devra ostentatoirement précéder la première transaction commerciale. Profitez-en pour obtenir une absolution gratuite à l'achat de deux bénédictions. Ah non, je plaisante mais quand même, ça démontre bien l'emprise de l'Église.
Outre la bénédiction proprement dite, la photo comporte quelques éléments intéressants. J'y reconnais mon grand-père et ma grand-mère, au fond. On y voit les gens qui suivent attentivement la cérémonie alors que certains semblent trouver le temps bien long. Rappelez-vous que c'était l'époque des interminables messes entièrement récitées en latin. Mais il y a aussi cette petite dame, un peu derrière le curé et qui le regarde d'une drôle de façon. Pourquoi? Qui sait? Sa tronche est tout de même impayable.
Hilarant aussi est la petite scène qui se passe vers la gauche à l'arrière complètement. Il y a là un monsieur qui n'est pas du tout intéressé par la cérémonie. D'ailleurs il a le dos complètement tourné et semble s'adonner à une session de magasinage en bonne et due forme.
Le saviez-vous? Les fameuses histoires de curés qui sermonnaient les mères qui empêchaient la famille ne relevaient pas de la légende urbaine. Certains curés, pas tous heureusement, rendaient visite aux paroissiens pour vérifier la chose en question et gare à la mère qui n'était pas en balloune. C'était comme les danses sociales, certains curés admonestaient leurs ouailles et les menaçaient des feux de l'enfer s'ils s'adonnaient à la danse alors que dans le paroisse voisine le curé il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. L'enfer ou le paradis semblaient alors dépendre de la paroisse que vous habitiez.
Vieille boîte de dépôts désaffectée trouvée sur le côté d'une ancienne banque dans Hochelaga-Maisonneuve, sur la rue Ontario je crois. Ça aurait probablement coûté trop cher d'enlever cette boîte et de boucher le trou alors on a sûrement préféré la laisser là où elle est, devenant ainsi un témoin d'une autre époque, assurément. Caméra utilisé: Canon Rebel XT.
Le saviez-vous? La plus vieille banque au monde qui est toujours en affaires est la Banca Monte dei Paschi di Siena, située à Sienne en Italie. Elle a été fondée en 1472.
On se souvient tous de la fameuse publicité télé de cette marque de gomme à mâcher mettant en vedette Albert Millaire et qui disait: «C'est un peu plus cher, mais c'est plus que du bonbon.» Slogan génial s'il en fut un. Clorets a cependant fait son apparition bien avant la pub d'Albert, soit en 1951 et le produit n'était sur les tablettes que depuis deux ans lorsque cette publicité est parue.
À cette époque, tout le monde fumait, et fumait partout; hôpitaux, autobus, tramway, cabinet de médecin, cuisines de restaurants, bref. Et l'on buvait aussi. Joyeusement. Donc pas étonnant que l'haleine de cendrier était un phénomène courant. Clorets tombait donc à point et permettait un tant soit peu aux gens d'avoir une meilleure haleine pour un p'tit bout de temps.
Clorets était évidemment disponible partout en ville. On retrouvait le produit dans les pharmacies, les marchés mais aussi dans les restaurants dans un petit présentoir en métal subtilement placés près de la caisse.
Le saviez-vous? La chlorophylle, substance que l'on retrouve dans à peu près tous les végétaux, est aussi utilisée comme colorant alimentaire portant le nom de E140.
Le fond de l'air commence à se rafraîchir, les journée tranquillement raccourcissent, les arbres se dénudent peu à peu, les animaux font provisions et les fleurs se fanent. L'automne est arrivé. Toutefois, il arrive que l'été se manifeste de ça et là, avec des soubresauts, un peu comme s'il ne voulait pas mourir, et ce, même s'il sait qu'il va revenir. Des opportunités photo? Il s'en trouvent encore tout plein.
Appareil utilisé: Canon Rebel XT.
Le saviez-vous? Une vieille croyance tenace veut que c'est le temps froid qui fait perdre aux arbres leur feuillage. Or, c'est la lumière des jours qui se raccourcissent qui active la chute des feuilles.
La télévision dans les années 60 c'était pas comme aujourd'hui. Au lieu de faire de nouvelles versions de vieilles séries ad nauseam, on inventait, on innovait avec des concepts tout aussi imaginatifs les uns que les autres. On avait la sorcière qui était bien aimée, la lugubre famille Adams, la famille Munsters aussi. On voyageait au fond des mers, on se baladait au pays des géants, on faisait sortir de jolis génies de bouteilles pendant que Batman et Robin veillaient au grain, tout comme les Sentinelles de l'air. Au pire on aurait pu être de joyeux naufragés, voyager au cœur du temps ou encore être perdus dans l'espace...
Et l'espace, justement, c'est là-dedans que se déroulait une autre de ces étranges émissions qui a débuté très exactement il y a 45 ans. En novembre 1966 voici ce que les gens ont vu arriver sur leurs écrans:
On doit tout ça à un certain Gene Roddenberry, un type qui avait déjà un bon bagage d'expérience en écriture de scénarios et qui qui aimait bien la science-fiction. Roddenberry avait fignolé son projet et puis s'en est allé cogner à la porte du réseau de télévision CBS qui eux, ont préféré «Lost in Space» d'Irwin Allen.
Bon. D'accord, qu'il s'est dit. Ensuite c'est chez Desilu qu'il est allé. Desilu est un studio qui a été créé par Desi Arnaz et Lucille Ball (d'où le nom). Desilu l'a accepté et le patron de la compagnie a réussi à vendre le projet de Roddenberry au réseau NBC, concurent de CBS. Là, il faut que je mentionne qu'on est en 1964. A ce moment-là le personnage principal est le capitaine Robert April et son vaisseau c'est le USS Yorktown. Pas longtemps après Roddenberry taponne un peu le personnage et le transforme en capitaine Christopher Pike. Roddenberry produit alors un pilote afin de le présenter à NBC.
C'est quoi un pilote?
Avant qu'une émission de télé se retrouve diffusée par un réseau, les dirigeants dudit réseau veulent voir de quoi l'émission en question à l'air avant de l'acheter. Est-ce que le concept est original? Viable? Risque t-il d'attirer les cotes d'écoute? Alors voilà. Roddenberry avait fignolé son pilote, intitulé «The Cage».
Trop cérébral ton truc Gene, qu'on dit les gens de NBC.
Mais c'est quoi ça veut dire au juste, trop cérébral?
Ça parle beaucoup et ça fait réfléchir. Faut de l'action. Et puis, rajouta NBC, y'a des personnages qu'il va falloir mettre aux poubelles. Celui-là, celui-ci pis l'autre là-bas. Spock est intéressant et on veut le garder mais on ne trippe pas trop sur les oreilles. Il a l'air du diable. Majel Barret aussi on l'aime bien mais c'est une femme, alors pas question de lui donner une quelconque forme d'autorité.
Les gens de NBC étaient intéressés mais ils ont préféré voir un deuxième pilote. On a donc répondu un nouveau pilote écrit par Samuel Peeples, «Where no Man Has Gone Before» en 1965. C'est dans ce pilote qu'on a vu arriver le capitaine Kirk, l'ingénieur Scotty et Sulu. Cette fois NBC a accepté.
On a diffusé la première émission le 8 septembre 1966; «The Man Trap». Je sais, vous vous demandez comment ça se fait qu'on ait pas présenté «Where no Man Has Gone Before». Ils l'ont fait mais la troisième semaine seulement.
Ce qui est quand même étonnant c'est que les critiques ont été assez tièdes. Certains disaient que c'était une bonne émission alors que d'autres disaient que c'était une fricassée qui ne se regardait pas bien. Les plus pessimistes disaient que l'émission ne marcherait pas. A un certain moment on a décidé de placer Star trek dans une différente case horaire, soit le vendredi de 20:30 à 21:30, à un moment qui faisait que l'audience-cible, soit les jeunes, ne pouvaient que difficilement la regarder. Les cotes d'écoutes n'allaient pas vraiment bien (duh!) et personne n'était certain qu'on verrait Star Trek pour une troisième saison.
Il y en a eu une, troisième saison, mais vous savez quoi? NBC a décidé de changer la case horaire de Star Trek pour la pire de la semaine, soit le vendredi à 22:00. Pire, NBC avait coupé pas mal dans le gras du budget de l'émission, ce qui a entraîné une certaine réduction de la qualité du produit. Selon Nichelle Nichols (Uhura) c'était exactement comme NBC l'avait voulu. Sans compter que NBC ne diffusait même pas Star Trek sur la totalité de son réseau... Roddenberry a argumenté avec NBC jusqu'a ce qu'il soit vert dans le visage mais rien n'y a fait. Qu'on aurait voulu tuer Star Trek qu'on aurait pas pu s'y prendre d'une meilleure façon. Et c'est comme ça qu'en 1969 NBC a pris Star Trek et l'a placé dans un gros malaxeur pour ensuite appuyer sur «frappé».
Star Trek a connu son succès quand l'émission s'est en allée dans ce qu'on appelle syndication. Essentiellement ça veut dire que les droits de diffusion sont acquis, permettant à celui qui achète les droits de diffuser l'émission quand ça lui tente. C'est ce qu'a fait Kaiser Broadcasting avec Star Trek. Et le succès ne s'est pas démenti, surtout avec une case horaire à 18:00.
Star Trek, quoiqu'on en dise, attaquait plusieurs vieux concepts. Uhura (qui veut dire «liberté» en Swahili) était une noire qui tenait un poste relativement important puisque la plupart des communications passaient par elle. Ce fut la première Noire à obtenir un rôle important dans une série télé. Le premier baiser télévisé entre deux personnes de d'origines ethniques différentes a eu lieu dans Star trek quand Kirk a embrassé Uhura.
Parmi les autres trucs on comptait un officier russe, Pavel Chekov, et ça à une époque où régnait encore la guerre froide. Dans Star Trek on disait que l'humanité avait réussi à surmonter tous ses problèmes et que c'était l'harmonie sur Terre.
Dans Star trek on a aussi prédit le futur, en quelque sorte. Les téléphones cellulaires que nous utilisons tous aujourd'hui n'ont-ils pas une étrange ressemblance avec les communicateurs de la série. On y utilisait aussi une sorte de carte-mémoire que l'on insérait dans différents appareils et qui servaient à y conserver des données et des enregistrements audio-vidéo qui n'est pas sans rappeler les cartes-mémoire Flash qu'on retrouve partout.
Pour l'époque, pour la rapidité à laquelle la série devait être produite ainsi que de par les contraintes budgétaires, faut avouer que les effets spéciaux avaient de quoi impressionner. Les costumes de la série ont tous été conçus par Bill Theiss; les uniformes des personnages principaux jusqu'aux extra-terrestres de tous genres, incluant celles de sexe féminin et dont les robes défiaient souvent les lois de la gravité.
Le fameux vaisseau USS Enterprise fut conçu par Matt Jefferies et principalement fabriqué en bois. Le côté droit était plus détaillé car on ne filmait que ce côté-là. L'autre était celui où entraient et sortaient les fils électriques servant aux lumières.
Vue du studio où l'Enterprise était filmé. On note l'écran bleu à l'arrière afin de faciliter l'intégration des effets spéciaux.
Dans toutes les séquences où on voit l'Enterprise se déplacer la maquette est généralement immobile. C'est la caméra qui se déplace pour donner l'illusion du mouvement.
La fameuse chambre de téléportation. On voit ici Spock de dos, puis McCoy et Kirk, sur la plate-forme.
Certains des costumes originaux se sont vendus à des pris incroyables lors d'encans.
Un éclairage coloré on ne peut plus «sixties».
On reconnaît ici à gauche William Campbell, lequel joua le rôle de Gothos dans un autre épisode de Star Trek, The Squire of Gothos ainsi que Michael Pataki à sa gauche.
Lors de la réédition de la série en DVD et Blu-Ray, on en a profité pour "reniper" les effets spéciaux, avec la technologie numérique surtout. Cette décision n'a pas fait l'unanimité chez les amateurs.
C'est à se demander pourquoi personne n'a songé à installer des ceintures de sécurité dans l'Enterprise...
Le pont de l'Enterprise, complètement désert. Plusieurs éléments dont le poste de pilotage ainsi que la chaise du capitaine ont été vendus aux enchères.
Le pont de l'Enterprise a aussi été conçu par Matt Jefferies et fut aidé par son frère John. Matt a utilisé son expérience dans l'aviation pour créer un pont fonctionnel et crédible.
Des costumes, signées Bill Theiss, défiant plusieurs lois.Ici il s'agit de la moralité car on apperçoit un nombril. Dans la série «I Dream of Jeannie» tournée à la même époque, Barbara Eden n'avait pas le droit de montrer son le sien.
Outre les lois de la moralité il faut mentionner une autre loi qui était sérieusement mise au défi: celle de la gravité. Malgré leurs apparences fragiles les costumes de Bill Theiss n'ont jamais connu de problèmes gênants.
L'ingénieur Montgomery Scott a défié (avec succès) certaines lois de Newton.
James Doohan, l'interprète de Scotty durant les dernières années de sa vie. Doohan a succombé à la pneumonie et se battait aussi avec l'Alzeheimer ainsi que le diabète.
Hikaru Sulu, celui qui pilotait littéralement l'Enterprise. Durant le deuxième pilote «Where no Man Has Gone Before», Sulu était un médecin.
George Takei a reçu de nombreux prix pour son travail sur les droits de l'Homme ainsi que pour le Japanese American National Museum. Il milite aussi activement pour les droits des gais.
Uhura était loin d'être une potiche puisqu'elle était l'officier en chef responsable de toutes les communications de l'Enterprise.
Nichelle Nichols mène encore à 78 ans une carrière bien remplie. Lorsque la série télé se termina elle se porta volontaire à la NASA afin d'inciter les femmes ainsi que les gens issus des minorité à joindre la NASA.
Le fameux signe de la main en «V» de Spock est dérivé d'une gestuelle juive que Leonard Nimoy avait aperçu lorsqu'il était enfant. Le réseau NBC quant à lui n'aimait pas les oreilles pointues du personnage, citant leur aspect «satanique».
Parallèlement à sa carrière d'acteur, Nimoy est aussi connu pour ses talents de photographe.
Dans la série, James Tiberius Kirk fut le plus jeune officier à recevoir le commandement d'un navire.
Maintenant âgé de 80 ans, William Shatner ne semble pas prêt de s'arrêter. Natif du quartier Notre-Dame-de-Grâces à Montréal, Shatner a étudié en économie à l'université McGill où un bâtiment porte aujourd'hui son nom.
Certains disaient que Chekov vait été ajouté à l'équipage à la suite d'un article de la Pravda mais il semblerait que ce soit davantage parce que Roddenberry voulait un jeune avec un style reminiscent des groupes musicaux The Beatles et The Monkees.
Walter Koenig fut l'un des deux seuls acteurs a avoir auditionné pour le rôle de Chekov, rôle qu'il a eu de façon quasi-instantanée en raison de sa ressemblance avec le chanteur Davey Jones des Monkees.
Outre l'acteur James Doohan, DeForest Kelley, l'interprète du docteur McCoy, est aussi décédé. Il fut emporté par un cancer de l'estomac en 1999 et ses cendres furent dispersées dans l'océan Pacifique.
Quelques faits amusants:
La fameuse phrase «Beam me up Scotty» n'a jamais été prononcée une seule fois.
James Doohan a perdu le majeur de sa main droite durant la Seconde Guerre.
Lucille Ball du studio Desilu a carrément refusé de canceler la série après la première saison.
La longueur de l'Enterprise est de trois terrains de football.
La première navette spatiale fut baptisée Enterprise à la suite de nombreuses lettres envoyées par les fans à la NASA.
Le nom complet de spock est S’chn-T Gai Spock.
Étant fan de la série originale, j'ai pris plaisir à faire un p'tit coin Star trek dans mon salon. Il y a un chandail de capitaine, une maquette de l'Enterprise très bien détaillée ainsi que trois répliques d'objets utilisés dans l'émission soit le «phaser», le «tricorder» ainsi que le «communicator».
A la fin des années 90 j'ai eu le plaisir de rencontrer William Shatner et j'ai pu m'entretenir longuement avec lui. Il m'a parlé de sa passion pour les chevaux mais aussi de ses voyages de camping dans les Laurentides. Très généreux, William Shatner a autographié de bonne grâce mon encyclopédie de Star Trek, livre dont il avait lui-même écrit la préface.
Merci Bill.
Le saviez-vous? Les costumes étaient fabriqués dans un "sweatshop", et devaient être livrés dans les studios de Paramount de façon clandestine.
Parfois, il arrive qu'une session photo ne fonctionne pas comme prévu. Ce jour-là, Marie et moi avions déniché un endroit dans une vieille manufacture pour faire des photos de nus. Vous allez avoir la paix, nous avait-on dit avec aplomb, c'est un local où personne ne va. Sauf qu'une fois sur place, on s'est vite rendu compte que le local en question n'en était pas un. C'était un espace restreint où y'avait pas mal de trafic; du monde qui allaient et venaient avec des outils, des boîtes, et ce, sans arrêt. Donc, impossible de faire nos photos là. Marie avait un temps limité alors il a donc fallu improviser. Direction: chez-moi, et comme je n'avais pas eu le temps de préparer quoique ce soit, on a transformé ma salle de bain en "studio". Marie s'est dévêtue (sauf les Doc Martens), a sauté dans ma baignoire pas d'eau, et j'ai éteint la lumière pour utiliser une lampe de poche avec laquelle j'ai éclairé Marie. Ta-daaa!
Le saviez-vous? On estime à environ 100 milliards le nombre de cellules que l'on retrouve dans le corps humain. Malgré ce nombre élevé, il s'y trouve 10 fois plus de bactéries que de cellules.
L'aspirin, nom commercial de l'acide acétylsalicylique (à prononcer trois fois rapidement la bouche pleine de biscuits soda) est un médicament qui qui a une origine intéressante. Pourquoi? Parce que le médicament origine d'un arbre. En fait, de son écorce, pour être plus précis.
En 1825 un apothicaire italien, Francesco Montana connaît très bien les propriétés de l'écorce de saule et arrive à en isoler la substance active qu'il nomme de l'acide salicine. Un peu plus tard, en 1828, c'est au tour d'un autre apothicaire, Johann Buchner, de jouer là-dedans et parvient à extraire des cristaux jaunes de l'écorce: la salicyline, qui ne goûte pas bon pantoute. En 1829 Pierre-Joseph Leroux (un Français) broie de l'écorce de saule, fait bouillir et concentre tout ça en une poudre. Il dit à ses confrères de l'Académie des sciences que son truc guérit la fièvre.
Le chimiste Français Charles Frédéric Gerhardt lui, va aller un peu plus loin dans la recette. Il acétylise la salicyline et obtenir la première concoction d'acide acétylsalicylique en 1853 mais ce n'est qu.en 1897 qu'un autre chimiste, Allemand çui-là, Félix Hoffmann qui, en reprenant les travaux de Gerhardt, parvient à obtenir de l'acide acétylsalicylique pur. Hoffmann est alors à l'emploi de Bayer AG et donne au médicament le nom d'Aspirin, lequel est fabriqué en grande quantité et mis sur le marché en 1899.
Après la Première Guerre mondiale l'Allemagne est sous le coup du Traité de Versailles et se voit imposer une longue et lourde série de sanctions dont des réparations économiques qui font qu'Aspirin tombe sous le domaine public. Essentiellement celà veut dire que n'importe quelle compagnie pharmaceutique pouvait produire et commercialiser des comprimés d'acide acétylsalicylique en utilisant le nom aspirin (avec un a minuscule). Au Canada toutefois, curieusement, ce n'est pas le cas et Aspirin (avec un A majuscule) continue d'être vendu comme marque de commerce de Bayer.
Mais, est-ce que les effets d'Aspirin tels qu'annoncés dans cette publicité de 1953 sont véridictes? On prétend que les effets sont d'une rapidité étonnante. Toutefois des tests cliniques effectués en 2005 (Bachert, C.; Chuchalin, A.; Eisebitt, R.; Netayzhenko, V.; Voelker, M.) semblent avoir démontré qu'un gramme d'aspirine, en moyenne, parvenait à réduire la température buccale de 39.0 °C (102.2 °F) à 37.6 °C (99.7 °F) après trois heures. Les premiers soulagements furent observés après 30 minutes et après 6 heures la température demeurait toujours sous 37.8 °C (100.0 °F).
La publicité d'aujourd'hui remonte à 1953 et en cette année-là bien peu de produits peuvent rivaliser avec l'aspirine. Ce n'est qu'en 1956 que l'on découvrira le paracétamol (aussi appelé acétaminophène et commercialisé sous le nom de Tylenol et Anacin-3, entre autres) alors que l'ibuprofène (Advil, Motrin) ne le sera qu'en 1969. Donc, en conclusion, les gens de 1953 pouvaient se fier à l'aspirine qui fonctionnait tel qu'annonçé ici, un médicament dont on allait encore découvrir d'autres propriétés plusieurs années plus tard.
Le saviez-vous? Dans l'ouest canadien les ours grizzly ne sont pas réputés pour aller chez le dentiste deux fois par année alors quand ils se retrouvent avec des maux de dents on les surprend à mâchouiller de l'écorce de saule pour se soulager.
Le saviez-vous? Les propriétés curatives de l'écorce de saule étaient connues des anciens Égyptiens, des Summériens, des Grecs (Hippocrate le recommandait particulièrement) et des Romains.