dimanche 2 octobre 2011

Spécial Halloween: Frankenberry et Count Chocula


J'ai mangé toutes sortes de céréales quand j'étais gamin; Alpha-Bits, Honey Comb, Frosted Flakes, Sugar Smacks, Froot Loops, Sugar Crisp, Cocoa Puffs, Captain Crunch... Sauf que pas une de celles-là ne peut se mesurer à la meilleure d'entre toutes et j'ai nommé: 


Y'avait pas de plus grand plaisir, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit que de me verser un gigantesque bol de Count Chocula en écoutant Bugs Bunny à la télé ou en lisant Pif Gadget. C'était mon comfort food à moi.  Je ne détestais pas Frankenberry non plus mais Count Chocula était loin devant. Il y a eu aussi Boo Berry, avec un fantôme. Aujourd'hui Count Chocula ne fait partie que de mes souvenirs puisque la céréale, même si elle continue d'être fabriquée, n'est plus disponible au Québec depuis des années.

samedi 1 octobre 2011

lapis


Superbe exemple d'architecture néoclassique trouvé sur la rue Sherbrooke au coin de Stanley. Il s'agit évidemment là d'un art de bâtir complètement révolu. Ce détail nous montre la porte d'entrée de la maison que Hugh Graham, 1er Baron Atholstan, fit construire en 1895. Cela témoigne de la richesse de cet homme qui fut l'un des fondateurs du défunt journal Montreal Star.

Appareil utilisé: Canon Rebel XT.




Le saviez-vous? Autrefois la rue Sherbrooke avait des airs de noblesse avec les magnifiques immeubles qui s'y trouvaient ainsi que de grands arbres dont les hautes branches se touchaient presque au sommet, créant ainsi une voûte végétale. Ajoutez-y des dames en robes à crinolines, des carioles et vous avez le portrait. 

vendredi 30 septembre 2011

Les chemises Arrow en 1953



Arrow est une marque de chemises qui fut introduite en 1929 par Cluett, Peabody & Company, une compagnie dont les origines remontent à 1851. Cette année-là la compagnie Maullin & Blanchard débute la fabrication de collets de chemises à New-York. Dans ce temps-là les collets étaient séparés des chemises. La compagnie change de nom en 1856 pour Maullin & Bigelow et devient en1861 Maullin, Bigelow & Company lorsque George B. Cluett, qui était employé comme commis depuis 1854 devint partenaire. Cette association fit patate en 1862 et à ce moment Cluett fonde la firme Maullin & Cluett. L'année suivante Maullin trépasse et la compagnie change de nom pour Geo. B. Cluett, Bros & Company.

En 1891 la compagnie fusionne avec Coon & Company et prend à son bord un certain Frederick F. Peabody lequel devient partenaire quelques années plus tard et en 1899 la compagnie prend le nom de Cluett, Peabody & Company. En 1913 la compagnie fusionne avec Apex Collar & Shirt Company mais ne change pas de nom. 

Vous êtes étourdi? Moi aussi.

C'est ici que ça devient intéressant. La bibliothèque Baker du Harvard Business School indique que Cluett, Peabody & Company of Canada fut fondée en 1918 sauf que Le Fouinard et Babillard en moi a trouvé une carte postale sur laquelle on aperçoit non seulement l'édifice de la compagnie, l'endroit où il était (St-Jean) mais aussi une date qui diffère de celle mentionnée sur le site de l'Université Harvard. En effet, sur la carte postale est imprimée la date 1914. Je leur ai envoyé l'information l'été dernier mais on ne m'a toujours pas répondu à ce sujet.


Quant à l'usine à St-Jean, elle ne sert plus à la fabrication de chemises et de cols depuis longtemps et on a décider non seulelement de le conserver mais aussi de le reconvertir en unités d'habitations. Quant au prix des chemises dans la publicité d'aujourd'hui, $4.95 l'unité revient, en dollars ajustés de 2011 à $42.95.





Le saviez-vous? Auparavant, les cols et le chemises étaient deux morceaux distincts. C'est au début des années 20 que sont apparues les chemises avec des cols attachés. 

mercredi 28 septembre 2011

Le secret de Betty et Véronica

Durant les années 70 les comics étaient pour moi un passe-temps très apprécié, surtout par ces jours d'interminable pluie. J'ai longuement, et souvent, feuilleté les nombreux numéros de Spider-Man, Hulk, Iron Man, Captain America jusqu'à les pages en soient toutes encornées. Toutefois, j'admets en toute sincérité ne pas avoir dédaigné la série Archie de temps en temps. Les scénarios parfois un peu gnan-gnan et résolument simplistes faisaient changement des super-héros qui se tapochaient dessus. Par contre, malgré l'innocence des textes, il y avait un truc assez dichotomique. 


La dichotomie est que tous les textes de chaque numéro étaient parfaitement platoniques. Par contre, ce que les mots ne racontaient pas, les images le disaient de façon assez claire. Et c'est là une chose que les auteurs ont su bien représenter des adolescents: ces hormones qui sont dans le tapis, et la manière dont les roues décrochent chaque fois qu'une belle fille est dans les parages. 









Les histoires, malgré tout, demeuraient parfaitement platoniques, même avec un étalage de chair parfois flagrant et des ados dont les hormones coursaient comme des F1 à chaque fois qu'ils voyaient une fille. Dan DeCarlo, avant de crayonner Archie, avait été un artiste pinup, donc un type qui ne dessinait que des filles à peu près nues. Sa formule était cependant assez simple: chaque fille était dessinée de la même façon, sur le même moule. C'est donc pour ça que les filles dans Archie ont toujours cette physionomie si particulière, et assez similaire où toute les filles ont pratiquement le même type de corps et la même forme de visage; taille fine et gros nichons. Seule la couleur des cheveux et la coiffure changent. Mais bon, tout ce sex-appeal dégagé par les filles dans ces comics, dont Betty et Véronica, ne date pas de la décennie du sexe, soit les années 70. Que non! Observez un peu cette page couverture par Irv Novick pour le numéro de juillet/août 1947...



Et peu à peu on a vu apparaître des bédés amateurs, parfois particulièrement bien torchées, où l'on voyait Betty et Véronica en version porno. Est-ce que De Carlo lui-même se serait laissé prendre au jeu? Disons que beaucoup de bédéistes se sont franchement amusés à dessiner leurs héros en version XXX tout en prenant soin que ces croquis ne se rendent jamais aux yeux du public. DeCarlo n'a pas fait exception, comme en témoigne ce dessin encré et mis en couleurs. 


Cette illustration a été fignolée avec amour par Dan DeCarlo lui-même. Sa signature apparaît près du pied gauche de Betty: DSD, pour Dan Salvator DeCarlo. En bas complètement, écrit à la mine, il ajoute: Mike, please no copies to anyone, DeCarlo ne voulant évidemment pas que ça se propage . Hé hé. C'est un gag à l'interne, évidemment, nullement destiné à quelconque forme de publication, même pas en photocopie comme le demande DeCarlo, mais ça montre quand même le type lui-même était habité par la curiosité de voir ses personnages s'envoyer en l'air. Et il a même prit le temps d'encrer et de mettre en couleurs le bougre. 

Le dessin nous montre que non seulement Betty est une vraie blonde (les rideaux qui s'agencent avec le tapis) mais aussi que DeCarlo a fort probablement crayonné ça dans les années 70. Pour des raisons évidentes et laisse également penser (fantasmer pour certains) que Betty et Véronica étaient à voile et à vapeur. Toot-toot!!




Le saviez-vous? Un des personnages secondaires de la série, et qui avait ses propres numéros, Cheryl Blossom. a été bannie pendant un certain temps car la série a été considérée trop sexy. 

lundi 26 septembre 2011

metropolis


Prise de vue classique de Montréal vue à partir du belvédère du Mont-Royal. C'était une journée d'automne particulièrement nuageuse, venteuse et ma foi, c'était assez frisquet. Malgré tout, ce panorama en vaut la peine et malgré le temps nuageux, on peut apercevoir le pont Jacques-Cartier, au loin. en quelques décennies, le profil de la ville a considérablement changé. Il fut un temps, tout de même pas si loin que ça, où les gratte-ciels se comptaient sur les doigts d'une main; la Sun Life, la Banque Royale, l'Aldred, entre autres. Aujourd'hui c'est une forêt de béton et de verre. Et cette densification va s'accentuer, j'en suis certain. L'on verra pousser, comme des champignons, des tas de tours, sûrement des condos de luxe.





Le saviez-vous? Jusqu'en 1919 il se trouvait un funéculaire que les gens empruntaient pour grimper jusqu'en haut du mont Royal. On l'a démantelé pour des raisons de sécurité.  

vendredi 23 septembre 2011

Squeez-a-snack, circa 1975


Vous connaissez le Squeez-a-snack? Bien que la pub soit américaine, ce produit était vendu dans nos épiceries et supermarchés. Il s'agissait d'une préparation de fromage pas mal semblable au Cheez-Wiz mais dans un tube de plastique mou. On dévissait le petit couvercle et ensuite on pressait le tube pour le faire sortir. L'embout de plastique était fabriqué pour qu'on puisse faire des formes avec le fromage, un peu comme avec le crèmage à gâteau.

Les différentes saveurs disponibles. 

Le produit, quoiqu'un tantinet "innovateur", n'était pas sans problèmes; ainsi, lorsque l'on avait fait sortir tout le fromage au milieu, aller chercher ce qui se trouvait aux extrémités nécessitait l'utilisation d'un couteau ou d'une paire de ciseaux pour découper un bout et aller gratter avec une cuillère. 

Et c'était bon ce truc? Personnellement je n'en étais pas exactement friand. Peut-être était-ce ce petit arrière-goût de plastique, où était-ce la recette elle-même proprement dite. Ma grand-mère en achetait régulièrement, ça je sais, et elle aimait bien le manger avec des craquelins. Je me souviens toutefois qu'il existait certaines "saveurs", dont au bacon. Celui-là, j'avoue, n'était pas exactement mauvais. Somme toute, ce produit était assez populaire durant les années 70 mais pour une raison que j'ignore ce truc a entièrement disparu de la circulation.






Le saviez-vous? Les fromages ayant un nom avec une majuscule sont nommés d'après des villes; Gouda, Asiago, Brie, Camembert, Gruyère et Parmesan. Les autres sont tout simplement des marques de commerce. 

Crosley en 1953



Crosley Radio Corporation fut pendant un certain temps le plus important manufacturier de radios portatives aux États-Unis. La compagnie fut une pionnière quant à la vente d'appareils radio et autres appareils ménagers à prix abordables.

Les origines de la compagnie Crosley remontent au début des années 20 alors que le fils de Powel Crosley Jr. évoqua le désir d'avoir un appareil radio, une nouveauté très en vogue à l'époque. Le père s'en alla donc avec son fils dans une boutique et furent horriblement déçus de constater qu'aucun appareil n'était vendu pour moins de $100. Un livret intitulé The ABC of Radio lui permit de construire son propre poste de réception à peu de frais.

En juillet 1921 Crosley installa un émetteur d'une puissance de 20 watts à sa résidence de College Hill et commença à diffuser les 78-tours qu'il avait dans sa collection. En mars 1922 il reçut sa license du gouvernement et opéra sa station sous l'appellation WLW avec un signal de 50 watts, du jamais vu! Le signal fut augmenté à un incroyable 500 watts en 1923 et promit une boîte de bonbons au premier auditeur de chaque état qui lui enverrait un télégramme. Il en reçut de 23 états ainsi que de 3 provinces canadiennes.

La même année Crosley fonda une compagnie afin de manufacturer des pièces de radio et en 1924 Crosley Radio Corporation était déjà le plus grand fabriquant de radios au monde et un an plus tard il augmenta sa puissance de transmission à 5000 watts et en 1927 WLW prit le contrôle de la fréquence 700 kilocycle (aujourd'hui connu sous le terme kilohertz, ou Khz).

En 1929 un édifice de huit étages fut construit. lequel logea la manufacture ainsi que le studio de radio au huitième. A ce moment-là, Crosley fabriquait plus de 2000 appareils radio par jour, employant plus de 3000 personnes. en 1930 toutefois les affaires allèrent moins bien.

Loin de se décourager, Crosley fabriqua tout un tas de nouveaux trucs; un réfrigérateur fonctionnant sans électricité, la première radio d'auto et commença la production de réfrigérateurs électriques et fut le premier à introduire des espaces de rangement dans la portière. quand le brevet prit fin tous les autres manufacturiers de réfrigérateurs emboîtèrent le pas (en ouvrant votre frigo maintenant vous saurez d'où origine les tablettes dans la porte).

En 1934 Crosley acheta les Reds de Cincinnati et le Redland Field où se déroulaient les parties fut renommé Crosley Field. En 1945 il vendit sa station WLW ainsi que la Crosley Corporation à AVCO (Aviation Company) qui mit en service sa station de télévision WLWT-TV en ondes. AVCO commença à manufacturer des appareils de télévision sous le nom Crosley Corporation.

Crosley cessa d'être vendu en 1956 soit trois ans après la parution de la publicité d'aujourd'hui. En 1976 un groupe de distributeurs indépendants rachetèrent les droits d'utilisation du nom Crosley et réintroduisent la marque avec toute une série d'appareils ménagers dont certains utilisent les termes commerciaux de l'époque.

La publicité d'aujourd'hui semble bien prometteuse. En effet, grâce à un circuit électronique perfectionné comportant un diode au germanium (c'est ce qui est écrit) vous pouvez bénéficier d'une image claire et nette, la vidéo-sentinelle s'occupant d'éliminer toute interférence pouvant nuire au visionnement de votre émission favorite. Parmi ces interférences, on note dans la publicité un avion, un rasoir électrique, un aspirateur.

Les plus vieux s'en souviendront; on regardait une émission de télévision puis, quelqu'un, quelque part dans la maison utilisait un appareil électrique. S'ensuivait alors toute une multitude de points blancs qui tapissaient l'écran. Ce phénomène pouvait aussi s'accompagner d'un doublement de l'image ou même de voir une image provenant d'une autre station de télévision. Cette situation était essentiellement due au fait que ces appareils électriques lorsque mis en marche émettent des ondes radio. Peu avant qu'on cesse d'émettre en mode analogique pour les télévisions en août 2011 l'on n'avait trouvé encore aucune solution définitive au problème d'interférence électrique tel que mentionné dans l'annonce, alors imaginez en 1953!




Le saviez-vous? La neige que l'on aperçoit dans les écrans sont des interférences radio qui proviennent d'appareils proche, mais aussi de fonds diffus cosmologiques captés par l'antenne. Ces rayonnement radio sont des fossiles du big bang. 

mardi 20 septembre 2011

structura


Tiens, voici une photo qui me plaît bien avec son jeu de clair-obscur. Il s'agit évidemment du pont Jacques-Cartier et outre les détails complexes de la structure érigée en 1930, on peut aussi y voir les petites tours Eiffel en haut complètement. J'ai pris cette photographie par un bel après-midi alors que je me trouvais près du monument aux Patriotes.





Le saviez-vous? À son inauguration, le pont portait le nom de pont du Havre. Ce n'est que quelques années plus tard qu'il a été rebaptisé du nom de Jacques Cartier.