samedi 18 février 2012

Supercar

Générique du début et de la fin.

Supercar c'est une autre de ces émissions qui me faisait me riveter les fesses sur le  plancher devant la télé. Il y avait d'ailleurs là-dedans tout ce qu'il fallait pour faire tripper n'importe quel gamin. C'est d'ailleurs en regardant cette émission que j'avais pris l'habitude de retirer les coussins des fauteuils du boudoir et de m'en faire une cabane devant la télé. Quatre coussins étaient d'ailleurs requis.

C'est le légendaire Gerry Anderson qui avait pondu le concept de Supercar, ce machin ultra-futuriste qui pouvait voler dans les airs comme un avion et plonger sous l'eau comme un sous-marin. Il était équipé de fusée dans le derrière et d'ailes rétractables ainsi que de rétrofusées pour ralentir. En plus il y avait un srote d'écran "Clear-Vu" qui permettait de voir au travers le brouillard et la fumée. Bref, le machin idéal pour passer l'heure de pointe.

Mais Supercar, aussi Supercar qu'il pouvait être, n'était rien d'autre qu'un véhicule sophistiqué sans l'expertise de son pilote Mike Mercury, bonhomme d'âge incertain aux sourcils l'étant tout autant. Le véhicule était remisé dans un laboratoire situé à Black Rock dans le Nevada.



L'émission était assez spectaculaire pour le temps, surtout si l'on considère les contraintes de temps et d'argent. On a tout de même tourné 39 épisodes de 25 minutes entre 1961 et 1962 à raison d'un épisode par semaine. Tous les épisodes étaient évidemment finement ciselés pour être tout à fait certain que tous les p'tits prouttes comme moi les regardent sur le bout des fesses. Et ça marchait. Que Mike Mercury aille sauver un bathyscaphe dans les profondeurs du Pacifique, qu'il fasse foirer les plans d'un méchant visant à voler Supercar, qu'il se rende à Londres pour aider Scotland Yard à coincer des voleurs de banque et quoi encore!!

Tout le concept de l'émission reposait évidemment sur des miniatures, tant les décors que les véhicules et, bien entendu, les personnages. Et ceux-ci reposaient sur le concept de «Supermarionation", un concept innovateur qui faisait que les personnages avaient des yeux et des bouches qui bougaient. Les fils auquels étaient suspendues les marionnettes ne servaient pas seulement qu'à animer les marionnettes mais aussi à transmettre le courant électrique activant les yeux et la bouche. Les corps étaient faits de bois avec des points d'articulation très simples. Comme on ne voyait jamais les personnages torse nu seules les têtes et les mains étaient peintes couleur chair. 

La fabrication était assez simple, voire rudimentaire. Des articulations simples et un corps fait en bois.



Le mécanisme dans la tête, permettant de faire bouger les yeux et la bouche. Beaucoup plus tard, dans la série Captain Scarlet ce même mécanisme sera miniaturisé, permettant de réduire la taille des têtes.

Image tirée d'un documentaire où l'on peut voir la taille relative des personnages.

Superspy n'était autre qu'une pissante caricature du grand patron de la compagnie de production et distribution de télévision ITC, Lew Grade.

Les marionnettes, si elles étaient tout de même ingénieuses, avaient un vilain défaut. Elles avaient l'air parfaitement débiles quand elles devaient marcher et ce, même si les manipulateurs avaient beaucoup de maîtrise. Gerry Anderson, le concepteur de la série, avait dit qu'il avait créé le véhicule futuriste (Supercar) pour réduire le temps «de marche» des marionnettes. C'est d'ailleurs un problème qui ne sera jamais complètement règlé même dans les séries subséquentes.

La vedette de l'émission était évidemment Supercar lui-même. Le véhicule avait été conçu par Reg Hill et on retrouvait deux versions; l'une fabriqué en bois léger et plexiglas mesurant cinq pieds permettant d'y installer Mike Mercury et une autre, beaucoup plus petite pour les plans de vue éloignés et qui ne mesurait que neuf pouces.

Une maquette de Supercar très prisée par les collectionneurs.

La série faisait tripper le gamins alors on s'est appliqué à commercialiser des produits dérivés qui furent assez populaires maintenant très convoités sur le marché des collectionneurs et qui commandent des prix assez élevés, on l'aura deviné. 

Le saviez-vous? C'est durant le tournage de l'émission que Gerry Anderson épousa Sylvia Tham, son assistante de production. Ils se sont mariés au cours d'une brève cérémonie au milieu d'une journée pour ensuite retourner en studio afin de continuer à travailler sur la série.

 Le modèle en métal moulé de Supercar en noir et blanc et fabriqué par Product Enterprise. Avec un peu de chance il peut encore être trouvé à condition d'être prêt à débourser.

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On aura reconnu ici une partie du jardin chinois au Jardin Botanique. C'était un journée frisquette de septembre, et en raison de cette température il n'y avait pas grand monde au jardin. J'étais à ajuster les réglages de mon appareil pour cette photo lorsque cette corneille est passée et j'ai préféré appuyer sur le déclencheur sans avoir terminé, ce qui explique cet espèce de ciel horriblement délavé. Cela m'avait d'ailleurs un brin surpris car les corneilles du jardin ont davantage tendance à se trouver à l'arboretum, beaucoup plus au nord. 




Le saviez-vous? On retrouve plusieurs espèces d'oiseaux au Jardin botanique, outre les corneilles, on peut y voir des éperviers de Cooper, des sitelles, des mésanges, des canards colvert, des canards branchu, des carouge à épaulettes, des hérons vert, des grands hérons, des moqueurs-chat, des pics maculés, des chardonnerets, et bien d'autres encore. 

mercredi 15 février 2012

Les posters fluorescents

Le poster fluorescent, que l'on appelait tout simplement poster "blacklight" fait partie du folklore populaire des années 70 et à peu près tous les ados de l'époque en ont eu au moins un. On les retrouvait chez la plupart des disquaires mais aussi dans de nombreuses boutiques, surtout dans le centre-ville.

Il y en avait avec des motifs psychédéliques, des félins, des groupes rock, des motos, etc... Ces posters sont toujours fabriqués et on peut encore en retrouver dans certaines boutiques et aussi sur internet. Le procédé de fabrication demeure toujours le même; le poster est imprimé avec des encres fluorescentes qui réagissent à la lumière noire. Les encres utilisées contiennent des phosphores qui font briller lorsqu'elles sont exposées à la lumière ultraviolette émise par la lumière "blacklight", qu'elle soit en version ampoule ou néon. Les portions noires sont généralement enduites d'un duvet noir mât, lequel absorbe la lumière naturelle. Et avec une musique appropriée, une bonne compagnie et (préférablement) des parents partis pour la fin de semaine, il y avait là tous les éléments pour découvrir certains charmes tout particuliers de l'adolescence. Ho ho hi!

 










Le saviez-vous? Le poster le plus vendu de tous les temps est celui où Farrah Fawcett apparait en costume de bain rouge. Il s'en est écoulé pas moins de 12 millions de copies. Les royautés ont rapporté à Fawcett la rondelette somme de $400,000. 

dimanche 12 février 2012

Calvert House Whisky en 1953


Le whisky canadien Calvert House était un whisky selon toute apparence distillé par Calvert, comme cette publicité de 1953 l'indique, mais en réalité c'était Seagram. Cette compagnie au nom connu opérait sous le nom de Joseph E. Seagram & Sons et fut rachetée en 1928 par Distillers Corporation Limited. La compagnie prit alors le nom de Seagrams Company.

En 1934 Seagrams, propriété de la famille Bronfman, fit l'acquisition de Maryland Distillers, laquelle était basée, on l'aura facilement deviné, au Maryland. C'est à cet endroit que l'on fabriquait un whisky même pas vieilli et qui portait le nom de Lord Calvert Whiskey. Sam Bronfman était alors assez déterminé à faire du whisky «cheapo», caractéristique de la Prohibition, une chose du passé. Au fil du temps on en est venu à faire de Lord Calvert une marque de whisky premium. Quand même intéressant de considérer que Calvert était considéré comme une marque séparée de Seagrams avec son propre réseau de ventes et distributions. 

En 1991 Seagrams a vendu la marque Lord Calvert à la compagnie américaine bien connue Jim Beam. Toutefois, Calvert ne semble plus figurer dans le catalogue de la compagnie. Ainsi, les seules bouteilles de whisky Calvert encore existantes seraient celles se trouvant chez les collectionneurs et amateurs. 
Quant à Seagrams, basée à Montréal, la compagnie cessa ses opérations vers 2000 et les actifs furent acquis entre autres par d'autres compagnies comme Diageo, PepsiCo et Pernod Ricard.





Le saviez-vous? Le mot "whisky" tient son origine du mot gaëlique "uisge beathe" qui signifie "eau de vie". Plus tard le mot s'est transformé en "uski" et qui devint éventuellement "whisky". 


dimanche 5 février 2012

malum


Le restaurant Julep (dans la même famille que celui sur Décarie) se trouvait sur Sherbrooke dans l'est tout juste au coin de Moreau. Un beau bâtiment construit avant la Seconde guerre et qui était surmonté d'une longue enseigne lumineuse très élégante. Ma grand-mère y allait alors qu'elle était jeune mariée et lors d'un passage, quelques années avant son décès, elle m'avait confié que très peu de chose avaient changé à l'intérieur. aujourd'hui ce restaurant n'existe plus. Il a été démoli pour être remplacé par...(roulement de tambour)... des condos! Yé! (prière de ne pas prendre le point d'exclamation au pied de la lettre).





Le saviez-vous? Hermas Gibeau a ouvert ce restaurant en 1928, et celui sur Décarie l'a été en 1932, faisant de ce dernier le seul encore en existence. 

Griffintown au début du XXè siècle

En 1903 William McFarlane Notman, fils célèbre photographe William Notman et très bon photographe lui-même, a pris plusieurs clichés dans Griffintown pour le compte d'un certain monsieur Meredith, dont on ne sait pas grand chose. Les résidents de Griffintown, on le sait bien, ont été parmis les plus pauvres de Montréal, mais ce qui est intéressant ici c'est justement de voir quel était cette pauvreté dans laquelle ils vivaient.

Fig. 1: Rue de l'Aqueduc, 1903. Crédit photo: Musée McCord

On commence avec cette bicoque, parce que c'en est une. Comme on peut le voir, le luxe n'est pas au rendez-vous. Cette maison (fig.1) sur la rue de l'Aqueduc est réduite à sa plus simple expression. Hormis la cheminée, elle est entièrement faite de bois, la brique même si elle était bon marché, était trop dispendieuse pour ces gens. Le terrain, visiblement en pente, a fait travailler la structure de la maison qui compte au minimum trois locataires; deux au rez-de-chaussé dont les portes se situent à gauche et à droite, et un autre en-haut dont l'entrée est au milieu. La rue est terre battue et les trottoirs en bois. Les fils électriques qui passent en-haut ne servent pas à alimenter les maisons, qui n'en ont pas, mais bien le réseau de la Montreal Street Railways, dont la centrale qui fonctionne au charbon (bonjour la qualité de l'air) n'était pas très loin.


Fig. 2: Rue Barré, 1903. Crédit photo: Musée McCord

Une autre demeure de bois (fig. 2) dont la cheminée, si elle existe, se trouve probablement derrière. Ses bardeaux, tout comme la toiture, ont vu de meilleurs jours. Deux familles y logent; l'une en-bas et l'autre en-haut. On remarque aussi l'absence complète de fondations, la maison repose directement sur le sol. Encore ici les fils électriques de la Montreal Street Railways qui semblent narguer les résidents.

Fig. 3: Rue Barré, 1903. Crédit photo: Musée McCord

La pauvreté de Griffintown ne pourrait pas mieux s'exprimer que par cette maison (fig. 3) sur la rue Barré. Sa structure entièrement de bois semble vouloir affaisser de par la toiture. Les planches de bois sur le devant semblent se tordre et la cheminée en pierre n'inspire visiblement pas confiance. Une porte rudimentaire donne accès à une cour sans aucun doute très petite. Cette maison, comme les autres du quartier, n'avaient aucune isolation et les hivers rigoureux devaient être assez éprouvants. Quelques autres détails attirent l'attention; il y a les nombreux fils de la Montreal Street Railways à l'arrière et l'autre maison derrière, dont on se demande si l'échelle posée sur la cheminée n'a pas été placée là pour empêcher cette dernière de tomber.

 Fig. 4: Rue Barré, 1903. Crédit photo: Musée McCord

Toujours sur la rue Barré on aperçoit ici une maison (fig. 4) d'allure coquette faite de bois et de bardeaux qui compte une cheminée en pierre de taille. Son «luxe» apparent est ici un balcon avec rampe. Cependant j'ose imaginer qu'en raison de la forte dénivellation de ce dernier, se bercer était hors de question. Ou, à tout le moins, tout un sport. Au deuxième étage de la maison voisine une personne regarde le photographe à l'oeuvre où peut-être les fils de la Montreal Tramways Company en se disant que ce serait bien d'en avoir un peu de cette électricité...

Fig. 5: Arrière de maison, rue Barré, 1903. Crédit photo: Musée McCord

Voici la même maison mais vue de l'arrière et ici quelques éléments deviennent rapidement intéressants. Nous avons affaire ici à la résidence d'un forgeron. On peut voir une sorte de remise dont le toit légèrement en pente est transpercé d'une longue cheminée. De cheminées de ce type étaient souvent utilisées afin d'éviter que des étincelles ne sortent pour aller mettre le feu partout. Le tonneau, qui n'est pas là pour récupérer l'eau de pluie, laisse deviner qu'il était utilisé pour y tremper des pièces de métal chauffées. Il y a fort à parier que l'on y ferrait probablement les chevaux et d'ailleurs on comptait sur la rue Barré deux forgerons; Alfred Normandeau et John Fitzpatrick, se pourrait-il qu'il s'agisse ici de la maison de l'un des ces deux-là? L'adresse de la maison, au-dessus de la porte sur la photo précédente, est malheureusement trop petite pour pouvoir la déchiffrer avec exactitude. Mon interprétation est donc purement spéculative.

Fig. 6: Rue Barré, 1903. Crédit photo: Musée McCord

Sur la rue Barré également voici qu'apparaît cette petite maison (fig. 6) que l'on pourrait qualifier d'unifamiliale. Faite en bois elle aussi elle est toutefois dotée d'une toiture en fer-blanc et d'une large cheminée. Elle semble en meilleure condition que les autres malgré un gonflement du mur sur le côté. Derrière on peut apercevoir un bâtiment complètement en brique avec fondation de pierre. Hormis deux maisons près de la rue Lusignan, toutes les résidences de la rue Barré ont disparu.




Le saviez-vous? La relocalisation d'industries d'après-guerre et le changement de zonage apportés par Drapeau en 1963 ont littéralement saigné Griffintown de sa population. En 1970 il ne restait qu'environ 800 personnes dans tout le quartier. 

jeudi 2 février 2012

La canette et le géant

Le fameux géant Ferré, de son vrai nom André Roussimoff, était reconnu pour sa grande taille mais aussi pour un penchant très peu dissimulé pour la nourriture et l'alcool. André avait affirmé durant une entrevue avec David Letterman qu'il avait déjà bu 119 cannettes de bière l'une après l'autre. Aussi, avant une chirurgie, André avait dit à l'anesthésiste que ça lui prenait deux litres de vodka avant qu'il se sente un peu "chaud". Et on sait qu'il a déjà sombré dans un sommeil profond dans le lobby d'un hôtel après avoir bu, et que l'on a considéré qu'il valait mieux le laisser là plutôt que de tenter de le transporter. Aussi, durant le tournage du film "The Princess Bride", il avait ramassé une facture de $40,000 à l'hôtel Hyatt de Londres. Dans une entrevue accordée à Vanity Fair, l'acteur Cary Elwes avait dit qu'André avait commandé un "American", soit une grande variété de boissons diverses vidées dans un grand pichet. Et André, Cary a t-il ajouté, a bu ça comme de l'eau. 

Si vous voulez avoir une véritable idée de la grosseur de ses mitaines, prenez une canette de bière dans votre main et comparez votre poigne avec celle d'André qui en tient une lui aussi, ça vous donnera une idée.



                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       Le saviez-vous? Bien que l'on ait souvent indiqué dans le milieu de la lutte qu'André mesurait 7'4", ce n'était pas exactement la réalité. Dans la force de l'âge il mesurait 7", mais avec les blessures, et la compression de la colonne vertébrale, il s'est davantage retrouvé à mesurer 6'10. 

mercredi 1 février 2012

Une charmante oubliée

Le cinéma a connu bien des périodes depuis son invention et il s'est trouvé tout au long de celles-ci de nombreuses actrices qui ont connu de très belles carrières et certaines sont même devenues de véritables icônes. Dans les années 50 on peut penser par exemple à Marilyn Monroe, Grace Kelly ou encore Audrey Hepburn (que j'adore personnellement).

Les années 40 nous ont permis d'admirer les Veronica Lake, Ava Gardner, Hedy Lamarr, Susan Hayworth, ou Lauren Bacall, pour n'en nommer que quelques unes. Plus loin encore les années 30 ont été celles de Jean Harlow, Carole Lombard, Greta Garbo, Mae West et Fay Wray.  

Mais pour les années 20, celles du cinéma muet, la liste est un peu moins exhaustive. Les cinéphiles avertis pourront fort possiblement citer Louise Brookes ou Clara Bow mais la majorité des gens seraient possiblement embêtés de nommer une actrice, autre que Mary Pickford, qui fut célèbre durant cette période. C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de vous parler d'une de ces actrices méconnues et qui est, avec Audrey Hepburn, l'une de mes préférées.



Une toute jeune Juanita.

Faites la connaissance de Juanita Horton, une charmante jeune fille née en 1898 au Texas. Elle y serait probablement demeuré si ce n'aurait été de son père qui décida de déménager toute la famille à Los Angeles où il entreprit une carrière en chiropratie. Elle reçut, comme cadeau de graduation de la part de ses parents, un voyage autour des États-Unis qui dura quelque chose comme six mois après quoi elle revint à Los Angeles.

L'élégance d'une époque révolue.

A ce moment-là de plus en plus de studios de cinéma s'établissaient dans un disctrict de la ville récemment annexé et qui portait le nom d'Hollywood. La mère de Juanita décida alors d'inscrire sa fille aux studios Biograph, établis depuis 1895, afin qu'elle puisse devenir une actrice.

Des traits tout en douceur. 

C'est à ces studios que Juanita fit la rencontre d'un des pionniers d'Hollywood: D.W. Griffith lequel remarqua rapidement cette jeune fille toute menue d'à peine 5 pieds aux des traits délicats et au demeurant fort jolie, qui démontrait aussi beaucoup de talent. C'est alors que Griffith entreprit de faire changer le nom de Juanita en celui de... Bessie Love.

Griffith lui offrit un petit rôle pour commencer dans le film Intolerance en 1916 et commença à connaître une certaine popularité, assez pour jouer aux côtés de nul autre que Douglas Fairbanks dans le film Reggie Mixes In et The Good Bad Man en 1916 puis, la même année, dans The Aryan avec William S. Hart.

 En tenue des grandes soirées. Quel style!

Bessie fit ensuite le saut aux studios Vitagraph et, sa popularité augmentant, commença à jouer dans des productions plus importantes où elle obtint des rôles plus matures comme Those Who Dance en 1924. Elle fut d'ailleurs la première actrice à danser le Charleston dans un film (The King of Main Street) en 1925 et parut dans Dress Parade où elle offrit une de ses meilleures performances. En 1929 elle reçut une nomination aux Academy Awards qui eurent lieu pour la première fois cette année-là pour son rôle dans The Broadway Melody.



D'autres films ont suivi dont Chasing Rainbows en 1929, Good News et They Learned About Women en 1930 mais quelques années plus tard sa carrière était en plein déclin et c'est alors qu'elle décida de s'en aller en Angleterre où elle obtint la citoyenneté britannique. Elle était alors mariée au producteur William Hawks, avec lequel elle eut une fille prénommée Patricia, mais divorca en 1935 pour ne plus se remarier du tout. A l'approche de la Seconde guerre Bessie revint aux États-Unis où elle travailla pour la Croix Rouge. Dès le conflit terminé elle retourna en Angleterre où il apparut dans diverses productions tant britanniques pour ensuite faire des sauts de puce aux États-Unis pour des films américains, comme The barefoot Contessa en 1954, mais toujours dans des petits rôles.

Ma photo favorite de Bessie.

En 1977 Bessie publia une autobiographie intitutlée From Hollywood With Love dans laquelle elle relate sa vie hollywoodienne ainsi que la période qui suivit. Elle apparut en 1981 dans trois films, soit Ragtime avec James Cagney, Reds avec Warren Beatty et Lady Chatterley's Lover. Sa dernière apparition cinématographique fut en 1983 dans The Hunger avec David Bowie, Susan sarandon et Catherine Deneuve.


Bessie passa les dernières années de sa vie dans sa résidence londonienne où elle mourrut de causes naturelles le 26 avril 1986 à l'âge vénérable de 87 ans. Elle fut incinérée au Breakspear Crematorium et une petite plaque sur un cèdre indique l'emplacement où reposent ses cendres.

 Son étoile sur le Hollywood Walk of Fame.