Il
y a de cela un certain temps je me suis mis en tête de créer des
vignettes devant éventuellement servir à décorer le haut du
blogue. Je me suis dit qu'il serait intéressant aussi d'avoir des
vignettes qui changeraient de temps en temps alors je me suis amusé
à en produire quelques-unes. L'idée derrière le concept était de
les réaliser dans le style des vieux dessins-animés. Le gag étant
bien sûr le fait que j'étais toujours dans la même position et
toujours avec la même tronche d'abruti. La seule différence étant
le thème de chacune de ces vignettes.
samedi 21 août 2010
vendredi 20 août 2010
Hercules en dessins animés
Je m'en souviens très bien. Parfois tôt le matin, avant que les émissions de télé plates pour adultes ne commencent, certains postes diffusaient des dessins animés, à mon plus grand bonheur. C'était souvent une boîte à surprises car on ne savait jamais quels seraient ces dessins animés. Parfois c'était Yogi l'ours, L'araignée, Captain America, et quelquefois c'était Hercule, que j'ai tout de suite adoré. C'était toujours un grand plaisir de voir le puissant Hercule (qui me faisait penser à Superman) vaincre les vilains grâce à sa bague magique tout en dégustant un bon sandwich au beurre d'arachides.
The Mighty Hercules est une série de dessins animés qui a été produit en 1962 par Adventure Cartoon Productions en collaboration avec Trans-Lux. On s’est inspiré de façon très lousse sur le personnage de la mythologie grecque Héraclès sous son nom romain, soit Hercule. Les 128 épisodes ce cinq minutes chacun ont été diffusés du 1er septembre 1963 au 1er mai 1966.
On retrouvait donc Hercule qui réside au Mont Olympe et qui, lorsqu’un danger quelconque menace les habitants du royaume fictif de Caledon, descend régler le problème. Si c’est quelque chose de vraiment, mais alors là vraiment dangereux alors Hercule glisse à son doigt une bague magique qui lui donne des pouvoirs surhumains.La série en était toutefois une au budget relativement limité, c’est donc dire qu’il fallait réduire les coûts de production le plus possible. Comment pouvait-on y arriver? En réutilisant, entre autres, certaines séquences où en n’animant que les choses nécessaires. Par exemple, si un personnage pointe quelque chose de la main on n’animera que celle-ci. On peut aussi réutiliser des portions de dialogue et de musique. Bref, les possibilités sont nombreuses mais malgré tout, pour les enfants qui, comme moi aimaient bien cette série, ces détails nous passaient vingt pieds par-dessus la tête. La série a été rediffusée en reprise par de nombreux postes de télévision et a connu un très bon succès. Elle est aujourd’hui disponible en DVD.
Le
saviez-vous? Ariel (la sirène) est la fille de Triton, fils de Poséidon. Poséidon est le frère de Zeus, qui n'est autre que le père d'Hercule. Ariel et Hercule sont donc cousins.
mercredi 18 août 2010
nudus V
Lorsque
je me suis mis à la photo de nu je ne disposais pas de grand-chose en termes
d’équipement. Une toute petite caméra numérique et c’est à
peu près tout. Je n’avais même pas d’espace dédié, c’est
tout dire. J’ai donc fait avec les moyens du bord; j’ai d’abord
tassé ma bibliothèque pour dégager le mur, celui-ci allait servir
d’arrière-plan. Ensuite, j’ai posé sur une table une lampe avec
une simple ampoule en guise d’éclairage. C’était à peu près
les limites de ce que je pouvais faire. Aussi, lorsque Marie, le
modèle que je photographiais pour la première fois, est arrivée,
elle a été bien amusée de mon arrangement «studio» mais les
résultats de la séance l’on parfaitement convaincue de revenir
pour d’autres sessions.
Caméra utilisée: Canon Powershot A60.
Caméra utilisée: Canon Powershot A60.
Le
saviez-vous? Un
corps humain contient assez de fer pour fabriquer un clou et assez de
carbone pour faire 900 crayons à mine.
dimanche 15 août 2010
Shell en 1957
Tous les automobilistes savent que l’huile à moteur est nécessaire au bon fonctionnement de la voiture. Le rôle de cette huile est de garder les pièces mobiles bien lubrifiées et de les protéger contre la corrosion. Les additifs et détergents modernes quant à eux préviennent l’accumulation de crasse.
La
publicité d’aujourd’hui date de 1957 (l'année du légendaire
Chevrolet Bel Air) et vante les mérites de l'huile à moteur X-100
de la pétrolière Shell. Y’a bien des mythes concernant l’huile
à moteur alors voyons un peu de quoi retourne cette pub et s’il
faut tenir compte des arguments qu’on y retrouve.
Tout
d’abord on ne portera pas attention à la mention «X-100» qui
n’est rien d’autre qu’une marque de commerce. Ce qu’il faut
noter dans le texte c’est que l’on présente cette huile comme
ayant une viscosité qui s’adapte au moteur selon son état. Dans
l’illustration on peut voir sur le dessus de la boîte la mention
«10W30» ainsi que «SAE». Alors c’est quoi tout ça?
SAE
veut dire Society
of Automotive Engineers,
une organisation qui fait permet de classer les huiles selon des
barèmes bien établis. On fait donc passer l’huile dans un tube
standardisé et on mesure le temps qu’elle prend pour se rendre
d’un bout à l’autre. Le chiffre 30 indique que l’huile a pris
30 secondes. L’ennui c’est que la fluidité de l’huile change
selon la température et le chiffre 30 ne représente que sa fluidité
lorsqu’elle est chaude seulement. Mais si l’on doit démarrer la
voiture par temps froid, comme nous y sommes habitués au Québec?
Prenons un matin de janvier avec un -20 Celsius solide. À ce
moment-là l’huile dans le moteur est plus épaisse et va se
déplacer plus lentement. C’est pourquoi une huile multigrade
procure une bonne viscosité par temps chaud et froid. Ce que l’on
voit dans la pub est une huile de type 10W30. Le 30, on l’a vu
représente la viscosité à chaud alors que le 10 quant à lui est
la mesure de viscosité à froid. Le W veut tout simplement dire
Winter. Mais est-ce que l’huile annoncée ici fait vraiment le
travail que l’on prétend. La 10W30 est souvent un bon choix pour
les véhicules qui opèrent par temps chaud, qui font ce qu’on
appelle «stop and go» ou qui doivent remorquer de lourdes charges.
La 5W30 est davantage formulée pour les climats froids mais n’est
pas exactement indiquée pour les climats chauds ou pour la conduite
en ville. Dans le cas qui nous intéresse ici, c’est bien gentil à
Shell de recommander une huile mais dans la majorité des cas c’est
toujours plus avisé de suivre les recommandations du fabricant de la
voiture.
Pour
ce qui est de la publicité, il est fascinant de constater qu'elle a
été entièrement réalisée à la main. La photographie n'avait pas
encore tout à fait remplacé les illustrateurs à ce moment et ceux-ci devaient accessoirement maîtriser l’art de reproduire toute
chose que le client demandait.
Le
saviez-vous? Les additifs d’huile à moteur sont généralement
inutiles puisque ces mêmes additifs ont déjà été ajoutés par le
fabricant d’huile. Rajouter des additifs supplémentaires risque de
diluer l’huile et de rendre celle-ci moins efficace.
cultioribus vase
J’ai
beau avoir troqué ma petite caméra de poche pour un reflex, il n’en
demeure pas moins que de temps à autres j’aime bien la ressortir
du tiroir et m’en servir de nouveau. Ici, petite promenade
impromptue dans l'ouest de la ville, sans autre raison que pour voir
des rues que je n'ai jamais vu. Dans le cas de la photo d’aujourd’hui
c’est une prise quasi-instantanée, pratiquement sans réglage, sur
la rue
St-Marc,
tout juste au sud de Tupper. Un vase en pierre artificielle baigné
par le soleil de début de soirée a attiré mon attention.
Caméra utilisée: Canon Powershot A60.
Caméra utilisée: Canon Powershot A60.
Le
saviez-vous? Les Romains ont été les premiers à utiliser du béton.
Ils mélangeaient de la chaux, de l’eau ainsi que des cendres
volcaniques. Ils appelaient ce ciment «pozzolana». Le Panthéon a
été construit avec ce béton et le dôme demeure encore à ce jour
la plus grosse structure de béton non-renforcé.
Un été pas comme les autres
Vous
savez que je fais de la photo? Peut-être. Peut-être pas. Possible
que vous vous en battiez l’œil. Enfin. Comme je fais beaucoup de
photo d'architecture il m'arrive assez souvent de me perdre dans la
ville, cherchant un peu de nourriture ici et là pour ma caméra. Il
y a un certain temps de cela je me trouvais sur Ste-Catherine près
du pont Jacques-Cartier. Entre Papineau et Cartier, du côté nord,
y'a un bâtiment, assez gros. On regarde sur la façade et on peut y
lire encore "Église Vie et Réveil". Ce n'est plus une
église depuis pas mal longtemps. En fait c'est complètement
placardé et abandonné. Savez quoi? Avant d'être une église
abandonnée c'était un cinoche. Le Champlain que ça s'appelait. Je
me suis arrêté. En prenant quelques photos j'ai senti le courant
d'air qui venait de l'intérieur. Ça puait l'humidité et le
renfermé. C’est que ça fait un bout que c’est à l’abandon
c’te place.
Puis,
des choses se sont mises à changer.
Le
bâtiment n'était plus abandonné mais semblait tout neuf. Des gens
se sont mis à apparaître, formant une longue file qui attendait
pour entrer et l'odeur qui émanait de l'intérieur était celle
caractéristique du pop-corn. Quant à moi, je n'avais pas changé de
place mais j'étais redevenu un gamin. Dix ans, presque onze. Dans
mes mains ma caméra numérique avait été changée pour un billet
de cinéma.
C'était
un dimanche ensoleillée de 1977. Une journée que n'importe quel
gamin de mon âge aurait passé dehors à pédaler ou jouer au parc.
Pas moi. Pas ce jour-là. Il était aux alentours de midi trente
lorsque je suis allé prendre place au bout de la file avec mon père
et ma cousine. Une attente interminable. Puis, on s'est mis à
bouger. Pas vite cependant. Vraiment pas vite. Derrière d’autres
personnes s’étaient ajoutées. Devant, loin devant, pendant que
les gens s’engouffraient au compte-gouttes, j'ai observé le poster
du film où apparaissaient certains personnages et j'essayais de
deviner qui ils étaient et qu’est-ce qu’ils faisaient dans le
film. Nous étions sur le point d'entrer quand l'employé du cinéma
leva la main. Plus de place, dit-il.
Va
chier. Non, je lui ai pas dit mais j’ai trimé dur pour ne pas
qu’ils sortent. Mon père, ma cousine et moi avions tous nos
billets et si on nous les avait vendu c'est parce que forcément,
quelque part dans la salle, y'avait des fauteuils vides
correspondants! L'employé est alors parti vérifier. Deux minutes
plus tard il est revenu.
Y'avait
effectivement trois fauteuils vides, mais séparés.
Il
a déchiré nos billets et nous sommes allés dans la salle
rapidement parce que l'on attendait que tout le monde soit assis
avant de démarrer la projection. À l’intérieur un placier muni
d’une lampe de poche nous a aidés à trouver nos places. Mon père
s’est retrouvé dans la section du bas et ma cousine et moi dans
celle du haut, séparés de deux sièges. Malgré tout j’avais une
vue imprenable sur l'écran. Me suis calé confortablement. J'avais
l'cœur qui battait la chamade. Dans la salle s'élevait le murmure
caractéristique des multiples conversations portant surtout sur le
film qui allait bientôt commencer. Les lumières se sont
graduellement éteintes et les murmures ont immédiatement cessé.
Dans le silence presque religieux les rideaux se sont ouverts avec le
clicka-click
familier. Puis? Et puis y'a eu ça:
Pas
besoin de vous dire que j'avais été impressionné. Pas mal
impressionné même. Je ne crois même pas avoir respiré durant la
séquence d'introduction ou le destroyer impérial poursuit la petite
corvette... Pas besoin de dire que je suis sorti du cinéma
complètement sur le cul (au sens figuré).
J'aurai
l'occasion de vous en reparler.
Le
saviez-vous? Lorsque le film est sorti il n’a été projeté que
dans une poignée de salles aux États-Unis. Avant la fin de l’été
il était devenu un succès planétaire (ha!) et les profits
engrangés en 1977 pour les États-Unis et le Canada se sont chiffrés
à $307,263,857 (et quelques sous).
Pixie
Ah,
voilà un truc qui date de plusieurs années. Un jour on m'a demandé
de dessiner quelques concepts de personnages devant apparaître dans
un livre pour enfants. Un de ces personnages était une sorte
d'elfe-pixie née de la forêt. Je ne savais pas trop comment
illustrer ce personnage car la description était tout de même un
peu vague. J'en suis finalement arrivé à une sorte de jeunes adolescentes affublées d'ailes de papillon avec une robe faite de pétales
et ceinturée de vigne. L'auteur a bien aimé mais malheureusement le
projet de livre a été tabletté et n'a finalement jamais vu le
jour.
jeudi 12 août 2010
Goodyear en 1948
Goodyear est une compagnie qui n’a pas vraiment besoin de présentation puisque tout le monde la connaît. Mais c’est aussi une vieille compagnie puisqu’elle a été fondée en 1898 en Ohio par Frank Seiberling. Le nom de l’entreprise a été choisi afin d’honorer Charles Goodyear, cet autodidacte américain qui a mis au point le principe de la vulcanisation en 1839.
Au
début Goodyear fabriquait des pneus pour les bicyclettes et les
charrues mais en 1908 c’est sur les modèles T de Ford qu’on les
voyait. Goodyear n’a pas manqué le bateau quant à l’aviation et
a commencé à fabriquer des roues d’aéronefs dès 1909. En 1926
Goodyear était l’une des plus grosses compagnies au monde.
La
publicité du jour remonte à 1948, soit trois ans après la fin de
la Seconde guerre pendant laquelle Goodyear était l’un des 30
fournisseurs les plus importants. On vante ici du pneu Super
Cushion.
Au niveau de la conception graphique tout ce que l'on voit ici a été
réalisé à la main, ce qui démontre sans aucun doute que les
graphistes de l'époque devaient non seulement être capables
d'agencer les éléments mais aussi de réaliser ceux-ci. A noter
dans cette publicité l'utilisation du système impérial quant aux
mesures où l’on mentionne que les pneus ont un plus grand millage
plutôt que kilométrage, terme maintenant utilisé aujourd'hui.
Goodyear est
encore aujourd'hui une marque de pneus très populaire et il est
intéressant de noter ici le logo qui n'a pratiquement pas changé
depuis ce temps. Cela peut sembler étrange qu'une compagnie veuille
conserver un vieux logo mais bien souvent ceux-ci sont considérés
comme un gage de longévité.
Le
saviez-vous? C’est en 1925 que le dirigeable Goodyear a fait sa
première apparition. Il a été construit suite à une collaboration
entre Goodyear et la compagnie allemande Luftschiffbau
Zeppelin GmbH.
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