samedi 2 octobre 2010

Captain Scarlet

Captain Scarlet est une émission « Supermarionation » conçue par Gerry et Sylvia Anderson et qui s'inscrivait dans la même lignée que leurs émissions précédentes soit Les Sentinelles de l'air (Thunderbirds), L'escadrille sous-marine (Stingray), Fusée XL-5 (Fireball XL-5) et Supercar. Ici par contre il se trouvait une différence d'avec les séries précédentes à l'effet que le thème et les scénarios étaient résolument plus sombres et visant un auditoire un peu plus âgé. 
La série a été diffusée de septembre 1967 à mai 1968, période durant laquelle trente-deux épisodes au total ont été produits. Dans cette série la Terre est aux prises avec une race extra-terrestre appelée Mystérons et qui possèdent une base sur Mars. Ceux-ci peuvent, avec leur technologie, dupliquer n’importe quel être vivant une fois qu’il est mort. De leur base sur Mars ils sont bien décidés à en finir avec les terriens.

C’est ainsi que Spectrum voit le jour. Il s’agit ni plus ni moins que d’une agence internationale créée spécifiquement dans le but de combattre les Mystérons avec tous les moyens du bord et les Mystérons en font tout autant. Ils mènent alors une véritable guerre de nerfs avec la Terre. Un des officiers de Spectrum, un certain Captain Scarlet, de son vrai nom Paul Metcalfe, est tué dans un accident de voiture et remplacé illico par une réplique parfaite conçue par les Mysterons mais celui-ci échappe à leur contrôle. Étant invincible, il «reprend» en quelque sorte son identité de Paul Metcalfe et entreprend alors de véritables missions suicidaires pour le compte de Spectrum contre les Mystérons.



Mais Captain Scarlet n'était pas seul car il se trouve des agents de Spectrum pour l'épauler, quoiqu'en ne prenant pas de risques aussi suicidaires. Il y avait Captain Blue, Lieutenant Green, Captain Ochre, Captain Magenta, Captain Grey et d'autres. Tous les agents portent des noms de couleurs étant donné qu'ils travaillent tous pour Spectrum. Une autre particularité intéressante était justement la base de Spectrum appelée Cloudbase, que voici. 


Cette base était une sorte de porte-avion volant qui, comme on peut le voir, se trouvait à une très haute altitude. Mais Cloudbase n'était pas sans défense car il se trouvait à bord un groupe de cinq pilotes d'élite exclusivement féminines appelées Angels, chacune de nationalité différente à l'exception de deux. Destiny était Française, Symphony était Américaine tout comme Melody, Rhapsody était Britannique alors que Harmony était Japonaise. Elles pilotaient des avions-intercepteurs aux lignes très futuristes et croyez-moi, elles savaient piloter ces engins. 


La série ne prenait pas ses distances d'avec les précédentes qu'au niveau du thème mais aussi des marionnettes plus élaborées et aux apparences plus réalistes. Les autres séries présentaient des personnages aux têtes surdimensionnées que Gerry Anderson n'aimait pas mais alors là pas du tout. Avec Captain Scarlet il voulait des marionnettes aux dimensions biologiques plus réalistes. Mais voilà, le nom «Supermarionation» que l'on voyait apparaître était un procédé où les lèvres des marionnettes étaient synchronisées avec les dialogues, transmis par un des fils qui les supportaient, et relayées dans un solénoïde situé dans les têtes. Voici de quoi le mécanisme avait l'air:


Le problème se situait là. Si on voulait avoir des personnages aux dimensions proportionnées il fallait soit avoir des marionnettes plus grosses ce qui impliquait des dépenses beaucoup plus élevées en termes de production car tout devrait âtre construit pour accommoder les grosses marionnettes. On a donc opté pour changer l'emplacement des solénoïdes. Au lieu d'être positionnées dans les têtes elles se trouveraient plutôt dans les torses. C'est ce qui a permis d'obtenir des marionnettes proportionnées comme Gerry Anderson le voulait. voici d'ailleurs leur taille réelle. 

L’équipe de production a aussi mis le paquet tant à la création des nombreux véhicules que des décors. D’ailleurs ces derniers ont fait l’objet d’une attention particulière puisque l’on a abondamment puisé dans le style pop-art mais aussi le mid-century modern, que j’affectionne d’ailleurs particulièrement. L’œil averti peut y reconnaître certains designs comme les chaises inspirées de Preben and Jorgen Kastholm & Fabricius ou encore Eames.







Cette émission était diffusée, en reprise évidemment, à Radio-Canada. La semaine vers l’heure du souper mais aussi en anglais les samedis matin. Exactement comme avec Supercar, Fusée XL-5, Stingray ou Thunderbirds, tous les éléments dans Captain Scarlet semblaient se conjuguer à la perfection afin de faire tripper solide les gamins de mon âge. Même le générique de la fin nous gardait bien en place.


Au lieu de ne mettre stupidement que du texte, Century 21 a commissionné un artiste très talentueux du nom de Ron Embleton afin qu’il dessine dix tableaux évoquant les dangers auxquels fait face Captain Scarlet. Pour une raison inconnue, on a perdu la trace des illustrations originales d’Embleton et ce n’est que plusieurs années plus tard qu’on les a retrouvées tout à fait par hasard dans un coffre-fort. Voici donc ces dix illustrations telles qu’elles apparaissent dans le générique de la fin. On voit Captain Scarlet qui semble périr dans chacune d'elles mais rien n'y fait, il est invincible et revient toujours aussi fort qu'avant. 

 










Je me suis toujours demandé à l’époque pourquoi on ne trouvait jamais de figurine Captain Scarlet semblable à G.I. Joe et chaque fois que l’on entrait dans un magasin j’espérais toujours, comme par magie, en apercevoir une. Par contre la fameuse compagnie britannique de voitures en métal moulé Dinky, a obtenu le contrat à l'époque pour fabriquer des répliques des véhicules vus dans l'émission. Aujourd'hui ces véhicules vont chercher de très bons prix surtout s'ils sont en condition neuve avec leurs boîtes. 



Les droits de Captain Scarlet, ainsi que d’autres franchises de Gerry et Sylvia Anderson comme Cosmos 1999, ont subséquemment été acquis par la compagnie Carlton qui a décidé, dans les années 90, d’y aller avec la commercialisation de certains produits issus des séries TV dont Captain Scarlet. Cette fois, je n'ai pas loupé l'occasion. 



À cet effet, mon salon est bien surveillé par Captain Scarlet et ce dernier garde l’œil ouvert (et même les deux) afin de s'assurer que les Mystérons ne viennent pas faire du trouble. Ah, mais si, parce que dans les méandres de ce même salon rôde l'infâme... Captain Black! Et avec lui, on peut s'attendre à tout!




Le saviez-vous? La série Captain Scarlet se déroule quelques années après les évènements de Stingray et certains vétérans de Spectrum sont des anciens de WASP. Bien qu’elle se trouve dans les documents de production, cette information n’a jamais parue dans aucune des deux émissions.

mercredi 29 septembre 2010

Molson en 1957


Qu'est-ce qu'il y a de plus caractéristique comme représentation des années 50 que le mari bien calé dans son fauteuil avec le journal et qui s'apprête à déguster une bonne bière? Ici en plus, nous avons en bonus le chien qui tient la pantoufle, la traditionnelle pipe ainsi que l'épouse qui admire le portrait à partir de ce que l’on assume être la cuisine. L'élément intéressant dans cette illustration, possiblement à l'aquarelle, est le slogan « Ah! une Molson complète le tableau!» auquel s’ajoute la main de l'homme qui sort carrément du cadre pour aller chercher la bouteille. Chapeau au(x) concepteur(s) pour ce p’tit clin d’œil.

Molson, bien entendu, se passe de présentation. Fondée en 1786 par John Molson la compagnie est la deuxième plus vieille au Canada après la Compagnie de la Baie d'Hudson. Fusionné aujourd'hui avec le brasseur américain Coors, le conglomérat Molson Coors Brewing Company est le cinquième plus gros brasseur au monde.

Entre temps, ce qui fait parler en septembre 1957 c’est évidemment la démission du premier ministre du Canada Louis St-Laurent, pour des raisons de santé. Dans les tavernes les paris vont bon train à savoir qui va le remplacer. Certains avancent le nom de Lester B. Pearson alors que d’autres penchent pour Walter Harris. (Réponse : Ce sera Pearson en 1958 mais il ne deviendra premier ministre qu’en 1963)



Le saviez-vous? C’est en septembre 1957, mois de parution de cette pub, que le sénateur Donat Raymond a vendu le Canadien de Montréal à la famille Molson, laquelle en est toujours propriétaire aujourd’hui.

lundi 27 septembre 2010

negligentia

Entrée de l'ancienne usine Crane sur Saint-Patrick, non loin du canal Lachine. Le bâtiment a été construit en 1919 selon les plans des architectes Brown et Vallance qui ont utilisé le béton de façon très élégante, surtout pour l'époque. Bien auparavant le terrain en était un marécageux et il a été remblayé avec tout ce que l’on a pu trouver. Crane était une compagnie qui fabriquait toute une gamme de tuyaux de toutes sortes tant pour usage résidentiel qu’industriel.

La compagnie a débuté à Winnipeg en 1906 en tant que petit commerce d’articles de plomberie et chauffage. Le développement rapide de l’ouest canadien, accéléré par la présence des chemins de fer, a fait prospéré Crane. Deux ans plus les propriétaires ouvraient deux succursales à Vancouver. Le boom économique provoqué par la Première guerre a permis à Crane de s’incorporer et ce, dès 1918. C’est en septembre de cette année-là que la compagnie a fait ériger l’édifice sur St-Patrick et dont il est question aujourd’hui. Les bureaux quant à eux se trouvaient sur la Côte du Beaver Hall.

En 1920 Crane a été jointe par Canadian Potteries, une entreprise qui fabriquait des lavabos, urinoirs et autres en porcelaine. En 1931 c’est la compagnie de bouilloires et chaudières bien connue Warden King qui s’est jointe à son tour à Crane. Bien que Crane existe toujours le bâtiment de la rue St-Patrick ne lui appartient plus et au moment où j'ai pris cette photo le bâtiment était abandonné et dans un état lamentable.

Appareil utilisé: Canon Rebel XT. 




Le saviez-vous? Le mot «plomberie» que l’on utilise couramment provient carrément du mot «plomb» parce les tuyaux étaient à l’origine faits avec ce métal malléable. Ils sont aujourd’hui fabriqués avec des matériaux considérés sans danger pour l’organisme.

dimanche 26 septembre 2010

Patrimoine religieux: St-Pierre-Claver

Montréal fut, pendant longtemps, connue comme étant la ville aux cents clochers. L’écrivain Mark Twain a dit de Montréal « …qu’on ne peut lancer un pavé dans n’importe quelle direction sans heurter un vitrail ». Twain exagérait un brin. Par contre on peut facilement s’imaginer l’étonnement d’un visiteur arrivant à Montréal de par le pont du Havre en 1930 et apercevant tous les longs clochers pointant haut vers le ciel. 

Évidemment aujourd'hui y’a moins de clochers qu'avant. Les gens ne fréquentent presque plus. Et puis ça coûte cher à entretenir tous ces bâtiments. Certaines sont démolies, d’autres deviennent des friperies ou encore des condos. Il en reste néanmoins un bon nombre qui n’ont à peu près pas changé au fil des ans. C’est le cas de celle dont je vais vous causer un brin aujourd’hui.
C’était il y a quelques années. J’étais à arpenter le boulevard Saint-Joseph et ses environs lorsque j’en suis venu à passer devant l’église St-Pierre-Claver, près de De Lorimier. Je m'y suis attardé, histoire de faire quelques photos et du coup je me suis demandé s’il s’agissait toujours d’un lieu de culte ou si c’était maintenant devenu un restaurant de hamburgers. Comme les portes étaient ouvertes j’ai risqué un œil à l’intérieur. Sait-on jamais.
Première constatation; c’était toujours un lieu de culte. Personne à l’intérieur cependant alors j’ai commencé à prendre quelques photos. Pendant que je me faisais aller le kodak, un type, qui jusque-là se tenait debout dans l’entrée, s’est approché de moi pour visiblement piquer jasette. Il m’a d’abord parlé de la beauté de la bâtisse ainsi que du fait que tout à l’intérieur était d’origine. Tiens, que je me suis dit, c’est p’t’être le curé.

Puis il a glissé vers la construction, soit pendant la Première guerre. Il m’a ensuite mentionné les deux architectes; Jean-Omer Marchand et Joseph Venne, à qui l’on doit quantité de bien beaux bâtiments à Montréal. Mais c’est qu’il s’y connaît le bougre! Curieux tout de même, lui aies-je glissé comme ça, que l’église était ouverte mais complètement vide. Ah, mais ça, m'a-t-il dit, c’est parce qu’on attend un mariage, mais y sont une heure en retard qu’il me dit en regardant sa montre tout en tapant la vitre du doigt. Venez donc par ici, je vais vous faire un p’tit tour guidé de l’endroit.
Au fond, derrière l’autel, mon guide m’a montré le tabernacle. Plusieurs artisans ont contribué à sa construction; ébénistes, orfèvres, peintres… Très peu de choses ont changé depuis le temps où tout ça a été construit.

Ici on regarde vers l’arrière et on peut apercevoir, au balcon, l’orgue Casavant de même que les fresques au plafond. C’est une madame Delfosse qui a fait ça, en 1947 je crois, m’a indiqué mon guide improvisé. Puis, on s’est déplacé vers la chaire. Ça c’est ce genre de petit cubicule qui surplombe les bancs. Évidemment seul le curé y avait accès. Avec la permission de monsieur Janelle j’y suis grimpé et je dois avouer que la vue est intéressante.
Vous voyez le banc avec les portes? me dit monsieur Janelle. Eh bien c’est là que s’installait les gens de la Fabrique durant la messe. Comme ça, d’où il était, le curé était en ligne directe avec eux s’il avait quelque chose à leur dire. On continue.
Ça c’est un des nombreux luminaires latéraux qu’on retrouve dans l’église. La par contre on s’est un peu gouré dans la représentation parce qu’un chérubin n’est pas un p’tit bébé avec des ailes dans le dos, enfin pas si on se fie à la description qu’en fait Ezéchiel (Ez 10); «Chacun avait quatre faces ; la face du premier était une face de chérubin, la face du second une face d’homme, celle du troisième une face de lion, et celle du quatrième une face d’aigle.»
Ah, voilà l’un des nombreux calorifères. Ils sont encore fonctionnels, me dit monsieur Janelle. Chose certaine, durant les mois d’hiver les bancs adjacents devaient être assez populaires. Puis il m’invite à monter au balcon avec lui. À ce stade-ci je ne sais toujours pas s’il s’agit du curé, du vicaire ou bedon du bedeau. Les portes de l’église, si elles sont ben belles, affichent une certaine récalcitrance lorsque vient le temps de les ouvrir. Monsieur Janelle s’en excuse tout en riant. Puis on arrive audit balcon où la vue, faut que je l’avoue, est assez impressionnante.
Je ne peux m’empêcher d’aller z’yeuter le magnifique orgue Casavant avec ses trois claviers et ses nombreux tirants de jeux et appels de registres, lesquels permettent d’obtenir des timbres différents. Se retrouvent aussi les accouplements qui permettent de faire jouer sur un clavier ce que l’on joue sur un autre. Au bas, le pédalier, lequel est relié aux claviers par des tirasses. L’orgue est un instrument résolument complexe. L'orgue de facture Casavant en est un à trois claviers avec tirants de jeux et pédalier à marches parallèles. On voit ici monsieur Serge Jannelle en train de jouer une partie de Toccata & Fugue. Il fut étonnant de voir la façon dont un organiste s'attaque à cette pièce mais aussi de voir avec quelle docilité chaque touche pesée est interprétée docilement par l'orgue. 
Sur l’orgue je ne manque pas d’y voir une partition musicale dont le titre m’est bien familier; il s’agit de Toccata & Fugue, largement attribuée à Jean-Sébastien Bach. Si, parce que certains spécialistes croient qu’elle serait plutôt l’œuvre de Johann Peter Kellner. Par contre, on retrouve dans cette composition des éléments qui sont caractéristiques des autres œuvres de Bach. C’est à ce moment que m’sieur Janelle s’est installé au banc de l’orgue et s’est identifié comme étant l’organiste titulaire. Etant illustrateur à temps perdu j'ai choisi d'illustrer ici la façon tout à fait véridique dont la pièce musicale s'est déroulée.








Je remercie encore une fois m’sieur Janelle pour m’avoir guidé à travers le bâtiment, de m’en avoir expliqué l’histoire, saupoudré le tout d’intéressantes anecdotes et bien entendu de m’avoir joué la première partie de Toccata & Fugue.



Le saviez-vous? Le plus vieil orgue au monde sur lequel il est encore possible de jouer se trouve dans la ville de Sion, en Suisse dans la basilique de Valère. Sa construction remonte à 1430.

jeudi 23 septembre 2010

Ouch!

Ah les joyeuses journées de camping des années 70. Les petits Hibachi en fonte, l’odeur des briquettes qu’on allumait, le gros Chrysler Newport d'oncle Untel qui arrivait sur le terrain, les filles aux cheveux longs et leurs sandales de bois, du Robert Charlebois ou du CCR qui jouait plus loin, les clôtures fabriquées avec des bouchons de bouteilles de bière et aussi ces trucs, auquel tant de gens jouaient :
Les gens de ma génération se souviennent sûrement des tristement célèbres lawn darts? Ces dards, Jarts de leur vrai nom commercial, était un jeu d’adresse où il fallait lancer lesdits jarts dans un cerceau placé au sol à une certaine distance. L’ennui c’est qu’il s’agissait tout de même d’un jeu qui pouvait s’avérer dangereux si les jarts venaient en contact avec des idiots ou des idiots ayant un peu abusé d’alcool. Pourquoi? Et si on regardait de plus près ce qu'il y a sur la boîte du jeu? Ça tombe bien, j'en ai une dans ma collection qui n'a jamais été ouverte!

Voici de quoi la boîte à l'air. On voit bien les quatre Jarts, deux rouges et deux jaunes. À l'arrière se trouve les deux anneaux de pointage. Regardons de plus près l'avertissement en bas à droite. 

Pas un jeu pour les enfants, hein? Tout de même amusant que dans bien des pubs et illustrations faisant la promotion du jeu on y voyait des enfants s'amuser avec... 
L'arrière de la boîte ne comptait pas un, mais deux avertissements, pour un total de trois. Ça en fait pas mal, vous trouvez pas? Il y a fort à parier qu'il s'agit ici d'un jeu qui a été fabriqué après que plusieurs incidents sérieux se soient produits. C’est ce qui s’est d'ailleurs produit en 1987, année où les jarts ont fait leur première victime, une jeune fille de sept ans.

Les jarts ont par la suite été interdits aux États-Unis dès 1988 et un an plus tard au Canada. Pour des raisons évidentes. Aujourd’hui ce jeu se vend encore mais il a évidemment été conçu différemment, de façon très sécuritaire sans aucun risque de blessure, à moins d’y accrocher une grenade. Toutefois, il est toujours possible d’en dénicher dans des ventes de garage ou marchés aux puces. À vos risques et périls, bien entendu.



Le saviez-vous? En 1987 seulement on a estimé que plus de 6,000 personnes se sont rendues dans les urgences en Amérique du Nord suites à des blessures infligées par des jarts.