vendredi 10 septembre 2010

caelestis

Début septembre. Je me trouve par un dimanche avant-midi au square Dorchester. Le temps est gris et les nuages sont lourds. Une averse à venir? Bien qu’il y en ait toutes les apparences ce n’est pas le cas. La photo d’aujourd’hui est un coup de chance. J’avais décidé de placer le lampadaire à la droite et me servir de l’ouverture dans les arbres pour mettre les nuages en évidence. Je n’avais pas encore fait de réglages qu’un petit groupe d’oiseaux est passé et j’ai appuyé sur le déclencheur juste au bon moment. L’absence de réglage explique la très basse luminosité de l’image, ce qui ajoute à mon sens au charme de la composition.

Caméra utilisée: Canon Rebel XT. 



Le saviez-vous? Le square Dorchester chevauche l’emplacement de l’ancien cimetière Saint-Antoine et il se trouve encore aujourd’hui sous terre des milliers de gens qui y reposent. On a cessé le déménagement des corps vers le cimetière Notre-Dame-des-Neiges lorsque le docteur Phillip Carpenter a rappelé que parmi les gens enterrés il s’en trouvait beaucoup qui étaient morts du choléra.

mercredi 8 septembre 2010

Bougies Auto-Lite - 1955


Cette publicité pour les bougies d'allumage Auto-Lite nous ramène à septembre 1955. On pouvait retrouver ces bougies dans à peu près tous les bons garages de l'époque au Québec. La compagnie existe encore et on peut encore se procurer ces bougies. La seule différence est le nom de la compagnie ne comporte cependant plus de trait d'union.

Alors que nous raconte donc ce garagiste? Il nous dit, sur un ton que l’on devine rassurant et un tantinet commercial, que l’encrassement nuit à la puissance des moteurs. Dit-il vrai?

Absolument. L’encrassement empêche l’arc électrique de se former correctement entre l’électrode centrale et l’électrode de masse. Mais en réalité, l’encrassement des bougies n’est qu’un des nombreux problèmes qui peuvent nuire au bon fonctionnement de la voiture et ceux-ci peuvent indiquer une autre source comme un filtre à air sale ou encore une sorte d’essence qui ne convient pas.

Quant à la publicité elle-même elle a été entièrement réalisée à la main. Le garagiste en haut à gauche ainsi que la bougie semblent avoir été faits au lavis, une technique ou l'on mélange dans différents petits contenants de l'encre de Chine à de l'eau, à des ratios différents, afin d'obtenir des tons de gris. C'est une technique qui demande un certain savoir-faire ainsi qu'une excellente maîtrise du pinceau. Cette publicité en est un très bel exemple.

Entre autres choses, septembre 1955 est marqué par l’affaire Coffin, lequel a été trouvé coupable du meurtre de trois chasseurs américains. L’histoire a fait énormément parler et en septembre, justement, la Cour suprême maintient la culpabilité de Wilbert Coffin ainsi que la condamnation à mort. Coffin s’évade mais son avocat lui conseille de se rendre. Il sera pendu à Montréal. L’affaire continue de fasciner même aujourd’hui et certains sont convaincus que Coffin a été victime d’une erreur judiciaire.





Le saviez-vous? Un des premiers brevets de bougie d’allumage a été soumis par nul autre que Nikola Tesla en 1898, lequel lui fut attribué par le Patent Office (U.S. Patent 609,250).  

mardi 7 septembre 2010

salicis

Magnifique saule pleureur aux abords du marécage situé tout près de l'Arboretum du Jardin Botanique. J’ai pris cette photo par un dimanche matin, peu après l’ouverture, là où les visiteurs du parc sont encore très peu nombreux. Il ne s’en faut de peu pour que l’on ait vraiment l’impression de se trouver à des kilomètres de la ville. L'onde que l'on aperçoit dans l'eau à droite est provoquée par un canard qui s'en venait me rendre visite.

Appareil utilisé: Canon Rebel XT. 

Mise à jour: Le jardin botanique a coupé ce magnifique arbre durant l'été de 2013.



Saviez-vous ça vous autres? Si vous prenez une graine de pomme pis que la plantez dans terre ben y’a des Saint-Sipotanisse de bonnes chances pour le pommier qui va pousser donne une variété de pomme différente que celle de l’arbre d’oussé qu’a vient.

dimanche 5 septembre 2010

Passions d'enfance: les "comics"


Lorsque j'étais gamin, j'ai toujours apprécié les bonnes vieilles bédés européennes comme Gaston, Spirou, Tintin, Lucky Luke et autres, les bédés américaines, appelées "comics" me passionnaient tout autant. Qui plus est, en raison de leur format plus petit, d'un nombre de pages moindre, et une impression sur papier journal, elles étaient bon marché. Assez pour je puisse m'en procurer moi-même. Ah, mais comment un p'tit gamin comme moi pouvait-il bien trouver l'argent? Facile, il suffisait de trouver assez de bouteilles vides dans les ruelles et les échanger à l'épicerie du coin. Bien beau s'acheter un immense sac de bonbons, mais parfois, un bon "comic" de Spider-Man, Captain America ou Thor était bien tentant. Mais comment? Pas de Superman? Et pas de Batman? Sacrilège! Eh non, déjà à mon jeune âge j'étais plus attiré par les héros de Marvel. D'autant plus que le matin, à la télé, on pouvait voir les fameux dessins animés de ces mêmes héros (bordel, j'ai encore les génériques en tête!). Plus souvent qu'autrement toutefois, c'est mon grand-oncle Henri qui me les achetait de temps en temps. 

Un des numéros favoris où Captain America combat Hulk. Artiste: Jim Steranko. 

Un autre de mes numéros préférés où l'on raconte la genèse de Iron Man. Comme on voit, ça se passait au Viêt-Nam, alors que pour le film avec Robert Downey Jr on a utilisé l'Afghanistan. 

Un excellent numéro de Thor. Si l'on fait un film sur ce personnage, tel que le veut la rumeur en ce moment, j'ose imaginer qu'on s'inspirera de ce costume.

Les Vengeurs, mieux connus en anglais sous le nom The Avengers. Je crois qu'un tel film ferait tout un tabac au box office. J'en met ma main au feu.

Autre chose intéressante dans ces numéros: les histoires courtes à la fin. Elles ne mettaient pas en vedette des super héros, mais bien des personnages tout à fait inconnus n'ayant aucun lien avec l'univers des personnages de Marvel. Certaines de ces histoires étaient amusantes, fantastiques, alors que d'autres se terminaient avec un dénouement plus sombre mais elles étaient tout de même agréables à lire. 






À cette époque, pas d'ordinateurs, donc le crayonné, l'encrage, le lettrage et la mise en couleurs étaient tous réalisés à la main. Toutefois, aujourd'hui, et avec le recul, et lorsque j'en feuillette quelques uns, j'apprécie cette forme d'art entièrement manuelle, de voir les coups de pinceau et de sentir, en quelque sorte, l'âme des artistes. Et c'est là une différence notable entre les bédés américaines et européennes. En Europe, les artistes comme Uderzo, Franquin, Morris, Dupa et bien d'autres, font leurs croquis, les encrent et font aussi le lettrage. Aux États-Unis, tant chez DC que chez Marvel, des artistes tels Jack Kirby, Steve Ditko, et Gil Kane font des croquis très détaillés à la mine. Ensuite, des encreurs tels Joe Sinnott, Joe Simon ou Mike Esposito font l'encrage. Puis, des lettreurs s'occupent de remplir les bulles selon les textes des scénaristes. 

Dans leur version française, majoritairement éditées par Héritage, l'on ne pouvait se permettre d'avoir des lettreurs d'excellence comme Artie Simek ou Sam Rosen, lesquels était des lettreurs de grand talent chez Marvel. Héritage donc utilisait les "talents" du bord; la secrétaire, le concierge, ou le commis d'entrepôt. Hé non, ce n'est même pas une blague. Faut comparer:

Planche originale de Sgt. Fury. On peut admirer l'extraordinaire talent de lettreur d'Artie Simek.

Toujours est-il que j'aimais beaucoup m'installer dans les escaliers de la cour arrière, ou dans le boudoir s'il pleuvait (est-ce que ça existe encore aujourd'hui les boudoirs?) où se trouvait la télé, et lire tranquillement. Il arrivait aussi que l'on s'en échange entre copains. L'un avait toujours des numéros que les autres n'avaient pas alors ça donnait la chance de lire des aventures que l'on avait pas lu encore. 

Après Iron Man, The Incredible Hulk, et Iron Man 2, lesquels ont certainement connu un bon succès, il appert que nous aurons bientôt d'autres films mettant en vedette d'autres super-héros de Marvel. On attend donc avec impatience Captain America, Thor, Doctor Strange et sûrement quelques surprises. Les Vengeurs? On en rêve déjà!! 




Le saviez-vous? Bien que les super-héros de Marvel et DC semblent vivre dans des univers différents, ce n'est pas le cas, puisqu'ils se sont tous retrouvés dans des aventures ensemble lors d'une magistrale entente entre Marvel et DC. 

samedi 4 septembre 2010

nudus VI



Pour cette session-là mon modèle, une jeune et jolie fille à la peau de pêche qui a posé avec toute l’assurance d’une personne qui en a l’habitude. Forcément car elle posait de temps à autres pour des classes d’art où elle servait de modèle. Cette étude de nu s’inscrit dans un style que j’affectionne tout particulièrement lorsque je fais ce type de photo, soit un fond noir ainsi qu’un éclairage simple.

Appareil utilisé: Canon Powershot A60.




Le saviez-vous? Il existe une condition médicale chez les mammifères qui porte le nom de pseudocyesis qui provoque tous les symptômes d’une grossesse, incluant une bedaine et qui peut même mener à de fausses contractions. Le tout sans qu’il n’y ait aucun fœtus.

vendredi 3 septembre 2010

Robot

Il arrive des moments comme ça où lorsque je m’installe à ma petite table à dessin où je n’ai absolument aucune idée de ce qui va sortir de mon crayon. C'est le cas ici où c'est un vieux robot qui est apparu. L’inspiration m’est venue du dessin animé Robot Rabbit (1953) mettant en vedette Elmer Fudd et Bugs Bunny. L’exécution est, comme d’habitude, au crayon à mine 2B. J’ai ensuite numérisé et mis en couleurs via Photoshop.



Le saviez-vous? Mel Blanc n’était pas le seul artiste à prêter sa voix aux personnages de Warner Bros. Les autres n’étaient pas mentionnés car Warner avait refusé une augmentation à Mel Blanc. En contrepartie ce dernier a demandé à être le seul à apparaître dans les génériques. Le personnage d’Elmer Fudd, entre autres, était interprété par Arthur Q. Bryan.

Le cellophane de DuPont

Cette publicité nous ramène en septembre 1956. On y fait la promotion de la pellicule cellophane que l’on utilise, entre autres, pour envelopper de façon presque hermétique le pain. Il est intéressant de noter ici la composition graphique. L’avant-plan, ce qui doit attirer l’œil, est bien entendu l’enfant qui semble prendre grand plaisir à tripoter dans le sac pour se prendre une tranche ou deux. L’allure de chérubin s’inscrit parfaitement dans le courant graphique de l’époque. Le décor d’arrière-plan, avec la mère au foyer occupée à torcher la cuisine s’établit en tant que reflet sociétal du temps. C’était comme ça.

La cellophane a d’abord été inventée en 1908 par le chimiste suisse Jacques Brandenberger alors qu’il travaillait pour la Blanchisserie et Teinturerie de Thaon. Observant une tache de vin sur une nappe il s’est alors mis en tête de créer un tissu hydrophobe. Ça lui a pris quelques années à parfaire la formule chimique mais il y est parvenu. En 1913 la compagnie Comptoir des Textiles Artificiels établit une nouvelle compagnie, La Cellophane CA et fait de Brandenberger son président.

Aux États-Unis c’est la compagnie de bonbons Whitman qui utilise pour la première fois la cellophane, laquelle est alors massivement importée de France. Enfin, jusqu’en 1924. Qu’est-ce qui se passe cette année-là? La construction de la première manufacture de cellophane par la compagnie DuPont, une très vieille compagnie fondée en 1802 par Éleuthère Irénée du Pont de Nemours, un parisien né en 1774.Le problème avec la cellophane de France c’est que si elle est bel et bien hydrophobe elle n’est toutefois pas étanche à l’humidité, un problème que DuPont confie au chimiste William Hale Charch qui se joint à la compagnie en 1925. La cellophane résistante à l’eau et à l’humidité a été finalement mise au point en 1927 et les ventes ont carrément triplé entre 1928 et 1930.


Quant à Du Pont Canada, ses bureaux se trouvaient, en 1956, au 1135 de la Côte du Beaver-Hall, une adresse qui n'existe plus aujourd'hui puisque que l'emplacement se trouve occupé par la tour moderne de la HSBC au coin de René-Lévesque. 

Et que retient-on de septembre 1956 au Québec? D’abord y’a Duplessis qui remanie son cabinet et ce faisant, nomme Paul Dozois au poste de ministre des affaires municipales. Dozois, on le sait, va éventuellement élaborer un plan afin d’éradiquer les taudis de la ville de Montréal. Ce sera le fameux Plan Dozois. À Radio-Canada on s’affaire à préparer la mise en ondes du téléroman Les belles histoires des pays d’en haut de l’écrivain Claude-Henri Grignon.



Le saviez-vous? Toujours largement utilisé de nos jours pour de multiples usages, dont le pain, la cellophane tient son nom de l’amalgame des mots cellulose et diaphane.

corvus

Corneille perchée dans un arbre en début de soirée. Non seulement elle ne s’est pas enfuie lors de mon passage mais elle est restée là sur la branche à m’observer attentivement. N'ayant pas de trépied, c'est la meilleure exposition que j'ai pu faire sans virer dans le flou.

Appareil utilisé: Canon Rebel XT.




Le saviez-vous? Mis à part les perroquets, les corvidés possèdent les plus gros cerveaux de tous les oiseaux et comptent parmi les animaux les plus intelligents. Le ratio cerveau-corps est l’équivalent du chimpanzé et se trouve relativement proche de l’humain.