vendredi 17 décembre 2010

Directement du catalogue Woolworth 1968: les p'tits gars



Page tirée du catalogue de Noël Woolworth 1968 et cette fois avec la section des p’tits gars. Y’a tout ce qu’il faut ici; des camions, des tracteurs, des voitures de course... Faut cependant noter que les Tonka que l'on aperçoit dans la photo n'ont à peu près rien à voir avec les Tonka d'aujourd'hui sinon que le nom. Aujourd'hui ils sont tous fait en plastique qui casse rien qu'à les regarder. Lorsque j'étais gamin on pouvait les laisser tomber directement du deuxième et risquer de voir l'asphalte craquer en-dessous. Rien de plus hilarant que de voir nos mères qui nous disaient de faire attention à nos Tonka. On se regardait et on riait comme des fous parce que nous on savait bien; les Tonkas, ils étaient parfaitement indestructibles!

Bien que j'ai eu le camion-benne en 1970 (ou en 71) j'ai aussi eu ce petit camion-tracteur, offert par mon grand-oncle. Il s'agit d'un modèle plus petit mais que j'aimais tellement que je lui ai fait triplement attention, d'où son apparence quasi neuve.






Le saviez-vous? Le nom «Tonka» (et sa variante «tanka») est tirée de la langue des Dakoyta-Sioux qui veut dire «grand» ou «gros».

Soyez patient, on s'occupe de vous bientôt!


mardi 14 décembre 2010

Paléontologie urbaine

Vous allez certainement me dire que je me suis trompé en écrivant le titre de cet article! L’archéologie passe encore, mais la paléontologie n’est-elle pas l’étude des espèce animales préhistoriques? Si. Et je peux vous affirmer que mon titre ne comporte aucune faute. Je peux presque voir les points d’interrogation apparaître au-dessus de vos têtes et pourtant, dans cet article, je vais joindre paléontologie et architecture du début du siècle.

Si le béton armé avait commençé à faire son apparition vers 1915, la pierre demeura la matière de choix pour la construction pour quiquonque en avait les moyens, qu’elle vienne d’ailleurs (grès rouge d’Ecosse, marbre du Vermont) ou qu’elle soit issue d’une carrière locale (granit, grès, pierre grise ou calcaire). Maintenant, si vous avez déjà eu le bonheur (ou le malheur, c’est selon) de creuser le sol à Montréal ou en banlieue, vous avez très certainement remarqué qu’une des premières matières rencontrées est… la glaise.

C’est qu’il y a environ 10 000 ans, l’est du pays était recouvert par la Mer de Champlain. Une ancienne mer aujourd’hui disparue qui couvrait, peu après la dernière glaciation, un espace allant de la région de la Ville de Québec à l’Isle-aux-Allumettes et jusqu’à Kingston en Ontario. Aujourd’hui, cet espace est occupé par la vallée du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. Par définition, Montréal se trouvait donc au fond de cette mer. Et qui dit fond de la mer dit faune marine. Avec un peu de chance, cette faune risque de gagner à la loto-fossile. La chance inouïe de se voir incrusté dans la pierre et préservé pour des milliers voire des millions d’années.

Fond de mer, faune marine, fossilisation, excavation de pierre dans les carrières… Vous me suivez?

C’est donc tout à fait pas hasard que j’ai découvert un immeuble dont les pierres regorgent de ces vieux fossiles marins. Le bâtiment en question est le complexe d’appartements Le Château, construit en 1924-26. Je prenais des photos de ce superbe édifice lorsque, en longeant la rue de La Montagne, mon regard fut attiré par d’étranges variations géologiques dans la pierre. En y regardant de plus près je me suis vite rendu compte qu’il s’agissait en fait de fossiles marins que je ne peux dater, un diplôme en paléontologie manquant à mon CV. Il faut avouer tout de même qu’il s’agit de quelque chose d’absolument fascinant.

Pour les admirer, rendez vous au 1321 Sherbrooke ouest et longez la rue de La Montagne vers le nord, vous les apercevrez très facilement.






Le saviez-vous? À l’époque de la mer de Champlain seules les sommets des collines montérégiennes sortaient de l’eau et ne formaient alors que de petits ilots. On retrouvait dans cette mer non seulement des mollusques mais aussi des phoques, des morses et des bélugas.

repercussüs



Ici je me trouve quelque part sur l’un des quais du bassin Peel là où l’on chargeait autrefois les barges qui partaient de par le canal Lachine pour joindre l’ouest. On regarde ici vers l’est et l’on aperçoit sans peine la minoterie ADM dont l'édifice est connu pour le fameux «marquee» de la farine Five Roses et qui est maintenant protégé. Dans cette composition verticale, les nuages gris et noirs viennent ajouter une sensation de mouvement.

Appareil utilisé: Canon Rebel XT. 





Le saviez-vous? C’est sur l’un de ces quais qu’est tombé mortellement Michael Flanagan, celui qui avait été accusé, puis innocenté, du meurtre de Mary Gallagher en 1879.

lundi 13 décembre 2010

Directement du catalogue Woolworth 1968: les p'tites filles



Voici une autre page du catalogue de Noël Woolworth 1968. Celle-ci page est surtout consacrée à ce que la société de l'époque considérait comme un must pour n'importe quelle petite fille; une laveuse à linge (qui ne lave pas vraiment mais fonctionne avec des piles), un four pour cuisiner (qui cuisine pour vrai), une four Easy-Bake (qui bake pour vrai aussi), un réchaud pour hot-dogs et hamburgers (qui réchauffe pour vrai) et plein de joyeux sachets contenant à peu près tous les ingrédients requis pour faire tout plein de bonne bouffe. Est-ce que tout cela n'est-il pas merveilleux? Et pas cher à part ça! Dommage pour la petite Christine sur la photo qui voulait devenir ingénieur.




Le saviez-vous? Le four Easy-Bake a été introduit pour la première fois par Kenner en 1963. Si les modèles de l’époque utilisaient une ampoule incandescente ceux d’aujourd’hui sont équipés de véritables éléments chauffants.

jeudi 9 décembre 2010

Cheeze



Encore une fois des gribouillages sans autre but que celui de m'amuser à jouer avec les expressions. Il s’agit ici d’un personnage que j'ai un jour dessiné pour un gag concernant un dentiste. Ici, c'est du crayon 2B (as always).






Le saviez-vous? Bien que l’on utilise encore parfois le terme «crayon à mine de plomb», les mines n’en contiennent pas du tout puisqu’elles sont essentiellement composées de graphite et d’argile.

mercredi 8 décembre 2010

viae


Voies ferroviaires près de la Gare Centrale photographiées à partir de la rue Wellington quelque part entre les rues Ann et Nazareth. Ici, aidé par un ciel lourd, j'ai amplement sous-exposé pour obtenir cet effet de silhouettes. C’est aussi ce qui a contribué, avec le mouvement des nuages, à créer cet effet de flou. Si vous vous souvenez de cette photo alors celle-ci a tout simplement été prise de l'autre côté de la voie ferrée.

Appareil utilisé: Canon Rebel XT. 





Le saviez-vous? Dès son inauguration en 1918 les trains du Canadian Northern qui transigeaient de par la Gare centrale étaient tractés par des locomotives électriques et non à vapeur.

dimanche 5 décembre 2010

Et hop!




Ce barbot remonte à quelques années, c'était le temps où j'avais encore une bagnole et que la saison hivernale, en raison de tous ses désagréments, me donnait de l'urticaire. Et des maux de dos chroniques. Ça se passait généralement après une importante chute de neige et des pancartes de déneigement obligeaient évidemment à aller stationner ailleurs. En maugréant je sortais ma pelle et me mettais à l’ouvrage. Puis, au bout d’une heure la voiture était finalement dégagée. Ne me restait plus qu’à sauter dans ma voiture et aller me garer quelques kilomètres plus loin. Et juste comme j’allais embarquer dans ma voiture s’amenait, avec son boucan d’enfer, la fameuse «gratte», laquelle repoussait sur le côté une imprenable muraille de neige extraordinairement lourde et humide, impossible à pelleter à moins d'avoir un marteau-piqueur sous la main. Désagrément qui fait l'objet du gag d'aujourd'hui.





Le saviez-vous? Chaque flocon de neige possède six côtés et se trouve composé de 180 milliards de molécules d’eau. Les flocons tombent en moyenne à une vitesse de 5 km/h.