mardi 21 septembre 2010

agrestis

Journée de fin d’été. C’était un dimanche nuageux et de par la fenêtre baissée je laissais entrer les derniers vents chauds, ceux qui précèdent ceux de l’automne. En chemin mon regard a été attiré par les grands champs de maïs, surplombés des pylônes de lignes électriques. Je me suis arrêté aux abords de la route et j’ai ensuite marché jusqu’au bon endroit, là, juste là. Et c’est à ce moment que j’ai réalisé que l’ensemble des éléments formait une composition des plus intéressantes avec le contraste entre la ligne droites des pylônes, les courbes des fils et les fractales des herbes.

Appareil utilisé: Canon Rebel XT. 




Le saviez-vous? Le mot «électrocuté» nous vient de l’anglais electrocute qui lui-même est composé des mots «electro» et «execute». Donc, si la personne survit elle n’a pas été électrocutée, elle a simplement reçu un choc.

dimanche 19 septembre 2010

Chat!


J'ai toujours aimé travailler des expressions de personnages. Je me bidonne comme un idiot trépané lorsque je crayonne tout ça. Ici c'est un gros chat quelconque. Il semble fumer un cigare mais qui est en réalité de l'herbe à chat qu'il mâchouille (les "poffes" étant des petits nuages de cette herbe). Ça date un peu ce truc, 2002 ou 2003 je crois. Et c'est fait avec de la mine 2B.




Le saviez-vous? Bien que toutes les races félines puissent être sensibles à l’herbe à chat, cette sensibilité semble être génétique et il se trouve entre 25% et 50% de félins qui n’ont aucune réaction à cette herbe.

Poudre pour bébé Johnson & Johnson en 1955

Nous voici en août 1955 et on nous vante ici les mérites des nombreux produits pour bébés de Johnson & Johnson, une compagnie qui non seulement existe encore aujourd'hui mais qui utilise toujours le même logo. Lorsque j'étais étudiant en design publicitaire il y a longtemps, nous avions vu que les marques de commerces ainsi que les logos qui ne changeaient pas, ou peu, pouvaient souvent inspirer une meilleure confiance chez les consommateurs. Pour Johnson & Johnson, c'est un fait accompli depuis des lustres puisque la compagnie existe depuis 1886. On peut voir aussi la mention de Montréal sous la marque de commerce. en effet, la compagnie avait ses ses bureaux sur le boulevard Pie-IX un peu au nord de la rue Ontario.

Alors, que se passe-t-il au Québec en août 1955? Ah mais la grosse et grande nouvelle qui fait jaser nos grands-parents et qui fera sacrer leur descendance : l’annonce par le fédéral de la construction du pont Champlain. Duplessis et Drapeau en profitent également pour annoncer à leur tour que Montréal va se doter d’une salle de concert des plus modernes. Ce sera la Place des Arts.





Le saviez-vous? À l’époque où cette publicité est parue les poudres pour bébés étaient majoritairement fabriquées avec du talc, une poudre minérale que les pédiatres d’aujourd’hui ne recommandent pratiquement plus, préférant largement les poudres faites à base de farine de maïs.

vendredi 17 septembre 2010

Est-ce que c'est toi, Batman?



J'ai aperçu cette publicité dans les pages d’un des recueils du Journal Tintin de ma collection. Le numéro date de 1968 et qui se trouve à être également la dernière année de diffusion de la série TV, laquelle s’est achevée en mars. Il est tout de même assez marrant de constater que soit le coloriste n'a jamais regardé un épisode de Batman, soit il était daltonien ou bien il n'a même jamais lu un seul comic de la série... À moins qu’il ne s’agisse d’une version particulière du Bat-costume pour certaines occasions. Ho ho hi.


Quoiqu’il en soit, la Batmobile dont il est question ici est tout à fait le contraire du ridicule Batman. Le véhicule, tout en métal moulé, est truffé de fonctions qui incluent un coupe-chaîne fonctionnel, trois lance-fusées qui tirent des roquettes en plastique rouge ainsi qu’une flamme en plastique à l’arrière qui va et vient lorsque la voiture roule. Y’a plus d’un gamin qui a fait des traces de freinage dans ses culottes en recevant ce jouet. Vendu pour quelques dollars en 1968, sa valeur actuelle, en condition parfaitement neuve dans sa boîte vaut aujourd'hui plus de mille dollars. 




Le saviez-vous? Pour l’émission TV mettant en vedette Adam West et Burt Ward, le concepteur de la Batmobile, George Barris, n’a eu que trois semaines pour construire le légendaire véhicule. Barris a utilisé le prototype Ford Futura comme base et qu’il avait acquis pour la somme d’un dollar.

columnae

Détail du portique d'entrée de l'ancien édifice du National Trust sur la rue St-Jacques. Cet immeuble a été construit en 1914-15 selon les plans de l'architecte Kenneth Guscotte Rea, lequel a su concevoir un bâtiment élégant malgré les contraintes d'espace dans ce secteur où tout est très serré. On a ici affaire à une façade toute en fonte, un matériau alors couramment utilisé à l’époque pour quantité de bâtiments.

C’était l’époque où Montréal était la capitale financière du Canada et que la rue St-Jacques était notre Wall Street puisque les grandes institutions bancaires y avaient toutes pignon sur rue. Il est évidemment à espérer que ce magnifique immeuble en vienne à être protégé via la Loi sur le patrimoine culturel car sa démolition serait certainement une perte architecturale considérable. Croisons-nous les doigts!

Appareil utilisé: Canon 40D. 




Le saviez-vous? Si les premiers bâtiments à structure d’acier sont apparus aux États-Unis vers 1850, ce n’est qu’en 1893 que cette façon de construire va apparaître à Montréal avec l’édifice de la Montreal Street Railway. Sis au coin de Saint-Antoine (Craig) et de la Côte de la Place d’Armes, le bâtiment de six étages est même l’un des premiers de ce genre au Canada.

mardi 14 septembre 2010

urna



Magnifique vase de grande dimension trouvé au Jardin Botanique dans la section à l'est de la Roseraie. Au moment où j'ai pris cette photo il ne se trouvait aucune information sur ce vase. Le temps couvert a été ici d’une grande utilité puisqu’il m’a permis d’aller chercher des détails qui auraient probablement été noyés par temps ensoleillé. Ce qui est un peu dommage ici c’est qu’il ne se trouvait aucune inscription visible nulle part à propos de ce vase serti de bas-reliefs. Aucune trace non plus dans le catalogue d’art public de la Ville de Montréal. Voilà qui est bien dommage.

Caméra utilisée: Canon 40D.




Le saviez-vous? Les nombreux bas-reliefs de l’Égypte antique étaient peints de couleurs vives mais avec les siècles celles-ci ont été pratiquement toutes effacées.



lundi 13 septembre 2010

Brading en 1957


Edward Plunkett Taylor (1901-1989) a un jour hérité de la brasserie de son grand-père. Taylor a fait subséquemment l'acquisition d’autres brasseries en 1930 dont Capital Brewing of Ottawa ainsi que Kuntz Brewing de Waterloo. Le bonhomme n’a pas perdu de temps et a ensuite acquis British American Brewing Company ainsi que Carling Brewery. O’Keefe s’est ajouté à la liste en 1934. D’autres ont suivi durant les années subséquentes. Chapeautant tout ça, la Brewing Corporation of Canada qui par la suite est devenue Canadian Breweries Limited en 1937.

Ça peut paraître étonnant que Taylor ait pu faire dans le brassage de bière alors que la prohibition battait son plein sauf que la loi n’interdisait pas l’exportation. Et faut se rappeler aussi que la prohibition n’existait pas au Québec. Cette publicité de 1957 vante fièrement une des marques populaires de Canadian Breweries : la Brading. Celle-ci, si l’on en croit ce que l’on nous dit, est "Brassée au ralenti au goût du Québec". Qu'est-ce que le fait qu'elle soit brassée au ralenti la rende meilleure je l'ignore mais chose à peu près certaine, elle devait être produite (au ralenti, bien entendu) localement soit à l'usine de Carling qui, en 1957 se trouvait au 5930 De Gaspé (tout juste au sud de Bellechasse) ou encore à celle de O'Keefe qui elle était au 450 Beaumont (un peu à l'ouest de l'avenue Du Parc). 

Quant à la publicité proprement dite on vise ici le public-cible et de ce fait on mise sur l'image de l'ouvrier qui trime dur et pour qui il n'y a rien de mieux après une journée de labeur qu'une bonne bière bien froide. On a toutefois choisi une exécution simple, réalisée par un certain Alex Taylor, dont on ne connaît pas grand-chose, mais qui a toutefois crayonné un ouvrier convainquant en n'utilisant ici que des mines bien grasses (probablement du 5B ou 6B). Premier détail amusant, le personnage semble être éclairé par le dessus, donc par le soleil du midi mais dans le texte le même ouvrier déclare que sa journée est terminée. L'autre détail est qu'en bas à gauche on peut voir le logo qui indique que la Brading est une «fabrication syndicale», or quand on regarde l'illustration de l'ouvrier, on peut voir sur son chapeau un macaron arborant le numéro de son local syndical (probablement fictif).

En septembre 1957, ce qui ne manque certainement pas de faire parler dans les tavernes, ce sont les élections municipales, prévues pour la fin octobre et on se demande qui de Jean Drapeau ou de Sarto Fournier en sortira gagnant (indice : ne pariez pas sur Drapeau).



Le saviez-vous? La plus ancienne publicité de bière remonterait à près de 4,000 ans. C’est sur une tablette d’argile que l’on retrouverait une femme qui dit « Buvez la bière Elba, la bière avec un cœur de lion».

vendredi 10 septembre 2010

Prototypes de présentation

Il y a de cela bien longtemps, bien avant l’aventure du Studio Pluche que vous lisez en ce moment, j'avais ébauché quelques concepts pour la présentation d'un blogue qui devait s'intituler "Pénélope et moi" (Pénélope étant ma chatte). Loin du concept actuel, je voulais tout simplement écrire sur tout et sur rien, tout à la fois.

Mais à cette époque les services tels Blogger ou encore Wordpress, en étaient encore à leurs balbutiements et il se trouvait encore quantité de gens qui bloguaient en se servant d’un espace web et dont le contenu était versé via des logiciels dits FTP. C’était mon cas. Donc, pour faire une présentation agréable, j’avais concocté une image d’accueil sur laquelle les visiteurs devaient accessoirement cliquer pour accéder au contenu du blogue. Une fois entrés les gens pouvaient alors visiter selon leur gré soit le texte du jour ou consulter les archives. De ce fait, l’écran d’accueil et celui qui suivait devaient être différents. J’ai alors opté d’y aller avec un petit gag. D’abord, l’accueil lui-même :


On note ici une présentation soignée. Pénélope arbore un air félin distingué alors que j’affiche une tronche qui me donne presque un air simili-intello. Le boomerang et les losanges sont classiques des années 50 et la palette des couleurs a aussi été puisée dans le catalogue des couleurs de peinture les plus utilisées durant cette période. Pour accéder au blogue il ne suffisait que de cliquer sur l’image, ce qui menait à :


Faut en convenir, cette scène est beaucoup plus réaliste que la première. Je lis le journal, dos au visiteur en plus, et pour en rajouter, y’a Pénélope qui se lèche le trou de pet. Je n’aurais pas pu illustrer ainsi mon autre chatte parce qu’elle est beaucoup trop bacaisse pour ce genre d’exercice. Et puis elle est tellement trouillarde que même en dessin elle s’enfuirait se cacher. Aussi, lorsque j'ai fait le dessin de Pénélope pour la première image, cette dernière ne cessait de regarder sa représentation, comme s'il elle cherchait à en approuver toutes les étapes de réalisation.




Le saviez-vous? Un jour, et probablement parce qu’il n’avait rien de mieux à faire, le pape Innocent VIII a déclaré que les chats étaient des créatures diaboliques. On a donc tué une quantité épouvantable de minous en les brûlant. Ce faisant, la population de rats a explosé, ce qui aurait contribué à la propagation de la peste noire, laquelle a tué plus de 200 millions de personnes. Oups!