Voici
une autre page du catalogue
de Noël Woolworth 1968.
Celle-ci page est surtout consacrée à ce que la société de
l'époque considérait comme un must
pour n'importe quelle petite fille; une laveuse à linge (qui ne lave
pas vraiment mais fonctionne avec des piles), un four pour cuisiner
(qui cuisine pour vrai), une four Easy-Bake (qui bake pour vrai
aussi), un réchaud pour hot-dogs et hamburgers (qui réchauffe pour
vrai) et plein de joyeux sachets contenant à peu près tous les
ingrédients requis pour faire tout plein de bonne bouffe. Est-ce que
tout cela n'est-il pas merveilleux? Et pas cher à part ça! Dommage
pour la petite Christine sur la photo qui voulait devenir ingénieur.
Le
saviez-vous? Le four Easy-Bake a été introduit pour la première
fois par Kenner en 1963. Si les modèles de l’époque utilisaient
une ampoule incandescente ceux d’aujourd’hui sont équipés de
véritables éléments chauffants.
Encore
une fois des gribouillages sans autre but que celui de m'amuser à
jouer avec les expressions. Il s’agit ici d’un personnage que
j'ai un jour dessiné pour un gag concernant un dentiste. Ici, c'est
du crayon 2B (as always).
Le
saviez-vous? Bien que l’on utilise encore parfois le terme «crayon
à mine de plomb», les mines n’en contiennent pas du tout
puisqu’elles sont essentiellement composées de graphite et
d’argile.
Voies
ferroviaires près de la Gare Centrale photographiées à partir de
la rue Wellington quelque part entre les rues Ann et Nazareth. Ici,
aidé par un ciel lourd, j'ai amplement sous-exposé pour obtenir cet
effet de silhouettes. C’est aussi ce qui a contribué, avec le
mouvement des nuages, à créer cet effet de flou. Si vous vous
souvenez decette
photoalors
celle-ci a tout simplement été prise de l'autre côté de la voie
ferrée. Appareil utilisé: Canon Rebel XT.
Le
saviez-vous? Dès son inauguration en 1918 les trains du Canadian
Northern qui transigeaient de par la Gare centrale étaient tractés
par des locomotives électriques et non à vapeur.
Ce barbot remonte à quelques années,
c'était le temps où j'avais encore une bagnole et que la saison
hivernale, en raison de tous ses désagréments, me donnait de
l'urticaire. Et des maux de dos chroniques. Ça se passait
généralement après une importante chute de neige et des pancartes
de déneigement obligeaient évidemment à aller stationner ailleurs.
En maugréant je sortais ma pelle et me mettais à l’ouvrage. Puis,
au bout d’une heure la voiture était finalement dégagée. Ne me
restait plus qu’à sauter dans ma voiture et aller me garer
quelques kilomètres plus loin. Et juste comme j’allais embarquer
dans ma voiture s’amenait, avec son boucan d’enfer, la fameuse
«gratte», laquelle repoussait sur le côté une imprenable muraille
de neige extraordinairement lourde et humide, impossible à pelleter
à moins d'avoir un marteau-piqueur sous la main. Désagrément qui
fait l'objet du gag d'aujourd'hui.
Le saviez-vous? Chaque flocon de
neige possède six côtés et se trouve composé de 180 milliards de
molécules d’eau. Les flocons tombent en moyenne à une vitesse de
5 km/h.
En
1957 le ministre des finances du gouvernement Duplessis prévoit dans
son budget une hausse de dépenses de $100 millions, du jamais vu.
Duplessis annonce également la construction de la première
autoroute au Québec et qui va relier Montréal à St-Jérôme.
Duplessis, toujours, voit sa fameuse Loi du cadenas, instaurée en
1937, être déclarée invalide par la Cour Suprême du Canada. A ce
moment-là on assume que le premier ministre a certainement dû
utiliser généreusement le produit-vedette d'aujourd'hui.
Outre
les tribulations politiques, les années 50 ont été une véritable
orgie alimentaire de viande rouge, de shortening végétal, de beurre
ainsi que de sauces riches et épaisses. Sans compter que tout le
monde et son chien fumait paquet de cigarettes par-dessus paquet de
cigarettes. À cela il faut bien entendu ajouter l'alcool qui, à cette époque, jouissait d'une présence proéminente dans les publicités, tant pour la bière, le gin, le bourbon et quantité d'autres. Il ne faut donc pas s'étonner que plusieurs personnes de
l'époque se retrouvaient comme ça avec des brûlures d'estomac
fréquentes. Ici cependant on soigne le bobo plutôt que de soigner la
cause du bobo. Incidemment Rolaids est une marque qui non seulement existe toujours mais qui est toujours aussi populaire.
Quant
à la pub, plutôt que de n’utiliser le noir, on a opté pour un
peu de fantaisie en y allant aussi avec du bleu, lequel attire l’œil
sur les éléments essentiels soit la marque et le message.
L’illustration est ici entièrement faite à la main et je
soupçonne le graphiste d’avoir fait usage de lavis, une technique qui consiste en un mélange
d’encre de chine et d’eau dont on varie les proportions afin
d’obtenir différents tons de gris.
Le
saviez-vous? Un des principaux responsables de l’hyperacidité de
l’estomac et du reflux gastrique est une bactérie qui ressemble à
une vrille et qui porte le nom d’Helicobacter
pylori. On estime que plus des 2/3 de la population mondiale est
affecté à un degré ou un autre par cette bactérie.
Le
Dévonien, période très ancienne qui s’est étendue de 419,2
± 2,8à358,9
± 0,4 million d’années. C’est très loin. Les dinosaures
n’existaient évidemment pas mais leurs ancêtres, premiers
tétrapodes et amphibiens ont commencé à apparaître. Ce qu’il y
a d’intéressant avec le Dévonien c’est que c’est durant cette
période que s’est produite l’une des cinq extinctions massives
de la vie sur Terre. 75% de toutes les espèces vivantes ont
disparu. On la situe généralement entre 380 et 360 millions
d’années et, bien que les causes exactes de cette extinction
fassent toujours l’objet de discussions, les scientifiques
s’accordent pour dire que les premiers couverts végétaux
importants aient pu y contribuer. Mais ces plantes étaient
toutefois restreintes à de minces bandes qui bordaient les chenaux
instables de plaines alluviales. Ce n’est qu’au Dévonien
supérieur que sont apparues les premières véritables forêts; ces
grands arbres qui possédaient un système de racine extensif et qui
a grandement accéléré la formation de sols. Ils ont permis de
créer un tout nouvel habitat terrestre qui a grandement favorisé la
diversification des animaux invertébrés qui venaient de faire la
conquête du domaine terrestre. La
grande quantité et variété de ces plantes ainsi que la dépendance
évolutive qui lient les plantes à graines aux insectes tels qu’on
les connait aujourd’hui. Appareil utilisé: Canon Rebel XT.
Le
saviez-vous? On estime qu’il se trouve près de 117 millions de
lacs sur la planète, couvrant 3,7% de la surface continentale
globale. De ceux-là, 90 millions ont des superficies plus ou moins
équivalentes à deux terrains de football.
J'savais pas lire l'heure, mais j'savais que lorsque la grande aiguille était à cet emplacement, et que la petite était juste là, ça voulait dire que mon émission favorite allait commencer à jouer. Et si j'étais dans la cour en train de jouer, pas de crainte, j'étais doté d'un sixième sens qui m'avertissait de la chose. S'il fallait que je manque Bobino!!!
Et lorsqu’elle jouait c’était bien là le seul temps de la journée où l'on savait exactement où me trouver. Un peu avant seize heures, j'allumait le vieux poste de télévision avec ses oreilles de lapin. Trop souvent, trépidation oblige, j'arrivais un peu avant l'heure et je piaffais d'impatience de voir enfin disparaître de l'écran Aline Desjardins et son émission «Femme d'aujourd'hui». Rhââââ!!! Pendant les interminables commerciaux, je prenais les coussins des sofas pour me construire une cabane dans laquelle je m'installais avec, à la main, ma marionnette Bobinette. Et finalement, la fameuse chanson débutait.
L'indicatif musical est une chanson nommée "Double March" et qui a été composée par Tommy Reilly et James Moody sous le pseudonyme de Dwight Barker. On a utilisé un harmonica, une contrebasse et une batterie.
Est-ce
que l’'émission pour enfants Bobino a besoin de présentation?
Possiblement pas, enfin, pour les plus vieilles générations. Cette
émission a commencé
sur les ondes de Radio-Canada en 1957 avec pour seul personnage,
Bobino, créé par son interprète, Guy Sanche. En plus de jouer le
rôle-titre le sympathique comédien signe aussi les textes de
l’émission. En 1958 arrive Michel Cailloux qui prend la relève
aux textes et entreprend alors de donner à Bobino une petite sœur
espiègle, Bobinette. Michel Cailloux insiste d'ailleurs pour que
Bobinette soit une marionnette, laquelle fait sa première apparition
en 1960 avec la comédienne Paule Bayard comme marionnettiste et
interprète.
En 1973 Paule
Bayard tombe très malade et ne peut évidemment plus continuer. Il
faut donc la remplacer. C'est une jeune fille du nom de Lise Laplante
dont le père, Marcel Laplante est réalisateur de l'émission, qui
hérite du rôle. Toutefois, Lise Laplante apparaît au générique
sous son nom d'artiste; Christine Lamer.
Outre Bobino et
Bobinette on retrouve une panoplie de personnages absolument
loufoques dont Camério, qui filme l'émission et qui réagit aux
questions de Bobino en hochant de gauche à droite ou de haut en bas,
Gustave le fantôme que l'on n'entend qu'avec ses grelots, Tapageur,
une autre fantôme mais qui ne s'exprime qu’avec un pouet-pouet, le
général Garde-à-Vous qui réside chez Bobino et dont on entend la
voix bourrue dans le téléphone. Et, bien entendu, Télécino qui
présente les p'tits bouts de films, souvent en catastrophe quand
Bobino recoit un coup de poire à eau ou qu'un pétard à la farine
lui saute dans la tronche. Tenez, voici les génériques de
quelques-uns de ces p'tits bouts de films...
Aglaé et Sidonie (1969) racontait les aventures d'une oie et d'une truie dans une maison de ferme.
Colargol (1970), animé en image par image, est tiré du conte du même et créé par Olga Pouchine en 1957.
Sourissimo (1969) mettait en vedette un liasse de souris déjantées qui vivaient sur les toits (de Paris?). On notait aussi la présence d'un chat indifférent.
Chapi-Chapo (1974) a vraisemblablement été conçue par des gens qui en en ont fumé du bon. C'était tout de même divertissant de voir les deux bibittes résoudre des problèmes.
Pépin la Bulle (1968) était une émission entièrement réalisée en animation image par image. "Oh oui Pépin, la bulle, la bulle!" a été plus tard largement utilisé au secondaire comme moquerie.
Réalisée par Jean Image, Kiri le clown (1966) était également réalisée en animation image par image. Si la voix de Kiri vous semble familière c'est que le personnage était joué par Guy Piérauld, lequel a été la voix française de Bugs Bunny, Yogi l'ours, Lippy le lion, Magilla le gorille, le chat Jules (Pixie et Dixie), entre autres.
Le Manège enchanté (1964) met en scène, image par image toujours, toute un bande de personnages aussi farfelus les uns que les autres.
En
1983 la mentalité Radio-Canada commence à changer. C’est bien
beau et bien l’fun Bobino mais on est en train de se convaincre que
les «ratings» c’est plus important que n’importe quoi d’autre,
incluant la qualité. On annonce donc comme ça que Bobino va bientôt
être retiré des ondes définitivement. Le déluge de lettres et de
coups de téléphones, j’vous dis pas. Le message est clair :
on ne veut pas voir Bobino disparaître, point à la ligne.
Radio-Canada fait donc marche arrière mais c’est une ruse. En
réalité ce retrait est pour mieux affuter la lame du couperet et
que l’on fait tomber comme ça en 1985. Crac! Voilà, merci
bonsoir.
Un personnage unique et inoubliable.
Après
28 ans de loyaux services, à divertir et instruire les tout-petits,
comme il appelait les enfants, sur toute une foule de sujets comme
l'histoire, la géographie et la musique, Guy Sanche se retrouve du
jour au lendemain brutalement coupé de tout ce monde qu'il avait
créé pour des générations d'enfants. De certains prétendent que
l'interprète de Bobino n’arrive tout simplement pas à se remettre
d'avoir été aussi cavalièrement éliminé des ondes après avoir
passé tant d'années a si bien divertir les enfants. Il s’en
retourne à sa demeure de Saint-Fabien-sur-Mer, peut-être dans
l'espoir de pouvoir passer à autre chose mais ça ne se passe comme
ça, malheureusement. Guy Sanche se voit atteint d’un cancer auquel
il succombe le 26 janvier 1988 à l'hôpital de Rimouski, trois ans à
peine après la fin de Bobino.
Merci monsieur Sanche.
Ma marionnette Bobinette, cadeau de ma grand-mère en 1970 et avec laquelle j'écoutais les émissions. Cette marionnette a été commercialisée par Radio-Canada.
Le
saviez-vous? L’émission Bobino a été diffusée pendant plus de
28 ans pendant lesquelles on a produit plus de 5170 épisodes,
établissant ainsi un record canadien.
Aujourd’hui
les frigos modernes sont généralement tous conçus selon un concept assez
commun; congélateur en haut et réfrigérateur avec tablettes
droites en-bas. Il s'agit d'une convention bien établie depuis au moins
les années 40. Par contre, cela n’a pas empêché les concepteurs
des différentes compagnies d’essayer des concepts différents. C’est le cas ici de General Electric qui propose un réfrigérateur muni de plateaux pivotants,
donnant ainsi rapidement accès à tous les aliments qui s'y
trouvent. Qui plus est, les plateaux sont ajustables, ce qui permet
une grande versatilité. Est-ce que le concept a eu du succès?
Est-ce que ce système était aussi efficace que GE le prétend?
Difficile à dire mais je dois avouer que je trouve le concept pas
bête du tout! Peut-être y perd-t-on un peu d’espace mais en
revanche aucun aliment ne risque de se retrouver oublié à l’arrière.
Cette publicité
de General Electric nous ramène en 1955. A cette époque le salaire
hebdomadaire est d'environ $60, soit l’équivalent de $240 par
mois, ou si vous préférez, $2880 par an. Et combien coûtait un
frigo dans ce temps-là? Quelque chose comme $300. Il fallait donc,
en moyenne, un peu plus d’un mois de salaire pour pouvoir s’en
payer un.
Pendant ce temps
Ottawa annonce la construction d'un nouveau pont reliant Montréal à
la Rive-Sud, ce sera le pont Champlain et on sait dès le départ
qu’il s’agit d’un pont à rabais qui ne sera pas construit pour durer. Duplessis et Drapeau quant à
eux annoncent la construction d'une nouvelle salle de spectacle à
Montréal qui prendra le nom de Place des Arts. Tout bâtiment qui se
trouve sur le terrain sera, bien entendu, démoli.
Le
saviez-vous? Les premières expériences de froid artificiel ont été
menées en 1755 par le professeur écossais William Cullen avec une
pompe à vacuum partiel et de l’éther diéthylique. L’expérience
créa une petite quantité de glace mais on n’y vit pas à ce
moment-là d’application pratique à cette invention.