lundi 9 janvier 2023
Oiseaux du Québec: la buse à épaulettes
samedi 31 décembre 2022
Monopoly, ou l'art de dénoncer l'avarice immobilière quoique pas vraiment
Ah, Monopoly! Générateur incontesté de formidables soirées familiales ou entre amis qui se terminent toujours dans la joie et où tout le monde sort content content. Pas vrai? Oui bon, ma tarte au sarcasme fourrée au sarcasme et garnie de sarcasme n'est certes pas passée inaperçue sinon comment diable avez-vous joué à ce jeu. Et si je vous disais que Monopoly fut originalement conçu comme étant un jeu voulant dénoncer les affres des grands propriétaires immobiliers?
Faites la connaissance d'Elizabeth Maggie, une américaine de l'Illinois née en 1866. Surnommée Lizzie, la jeune femme est débrouillarde en plus d'être auteure, comédienne, ingénieure. À l'âge de 26 ans elle reçoit un brevet pour la mise au point d'un mécanisme permettant de faire défiler plus facilement le papier dans une machine à écrire. Elle fait également partie d'un mouvement qui suit les principes de l'économiste Henry George qui soulignait, entre autres, que la location de terres, terrains et immeubles ne profitait qu'à une minorité (les propriétaires) plutôt qu'à une majorité (les locataires). De dire que les propriétaires immobiliers n'étaient que des pustules sociétales qui ne contribuaient en rien sauf à leur petit portefeuille, il n'y avait qu'un tout petit pas.
Cette philosophie était un mouvement bien réal vers la fin du 19è siècle et début du 20è: plutôt que taxer les échanges commerciaux, les ventes et le travail, les gouvernements ne devraient que taxer les terrains ainsi que les ressources naturelles qui s'y trouvent. Les racines de cette idée ont toutefois prit leur source plus tôt chez des penseurs comme Adam Smith et David Ricardo. une taxe foncière serait économiquement plus efficace que les autres taxes puisqu'elle n'était pas un fardeau pour l'activité économique. Cela réduirait du même coup la spéculation immobilière, éliminerait les périodes de booms et de creux et pourrait même aplanir les inégalités économiques.
Pour citer Lizzie, le jeu se voulait "...une démonstration pratique du système en place qui permet d'acquérir des terrains à profusion avec les résultats que l'on connaît." Toute ressemblance avec le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui n'est pas que coïncidence. En ce sens, et pour prouver sa théorie, Lizzie développe un jeu de société, The Landlord's Game dont elle reçoit le brevet le 5 janvier 1904. Avec ce jeu, soigneusement fignolé, les joueurs apprennent tout le pourri qui se retrouve lorsqu'il y a monopole immobilier.
Dans le jeu on retrouve donc deux ensembles de règlements; un qui est anti-monopole et qui s'appelle Prospérité dans lequel tous sont récompensés pour toute richesse créée, et un autre, Monopole où le but est d'écraser tous les autres joueurs en créant un monopole où la grande majorité des terrains sont la propriété d'une seule personne. Ces deux versions de règlements illustraient la toxicité des monopoles et les bénéfices d'une approche plus humaniste et coopérative. Il est cependant ironique et démonstratif de la nature humaine que c'est la version du monopole écrasant qui est devenue la forme définitive du jeu. Toutefois, en regardant ce qui arrivé à Lizzie, ce n'est guère surprenant.
samedi 24 décembre 2022
Quelques souvenirs de Noël 1968
1968. Je suis un p'tit n'enfant qui sait pas grand chose. Mais Noël, ah ça par contre je connais. Quand on va faire des commissions dans les grands magasins j'y vois toutes ces décorations colorées, des sapins, des guirlandes et tout. Partout y'a de la musique du temps des fêtes qui joue. Y'a le père Noël aussi. On m'a amené voir celui chez Dupuis Frères dans le centre-ville. En plus on y est allé en prenant le tout nouveau métro, avec ses drôles de dessins animés sur les murs du tunnel. Je ne me souviens pas trop ce que j'ai pu demander au pêre Noël... Peut m'imaginer que ça avait possiblement rapport avec les Sentinelles de l'air ou Patrouille du cosmos.
Mais voilà. Au fil du temps et des ans, nos jouets finissent pas disparaître tranquillement. Des fois, c'est nous même qui prend la décision. D'autres fois, ce sont les adultes qui nous en débarrassent. C'est un peu dommage. Des jouets sur cette photo, un seulement est parvenu à survivre les épreuves du temps et c'est bien grâce à l'aide de ma grand-mère s'il est encore là ajourd'hui. Elle l'a gardés pour moi et puis un de ces jours, quelques années avant son décès, elle me l'a redonné. Regardons-le ensemble.
Le premier est le... Bon, attendez un peu car Clémentine a décidé d'inspecter le petit Autochtone... Je vais la déposer au sol et reprendre la photo.
Je... Bon, cette fois c'est l'espiègle Bobinette qui vient s'en mêler. Veuillez m'excuser de nouveau le temps d'enlever la minette du portrait. Un instant.
Que diantre!!! V'la ti-pas Gustave qui vient accoler son humide de museau curieux sur le jouet. Pas facile de prendre des photos aujourd'hui!! Heureusement Zoé ne risque pas d'y venir à son tour puisqu'elle fait la vaisselle.
Alors voilà. Ce jouet a été fabriqué par la compagnie Marx qui a connu un succès extraordinaire en fabriquant et commercialisant des tonnes de jouets populaires. L'Autochtone batteur de tambour était bien sûr identifé comme un Indien puisque c'était le terme utilisé à l'époque. Il n'est qu'un des nombreux jouets mécaniques que Marx a fabriqué. Fonctionne t-il encore? Oui. Et parfaitement même. En le remontant à plein il joue de son tambour et avance tranquillement. Signe que Marx fabriquait de jouets de qualité. Cependant, il est hors de tout doute qu'un jouet comme celui-là puisse être fabriqué aujourd'hui.
samedi 10 décembre 2022
Je me renseigne sur...
Vers 1963, un couple formé de Martha et Charles Shapp décide de publier aux éditions Franklin Watts une série de livres destinée aux jeunes enfants; Let's find out about. Les auteurs voulaient, avec ces livres, donner aux enfants l'occasion d'apprendre tant sur le vocabulaire que sur le monde les entourant. Ainsi, chaque livre reposait sur une thématique précise. Le format moyen permettait aussi aux enfants de pouvoir tenir le livre dans leurs mains de façon confortable.
Un autre livre sur les saisons (il y en avait pour chacune) où l'on traite ici de l'automne. Encore un peu de science naturelles où l'enfant apprend ce qui se passe durant cette saison dont, évidemment, la réponse à une question que bien des enfants se posent: pourquoi les feuilles tombent-elles des arbres?
Les sciences naturelles s'invitent de nouveau avec ce livre consacré au ciel. L'enfant en apprend davantage sur les phénomènes célestes, les formations de nuages et aussi ce que l'on peut voir au-delà comme les étoiles la nuit. Ici on a donné à l'illustrateur Peter Constaza le défi de barbouiller la page couverture en moins de quarante secondes. Non, c'est une blague. Je ne sais pas, mais ça en a tout l'air cepandant.
mardi 30 août 2022
Le calendrier
Comme plusieurs jeunes, j'ai fait partie du mouvement scout. À l'époque, les Louveteaux étaient pour le 9-11 ans, puis les Éclaireurs pour les 11-14 ans et enfin, les Pionniers pour les 14-17 ans. À l'âge de 14 ans, je me suis joint aux Pionniers après avoir fait mes classes chez les Louveteaux.
Les camps d'été, alors nommés "entreprises", étaient élaborés au quart de tour avec des comités mis en place pour voir à toutes les facettes du projet; hébergement, nourriture et tout ça. Une de celles-là nous concernait tous: le financement. Pour nous aider à réaliser nos entreprises il nous fallait mettre en place des campagnes de levées de fond afin de recueillir les sommes nécessaires. Nous avons distribué des circulaires, vendu des paniers de fruits, organisé un berce-o-thon de 48 heures ainsi que vendre le fameux calendrier Scout.
Été 1983. J'en suis à ma dernière année chez les Pionniers. Après avoir pédalé de Montréal à Tadoussac en 1981, d'avoir marché de Joliette à St-Roch-de-Mékinac en 1982 et participé au Jamboree international à Calgary en 1983, il était temps pour moi de me préparer à accrocher ma chemise. Mais l'aventure n'était pas entièrement terminée.
Au mois d'août on me sélectionne pour faire partie des quatre Pionniers qui vont poser pour la page couverture du calendrier Scout de 1984. Il y aura Éric Maisonneuve, Jean-François Léger, Éric Bouchard et moi-même. Le lieu de photographie: le lac Champlain. L'animateur Michel Gaudreau nous accompagne après un bon bout de route l'on rencontre le capitaine d'un voilier d'une quarantaine de pieds nommé L'Antara ainsi que le photographe Michel Cloutier.
Après avoir navigué à une certaine distance, quelques photos sont prises à bord. Nous, les gars, on s'amuse comme des p'tits fous en raison de bonnes vagues dans lesquelles la proue du voilier plonge. Puis, Michel Cloutier embarque à bord d'un zodiac piloté par un membre de l'équipage de l'Antara. On sait à ce moment que c'est le temps pour nous de jouer aux mannequins. Le lac Champlain n'est pas le lac Supérieur, mais le mouvement de l'eau est néanmoins impressionnant. Y'a de la bonne houle et le vent gonfle les voiles d'ablomb. La proue de l'Antara plonge pour remonter ensuite. Le zodiac longe le voilier puis le dépasse. On voit Michel Cloutier qui se prépare. Chacun prend la pose et moi, je me place à l'avant du voilier où je regarde les vagues qui s'en viennent. Après plusieurs minutes où Michel a pris plusieurs photos, le zodiac revient à l'arrière de l'Antara et tout le monde remonte à bord. Le temps devient gris et le capitaine met le cap sur le chemin du retour.
Vers la fin de l'automne le calendrier est imprimé, comme toujours, à un nombre élevé de copies et au Poste l'on en reçoit plusieurs boîtes qu'il faudra écouler à la porte des stations de métro et de supermarchés. On a tous hâte de voir le cliché que l'on a prit de nous sur le voilier. Et quel cliché!
Mais l'aventure n'est pas exactement terminée; en effet, on me demande de paraître dans un publi-reportage qui paraîtra dans le Journal de Montréal afin de mousser le calendrier Scout. Cette fois je suis accompagné de Nathalie Legall, représentante des Guides, le versant féminin des Pionniers. L'on rencontre un représentant du journal dans un café de la rue St-Denis et l'on se rend ensuite dans les bureaux de Québecor afin d'y rencontrer Pierre Péladeau en personne. Et c'est dans son bureau que l'on se fait prendre en photo avec, en main, le calendrier en question. À l'imprimé, on a fait une belle soupe alphabet avec mon nom qui n'apparait pas du tout comme il se doit. M'enfin!
Le saviez-vous? Le calendrier Julien, mis en place par l'astronome Sosigène d'Alexandrie suite à demande de Jules César, incluait une année bissextile à tous les quatre ans ce qui causé. une erreur puisqu'il en venait à devancer le calendrier solaire. C'est le pape Grégoire VIII qui, en 1582, a corrigé cette erreur. Nous ajoutons toujours une années bissextile à tous les quatre ans excepté pour les siècles qui ne se divisent pas parfaitement par 4. C'est le calendrier Grégorien, que l'on utilise de nos jours.
vendredi 12 août 2022
Journée du livre Québécois
Le 12 août est aujourd'hui connu dans la province comme étant la journée du livre Québécois. Mieux, c'est celle où l'on achète un ou des (encore mieux) livres provenant d'auteurs et autrices d'ici. Et croyez-moi, ce n'est pas le choix qui manque. Cette année mon choix s'est porté sur un livre tout à fait "esstradinaire" (ne le sont-ils tous pas?) et portant sur le patrimoine kitsch au Québec.

















































