En plein hiver, alors que le printemps semble encore un peu loin, j'aime bien me rappeler ces promenades en nature où il fait parfois bon de se perdre un peu. On ne se souviens plus si l'on a tourné à gauche au gros arbre ou à droite au rocher. Peu importe. Ces promenades ont leur lot de petits imprévus, comme une ondée soudaine que rien n'a annoncé. On prend abri quelque part. Sous un arbre, surtout pas. On attend que ça passe en regardant l'eau qui tombe, le son qu'elle fait dans les feuilles des arbres et les petites rigoles qu'elles font au sol. Puis, lorsque c'est fini, on se remet en route. La chaleur et l'humidité semblent raviver les odeurs des arbres et des différentes pousses qu'on retrouve partout. À la reprise de la promenade il arrive qu'on trouve ces petites opportunités. Ici, c'est le centre d'une grosse fleur sauvage sous la lumière nuancée d'un ciel voilé au travers le feuillage d'un sous-bois où une goutte d'eau est demeurée.
Le saviez-vous? Charles Darwin disait que l'origine des fleurs était un mystère abominable. Les premières estimations scientifiques quant à leur apparition tournaient autour d'il y a 190 millions d'années. Des études récentes semblent avoir démontré que les fleurs seraient probablement apparues 100 millions d'années plus tôt, soit à l'époque du Triassique.
Ma mémoire peut me jouer un tour ou deux (ce n'est malheureusement pas infaillible ce truc) mais il me semble bien que j'ai pris cette photo dans l'église de St-Eustache. Attendez, je vais vérifier dans mes archives photo.
Yep.
C'est ça. L'église de St-Eustache, à St-Eustache tout juste en face des Habits St-Eustache.
On a vu ça dans les cours d'histoire au secondaire (mais pas beaucoup parce que le commerce de la poterie en Mésopotamie était tout aussi important que notre histoire. Enfin.). Alors vous vous souvenez?
La bataille de St-Eustache?
Les Patriotes?
Bon, alors c'est cette église-là. En décembre 1837 des Patriotes s'y réfugient et dehors y'a le colonel John Colborne qui fait poivrer l'église de balles et d'obus. Puis, un peu tanné, il ordonne que l'église soit incendiée pour que les Patriotes en sortent. En tout et pour tout ce sont soixante-dix Patriotes qui meurent durant l'opération et tout l'intérieur de l'église, dont le toit, est complètement brûlé. Seule la structure extérieure a survécu. La reconstruction a été lente puisqu'elle s'est entièrement terminée en 1941.
Donc de l'intérieur j'ai pris en photo ce banc d'église avec un numéro dessus. Je ne suis pas très certain de l'utilité de la chose. Je sais par contre que dans le temps les bancs d'églises pouvaient être «loués» moyennant des sommes qui variaient. C'était une façon pour la Fabrique de faire des sous, en plus de la quête, des dîmes et des offrandes aussi. C'est peut-être pour ça les numéros. Peut-être pas aussi parce qu'il y a bien des églises qui n'en ont pas. Ce n'est pas très clair.
Le saviez-vous? L'extérieur de l'église porte encore les traces des éclats des nombreux projectiles tirés par les Britanniques. En voici deux que j'ai photographiés.
Voici une petite bestiole qui a mauvaise réputation et qui ne devrait pas. Les araignées ça vient dans toutes sortes de tailles et formats différents. Certaines font des toiles, d'autres pas. Certaines sont venimeuses, d'autres pas pantoute. Certaines sont grosses comme ma main, d'autres sont tout à fait minuscules. Mais y'a une chose qu'elles font toutes: nous débarrasser de tout un fourbi d'insectes nuisibles. Malheureusement, beaucoup de gens, dès qu'elles les aperçoivent, sortent le journal ou enlèvent une gougoune et les aplatissent sans songer un seul instant aux grands services qu'elles nous rendent.
Ma vedette du jour est une araignée dite «sauteuse», probablement une Sitticus floricola. Je l'ai rencontrée lors d'une promenade en nature il y a de cela quelques années. C'est un truc que j'ai développé avec le temps; observer à toutes les échelles, du grand chêne à la p'tite bibitte sous une feuille et tout ce qui peut se trouver entre les deux.
De ces araignées-là il se trouve 5570 espèces réparties dans 591 genres. Elle se déplace en faisant des sauts de puce qui peuvent être de courte distance ou beaucoup plus grandes. Elle ne fait pas de toile, jamais. Elle se sert de son excellente vision pour attraper ses proies parce qu'elle a, littéralement, des yeux tout le tour de la tête. C'est pour ça qu'elle m'a vite repéré lorsque j'ai voulu la prendre en photo mais, au lieu de se sauver, elle est restée là à suivre mes mouvement et n'a même pas bronché lorsque j'ai poussé les limites de ma caméra pour la photographier d'aussi proche parce que cette charmante arachnide était si petite qu'elle aurait pu faire du patin artistique sur une pièce de dix sous. N'ayant pas de lentille macro il m'a fallu me débrouiller avec 17mm, le plus loin que je pouvais aller. Même lorsque j'ai pris ma photo elle est demeurée parfaitement placide à m'observer, se tournant pour mieux suivre mes mouvements. Pour peu que j'étais convaincu qu'elle m'aurais proposé de lui verser un p'tit cinq dollars pour autographier la photo.
Le saviez-vous? Les araignées sauteuses se retrouvent partout sur la planète à l'exception des pôles. Des grands déserts aux forêts tropicales en passant par les estrans et même à des altitudes élevées sur les flancs de l'Everest.
Non, ne vous en faites pas, je ne vous annonce pas la fermeture du Studio Pluche, de loin s'en faut. Toutefois, je vous invite à faire un bref vol d'oiseau avec moi afin de regarder le chemin parcouru depuis.
L'aventure a débuté il y a un peu plus de sept ans. Le 2 janvier 2010 plus précisément que je publiais ici mon tout premier article sous la bannière du Studio Pluche qui, auparavant, était segmenté en quatre blogues distincts. C'était, je dois l'avouer, un peu incommode et laborieux à gérer. Par chance, la plate-forme Blogger m'a permis de tout rassembler aisément les articles en un seul lieu, soit ici. Donc, à son nouveau départ le Studio Pluche contenait déjà en banque un nombre substantiel d'articles en réserve. En 2010 seulement ce sont 172 articles que j'ai publié. L'année suivante le nombre d'articles est monté à 215. Il y a eu par la suite un ralentissement considérable et j'ai même reçu quelques courriels à ce sujet. La diminution des publications s'explique facilement et j'en parlais il y a un certain avec l'ami Jason, auteur du blogue Expo Lounge.
Écrire un seul article requiert du temps, plus de temps que bien des gens le supposent. Il faut de la recherche, de la rédaction et bien entendu de la correction avant de cliquer sur le bouton «Publier». si ce n'est pas la syntaxe, ce sont des fautes ou tout simplement des erreurs de mise en page gentiment générées par Blogger; des espaces non désirés s'insèrent, la police de caractère d'un bout de texte change quand ce n'est pas sa taille et tout plein de petits bogues comme ça. Il faut alors lever le capot et farfouiller dans la mécanique HTML. Pas toujours simple, malheureusement. Avant que l'on ne le sache on y a passé une journée entière. Lorsque l'on considère la cadence de mes publications ici en 2010 et 2011, on comprend que j'ai eu le nez rivé à mon écran pendant une période de temps assez considérable. J'étais «bronzé» aux cristaux liquides de mon écran plutôt que par l'extérieur.
Un autre exemple probant de grandes périodes de temps passées à l'ordinateur sont les vieilles publicités. Je possède approximativement 900 (oui, neuf-cent) de ces vieilles publicités qui sont dans la grande majorité placées dans des feuillets de plastique protecteurs, toutes classées par année. J'en ai numérisé une certaine partie mais je suis encore loin d'avoir passé au travers le lot, surtout que j'y ai bousillé un numériseur en 2012...
En tout et pour tout ce sont 773 articles (774 avec celui-ci) que j'ai publié. Le plus populaire selon les statistiques fournies par Blogger est celui qui s'intitule Rationalité Ectoplasmique où je m'amuse à démanteler les mythes entourant les fantômes et autres apparitions. Deux articles dans le palmarès contiennent une certaine charge émotive; d'abord celui sur Anne Frank, dont l'histoire continue de faire couler de l'encre. C'est l'article le plus approfondi et recherché de mon blogue. Celui-là, force est d'avouer, j'y ai passé bien plus qu'une seule journée. Puis, plus près de nous l'article sur la tragédie ferroviaire de Lac Mégantic où j'ai pris soin, avec mes connaissances sur le monde ferroviaire, à tenter d'expliquer les tenants et aboutissants de quelque chose qui n'aurait jamais dû se produire. C'est aussi l'article qui m'a valu le plus grand nombre de commentaires.
Le texte sur la tragédie du cinéma Laurier Palace m'a aussi demandé énormément de temps, surtout la recherche des noms des enfants et leurs lieux de sépultures. Cette tragédie, qui a carrément décimé la population infantile d'un quartier, est également mon cheval de bataille où je tente, depuis un bon moment, de faire ériger par la ville de Montréal, un mémorial pour les 78 enfants qui ont péri dans cet incendie mais jusqu'à maintenant, sans trop de succès. La Mairie ne semble pas plus intéressé qu'il ne le faut à bouger dans ce dossier...
Une autre article auquel j'ai consacré beaucoup de temp est celui sur l'affaire Mary Gallagher, cette prostituée assassinée dans un logement miteux de Griffintown en 1879 et qui est devenue une légende locale, plusieurs étant convaincus avoir aperçu son fantôme rôder. Je me suis plutôt intéressé à décortiquer ce fait divers (parce que finalement c'en est un) en plus de retranscrire l'intégralité du procès à partir des archives des journaux d'époque. Cette rédaction m'a valu une apparition à l'émission Dossiers mystère animée par Christian Page et qui a été diffusée à Canal D. si vous êtes abonné à cette chaîne je crois qu'il est toujours possible de la visionner. Je ne suis malheureusement pas parvenu à dégoter la version web sinon la bande-annonce.
Dans un registre un peu plus joyeux, et même si l'année 2016 n'a pas été la plus fertile en publications, les consultations tant pour cette année que pour les autres ont explosé tandis que les mentions «J'aime» sur ma page Facebook on pratiquement doublé. L'an passé l'article ayant récolté le plus de visites a été celui sur la culture tiki, talonné de très près par celui sur le défunt restaurant Jardin Tiki. Celui-là a beaucoup intéressé tant par la décrépitude fortement apparente du bâtiment mais aussi par la négligence, par le nouveau propriétaire des lieux, à organiser une vente aux enchère des éléments que contenait le restaurant, comme cela avait été fait en 1981 pour le Kon Tiki. Les nombreux articles sur les jouets ne manquent pas de soulever leur lot d'émotions si j'en crois les courriels que je reçois à ce sujet. Souvent ce sont des gens de ma génération et qui sont dans la plupart des cas assez familiers avec les jouets dont je parle. Les récents articles publiés durant la période de Noël 2016 que j'ai abondamment garni de numérisations de pages de catalogues d'époque ont ravivé bonne quantité de joyeux souvenirs. Un autre projet en cours, et qui requiert sa part de temps, est la révision complète des articles préalablement publiés depuis 2010. Ceci inclut des textes revus, corrigés (au besoin), l'ajout de nouvelles informations (si c'est le cas), photos en meilleure résolution et aussi résolution ainsi qu'une mise à jour du code HTML de certains articles. Si vous suivez le fil de nouvelles sur ma page Facebook vous savez que l'année 2010 est maintenant complétée. Il ne reste plus que les cinq dernières années.
J'ai reçu l'an passé plusieurs courriels concernant ma photographie. Aurais-je abandonné ce fascinant hobby? Ne vous en faites pas. J'avoue d'emblée ne même pas avoir pris un seul cliché l'an passé et même si je n'ai presque, ou que très peu publié de photos en 2016 mon disque dur d'archives est bourré de photos prises ici et là durant les dix dernières années et que je n'ai pas encore partagé ici. En parcourant le fichier des photos je me suis même rendu compte que je n'avais jamais regardé plusieurs d'entre elles. Faudra bien que je m'y mette un jour. Il y a là, tout comme pour les anciennes publicités, pas mal de pain sur la planche à ce niveau. Et puis tiens, tout ça me rappelle que j'ai quelques rouleaux 35mm à faire développer moi. Donc avec tout ça, comme vous pouvez le constater, le Studio Pluche est loin d'être sur le bord du chemin avec les quatre clignotants allumés. Comme on disait autrefois à la télévision; demeurez à l'antenne!
Le saviez-vous? Le terme «blogue» est la francisation du mon anglais «blog» qui est un amalgame des mots «web» et «log» et qui veut dire «journal en ligne». Les premiers sont apparus vers 1994 et malgré bien des changements qui incluent les réseaux sociaux, les blogues continuent d'être des plate-formes très populaires.
Pour tout enfant, l'exaltante période des Fêtes en est une où l'on s'amuse ferme avec les jouets reçus à Noël. Toutefois, du temps où j'étais gamin le congé des Fêtes était beaucoup plus court comparé à aujourd'hui alors on mettait les bouchées doubles. À l'époque, l'école reprenait dès le premier jour ouvrable après le Jour de l'An. Maintenant les élèves bénéficient d'une semaine supplémentaire. Ah, ce qu'on aurait donné pour avoir ça aussi.
Quoi qu'il en soit, cette période servait évidemment à s.amuser à fond de train avec les jouets reçus et le Jour de l'An ne faisait pas exception. rien de plus agréable que de recevoir cousins et cousines et leur montrer ce qu'on avait reçu où bien de z'yeuter ce qu'eux avaient reçu.
Aujourd'hui j'ai décidé de partager avec vous un autre de ces cadeaux reçus durant mon enfance, en 1971 cette fois. Du haut de mes cinq ans, pas besoin de vous dire que fut là un cadeau très apprécié. Le voici tel qu'il apparaissait dans le catalogue Distribution aux consommateurs de de Noël cette année-là.
Il s'agit d'un jeu de montagnes russes mécanisé et actionné par une petite chaînette reliée à un moteur fonctionnant à piles. Cette chaînette fait grimper les petites voitures en haut complètement et celles-ci dévalent le long du trajet jusqu'en bas où elle remontent de nouveau en haut. Voyons le jeu de plus près.
Le concept n'est pas nouveau et rappelle les montagnes russes en métal repoussé fabriqués par la compagnie S. Chein et qui ont été si populaires durant les années 50 et 60. La compagnie qui a fabriqué celui-ci est identifiée sur la boîte comme S Products, et rien de plus. La seule brindille d'information que j'ai pu recueillir est que cette compagnie quelque peu obscure était située à Hong Kong. La piste en elle-même a été ingénieusement conçue pour le stockage dans la boîte que l'on peut voir à l'arrière. Une fois les supports rouges enlevés la piste, grâce aux joints flexibles qui unissent les voies, se replie à plat.
Voici le bloc qui cache le compartiment à piles (2 "C") ainsi que le moteur qui actionne la chaînette. Ici, rien de compliqué, un simple interrupteur «ON- OFF» ainsi qu'une languette que l'on peut pousser de côté pour accéder au compartiment des piles.
Les petits drapeaux apportent une petite touche d'agrément. On peut aussi voir encore une fois l'illustration de la boîte où figurent deux enfants. Outre ces derniers, il n'y a aucune mention sur la boîte sinon »Roller Coaster» ainsi que le nom de la compagnie. À l'avant-plan une voiture achève sa remontée et se prépare à descendre.
Ici on peut apercevoir comment le mécanisme de remontée fonctionne; un pieu en plastique, moulé à même le corps du bolide accroche un maillon de la chaînette et se décroche automatiquement une fois rendu en haut. On peut noter aussi les roues qui sont en métal ainsi que les personnages de couleurs qui se trouvent à l'intérieur. regardons maintenant le jeu en action. On note ici la chaînette qui est un peu trop longue et dont le mouvement parfois irrégulier fait que les voitures peinent à s'y accrocher. J'ai arrêté de filmer en raison d'un carambolage monstre dû au déraillement impromptu du véhicule bleu.
Le saviez-vous? On les nomme «montagnes russes» parce que les Russes ont été les premiers à descendre les montagnes de l'Oural, fortement inclinées, sur des luges par gravité. Là-bas on les appelle ironiquement «montagnes américaines». Et aux États-Unis, l'appellation «roller coaster» vient du fait que les Américains nomment le manège par son véhicule et non son support.
L'an passé, sensiblement au même moment, j'ai partagé avec vous le souvenir d'un merveilleux cadeau reçu pour Noël 1972 soit mon jeu de hockey Coléco qui fait fait toujours partie de ma collection. Cette fois-ci j'avance d'un an et vous présente le gros cadeau reçu cette fois à noël 1973 et que je vous présente sans plus tarder.
Ce jeu-là se nomme Targetland et a été fabriqué par la compagnie de jouets Marx, bien connue pour sa série Johnny West, entre autres. Étant donné sa taille je n'ai pas eu le loisir de le photographier avec un fond blanc alors le voici dans son «état naturel». Ça donne également l'occasion de voir quelques autres jouets qui feront ultérieurement le sujet de chroniques futures. Revenons à ce jeu de tir, où d'ailleurs, on peut le voir sur cette page du catalogue Distribution aux Consommateurs de 1971. Il était listé à $15.95, ce qui, en dollars ajustés d'aujourd'hui, équivaut à environ $100, ce qui constitue, on le devine bien, une dépense considérable.
(Image: Catalogues Québec, selon une numérisation faite de mon catalogue)
Le concept est tout à fait simple soit de marquer le plus de points possible en visant du mieux qu'on peut avec la carabine que l'on voit. Le panneau vertical est en métal et les deux oiseaux bleus sont en plastique mais avec des petits aimants, ce qui permet de les déplacer comme bon nous semble. Les petites cibles blanches où la carabine repose basculent vers l'arrière lorsqu'on les touche. Sur le dessus, fixé à une longe tige-vis sans fin, trois cibles de carton dont deux qui représentent des canards. À gauche du jeu on peut apercevoir un long tube rouge. Il s'agit de la sarbacane que l'on pouvait aussi utiliser pour tirer les projectiles.
Le bon vieux logo Marx. Ce jeu-ci, comme d'autres jouets Marx distribués au Canada, était fabriqué à Scarborough en Ontario.
Le nom du jeu et son fabricant bien en vue sur une enseigne en plastique qui rappelle les jeux de tirs des parcs d'attractions.
Voici la fameuse carabine. Solidement construite avec du plastique épais, on sent que l'on a quelque chose entre les mains. Le chien est évidemment factice et moulé à même le corps. On note l'absence de bout rouge, obligatoire aujourd'hui mais qui ne l'était pas à l'époque.
La carabine est même munie d'un viseur métallique rabattable qui permet de mieux viser (ho hum).
Gros plan sur le logo de Marx sur la culasse. La mention «Patent Applied For» indique qu'un brevet a été déposé par Marx pour la carabine. Pourquoi? Voici:
La carabine fonctionne à air comprimé, mais pas beaucoup et tout juste assez pour tirer le projectile. Pour la charger il faut tout simplement abaisser le levier qui me rappelle celles que l'on retrouvait sur les Winchester. Une fois abaissé on sent une petite résistance et une fois passée celle-ci la carabine est prête pour le tir.
Et voici le projectile en question. Il s'agit d'un simple manchon en caoutchouc tout à fait souple au bout duquel se trouve une ventouse. Pour s'assurer d'une meilleure adhérence sur la cible le bon vieux truc était de mouiller ladite ventouse avec un peu de salive. C'est la seule qui me reste sur les douze que comprenait le jeu.
Et pour terminer, je suis assez chanceux d'avoir la boîte qui est, malgré les nombreuses années, en assez bonne condition.
Le saviez-vous? La compagnie Marc, fondée par Louis Marx en 1919 a fermé en 1980 mais au plus fort de ses activités, vers 1955, avait engrangé des profits de $50 millions avec seulement $312 dépensés en publicité. Ceci démontre à quel point Marx était populaire. Au même moment Mattel n'avait que $6 millions de vente pour un demi-million dépensés en pub.
Avant de terminer cet article, j'aimerais souligner à ceux qui ne sont pas abonnés à ma page Facebook que trois articles publiés en 2010 ont fait l'objet de révisions complètes incluant des textes plus exhaustifs ainsi que de nouvelles photos. Ces articles sont:
Eaton est une entreprise similaire à Simpsons mais qui a été fondée en 1869 par Timothy Eaton à Toronto. Le premier catalogue Eaton est apparu en 1884. À cette époque beaucoup de gens demeuraient loin de la ville et n'avaient pas un accès aussi facile à toute une variété de marchandises que les gens qui demeuraient en ville. Avec un coupon à remplir et poster, les gens pouvaient commander différents articles et se les faire livrer. La popularité du catalogue Eaton a vite grandie et en 1920 Eaton opérait déjà trois entrepôts qui ne faisaient que traiter les commandes faites par catalogue.
En 1927 Eaton ouvrait à Montréal son magasin qui comptait six étages. C'était deux ans après avoir acheté un autre magasin qui portait le nom de Goodwin. En 1930, un an après le début de la crise économique, Eaton rajoutait trois autres étages à son magasin de Montréal, portant le total à neuf. En 1931 Lady Eaton inaugurait le magnifique restaurant de style art déco au neuvième étage, une oeuvre de l'architecte Jacques Carlu qui fut assisté de son épouse Natacha qui avait créé la murale à l'arrière.
Eaton a connu de très belles années et la popularité du magasin n'a cessé de croître. La compagnie avait aussi ouvert des succursales ailleurs à Montréal, dont celle des Galeries d'Anjou. Par contre les ventes par catalogues allaient moins bien. en effet, avec l'étalement urbain, de plus en plus de gens se trouvaient à proximité des grands centre commerciaux lesquels pouvaient accueillir un très grand nombre de voitures dans de vastes stationnements gratuits. En 1976, le président de la compagnie a annoncé que le catalogue printemps-été de 1976 serait le dernier. Une décision très controversée qui a envoyé au chômage plus de 9,000 employés qui travaillaient dans les entrepôts où étaient traités les commandes. Eaton a dû déclarer faillite en 1999 et c'est Sears qui a tout racheté. Dans le centre-ville de Montréal, l'ancien bâtiment Eaton a été reconverti en centre commercial étagé qui a conservé le nom; le Centre Eaton.
Les deux dernières chroniques ont porté exclusivement sur la section des jouets du catalogue de Noël 1974 de Simpsons. Maintenant, voyons ensemble ce que Eaton, proposait comme jouets au même moment.
On commence tout de suite en haut de la page avec les voitures Matchbox à l'article 1. On peut ici se procurer un ensemble de six voitures dans un paquet économique ainsi qu'une valise qui se transforme en petite ville une fois ouverte. L'article 2 est un garage étagé qui vient avec un lot de voitures en plastique. Il n'y a cependant aucune mention du fabricant qui pourrait, ou pas, être Reliable mais je n'en suis pas certain. À l'article 3 on retrouve un véhicule Corgi avec une remorque dans laquelle se trouve un avion. À l'article 5 on peut voir un ensemble camion de transport qui inclut 5 voitures. À noter qu'il ne s'agit pas ici de Matchbox mais bien de Corgi Juniors.
À l'article 5, en haut complètement, un ensemble de construction Corgi Juniors qui comprend le bâtiment ainsi qu'un lot de huit véhicules, des personnages et les petits cônes. Malheureusement à cette époque la finition des véhicules Corgi Juniors commençait à traîner de la patte avec une utilisation plus prononcée de plastique. L'article 6, un set de six véhicules de construction routière de grande qualité fabriqué par Dinky, une compagnie qui ne lésinait pas là-dessus. À l'article 7 ce sont des véhicules de ferme Tonka. À l'article 8, tout en bas à droite, en revient avec Matchbox qui nous offre ici une belle valise en vinyle qui comprend un ensemble de treize voitures. L'article 9 est un tracteur et ses accessoires fabriqué par ERTL, une compagnie américaine qui allait, un peu plus tard dans la décennie, se lancer dans le marché des modèles réduits à coller. Et à l'article 10 on peut voir un accessoire qui peut être utilisé avec à peu près n'importe quelle sorte ou marque de véhicules puisqu'il s'agit d'un feu de circulation actionné par piles.
L'article 1, bien en évidence en haut de la page, nous montre un camion de transport avec roues de caoutchouc et moteur à friction qui inclut aussi six voitures en plastique. Encore une fois, aucune mention du fabricant mais on peut avancer qu'il s'agit fort probablement d'un jouet fabriqué en Chine, pays qui avait quelque peu repris, au tournant des années 70, le marché des véhicules en métal pressé que le Japon avait délaissé. Il n'est non plus impossible que ce jouet ait été fabriqué à Hong Kong où l'on fabriquait quantité de jouets durant les années 70. Votre enfant est intéressé par le camion-benne Tonka à l'article 2? C'est une exclusivité Eaton, tout comme le camion et le bulldozer à l'article 3. À l'article 4 c'est de nouveau ERTL qui présente ici une bonne vieille «pépine» toute en métal. On termine la page avec l'article 5, au milieu à droite, avec un bulldozer Tonka, modèle qui a été très populaire.
L'article non-numéroté en haut à gauche est un ensemble... non Gaston, ne regarde pas le photographe. Ah là là. Comme je disais, l'article 1 est un ensemble de six camions de construction en métal d'allure un peu futuriste et fabriqué par on-ne-sait-pas-qui. Durable? Pas durable? Mais bon, à ce prix, pour six véhicules ce n'est pas si mal. À l'article 6, possiblement fabriqué par la même compagnie, on a un camion-benne ainsi qu'une trémie à sable et des panneaux routiers. Les articles 7 et 8 sont intéressants parce que je m'en souviens bien. Ce sont des véhicules appelés Mighty Mo, fabriqués en plastique très solide et munis de moteurs à friction. en plus de ces deux-là il y avait aussi une Jeep de l'armée. En le poussant on sentait la résistance qu'opposait le moteur et puis en les lâchant le véhicule continuait tout seul. Voici d'ailleurs une publicité de 1978, soit quatre ans après la publication de ce catalogue mais comme vous pourrez le voir ce sont les mêmes véhicules et le même concept.
À l'article 9 se trouve un ensemble de trois voitures à friction en métal, police, incendie et ambulance pour une somme très modique. Les articles 10 et 11 sont, encore une fois, des camions en métal pressé fabriqués soit en Chine ou à Hong Kong.
Ici à l'article 1 on peut voir le jeu de lancement de motocycliste casse cou Gyro Zoom SSP de Kenner, la compagnie à qui l'on doit aussi le fameux "Smash Up Derby" (voir la chronique précédente à ce sujet). À l'article 2 se trouve une fidèle reproduction du Winnebago qui fonctionne à piles et dont le dessus est amovible. Ce véhicule récréatif légendaire a donné son nom à tous les véhicules de ce genre tout comme Kleenex l'a fait avec mouchoirs, Frigidaire avec les réfrigérateurs et Kodak avec les appareils photo. Au numéro 3 se trouve un charmant petit chemin de fer miniature avec rails en plastique faciles à assembler ainsi qu'une locomotive fonctionnant à piles. Pour $7.99 c'est vachemement moins dispendieux que les autres ensembles de trains que l'on va voir plus bas. L'article 4 est un chien dont le mouvement et les jappements sont contrôlés par la laisse alors qu'à l'article il s'agit d'un robot fonctionnant à piles. Ces robots étaient très populaires durant les années 50 et 60 alors qu'ils étaient majoritairement fabriqués au Japon, tout en métal et avec plein de lumières clignotantes. Durant les années 70, tout en plastique, donc fragiles, et avec peu ou pas de fonctions, ils ont pas mal perdu de leur popularité. Un autre jouet aussi fabriqué en métal au Japon étaient les avions de ligne comme celui de l'article 6. Ici nous avons un Boeing 747 avec petit moteur à friction, dessus transparent et hôtesses qui se déplacent avec le mouvement de l'avion. L'avion porte le logo de Pan Am, une compagnie aérienne qui a fait faillite en 1991. Semblable à l'article 1 et aussi fabriqué par Kenner, on retrouve la rampe de lancement TTP. Le véhicule était propulsé par l'air de la pompe que l'on activait.
Voici une page entièrement consacrée aux figurines de la série Big Jim. C'était une série fabriquée par Mattel afin de faire compétition avec Hasbro et ses figurines G.I. Joe. Tout comme ces dernières, les figurines Big Jim comprenaient des personnages différents, des vêtements de sport et d'exploration ainsi que des véhicules. Certains, comme les articles 12 et 20 se trouvaient aussi disponibles pour Barbie (également de Mattel) et seuls les couleurs et motifs changeaient. Le série Big Jim a débuté en 1972 pour se terminer en 1986 alors que l'intérêt des garçons pour ce genre de figurines avait largement diminué et remplacé par d'autres jouets comme les Transformers ainsi que G.I. Joe, une série relancée par Hasbro dans le format des figurines Star Wars. Aujourd'hui les figurines et accessoires de la série Big Jim, surtout dans leur état neuf, peuvent aller chercher de très bons prix, souvent plusieurs centaines de dollars. Cette page, ainsi que les trois suivantes, sont en noir et blanc, question économique car faire imprimer certaines pages en noir et blanc coûte moins cher.
À l'article 1, cette base militaire complète avec bâtiments, véhicules, soldats et tout plein d'autres accessoires, était un type de jouet encore assez populaire à l'époque. Plusieurs compagnies fabriquaient de ces soldats comme Marx et MPC entre autres, mais ici ce n'est pas identifié. Au numéro 2 c'est un tracteur à remontoir qui fonctionne... en reculant. Le numéro 3 est un petit peu plus intéressant; un char de combat motorisé et dont les fonctions sont contrôlées via une commande à fil. Au numéro 4 se trouve un Jeep générique ainsi qu'une remorque. Ce n'est pas fabriqué par Mattel mais de par la figurine Big Jim qui est au volant on peut assumer que c'était fait pour cette série. Certaines compagnies fabriquaient des vêtements, véhicules et accessoires pour les Big Jim et G.I. Joe sans le préciser explicitement. Plutôt, on mentionnait qu'ils étaient fait pour les personnages mesurant tant ou tant de pouces. C'était assez facile à deviner et c'était aussi moins dispendieux. Et au numéro 5 nous avons un gros château médiéval avec un pont-levis fonctionnel ainsi que des chevaliers. Fondée en 1938, la compagnie Timpo, en 1974, n'en avait plus que pour quatre ans avant qu'elle ne ferme ses portes.
On parlait des figurines G.I. Joe alors les voici, comme Big Jim, toutes sur la mêmes page. D'abord militaires, ces figurines ont été «ré-inventées» pour devenir une bande d'explorateurs. Si de nouveaux accessoires et véhicules étaient nouveaux d'autres n'étaient que d'anciens véhicules des années 60 fabriquées avec les mêmes moules mais avec des couleurs et motifs différents. Dès sa sortie et jusqu'à la fin de la série, toutes les figurines, véhicules, linge et accessoires ont été fabriqués à Hong Kong. Aujourd'hui cette série est très populaire auprès des collectionneurs et les prix de certains items pourraient en surprendre plus d'un. Si l'on compare avec la page des figurines G.I. Joe du catalogue Simpsons (dernière page de l'article), on notera que la présentation du catalogue Simpsons a le mérite d'être plus claire et avec de meilleures photos.
Tout comme dans le catalogue Simpsons (huitième page de cet article) on retrouve de nouveau le camion Evel Knievel et ses accessoires. Ici, pas de différence de prix avec Simpsons. Par contre, pour Evel et sa moto (article 2), Eaton le vend un dollar moins cher. Les numéros trois à cinq sont des voitures supplémentaires pour l'ensemble Smash Up Derby (article 7), également abordé dans l'article précédent. Ici, Eaton le vend un dollar plus cher que Simpsons. L'article 8 est également un classique puisqu'il s'agit du fameux Lite-Brite. L'article 9 est un but pour pratiquer les tirs des précision avec quatre ouvertures rectangulaires placées à chaque coin. Le gardien dans le milieu, avec son chandail du Canadien pourrait être Ken Dryden ou Michel Larocque. Le dernier article de cette page est un bâton-pogo, comme on le appelait dans le temps par chez-nous. Fallait être assez habile et avoir un certain sens de l'équilibre.
Ah les magnifiques trains électriques Tyco. C'était encore un hobby très populaire dans les années 70. L'article 11 est une locomotive F9 du Santa Fe (aujourd'hui BNSF) portant les motifs de couleurs «Bluebonnet» avec quatre wagons. À $19.99 c'est le train le moins cher sur cette page. À l'article 12 on peut voir une locomotive à vapeur que je reconnais comme étant un «switcher» 0-4-0, toujours du Santa Fe. Ces locomotives, sans roues de guidage avant ni porteuses arrière, étaient faites pour interchanger les wagons dans les gares de triage. L'ensemble vient ici avec sept wagons et une piste relativement large. Et finalement une locomotive F9 avec une unité motrice B (la présence d'une unité B m'indique qu'il s'agit d'un F9 puisque les locomotives FP7/9 et FL9 n'avaient pas d'unité B). La locomotive, Santa Fe encore, arbore le logo de Santa Fe mais avec les couleurs «warbonnet». À $59.99 par contre c'est toute une dépense, laquelle représente en dollars ajustés d'aujourd'hui à presque $285. Yowzer! Comme tous ces trains électriques sont à l'échelle HO, on peut changer la forme des pistes, les rallonger et y rajouter des accessoires comme on peut voir avec les articles de 14 à 18. Cette dernière est intéressante puisqu'elle dispose d'un éclairage intérieur.
Bon, sur cette page, pas de numéros sauf un, tout petit. D'abord en haut à gauche un piste AFX Xlecerators d'Aurora. Particularité de cette piste: pas de rails. Les voitures sont donc lancées librement sur la piste et le grand danger se situe à l'intersection où les collisions sont fort probables. En haut à droite une piste Cox, compagnie connue pour ses avions. Avec cette piste on peut faire changer les autos de voie. En-bas à droite on aperçoit une piste Strombecker, une compagnie qui a initialement été fondée en 1961 sous le nom de Strombeck-Becker et dont le nom a été raccourci en Strombecker un peu plus tard. Cette compagnie a subséquemment été achetée par Tootsie Toys. C'est ici qu'apparaît le seul numéro de la page soit deux voitures de rechange pour cette piste. Puis, finalement en bas à gauche, on retrouve une autre piste AFX d'Aurora et on ne peut que sourire à l'idée qu'à eue un graphiste de rajouter des onomatopées de bruits de moteurs avec un crayon-feutre.
Pas de numéros ici non plus mais cette page, en plus consacrée une fois de plus aux pistes de courses, l'est doublement car on n'y présente que des pistes Tyco, une compagnie qui donnait aussi dans les trains électriques. La piste en haut, exclusivité Eaton, assez impressionnante de pas sa longueur comporte un ingénieux boîtier de vitesse manuelle. En-bas à gauche on retrouve une piste plus modeste, tant en longueur que dans son prix. en fait il s'agit de la piste la moins dispendieuse de ces deux dernières pages. Le troisième article, en bas à droite est une piste à deux niveaux avec des rails qui se rapprochent l'une de l'autre, ce qui peut contribuer à faire débarquer l'une des deux. Boum! Crac! dans le décor, chose qui arrivait assez souvent peu importe la piste. Ce qui est étonnant ici c'est de voir deux pages consacrées à ces pistes alors qu'il s'agissait d'un type de jeu en perte de popularité constante depuis la fin des années 60.
Ici avec l'article 1 on baigne dans les vieux stéréotypes classiques, alimentés par quantité de films et séries de télévision western; les bons cow-bows contre les méchants «indiens». N'empêche qu'en enlevant les personnages on se retrouve tout de même avec un petit village western qui ne manque pas de charme. au numéro 2 un jeu supplémentaire de figurines pour l'article 1. Pour les numéros de 3 à 7 on peut voir les figurines de la fameuse série The Lone Ranger fabriquées par Gabriel. Les figurines de Lone ranger et Tonto venaient avec des chevaux complètement articulés. Tout de même étonnant de voir ces figurines basées sur une série de télévision qui a été diffusée de 1949 à 1957. Au numéro 8 c'est un ensemble de mini-figurines de cow-boys et d'indiens mais en métal, comme l'étaient les soldats avant qu'ils ne deviennent majoritairement fabriqués en plastique. Les articles 9, 11 et 12 sont des accessoires pour les figurines Lone Ranger. Au numéro 10 c'est le fort western Laramie fabriqué par la compagnie Big Plastic. Le concept du fort modulaire avec ses tours, portes qui ouvrent et personnages en plastique colorés se rapproche beaucoup de ce que Marx faisait depuis bien des années. Les numéros 13 et 14 nous offrent quelque chose d'un peu plus champêtre et aussi d'un peu moins violent; des ensembles de ferme avec véhicules, clôtures ainsi que de nombreux animaux.
Voici une page juste pour les pistolets et carabines Daisy, une compagnie qui se spécialisait dans la chose. Les carabines pour la plupart produisaient un «bang!» ainsi qu'un léger jet de fumée lorsque l'on tirait avec. Il n'y avait aucun danger car aucun projectile ne sortait et la boucane, pas beaucoup au demeurant) était plus théâtrale qu'autre chose. Notez l'absence de bouts rouges, quelque chose d'obligatoire aujourd'hui afin de permettre de discerner les pictolets-jouets des vrais. Tous ces kits de qualité, introduits dans les années 50, étaient bien amusants et encore populaires en 1974 mais ça tirait tranquillement à sa fin, surtout avec Star Wars qui arriverait trois ans plus tard et qui allait tout changer.
L'article 1 est un avion PT-19 de la compagnie Cox. Il s'agit d'un avion d'entraînement fabriqué par Fairchild à partir de 1939 pour l'entraînement des pilotes. Essentiel pour la formation durant la Seconde guerre, il a été utilisé par les États Unis (USAAF), le Canada (RCAF) et l'Angleterre (RAF). L'article 2 est le légendaire Sopwith Camel aussi de Cox, lequel a été introduit durant la Première guerre en 1917. Fabriqué par Sopwith Aviation Company, le Sopwith Camel était un avion pas commode quant aux contrôles mais qui offrait une très bonne maniabilité entre les mains d'un pilote d'expérience. Ces deux avions sont dotés de moteurs à essence et de câbles que l'on utilise pour faire tourner l'avion autour de soi tout en le contrôlant comme on peut le voir dans le petit dessin. Aussi de Cox, l'article 3 est une voiture Pinto équipée elle aussi d'un moteur à essence, d'un câble et d'un parachute pour le freinage. Les articles 4 et 5 nous proposent des modèles à coller, un camion et (encore) le fameux Winnebago. Pour ce genre de jouet par contre Eaton n'était pas le meilleur choix. Les petits commerces de hobby de quartier, comme on en retrouvait encore souvent à l'époque, avaient des choix beaucoup plus vastes en plus d'offrir tout le nécessaire pour la finition, conseils de pro inclus. L'article 6 est un beau tracteur IH (International Haverster, modèle 1086) avec remorque. Même si il n'y en a pas mention il est par fabriqué par ERTL, une compagnie qui se spécialisait là-dedans. À l'article 7 on nous propose d'assembler son propre avion Hercule, lequel vient avec un certain nombre de fonctionnalités. Toutefois, on ne dit rien quant aux dimensions. Parfois, c'est mieux de voir en magasin. Au numéro 8 c'est le fameux voilier dans une bouteille. Le truc ici est assez simple; règle générale les mâts sont souples et on peut insérer sans peine le bateau à l'intérieur. Il faut juste une bonne dose d'habileté pour bien positioner le navire sur sa base à l'intérieur de la bouteille. Le dernier article, le numéro 9, est un voilier en bois léger dont les pièces sont pré-découpées. Il suffit d'un peu de colle à bois et votre voilier «authentique» est prêt à épater la visite.
Ici, comme on peut le constater, on retrouve les définitions des articles de la page précédente. En haut de la page, bien en vedette, on retrouve un autre avion, le Pieper Seneca PA-34, un petit avion de ligne privé. Le prototype a volé pour la première fois en 1967 pour être introduit sur le marché en 1971 et il l'est encore aujourd'hui. Le jouet, U-Fly-It fabriqué par la compagnie Schaper, comprenait deux tableaux de bord, un manuel d'instruction, un journal de bord et une tour (que l'on devait fixer à une table ou chaise) sur laquelle on attachait une corde joignait le tableau de bord. Avec les commandes on pouvait faire décoller et atterrir l'avion. Voici un peu de quoi ça avait l'air (le jouet ne m'appartient pas):
Continuons. Au numéro 10 c'est de nouveau l'avion Snoopy tel qu'on l'avait vu dans le catalogue Simpsons (dernière page de la chronique). Au numéro 11 c'est le moteur transparent Wankel. On y insère des piles et on peut voir le mouvement des pièces. Très instructif pour tout enfant qui s'intéresse à la mécanique. Le numéro 12 est l'hélicoptère Vertibird et le numéro 13 est la radio AM Eldon à construire. Le numéro 14 quant à lui est un ensemble pour fabriquer des verres à partir de bouteilles de vin. On a vu ces trois articles précédemment dans le catalogue SImpsons. Ce dernier avait le mérite de publier un catalogue où les photos et descriptions étaient mieux agencés. Toutefois, c'est le catalogue Distribution aux consommateurs qui présentait les catalogues de meilleure qualité quant à la présentation et disposition graphique. J'aurai l'occasion d'y revenir plus tard.
Le saviez-vous? si le modélisme ferroviaire a perdu la cote chez les jeunes depuis longtemps, ce n'est pas le cas des adultes. globalement, cette industrie génère des ventes totalisant quelques 2 milliards de dollars annuellement.